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lundi 14 avril 2014

VALLS PLUS INCISIF TORD AYRAULT




Manuel Valls a annoncé mardi 8 avril que de nouvelles économies, au-delà des 50 milliards d'euros déjà prévus, feraient l'objet d'un collectif budgétaire fin juin, a-t-on appris auprès d'un des participants.

Déjà il faut trouver 50 milliards à l’horizon 2017 ! Et les manettes habituelles seront utilisées : moins de dépenses (gel des pensions, diminution de fonctionnaires…) plus de recettes (nouveaux impôts déguisés, hausse de franchises médicales…)

On devrait aussi supprimer des régions en trop : 22 v’là le fric en moins à débourser ! En revanche, on ne devrait pas supprimer le Sénat, cette chambre à air où des récipients (d’air) se contentent d’une gracieuse rétribution pour renvoyer par navette des textes qui seront votés, en dernier ressort, par les députés.

Cinquante milliards d’économies
A l’horizon deux mille dix-sept !
Les bas de laine ont de soucis
Y’aura des trous dans les chaussettes.

En dépit du réchauffement
Proclamé par les scientifiques
On gèlera les traitements
Des fonctionnaires : très symbolique !

Allocations phagocytées
Pensions touchées par Alzheimer
Qui vont sans doute s’ignorer
En leur montant bien inférieur !

Opérateurs mis à la diète
Des vacataires en vrac à terre
On va racler la moindre miette
Même si le coup de presse t’atterre !

Allocations désindexées
Se traînant derrière l’inflation
La paix hèle : gare aux sacrifiés
Déjà mis en ébullition !

Médicaments les gênent Eric
Si tu veux acheter d’la marque
Contente-toi, côté pratique
D’une copie nous dit l’Enarque !

Vive le forfait hospitalier
Et les franchises médicales
Si t’as l’argent tu peux crever
Un peu plus tard  et moins bancal !

Damnation sur les dotations
Vouées aux collectivités
Bonjour la taxe d’habitation
Et sa petite sœur du foncier !!

Cinquante milliards d’économies
A l’horizon deux mille dix-sept !
Valls a promis : on s’ra guéri
Mais mort, ô saperlipopette !!

samedi 5 avril 2014

LA BARBE !!



De tous temps qu’amont ou aval s’imposent à nous, de tous temps, disais-je, les hommes ont trouvé rasoir de se raser ! C’était souvent la barbe eu égard au manque d’outils adaptés au système pileux ! Le silex contondant qui tondait les poils du mammouth, super marchait mais il était d’une utilité affligeante dès qu’il s’agissait de se raser à la lueur d’un braséro ; plusieurs tours de bras : zéro ! Les poils restaient sur le menton et rendaient l’homme malade. Oui, l’homme pâle et au lit tiquait de ne pouvoir être présentable dans la grotte de la squaw, heu de la femme aimée sauf si on est le six août.

Longtemps le collier grattant  titilla le mâle qui souhaitait tant voir sa barbe à raz mais conservait, trop « deg »,  le noir souci d’une pilosité, poil aux idées !

Il faudra attendre des années pour que les lames redonnent de l’âme aux barbus. C’est en Arabie qu’on lisse lame, une lame encore en ferraille tandis que l’âme en Coran ferraille contre les croisés !

Plus tard, un barbier de Séville va, sur un beau marché, présenter un nouveau type de lame tranchante ! Mais nul ne fit gare au danger et le sang comme un coulis coula ! Nul n’était à la noce car souvent pour éviter l’hémorragie on fit garrot !

Vers le XVIIIème siècle, disons en 1904 un certain Gillette (normalement Gilles mais surnommé ainsi pour ses penchants, enfin, bref…) inventa, selon le principe du fil à couper le beurre, une lame fiable : lame Eric (en hommage à sa femme). C’était une arme à double tranchant qu’on utilisa dans les tranchées quelque temps plus tard mais si mal qu’en définitive  les soldats préférèrent rester poilus le temps d’un bail honnête !    

La mode des barbus persista et dans les rues barbes fleurissaient avec diversité.
Quelle barbe est-ce, se questionnait la jeune ingénue, aux faux airs de Barbie,  en évoquant l’amant de son ami ?

Oui, les hommes se singularisaient par des tailles différentes mais une fois barbe ôtée, sûr, les temps de discrédit s’annonçaient. Les femmes aimaient les barbus à tel point que les foires s’embaumaient d’odeurs de barbes à papa dont on avait l’estomac barbouillé.

Les instituteurs, hussards de la République, aimaient les colliers !

Les barbes envahirent le monde : les Mollahs la mirent sans l’humeur amère ! Malheur même à l’homme qui au mas omet de la laisser pousser ! Imberbe erre dans le désert !
Des chrétiens, au nom de St Barbe, patronne de pompiers,  laissent pousser les poils à grande échelle !


En fait, la barbe constitue une excellente excuse à ne plus se raser ! Si on cherche un moyen de s’enfermer dans un camp des raseurs fainéants anonymes : barbe l’est ! Et derrière sa touffe de poils on  peut rire de l’imberbe !

RÉGINE DESFORGES, LA ROUSSE REBELLE


L'auteure de La Bicyclette Bleue vient de nous quitter, ce jeudi, à l’âge de 78 ans.

Régine Desforges, la rouquine indomptable, dans la vague contestataire de 1968, aura fait parler d’elle comme éditrice (sous le nom d’Irène) d’une nouvelle érotique de Louis Aragon, Le con d’Irène. Pied de nez à la censure qui lui rend bien !

Mais cette femme de gauche a des ressources ! Le cœur vissé dans la décolonisation et l’âme ouverte à la libération des peuples elle usera de sa plus belle plume pour écrire une fresque historique de 10 tomes « La bicyclette bleue ».

Pour écrire cette saga, elle avait rencontré, selon Le point, "des personnalités comme le général Giap, le vainqueur de Diên Biên Phu, ou les compagnons d'armes de Che Guevara. "Un jour, un ancien ministre de De Gaulle m'a dit : Pour une femme, vous ne dites pas de conneries sur la guerre", relatera-t-elle avec fierté !

A l'écran, l’héroïne cycliste, la rousse Léa, sera incarnée par Laetitia Casta. Les scènes sont mesurées mais autant que les démélés  judiciaires avec les héritiers de Margaret Mitchell, auteure d’ »autant en emporte le vent » qui ne parvinrent pas à convaincre la justice que la Française avait plagié l’Américaine !

Cette œuvre de longue haleine ne pourrait occulter la profusion de quelque 40 livres, certains très érotiques, et qui auront titillé les penseurs de son époque si soucieux du maintien des bonnes mœurs.


Repose en paix jolie rebelle ! 



Qui t’inspira La Rousse, est-ce un petit Robert
Aux parfums érotiques en nos brumes d’hiver ?
Qui t’inspira Régine dans tes flammes ardentes
Au-delà des censeurs et des âmes pensantes ?

Un bleu de bicyclette aux mystérieux rayons
Une chaîne rebelle aux maillons d’aiguillon
Un mai soixante-huit dans ton cœur bien ancré
Une plume étincelle pour des mots en brasier.

Qui t’inspira La Rousse dans tes publications ?
Les grèves hissent un esprit supposé d’Aragon
C’est déjà qu’on dit reine la beauté de ta prose
Et s’aiguisent en querelle tes épines de rose !

Une empreinte de Sade en tes contes pervers
Et déjà la morale bannit ton univers
Sulfureuses effluves en justice blâmées
Sur ton cou d’outre-mœurs  un collier de procès.

Qui t’inspira La Rousse que rien ne vînt blêmir ?
Une colère sourde et le goût d’en finir
De cette hypocrisie aux regards pudibonds
Par des mots sur les maux d’un trop chaste horizon.


jeudi 3 avril 2014

UN GOUVERNEMENT D’ŒUFS QU'ON BAT SANS CASSER D'OMELETTE

(à vous de trouver les noms des tronches que je n'ai pas citées - écrire à JANSSERIEN rue de l'ignorance PARIS - Concours clôturé le 14 juillet 2014. Envoi par SMS surtaxés toujours possible - Obtention des mots d'alités du concours sur demande par envoi lettre recommandée avec AR)

En France, quand les urnes municipales gueulent plus fort que l’abstention pourtant tonitruante ça vous remue un Palais Elyséen, au plein cœur de Paris. Ça frise le maximum sur l’échelle de Rêches-Tords et, comme dirait le Belge qui suit ça de près, un gouvernement s’effrite !

Sauf qu’à Bruxelles on peut mettre un an, voire plus pour reconstituer une équipe gouvernementale. En France c’est du vite fait, bien fait pour Ayrault, le mal nommé, qui se voit prendre une perme à Nantes, sa ville adorée ! Une permission  à longue durée (PLD) pour un père missionnaire qui a prêché un socialisme mou, aux résultats en dentelles de promesses…

Oui, Ayrault part mais sans voir la haine hanter son aura crépusculaire. L’homme est trop fatigué et la lassitude hâte lents tiques, signes infimes d’une légère crise-passion.

Hollande a entendu la révolte des urnes ! C’est terrible le cri des urnes rebelles un soir d’élection municipale ! Houhou ! Les loups vont rentrer dans Paris ! Pour ne pas loups voir plus question de louvoyer ! Il faut agir !

Flamby nomme Valls ! C’est un hidalgo qui ne fait pas l’Anne mais le fier ! Beaucoup le compare à Sarkozy sauf qu’il est à gauche (sans être mal à droite) et que sa femme joue du violon alors que Carla s’adonne à la guitare tout en craignant que son mari ne se retrouve, un jour, dans l’instrument de la première dame nommée.

Oui, Flamby nomme Valls. Un nom de danse mais c’est de la « flamme and go » ! Rien à voir avec les viennoiseries qui font l’objet de tant d’attention par JF Copé (vous savez les petits pains au chocolat).

Oui, Valls c’est fougueux ! Un anti-Ayrault qui va mener un gouvernement d’œufs qu’on bat en ignorant encore ce que donnera l’omelette : tortilla, dit Valls tout en se tortillant d’estime pour lui.

Valls Manuel, premier ministre !! Alors qu’il y a encore quelques heures le PS s’enlise, panique le voilà qui sent l’hispanique, olé !!

Valls s’imposait à Hollande même si le choix va mener l’hôte de l’Elysée vers des joutes. Car Valls a son caractère et beaucoup de ses futurs collaborateurs pense qu’avec lui on dansera terne ère !

Valls a composé son équipe de toréadors de choc ! La crise est une énorme bête noire, ce taureau est laid ! Il faut le tuer dans la reine des démocraties (enfin c’est ce qu’on dit) : la France !

Alors on envoie paître les vaches écolos, si loin du flot rose de reconstruction. La rue Solférino se retrouve en cercle restreint autour de Manuel : c’est maintenant un gouvernement de compas ! Les éléphants du PS se lient la trompe avec beaucoup de solidarité et se rallient à leur chef pour franchir des montagnes : qu’a Hannibal ?

Hannibal valse ! Il va de nom en nom et désigne les futurs ministres.

Si certains restent (Fabius, Sapin, Montebourg…) d’autres arrivent ! L’ex du Président fait son entrée : Ségo est de retour ! La dame du Poitou reprend un grand ministre de l’écologie et souhaite monter que le gouvernement ne jouera pas faux même sans vert à citer ! A elle seule elle fera mieux que tout l’EELV au complet (vert). Elle ne change pas la Ségo, toujours aussi battante !

Flamby, en secret, voulait la revoir au gouvernement. Déjà il se sent mieux à l’idée de la dévorer du regard et de boire ses paroles. C’est l’effet plat-Ségo !

Un certain Rebsamen s’amène pour s’occuper du travail, de pôle emploi et de la courbe du chômage qui risque de lui faire monter la moutarde au nez vu qu’il est maire de Dijon. En même temps il est temps pour lui de redorer son blason : sa cote dort !

Taubira continuera à garder les sots ! Ce n’est que justice ! Au plus loin qu’aille haine de ses détracteurs maladivement noyés dans leur courroux !
Hamon remplace Peillon à l’Education Nationale et devra s’occuper des rythmes scolaires, les produits scalaires et activités musculaires des petits comme des grands. Pour l’instant le corps professoral est sur ses gardes :

-      Il ne faut pas que me harcèle Hamon, lance un vieux prof à deux doigts de la retraite aux flancs en lambeaux.

-      Si Hamon te bourre défends toi, lui lance un collègue.

En parlant de Montebourg le voilà à Bercy ! Il va cohabiter (ce n’est pas un gros mot) avec Sapin (qui quitte l’emploi). Qui sera le patron de la grande maison de l’économie ? Montebourg, Sapin ? Roide est foret qui creuse intensément la bonne attitude à prendre !

Le Drian reste aux armées même si Hamon souhaitait le poste ! Il se serait bien vu gouverner tout tank Hamon mais, à défaut, il sera le chef d’une armée de hussards de la République !

Marisol Touraine reste aux affaires sociales mais perd la Santé ! Seul son fils y reste ! On se demande pourquoi les dossiers de Sécurité Sociale et de l’hôpital quittent ainsi le navire ! Pourquoi oublier cette carte vitale ? Marisol précise que le générique « affaires sociales » comprend implicitement le mot « Santé » qui est tellement tombé dans le domaine public qu’il s’est banalisé !
Valls étant parti de la place des Beaux-Veaux c’est Cazeneuve  qui sera le premier flic de France ! L’ancien ministre du Budget va devoir convaincre la maréchaussée qu’il a eu raison de tailler dans les budgets !

Pour le logement c’est Mme Pinel qui remplace Duflot. Cette dernière a quitté le bateau car Valls l’incommode. Elle voit rouge alors qu’elle aimerait rester verte, surtout quand on s’occupe de logement et que, par impatience Dal (*) tonne !


Voilà, en gros, pour ce gouvernement neuf (de pool) qui fait pouffer de rire l’UMP et glousser le FN. On lui souhaite bien du plaisir pour titiller la croissance tout en dégonflant l’habit sale déficitaire budgétaire !

(*) Droit au logement



mercredi 2 avril 2014

LES ELECTIONS MUNICIPALES : MOROSES POUR LES ROSES


Si à 50 ans tu ne mets pas ta Rolex à l’heure d’été tu risques de manquer ton rendez-vous chez le juge.

Nicolas s’est exécuté, pas de gaieté de cœur. Comme chaque Français il perd une heure de sommeil et ça le met de mauvaise humeur. Heureusement les érections municipales lui ont redonné le sourire ! Une vrai claque, un vrai cloaque pour l’actuelle majorité !

La rose flétrit à vue d’œil ! Elle a perdu  155 villes de plus de 9000 habitants et pas moyen de les retrouver avec 6 ans, si tout va bien.

Oui, Hollande a dû voir que le changement c’est mainte non ! Non pas Maintenon du temps de Louis XIV  mais une ribambelle de « pour FN » ou « pour UMP » qui sont autant de « NON » à la politique menée par Flamby !
Oui, l’UMP sort grand vainqueur de ce second tour et face aux vagues bleus Ayrault érodé, héros des joutes perdus a dû rendre son tablier !

De grandes villes si souvent à gauche sont tombées à droite ! Limoges a limogé son édile de gauche, un certain Rodet qui ne l’était plus. L’UMP Lombertie  a pris sa place avec comme apport seule haine du passé rose. En attendant mieux.  Au Nord, Tourcoing la socialiste depuis 1989 a été pris de haute volée par un jeune UMP  Darmanin (un peu d'armes a nain ?) qui a fait trébucher Delannoy (de coq haut) ! Darmanin va donc prendre les commandes et mesure à son tour qu’est noise !

Quimper a viré son maire PS trop ami avec Hollande. Le vainqueur Jolivet, adresse un joli V de victoire. Ses doigts sont détendus ; en revanche pour le vaincu c’est Poignant !

Pau revient à notre cher Bayrou plus au centre que jamais.  L’homme du Modem, tout en se recoiffant les épis narre : Pau paye ! Oui Bayrou revient mais d’ores et déjà un groupuscule du PS « Jaurès à Pau » prépare un vilain coup !

Le FN a raflé quelques villes mais a dû rendre l’éponge à Perpignan. Aliot, le compagnon de Marine ne sera pas maire de la ville fleurie.  Battu par un UMP du nom de Pujol  il se retrouve gros Jean comme deux vents ! Alliot marri s’en veut ne n’avoir pas su  davantage aller à la pêche aux voix. Aliot tique !

Malheur pour les uns, bonheur pour les autres, les municipales peuvent rendre démunies, si pâles certaines personnalités politiques comme réjouir certaines huiles de palmes républicaines.

Ces élections locales pourraient se limiter à…du local, du bocal, du bocage ! Elles pourraient s’ancrer dans l’épiphénomène.  Mais non ! Elles sanctionnent le vieux maire PS qui a plombé le budget de sa commune avec 6 projets pharaoniques : maire « 6 beaux coûts ». Ce maire est l’archétype de vieux barons de la rose flétrie qui se sont dévoyés !

Votes sanctions en rivières assourdissantes qui se jettent dans la grande rivière de la République.

Valls, Duflot, valse du flot, remous. Le bateau tangue. La nef parisienne résiste cependant : fluctuat nec mergitur. Elle reste à gauche. Madame Hidalgo succède à De La Noë qui s’y connaît dans les déluges même s’il n’en mène pas  l’arche !

Oui Anne Hidalgo qui clamait durant les deux tours « I need all, go ! » devient la première femme maire de Paris (et non père de Marie).  Cette originaire d’Espagne, anti Tibérique mais Ibérique fait rentrer Lutèce en Ibère nation ! Ça remet du beau moqueur à Hollande, malgré tout.

Oui, malgré tout car la défaite est cinglante ! Les élections, pourtant locales, ont montré un mécontentement. Flamby va devoir changer d’équipe gouvernementale.


Ce sera l’objet du prochain billet.

mercredi 26 mars 2014

SMS à tous vents...


Les technologies modernes sont comme la langue d'Ovide : il y a du mauvais et du bon ! Elles sont les vecteurs d'une multitude de messages plus ou moins intéressants quand ils ne sont pas nauséeux !
Les technologies de l'Internet peuvent mener à la diction même si l'écrit règne et que parfois les cris dominent quand l'utilisateur accro reste dans sa bulle tel un pape absorbé.
Les technologies du cyberespace nous relient pour le meilleur et pour le pire !
Elles nous bouffent de plus en plus de temps au fur et à mesure qu'elles augmentent la vitesse des transmissions.
C'est fou non ?

mardi 25 mars 2014

MARIANNE fatiguée : Mes craintes à paresse FN est hantise !!



Ainsi donc, par ce beau dimanche de printemps, même en gré lent, la commune d’Hénin-Beaumont est tombée dans l’escarcelle du Front National.

Steeve Briois l’a emporté avec 50,26 %. Quand la gauche capitole, brille oie et ses fameux pas, se lamente un gauchiste qui a eu le tord de voter blanc en sifflotant « white is white ». Cet électeur qui s’donne aux vannes (kiss Donovan) n’a ce qu’il mérite comme ceux qui se sont abstenus.

Car l’abstention record (39,5 %) peut aussi expliquer ce phénomène de ré-émergence du FN (assez cyclique voire six claques) !

Aussi, au second tour il y aura pléthore de triangulaires : isocèles, équilatérales et même rectangles ! Ce dernier cas étant à éviter car par dépit t’as gore ! Sûr, ça va saigner à en faire péter les sinus !

Autant de triangulaires au second tour : vraiment ça ne tourne pas rond (Raymond Poincaré)

-         La défaite est cuisante, lance Marine toute esbaudie, c’est un désaveu cinglant pour la majorité !

Bon, modérons un peu l’impact des maux d’Ayrault démis des rangs ! Certes avec la Gauche c’est la Valls hésitation et il reste désagréable d’affronter un second tour en étant, en bas, l’otage ! Il va falloir faire des con-cessions ! Quand on peut encore les faire. Car pour beaucoup une cloche de mauvais poids sonne :

-         J’ai été Maire lent
-         Moi on me sanctionne pour l’écart laid
-         Moi on m’éjecte car j’ai trop fréquenté les bars et les maquereaux

Ces maires sortants se font trancher la tête et trouve en moult cas billot populaire et revendicatif.

Le PS ne sort pas pour autant défaitiste. Il pense qu’il sort du premier tour des érections qu’à moitié castré : cesse un gland…Reste l’autre !

Il n’empêche, la victoire au premier tour du FN dans cette ville d’Hénin fait figure d’exemple. Peu à peu Briois est allé au charbon en ce bassin minier. A présent il est reçu comme un coke en pâte et la mairie lui ouvre les bras ouverts en clamant : anthracite toi !

Sur son fauteuil de maire, Steeve va suivre l’évolution du second tour ! Peu lui chaut qu’on lui balance « Haine embaumons » ou « le virus H1Hénin » il est sûr de son fait ! Le FN chasse des vieux barons du PS ou de l’UMP qui ont joué du pipeau durant 6 ans et qui se voient condamnés à jouer du triangle !

Sa victoire raisonne comme un tonnerre comme si Hénin dit nain devenait le centre du Monde.

-         Triste aube Hénin, lance un poète de Cotonou totalement effondré par la montée du FN

-         Lénine oit l’héninoise, clame un communiste de Moscou ami de Mélenchon
-         Le frondeur laid ré-effraie, chantonne un barde breton

Et comme l’annonçait déjà un poète inconnu (prophétique) du XVème siècle :

Le noir soleil BRILLOIT modifiant le halo des nimbes aux monts !


En l’occurrence pour beaucoup de roses fanées les monts sont des paires de terrils qui surveillent des terres de péril.

samedi 22 mars 2014

SARKOZY CRAINT QU'ON FIT GARROT



Dans ce long réquisitoire intitulé « Ce que je veux dire aux Français », le petit Nicolas a utilisé le Figaro, célèbre barbier de ces vils de l’UMP, pour dire « la barbe ! ». Oui, la barbe d’être sur écoutes téléphoniques !

Il a vitupéré, vite opérant, que dans la vie tu perds s’il y a botte d’infamie contre toi ! Il a comparé les écoutes à des méthodes de la Stasi, la police de l’ex Allemagne de l’Est. On sait que l’Est a miné voire mis en bière la liberté d’ex-pression. Est-ce pour autant judicieux de comparer une mise sur écoute qu’il appela de ses vœux (Loi Perben II) à des pratiques d’un autre temps ?

En cette semaine des maths, l’homme mat a usé de drôles de paraboles pour mesurer les agissements des juges. Le voilà vilain petit rapporteur pour fustiger des pratiques qui servaient jadis à mesurer la nocivité des suspects : c’était l’ère aune-équerre !

Comparer la pratique des juges à celle de l’ex Stasi ! C’est stupéfiant ! Et ce n’est pas rendre honneur à Stasi qui fut médiateur (il en est mort) non pas pour la guitare de Carla mais pour l’arrêt public.

En vérité comme la meilleure défense est l’attaque le petit Nicolas mord ! Il triche avec l’argent et s’attire l’ire ? Il renvoie le courroux aussitôt !

Au fond de lui il patauge dans les gênes : épie Stasi ?

A gauche on s’indigne et on imagine que Sarko a été conseillé par un nostalgique de Pétain ou de l’ère « Déat ».

A droite, à part Copé et quelques autres, on est sur la réserve ! Juppé dit «qu’il a eu un mot qui a dépassé sa pensée » !

Et s’il avait mieux dépensé dans son passé ?

Alors il a beau lancer « Ici Nicolas, ici nique oh là, un Français parle offensé » qui pourra vraiment le plaindre en tant qu’arroseur arrosé. Les lois qu’il a appelées de ses vieux principes se retournent contre lui ! Du Rolex sed lex, comme lui aurait dit Séguéla !

Enfin, le petit prince est sorti de ses gongs et commet rage : la presse aussi !
Tapage médiatique, émois, à quelques encablures des municipales, démunies, si pâles face à l’éruption Sarkosismique qui crache une lave nationale et déplace les lignes sur des enjeux autres !


Pauvre France !

mardi 18 mars 2014

PAIR ET IMPAIR


Ce lundi 17 mars 2014 Jean prend sa voiture qui a une plaque impaire. Pour ne pas commettre d’impair il a revérifié le numéro : 109 comme sang neuf, facile à retenir pour un infirmier spécialisé dans la transfusion sanguine qu’il n’effectue pas sans gain même si on pourrait penser à l’augmenter !

Oui, il peut rouler mais dans sa voiture la BBC égrène : Londres, ici Londres un fog parle au fog ! Je répète : cars ôte, cars ôte !!

C’est le branle bas de combat ! A cause des pics de pollution les épicdémiologistes ont averti les Pouvoirs Publics du risque de continuer à faire rouler tout le monde ! Alors comme la pollution a le terne la circulation aussi !

Sur Paris et 22 communes (22 à cause des flics qui surveillent) de la proche banlieue seules les voitures à immatriculation impaire peuvent rouler ! Certains pères écrivent aux maires :

-         Vous pouvez agir pour une dérogation ? Je suis père pair et voudrait rouler !

Mais les maires n’ont nulle compétence ! L’un d’eux a même dit :

-         Cette cause m’est éthique ! Et la mesure, n’en déplaise à NKM, n’est pas cosmétique ! Elle ne favorise pas peau-lueur.

Oui, Jean peut rouler tout en écoutant la radio Paris à présent. Les actualités défilent sur le pic !

La grisaille enveloppe la cité ; c’est vrai qu’elle en veut l’opacité !

A un carrefour les flics surveillent ; gare si t’es pair ! Pars si t’es guerre !

-         Quel arrêt niais, lance un chauffeur, dont le numéro épeire.

Il se fait plaquer par la police et c’est la contredanse !

Tout en roulant, Jean songe à ses collègues de travail, ceux qui sont pairs et qui s’occupent des scléroses en plaques. Ils vont sûrement covoiturer ! Pic est pic et collègues rament ! Soudain il freine sec ; ça pile ! Un nouveau contrôle crée des ralentissements. Un bonnet rouge, livreur de surgelés négocie avec un agent : oui mon numéro est pair mais regardé le logo de ma société sur la portière : plat « Quimper »..je peux rouler ?

Jean quitte ce goulet d’étranglement. Il longe à présent un camp de Rom. Là tout est taudis et zèle ! Comment font-ils pour vivre ainsi ? Sa réflexion est coupée par un petit poème jaillissant de la radio :

Motorisés
M’ôtent horizon
J’aimerais m’autoriser
Un ciel bleu de passion

Si même les poètes s’y mettent. On ne parle plus que de ça.

Jean croise une voiture à numéro pair mais elle est au courant qu’elle peut rouler vu qu’elle tourne à l’électricité. Cela dit, songe Jean, un conducteur d’une électrique peut-il se dire : roule sans arrêt, va !

Non, la fée électrique a besoin du nucléaire. Soudain il pense à Fukushima !

Nouvel arrêt, nouveau contrôle ! Un policier déjà complètement conditionné répète à l’envi : pair…ok, pair…ok, pair…ok, pair…ok ! Le pauvre !

Un homme lui demande de s’arrêter :

-         Vous pouvez me prendre en covoiturage ?
-         Oui, vous avez quel âge ?
-         Heu, 49 ans, ça va, c’est impair ?
-         Oui je vous prends : un an de moins et je vous refusais !
-         Ah oui, 48 ans, c’est pair, quel humour !
-         Non, là n’est pas la raison : je ne peux pas conduire de car en twittant !!

Evidemment c’est une boutade. Jean ne twitte jamais au volant mais il faut bien se redonner du moral. A la radio on entend des échos de mécontentement ; écho vois-tu rage ? 

Le covoituré s’appelle Patrick et s’avère serveur dans un salon de thé (Patrick au thé). Il blague pour détendre l’atmosphère de particules. Il dit que son voisin a des accointances avec la gendarmerie !

Il m’a dit : j’ai négocié avec un ami pandore ! J’ai une plaque impaire mais au besoin, s’il pleut, une plaque paire m’est habilitée…Ah, ah, ah, perméabilité ! MDR !

Jean rit et de boutades en boutades arrive au lieu de dépôt de Patrick. Il reprend la route. Il culpabilise un peu. Il peut faire rouler sa mécanique, lui ! Il bénéficie comme d’un permis de polluer… La voiture pète, contre pète, cale en bourg ! On dirait que le manque d’oxygène fait des jeux de maux. Il est tant d’arriver !

Au boulot on ne parle que de ça. L’hôpital accueille des insuffisants respiratoires ! Des poumons on prend des clichés car pic scelle le sort peu envieux des asthmatiques !


Après une journée de travail Jean, fourbu, plonge dans le bras de Morphée. Un cauchemar l’atteint dans la demi-obscurité de sa chambre. Il est envahi de chiffres et de plaques qui le narguent. En sueur il se réveille et crie « Paix, nombres ! »