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jeudi 28 mai 2015

QUATRE ÂMES NOUVELLES AU CŒUR DU PANTHEON



François Hollande voulait ses "panthéonisés", prétextes à un beau discours laïc au cours d’une grande messe qui se voulait tout autant empreinte de la loi de 1905.
Il a trouvé le discours et les quatre âmes à faire rentrer dans ce qui fut, jadis, l’église St Geneviève (Vème arrondissement)

Oui, Flamby a fait rentrer au Panthéon quatre illustres personnages ayant comme dénominateur commun l’esprit de résistance contre le nazisme. Pour ne pas être en reste avec l’esprit de son époque il a choisi la parité : 2 femmes et 2 hommes.

Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Jean Zay et Pierre Brossolette reposent désormais à coté de Voltaire, Hugo, Zola, Dumas et autre Aimé Césaire.

"Ils sont quatre à entrer aujourd'hui dans le monument de notre mémoire nationale. Ils sont quatre admirables sans avoir voulu être admirés. Quatre histoires qui donnent chair et visage à la République en en rappelant les valeurs", a prononcé le chef de l’Etat dans un discours pas aussi fleuve que celui pratiqué jadis par l’homme de Cuba (en équipement Adidas), homme qu’il avait rencontré quelques jours auparavant.

A travers ces quatre exemples, le chef de l’Etat a voulu rappeler l’importance de l’histoire et de la mémoire de celle-ci !

Il manquait dans le parterre des élus, heureux de l’écouter ou prêts à le critiquer à la moindre récupération, un homme. Il brilla par son absence mais finalement c’était sa façon à lui de faire de la résistance.


Oui, il manquait Sarkozy, le chef des républicains. Mais ceci n’est qu’un détail de l’histoire.

Brossolette sorti de son grand pacifisme
Devint le plus fervent des antimunichois
Gagna la résistance après le coup de froid
De la débâcle glauque prise en son pétainisme

Dans les brumes de Londres il dit au Général
Dont l’appel avait lui dans la nuit de terreur
Qu’il gagnerait bien plus en panache et hauteur
S’il délaissait un peu l’autorité glaciale.

Une telle insolence le marginalisa
Quand bien même il parvint à revenir en France
Pour semer à foison sa propre résistance
Avant que d’être happé par les diables soldats.

Torturé savamment par les bourreaux haineux
Il se mit à douter de sa langue tacite
Préféra se jeter, dans l’espoir qui s’effrite
Défenestra son corps sans distiller l’aveu.

Geneviève De Gaulle conserva de son oncle
Le prestige du nom et l’éclat du combat
Devint par mimétisme un valeureux soldat
De cette armée de l’ombre contre le noir furoncle

Arrêtée à Paris chez un brave libraire
Elle prit vers Ravensbrück le train de l’innommable
Côtoya dans le camp l’enfer abominable
Frôla cent fois la mort mue par les tortionnaires

Le nom qu’elle porte haut lui sauvera la vie
Himmler l’isolera comme monnaie d’échange
Le grand vent de l’histoire lui enverra les anges
De la libération mais de l’amour, aussi.

Amour pour son Bernard, grand ami d’Aragon
Mais amour tout autant pour les plus démunis
Les petits protégés de ce père Wresinski
Pour qui son cœur battra, émue de compassion.

Germaine aimait l’humain et voulait l’étudier
Dans son imperfection ou sa luminescence
Ethnologue éclairée mesura la nuisance
D’un parti d’outre Rhin commençant à danser.

Elle en devint sa proie aux jours du barbarisme
Retrouvant Geneviève en la même géhenne
Elle courtisa l’humour en rempart à la haine
Un livret d’opérette en chemin d’exorcisme

Rescapée de l’enfer sa conscience vivra
Pour fustiger l’horreur de l’immonde torture
Sous le ciel algérien, comme une éclaboussure
Sur le drap démocrate dont on vantait l’aura.

La Dame de St Mandé jusqu’au souffle dernier
Conservera l’écho d’une sourde colère
A l’encontre du temps qui fabrique misère
Sans papiers anonymes par l’argent sacrifiés.

Jean Zay fut un géant de ce Front Populaire
Éphémère Pygmalion de Marianne troisième
A l’heure où Léon Blum imaginait humaine
Cette France affamée de miel égalitaire.

Jean pétri d’idéaux et de pédagogie
Démocratisera l’enseignement d’alors
Prolongera d’un an le merveilleux effort
D’une scolarité, enfant de Jules Ferry.

Ardent commanditaire des travaux dirigés
Il voulait que l’enfant découvre en la nature
La vérité sortie de la littérature
Qu’il s’abreuve à la source du sport en liberté.

La guerre l’arrêtera dans ses nobles discours
Franc-maçon, de père juif, il nourrira la haine.
La milice asservie aux ailes suzeraines
Du rapace nazi lui ôtera le jour.

Oui, deux femmes et deux hommes, quatre exemplarités
Dans ce sermon laïc du prêtre élyséen
Pour confier à l’Histoire le droit quasi divin
D'éclairer la jeunesse des leçons du passé.

Oui, deux hommes et deux femmes, ô noble parité
Dans l’oraison nourrie de feux contemporains
Où se consument encore le sinistre destin
Des enfants de Charlie aux crayons mutilés.

Entrez ici, géants, au cœur du Panthéon
Demeurez en nos cœurs l’indestructible ancrage
Le grand phare éclairant la jeunesse en voyage
Vers le chemin serein des plus beaux horizons.

Ce grand phare éclairant quelques tristes rivages
Pour sauver les fantômes de mille émigrations…

mercredi 27 mai 2015

L’ÈRE DU MARIAGE GAY



Les Irlandais, consultés vendredi par référendum, ont approuvé le mariage gay à 62% selon Scotland Yard après correction des variations saisonnières. L’Eire effraie l’église catholique même si cette dernière n'émet pas d’ «Anna t’aime, pourquoi choisir Bob ?".

Oui, ça fait étincelle tique (est un celtique ?) un curé en protestant sous son chasuble et dont l’âme se dit aux seize haines : une par paroissien gay. Oui l’abbé, tu en as dénombré 16, oui Père !

Seize homos qui vont profiter de l’aubaine pour convoler en justes noces et nous programmer huit mariages aux couleurs de l’arc-en-ciel et sous quelques notes de harpes, ondes de pécheurs ; ainsi déballe haine son pauvre cœur…

Oui, il est homophobe ! Il le sait ! Il ne le devrait pas : le gay n’est pas gale, ouais ! Comme dirait son chef, le grand François du Vatican : « si une personne est gay qui suis-je pour juger ? » Oui, il faudra qu’il change son regard hagard d’Eire qui le rend bossu sur les questions sexuelles.

Mais que le chemin sera long ! Des fadaises de mots errent dans son esprit trouble : il en veut à ses ouailles qui ont sûrement voté oui ! Ouailles aiment scier la branche de ses convictions rétrogrades que ne démentirait pas une Christine Boutin en extase immaculé (et non ecstasy m’a coulé).

Il y en veut à ces paroissiens qui, dans le secret du confessionnal, enfin de l’isoloir, ont mis le bulletin « oui » dans l’enveloppe ! Son âme déconne, aime à ras, au ras des pâquerettes ! Il aimerait l’élever mais non, il n’arrive pas ! Il n’arrivera pas à bénir deux mariés du même sexe ! Va-t’en gay, va tanguer, vit tango, vit tes goûts loin de nous, loin de moi ! Oh, pitié mon Dieu, je ne devrais pas dire ça !

Alors le curé s’étale en Guinness en précipitant la mise en bière de ses facultés pieuses dont les formes ascètes alanguies naissent dès que l’allant bique.

Il rejoint dans son ivresse les grands esprits de Rome qui se saoulent au vin de Messe pour tenter d’oublier « une défaite pour l’humanité » ainsi que l’a estimé le Cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du Saint Siège qui en a les bras qui tombent ! Un Saint Siège qu’il faudrait pourtant ménager pour éviter qu’en immense trappe on tînt !

Ces paroles pures d'un Parolin pur surviennent à cinq mois d'un synode (assemblée d'évêques) sur les défis de la famille chrétienne dans le monde contemporain. Il faut envisager que l’air de l’Eire rendra un peu irrespirable la Rome chocolat quand est dans les clameurs un gay (dans l’éclat meringué ?)

Et oui, le « Oui » au mariage gay dans la très catholique Irlande va laisser détresses sur la place St Pierre qui en dira deux mots à St Patrick au thé !

Mais trèfle de causerie et quittons Rome pour revenir à Dublin : on y boit, on chante, on y danse la gigue. On agence la révolution des mœurs, on se blinde contre les préjugés en semant la tolérance


Et Dublin d’agencement fait du blindage, en semant…

samedi 23 mai 2015

COUGAR-BABY LOVE !



Comment le mot  « cougar » était-il passé dans des méandres sémantiques pour désigner une femme mûre à la recherche de jeunesse ?

Mon enfance m’avait bercé d’imageries d’animaux. Je me souviens : ce petit poster du cougar dans télé 7 jours. C’était un félin, l’équivalent du Puma.

Comment le mot « cougar » m’avait-t-il fait passer d’une photo de prédateur sud-américain à cette femme  qu’on me présenta, un jour, et qui partagea une nuit de ma vie quand bien même elle eût pu être ma mère.

Je revenais d’Oslo et m’étais fait l’idée d’y retourner un jour tant la Norvège et ses omelettes m’avaient inspiré.  J’avais 22 ans et le cœur aventurier.  Les expériences à l’étranger m’avaient dopé la maturité.

Avant tu riais, fait Line, ma sœur qui n’hésitera peut-être jamais à me tancer,  tu es devenu plus sérieux.

Oui, elle n’avait pas tort et je cherchais ma voix dans ce décor de vaux câliné (dansent des cordes vocales innées), cajolé par le soleil généreux.

De Lyon à l’Yonne j’avais traîné mes vieilles Puma dans un cursus universitaire improbable. Je foulais à mes dépens terre (Amédée, panthère ?) d’une France sans travail où j’avais droit au chat pitre du rejet l’opération « sert-Val » de Pôle Emploi n’ayant pas trouvé ressources à mon cerveau.

C’est alors qu’elle vint avec son beau  châssis à moi, ce corps beau qu’elle entretenait par des produits en tigresse et anti-graisse…  La cinquantaine sous cheveux fauve et ce regard persan qui mit Olé dans mon cœur juvénile quelque peu hidalgo (et mis haut).

Elle rayonnait en sortant de sa Jaguar rue Giraudoux et s’en vint rugir au doux plaisir de me voir. Moi qui passais par-là, par hasard,  par ce temps maussade que le nuage gris fait.

Oui, elle me sourit et d’un seul coup, gare, Cupidon frappa !

Le soir même j’étais chez elle ! C’était un joli pavillon de banlieue auquel on accédait par un perron encadré de deux sphynx  en albâtre qui n’étaient pas sans rappeler mes anciens chats teignes à qui je flanquais des marrons !

C’était l’automne, cette période où le soleil gai part. Il faut relancer le bel âtre (que je n’étais pas) :

-         Il n’y a qu’une solution pour éradiquer cette froidure anti-Grèce : feu l’est !

Ah cette chaleur du feu de bois ! Rien de tel pour se réchauffer le corps et l’âme à l’Aria de Bach, entrecoupé de Chats Sauvages ! Nous parlâmes de nos vies, contes et comptes.

J’ai eu un mari, m’avoue-t-elle. Un certain Léo. Un jour Léo part sans laisser d’adresse et sans un sou pour t’acheter  ta robe (tachetée, ta robe ?)

-         Il ne m’a laissé que la Jaguar mais je vais m’en débarrasser caracal souvent ! Enfin, je veux dire que mon garagiste me connaît bien.

Je lui avais raconté ma vie d’incertitude et elle m’avait rassuré en alléguant que nul écart n’a scié définitivement une destinée tout en me versant du thé dans un petit grès.

Nous avions sombré au jeu du « des félins-défais l’autre » à nous donner toutes griffes dehors sous du satin blanc d’une unique nuit en commun. Se lécha-t-on ? (ce laid chaton ?)

Je l’avais quittée au matin angora sous pie, heu encore assoupi. Je savais qu’on ne se reverrait plus.

J’essuyais une petite larme de crocodile, saurien qui n’a rien à faire dans cette histoire caïman vouée aux félins (fait l’autre).


Il fallait bien trouver une chute !

                                                     Lucien Chat-bande-elle-masse.                   

PALMYRE TREMBLE EN SES RUINES



L’Etat islamique (EI) élargit de jour en jour sa zone d’influence. Le groupe djihadiste s’est emparé jeudi 21 mai de la ville de Palmyre en Syrie. La chute de cette vieille cité au passé millénaire suscite bien des craintes ! Les fous d’Allah ne vont-ils pas détruire des ruines inestimables classées au Patrimoine de l’humanité ?

Mais, bien plus que les vestiges ne doit-on pas redouter une terrible tuerie et le massacre des habitants d’une cité dont l’ancien nom, c’est mythique, est Tadmor (tas d’morts). Un nom particulièrement sinistre de résonance carcérale. Tardmor, soit Palmyre, possède en effet une prison dans laquelle le régime Assad enferme ses détracteurs politiques depuis des décennies.

En mettant dans son escarcelle la sinistre demeure, l’Etat islamique ôte un outil de répression à Bachar El Assad et transforme davantage ce dernier en ultime recours contre l’invasion de Daech et les risques de plus en plus aigus de l’instauration d’un Califat !

Car, en dépit des frappes aériennes de la coalition conduite par les USA, les combattants au drapeau noir ont réussi en quelques jours à consolider hégémonie sur une vaste zone à cheval sur la Syrie et l’Irak, soit environ 300 000 km2, dont la moitié du territoire syrien.

En Syrie, outre la région de Palmyre, Daech contrôle désormais la majeure partie des provinces de Deir Ezzor et Raqa (nord). Sa présence se consolide  dans les provinces de Hassaké (nord-est), d’Alep (nord), de Homs et de Hama (centre).


Le Calife autoproclamé, Abou Bakr al-Baghdadi, peut se frotter les mains. Il est en passe de réussir son pari et se rend déjà maître de la quasi-totalité des champs pétroliers et gaziers du pays. Son petit commerce florissant lui fait envisager l’avenir en rose pour la plus grande noirceur des Syriens et Irakiens qui, en masse, deviendront les prochains passagers des rafiots de fortune qu’affrètent des passeurs mafieux et qui se perdent dans les flots de la mer Méditerranée.


Palmyre tremble en ses ruines de fierté millénaire
Les démons de Daech de son decumanus
Pourraient bien, d’ici peu, en furieux cumulus
Foudroyer les géants d’âme gréco-romaine

Sous le tumulte sourd des canons rougissants
Le vieux temple de Bel tremble sur ses colonnes
Chapiteaux corinthiens qu’un espoir abandonne
Affrontent vents de sable entremêlé de sang.

Palmyre bien davantage au cœur de ses enfants
Sent grandir la menace d’une grande hécatombe
L’épuration cruelle et des bouquets de tombes
Comme une vallée des morts en notre fin des temps

Sont-ils moins importants que les grands tétrapyles
Ces milliers d’habitants que les soldats syriens
En battant en retraite aux premiers crocs des chiens
Ont abandonné là, en leurs demeures fragiles ?

Au nom du Califat la noirceur terroriste
De son voile assassin ôte à nos cœurs perdus
Tout autant vieilles pierres d’un passé révolu
Que les longs trémolos de nos chœurs humanistes.

Daech aveuglément épure les fondements
Des civilisations : l’ancienne comme la neuve
Vestiges profanés ou larmes d’une veuve
Il naît dans son enfer aucun discernement.

Et Bachar de rêver d’esprit de reconquête
En érigeant posture d’unique bouclier
Contre l’envahisseur au sunnisme zélé
Après lui le chaos fruit de mille défaites.

Comme un plongeon pérenne dans une obscurité
Loin de celle qu’on prise en ces salles cannoises
Le temps  d’un festival en paillettes bourgeoises
Tapis rouge et diamants pris de mondanités.

mercredi 20 mai 2015

HOMMAGE AU SPHYNX



Et du haut de la roche
En hommage à Tonton
Un sifflet de Gavroche
Nous signifiait le ton
Quatre notes assurées

Sur roche : Deux sol, ut, ré ♫

samedi 16 mai 2015

HOLLANDE EST A LA HAVANE ET S'Y GARE

Depuis longtemps François Hollande avait une idée derrière la tête : se la mettre devant ! Il y réussit par un tour de passe-passe et Cuba se présenta devant sa trogne élyséenne !

Cuba ! En ligne d’horizon ! Son prochain voyage pour brûler la politesse à tout le monde ! Il serait le premier chef d’Etat occidental à effectuer une visite officielle au pays de Fidel, depuis l’embargo économique décrété par JFK en 1962.

Flamby profiterait du dégel des relations américano-cubaines du 17 décembre 2014 pour devancer tout le monde, et même Obama l’instigateur du réchauffement sans effets de serfs.

Il fallait trouver une excuse pour aller ainsi, au pays du communisme à cigares. Alors le chef de l’Etat s’est programmé une tournée aux caraïbes : St Barth, Saint Martin, la Martinique, la Guadeloupe et…tiens, puisque je suis à côté, si j’allais dire bonjour aux frères Castro ?

Et voilà comment on insère une page de l’histoire dans un carnet de voyages qui va de caraïbes en « si la », deux petites notes de musique que fredonne sans cesse notre Flambi-tonique.

Et le jour est arrivé ! C’est le 11 mai 2015.  François Hollande est accueilli par Raul Castro, le président cubain ! L’orchestre joue la barque à Raul, un morceau que l’on doit au fun Baque, un musicien cubain d’origine franco-allemande. On joue aussi la marseillaise en mode Mambo en essayant d’éviter les fausses notes si souvent accumulées au cours de ses années de communisme.

Les deux hommes longent  le musée de la Havane qui, faute de posséder sa pyramide, s’enorgueillit d’une sculpture cubique : » cube 1 sur cube N » d’un illustre inconnu accro au Picassonisme flamboyant.


Ils se dirigent vers la grande salle de l’université :

-      Une jolie salle ça, lance Flamby, avant de se jeter dans un discours court pour ne pas donner l’impression aux Cubains qu’il se prend pour Fidel et ses maxi-mots de maximes houles que la prose tâte.

Oui une petite allocution, le temps de dire que si l’on peut freiner le mouvement des marchandises on ne peut freiner celui des idées et de la culture. Histoire de montrer au peuple cubain que la France est prête à exporter sa culture, ses étudiants voire, éventuellement quelques rafales quand le PIB de l’île aura bien décollé ! Oui Flamby a enterré l’embargo et mesuré la portée de sa visite avec un double décide-maître !


Mais c’est dans la soirée que le plus beau devait arriver !

Oui, au dernier moment notre Flamby apprend que Fidel Castro veut bien le recevoir dans sa ville de la Havane. Notre Président s’y rend tout guilleret ! Son cœur bat la chamade ! Il va rencontrer l’icône de la révolution, le pote du Che, le vieux dictateur à la retraite qui vit avec six gardes las, à vannes pourries dignes de figurer dans les mémoires de Roucas.

A son arrivée il le voit ! Il est là avec sa longue barbe et affublé d’un survêtement bleu, visiblement Adidas de l’époque Tapie-Dreyfus-Crédit Lyonnais. Oui, le voilà le grand Fidel Castro.

Fidel sait que Hollande ne l’est pas alors il évite d’évoquer Ségolène et Valérie ! Flamby lui en sait gré par un « merci pour ce moment » !



Oui, c’est un moment émouvant et ô combien historique. Fidel confie à François ses problèmes de doux leurres qui se fixent sur les pôles d’un communisme obsolète. Il lui parle de l’agronome français André Voisin, enterré à Cuba, et qui a aidé la jeune révolution cubaine à se nourrir des richesses de la terre :

-      Sans lui on n’était rien ! Grâce à lui on est terrien, lance Fidel avec un enthousiasme qui étonne son hôte.

La séance de photos peut alors se dérouler avec un Hollande hilare, si loin des casses tristes des entreprises françaises qui, à plusieurs milliers de kilomètres de là, ont le cul bas !

Puis la soirée s’est prolongée par un dîner officiel au cours duquel Flamby a retrouvé Raul. Au début le Président cubain semble méfiant ! Il ne voudrait pas que le mou le roule dans la farine, que cette bonne pâte prête à le rouler damne Raul (pub). Mais le climat s'assainit ! Les deux hommes ont évoqué les futures relations entre Cuba et l’Union Européenne. Sans oublier de la jouer perso François a diligenté quelques contrats avec des entreprises françaises (Accor, CMA-CGM…) en vantant le made in France tout en dénigrant les vieilles voitures américaines qui, en chevreaux laids, crissent l’air de la Havane par des freins surannées après années…

Bien sûr il évita les sujets qui fâchent : Flamby n’évoqua pas la liberté, se défie d’elle pour éviter qu’on casse trop sur son dos l’ingérence humanitaire.


Oui, un bon souvenir pour François avant que de s’envoler vers Haïti, dernier rendez-vous de son voyage aux caraïbes où il sera allé de vrais rhums en forum…

dimanche 10 mai 2015

LE DÉFILÉ DU FILOU



La Russie célébrait samedi en grandes Ботинки (Chaussures en Russe) le 70e anniversaire de «sa» victoire sur l'Allemagne nazie ! La victoire du père Staline contre le méchant Hitler même si le premier n’a rien à envier au second en terme de victimes politiques).

La place rouge était noire en l’occurrence. Noire de militaires, de canons, de chars, de tout ce que la Russie peut produire en armes de destruction massive ! Poutine, le tsar star de la revue aurait pu s’enorgueillir d’une telle débauche de luxe martial si..si les Occidentaux avaient été de la fête de la défaite nazie.

Mais hélas, les alliés européens et américains  d’alors ne sont pas venus. La faute à l’annexion de la Crimée et à cette crise ukrainienne qui fait l’est à miner tant il reste au rang des régions en autres roubles.

Oui, les Occidentaux se sont défilés, laissant la Chine, l’Inde et les pays émergents émerger dans l’estime de Poutine.

Ce dernier n’a cependant pas dévoilé son acrimonie pour ne pas réaliser là crime honni ! Il a été doux comme un ours châtré en remerciant la France, la Grande-Bretagne et les USA pour leur contribution à la victoire contre les nazillards qui avaient légère manie de lever le bras droit et de marcher au pas de loi martiale.

 «Je remercie les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur participation à la victoire. Je remercie les différents pays antifascistes qui ont pris part aux combats contre les Nazis dans les rangs de la résistance et dans la clandestinité», a déclaré Vladimir, avant une minute de silence en mémoire des victimes de la guerre.

Le président russe a ensuite exhorté la foule à ne pas oublier le «patrimoine commun» des vainqueurs. Il a notamment évoqué la création de l’ONU (Organisation des Nations unies), juste après la Seconde guerre mondiale, «efficace  pour résoudre les différends et les conflits voire les conflits différents se transformant en délits-tiges rendant le monde si pal ». Mais il a rajouté que « ces dernières décennies, les principes de coopération internationale ont été négligés» au dépens de «tentatives de création d'un monde unipolaire (qui) portent atteinte au développement de la planète».

Histoire de dire que l’Europe a tort d’isoler son Est comme on le ferait d’une île. Car la Russie sur qui le mépris s’amarre tôt est la fausse île !

En fait ce n’est pas une île, clame Poutine, contrairement à la Grande Bretagne qui vient de signer un blanc-seing  à David Cameron (des vides qu’aime Rhône ?) dont on connaît l’intention de pondre un référendum sur « rester dans l’Union Européenne pour ou contre ? »

Oui, la Russie voudrait être plus européenne et regrette la tentation de l’unipolaire !

Mais Poutine n’a pas gâché son plaisir en admirant une magnifique parade qui démarra à la fin de son discours volontairement anti castriste (dans le sens de la durée car du Rolex sed lex).

Plus de 1.300 soldats étrangers ont ouvert le défilé, notamment des contingents arméniens (qu’un vil art mène hyènes),  azerbaïdjanais payés à Bakou, indiens, chinois, serbes aux crocs athées, mongols fiers…

Ce fut l’occasion de voir, pour la première fois, le char Armata T 14.

Le Dieu de la Guerre, Mars héla char révolutionnaire ! Il serait capable de se protéger avec des missiles antichars ! Une sorte de système immunitaire «d’im-munitions » rendant le blindé indestructible ?

A suivre ! Mais il est sûr, qu’en ce 9 mai, de se voir si beau l’Armata a ri !


Attirant les espions (ou espionnes) et l’art Mata-Hari !

mercredi 6 mai 2015

TROIS COEURS






La société Carmat a dû se rendre à l’évidence : son cœur artificiel n’est pas encore au point. Le second bénéficiaire de cette invention vient de rendre l’âme. Et, aussitôt, en sinistre oiseau de proie, le boursicoteur était prêt à faire chuter l’action de l’entreprise ! La cotation du titre a dû être suspendue le temps de faire le point…

Deux cœurs, non artificiels eux, battent au gré des événements politiques.

Celui de Jean Marie Le Pen se nourrit d’un sang rouge de colère. La colère d’un père trahi par sa fille. Il la voudrait mariée pour qu’elle ne porte plus son nom. Le voilà suspendu comme une vieille chemise sur le fil de la honte dressé par sa Marine de guerre. Excommunié de cette paroisse qu'il a bâtie de ses mains ; on ne respecte plus les vieux au FN !

Celui d’un Président, encore tout esbaudi d’avoir fait signer de juteux contrats pour le bien être de la société Dassault et celui de son truand de patron.

Après l’Egypte (24 rafales vendus), l’Inde (36 avions) voilà le Qatar (24 avions) qui fait de la France un grand vendeur de supersoniques tueurs d’hommes.


Un président que ces embellies commerciales n’arrivent pas à dérider tant la courbe du chômage, spectre récalcitrant, hante ses nuits élyséennes. Un Président qui vient de fêter ses trois ans au Palais mais qui regarde, le cœur tremblant, l’horizon 2017…


Un cœur artificiel qui connaît son Carmat
Qui bat au gré des flux de souffles électriques
Sous le regard anxieux des bourses monétiques
Pour terminer vaincu au pied de l’au-delà.

Un cœur tout en prothèse, cent promesses fragiles
D’une pérennité de vie sentimentale
D’un sursis suspendu à la science géniale
Jusqu’à tomber du haut des prouesses techniques.

Un cœur en paternelles cicatrices éprouvées
Sous l’outrage félon d’une fille faraude
Amour propre déchu, la blessure qui fraude
Avec le faux semblant du discours détaché.

Un cœur de vieux lion que son clan désapprouve
Et qui saigne au gibet d’une croix moins gammée
Répudiant cet enfant nourrie de son passé    
Sur le grand Golgotha que grisaille recouvre.

Un cœur dans ses trois ans de battements gauchis
Sous des lustres affolant les lambris, feuilles d’or
Cardiaques envolées en clé d’état-major
Arythmiques poussées d’éclat de monarchie.

Un cœur de Président dans l’Elysée-froidure
Mu de désillusions et de prudence noire
Assoiffé de ce sang puisé dans l’illusoire
Etang d’une utopie qui sous le vent murmure…

mardi 5 mai 2015

DANS UN RESTO DE L’ÎLE DE RÉ


CANE - HARENG - CHESNAIS


Dans un resto de l’île de Ré
Il avait opté sans traîner
Pour deux gros plats : une  cane et
Un hareng ! Rien ne le freinait !

Et pourtant ne put démarrer
Il put juste un peu s’écluser
Vin sans dépasser le quart mais
En ce bel abri gite faussait
Son appétit. Il  s’ignorait !

Un Ricard ? Mais l’anis doutait
De bien fondé d’être noir et
Plutôt que de faire ivre et niais
Il sortit en longeant marais.

Voletait sur le bord un geai
Et son cœur se mit à saigner
L’image de Caroline s’est liée
Au vol de l’oiseau ; ça mit frais
Dans son âme où tant de noir é-
Tendait ses fleurs en vil bouquet.

Et sa vie en rides eut sceau lié
Au destin qui, peu gentil, sciait

Son corps tout en berne, arbre pliait…

jeudi 30 avril 2015

DES DEPENSES COLOSAAL



Agnès Saal était présidente de l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) ; elle ne l’est plus depuis qu’on lui a demandé de faire ses valises !

La raison ? Mme Saal était trop bonne cliente des taxis parisiens et a dépensé quelque 40.000 € dans ce type de déplacement, dont  6.700 au compteur de son fils ; ceci en dix mois, dis moi !

Jo le Taxi, un de ses principaux prestataires a avoué : le taxi c’est sa vie mais, combien dites-vous ? 40.000 € ! Je n’étais pas seul à la conduire ! Je ne savais pas qu’elle utilisait le blé d’INA, j’en reste bouche bée, bée !

Fleur Pellerin, Ministre de la Culture (et du culturisme depuis les Molières) vite mise au courant a tancé Agnès :

-      Taxi heures pour faire tes valises ! Va Saal !

Et oui une Fleur, ayant pris la poudre, envoya Saal paître hier !

On obéit au suzerain quitte à s’avaler rapide une Suze-reine pour faire passer l’amertume. On quitte l’INA, la tête basse. Qui a  bien pu la dénoncer au conseil d’administration ? Qui a bien pu adresser une lettre anonyme qui a gardé son corps beau et ameuté la presse et les administrateurs ? Qui ? Qu’a l’INA pour ne plus la câliner ?

Autant de question qui trottent dans la tête de l’Agnès qu’un vilain ton tond sans la tante d’un préavis !

-      Dehors Saal, hop, lui lança même un stagiaire de Paris II qui l’Assas-INA !

Le fait qu’on ait soufflé tant d’argent pour des frais personnels déconcerte INA !  D’autant plus que la dame avait un chauffeur personnel :

-      C’est la faute à Martine Aubry et ses 35 heures, se défend Agnès. Mon chauffeur avait cette quotité d’heures et donc je devais me tourner vers les taxis tôt le matin, tard le soir et également le week-end ! En plus je n’ai pas le permis ! Je l’ai raté 10,5 fois (12 selon la police). Comment pouvais-je faire autrement ?

Des petits malins se sont amusés à calculer qu’avec un tel budget Agnès Saal aurait passé 1h12mn par jour dans un taxi, sept jours sur sept sur Paris intra muros. Il faut ajouter 52 mn par jour en proche banlieue, selon les mêmes considérations, pour la période des 10 mois !

Oui, le taxi, c’était vraiment sa vie à défaut de faire appel au car INA (ocarina ?) qui n’existe toujours pas au grand dam de Mr Macron ! L’usagère avait-elle conscience de la gabegie ? Il eût fallu former Saal aux prix des kilomètres...à particules fines !

A présent elle prendra le métro, chute abyssale après l’abus sale ! Mais sa démission n’est qu’une façade ! Les soucis sots nés de l’infortune sont charcutés car Saal a mis le bout d’un nez dans une autre administration qui l’accueillera à bras ouverts ! Je n'imagine pas la petite étoile perdue dans l'univers de pôle emploi, que Saal erre cosmique (que salaire qu'au Smic !)


Les fonctionnaires sont de purs produits recyclables ! C'est ce que des personnages haut placés lui ont signifié ; et Saal s'y fit !