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dimanche 18 septembre 2016

L'EPOQUE EST MORNE

Chasse aux Pokémon - Tu les vois ? Non ! Et toi ? Non plus ! Ah si, j'en vois un ! Zut ! Parti ! Disparu ! Ah, le revoilà ! 


Depuis quelques semaines, Pokémon Go, le jeu gratuit en réalité augmentée proposé sur smartphone par Nintendo est devenu un phénomène de société qui enthousiasme les uns et démoralisent les autres.
Le but est de capturer des petites créatures virtuelles qui se cachent dans la rue, dans des parcs urbains, à l’intérieur d’édifices publics ou dans les recoins d’une ruelle…
Ce jeu peut se transformer en véritable danger public : les imprudences pour aller capturer l’objet de ses rêves sont multiples. Les accidents s’accumulent et on craint l’épidémie : un conducteur, le smartphone à la main, guettant un pikachu, peut s’encastrer sur un mur ou faucher un piéton qui, lui-même, serait complètement absorbé, hors de toute réalité, pour les mêmes raisons « pokémoniques ».
Outre le côté accidentogène, Pokémon Go infantilise jeunes comme adultes en les replongeant dans la recherche du doudou consolateur et salvateur, seul recours pour échapper à un monde réel qu’habitent  la peur du terrorisme et la désespérance face à la crise économique.
Pokémon Go, qui génère une fortune pour ses concepteurs, appauvrit intellectuellement toute une frange de notre société et en dit long sur l’état de déliquescence intellectuelle d’une humanité manipulée par sa propre création technologique !

Ô tempora, ô mores, comme l’aurait dit Cicéron dans les Catilinaires.


L’époque est monotonie, fi !
Les Pokémon hauts tonifient
Inlassablement l’âme enfant
Qui sommeillait chez les vivants

Tu sombres dans l’épique hâte, chou
Mon cœur, à capturer du flou
Du virtuel, dans la nature
Mais cesse un peu : lis tes ratures !

L’époque est monétarisée
Par Pokémon-Etat : risée !
Dérision de l’homme moderne
Qui se repaît de balivernes

Les yeux rivés sur ton mobile
Sans te sentir le corps débile
Tu guettes des petits malins
Éthérés parmi les humains

L’époque est monochromatique
Le Pokémon aux crocs m’a : tics !
Il me dévore et l’addiction
Nourrit de longues compulsions

Déconnecté de l’existence
Tu te repais de contingences :
L’illusion crie des certitudes
Dans un désert de solitude !

L’époque est monoculture : bain
De Pokémons  ; ô culte urbain !
Le sage dit : ça passera
Mais reviendront d’autres dadas

Car le progrès aime inventer
Un futur infantilisé…

samedi 17 septembre 2016

A GEORGES SAND


Il y a 140 ans (le 8 juin 1876) nous quittait Georges Sand, grande femme de lettres, rebelle, foncièrement républicaine et amoureuse passionnée.

Une femme libre, entièrement débarrassée des carcans machistes de son époque jusqu'à se vêtir des atours masculins, en guise de lumineuse provocation.

Une femme que la ronde des siècles m'aura empêché de retrouver, en bonne compagnie, sous les frondaisons mystérieuses de son Berry, loin des tumultes parisiens...



Qu’aurais-tu pensé Georges Sand
En cherchant, à l’aurore, du pain
Des gens qui passent leur commande
De croissants, en leur salle de bain ?

Aurais-tu reçu à Nohant
Guillaume Musso et Marc Levy
Ou Guetta dont le piano en
Monocorde rumine l’ennui ?

Aurais-tu vapoté ma belle
Tout en tapotant ton clavier
Dans ce coin du Berry charnel
Écrin des amours passionnées ?

Qu’aurais-tu pensé du mariage
«Pour tous » car ainsi dénommé
Marie Dorval, sans un ombrage
L’aurait-elle, pour toi, suggéré ?

Qu’aurais-tu pensé Georges Sand
De ces minettes pouponnées
Fardée d’artifices, en demande
D’un regain de féminité ?

Qu’aurais-tu pensé de la gauche
Ce socialisme frelaté
Et de ce béton qui amoche
Le vert de la ruralité ?

Aurais-tu goûté du selfie
Toi qui vécus, émerveillée
L’amorce des photographies
Vibrant d’un Nadar inspiré ?

J’aurais aimé trouvé réponses
A l’ombre de feuillages en paix
Près de la mare au diable absconse
Où nous nous serions retrouvés…






LES COLÈRES DE MR HULOT



L'annonce, mercredi dernier, du rachat de Monsanto par Bayer pour la modique somme de 59 milliards d'euros inquiète beaucoup les Allemands. 

Tout le monde s'alarme des conséquences de la naissance du leader mondial des semences et de la chimie.

Car on s'achemine, de plus en plus, sur un marché monopolistique dans lequel un géant de l'industrie chimique pourra imposer sa loi aux fermiers en leur vendant des pesticides et des engrais au prix non négociable,  sans compter quelques sympathiques semences OGM.

Nicolas Hulot est monté au créneau, une fois de plus.

La bataille sera rude !

DIVERTISSEMENT XVII


Ce nouveau divertissement allitératif rend hommage à Léo Ferré, l'anarchiste chevelu et prince des mots, qui aurait fêté ses 100 ans cette année. C'est aussi l'occasion de parler de Léa Salamé, l'insolente journaliste qui met un point d'honneur à bousculer son interlocuteur, surtout lorsqu'il se nomme Nicolas Sarkozy. Elle intervenait dans la première de "L'Emission Politique" sur France 2 avec son compère Pujadas. La prochaine fois, elle accueillera Robert Hue, le communiste plus coté à l'argus, s'il retrouve la forme !

Le délire verbal parcourt d'autres univers : celui de la chanson, avec Lahaye qui erre dans la ville de Copé, Francis Lay atterré par les œuvres de Guetta.

Petit clin d'oeil à Balkany, l'ineffable maire de Levallois-Perret, qui tient le haut de scène dans la pièce "Comment je blanchis mon argent aussi bien que Cahuzac".

Le cinéma s'invite également dans ce fatras syllabique avec Lou Berry, Leos Carax (auteur de "les amants du Pont Neuf" en 1991, avec Juliette Binoche), Mathilda May et Lio (qui fit quelques apparitions sur le grand et le petit écran).


Bonne lecture à vous.




mercredi 14 septembre 2016

IL A RI, TRUMP, QUI VOIT QUE S'EST AMOLLI ÈRE DE SA RIVALE

La pneumonie qui vient de stopper net Hillary Clinton dans sa campagne américaine pour briguer le plus haut poste m'a donné l'envie de revisiter Jean Baptiste Poquelin.

Voici donc un des plus célèbres passages du Malade Imaginaire de Mr Molière. Un passage où il est question de poumon en tout et pour toux !

La scène se passe chez Mme Clinton.


Elle consulte son médecin en présence de sa fille Chelsea.



DOC ERDUAVRE

Vous ne trouverez pas mauvais, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de voir un illustre malade comme vous êtes; et votre réputation, qui s'étend partout, surtout depuis votre campagne présidentielle, peut excuser la liberté que j'ai prise.

HILLARY CLINTON

Monsieur, je suis votre servante

DOC ERDUAVRE

Je vois, madame, que vous me regardez fixement de vos petites yeux qui clignent, tonnent de leurs bruits de paupières. Quel âge croyez-vous bien que j'aie ?

HILLARY CLINTON

Je crois que tout au plus vous pouvez avoir vingt-six ou vingt-sept ans. Je le dis à la louche !

DOC ERDUAVRE

Allah louche ! Ah, ah, excellent. Bon, trêve de plaisanteries ! J’ai exactement quatre-vingt balais.

HILLARY CLINTON

Moi j’ai 20 bas laids à donner à des associations de charité… Wouaf, non, c’est Lol ! Mais non, vous n’avez pas quatre-vingt balais ?

DOC ERDUAVRE

Mais si. Vous voyez en effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi frais et vigoureux.

HILLARY CLINTON

Par ma foi, voilà un beau jeune vieillard pour quatre-vingt-dix ans !

DOC ERDUAVRE

Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d'illustres matières à ma capacité qu’on ne trouve bien sûr pas sous ma cape à cité. Il me faut trouver des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans la médecine qui part à l’aile mais, parce qu’elle parle haut, est messe (elle parle OMS). Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de maladies banales qui, par exemple, me fait soigner, mon trésor, dix nerfs ! Fi de ces bagues-attelles pour petites fractures du doigt, de rhumatismes et de fluxions, à ces fièvrotes, à ces vapeurs et à ces migraines. Je veux des maladies d'importance, de bonnes fièvres H1N1 coulé ou H5N7 touché, avec des atteintes au cerveau qui me servent, elles. De bonnes fièvres comme ce fut le cas avec mon ami Sam d’Issoire, de bonnes pestes noires qui touchent des blancs, de bonnes hydropisies sans hypocrisie, de bonnes pleurésies avec des inflammations de poitrine: c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, madame, que vous eussiez toutes les maladies que je viens de dire, que vous fussiez abandonnée de tous les médecins, désespérée, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes et l'envie que j'aurais de vous rendre service.

HILLARY CLINTON

Je vous suis obligée, monsieur, des bontés que vous avez pour moi.

DOC ERDUAVRE

Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ah! je vous ferai bien aller comme vous devez. Ouais! ce pouls-là fait l'impertinent; je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre médecin?

HILLARY CLINTON

Monsieur Pur-gond. Il est connu pour être un homme qui résonne bien !

DOC ERDUAVRE

Cet homme-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands médecins. De quoi dit-il que vous êtes malade ?

HILLARY CLINTON

Il dit que c'est du foie, et d'autres disent que c'est de la rate.

DOC ERDUAVRE

Ce sont tous des ignorants. C'est du poumon que vous êtes malade.

HILLARY CLINTON

Du poumon?

DOC ERDUAVRE

Oui. Que sentez-vous ?

HILLARY CLINTON

Je sens de temps en temps des douleurs de tête quand je repense à Monica Lewinsky. Je ressens aussi, en ces moments, un problème des pouls !

DOC ERDUAVRE

Aussi ? Gare ! Justement, le poumon.

HILLARY CLINTON

Il me semble parfois que j'ai un voile devant les yeux qui m’empêche de savoir si j’utilise le bon portable sur les 13 dont je dispose !

DOC ERDUAVRE

Le poumon.

HILLARY CLINTON

J'ai quelquefois des maux de cœur quand j’entends une maman appeler son piaf et qu’elle crie « Donald, viens ici ! » en craignant qu'avec de mauvaises rencontres son fils s'éduque anar !

DOC ERDUAVRE

On ne peut pas se trumper : Le poumon !  
   
HILLARY CLINTON

Je sens parfois des lassitudes par tous les membres, qu’ils soient du Sénat ou de la chambre des représentants, deux comme herse ! Ils me trouvent menteuse, ils le clament. Ca raisonne dans ma tête et je me sens mieux quand j’ai l’écho rompu !

DOC ERDUAVRE

Le poumon.


HILLARY CLINTON

Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si s’étalent coliques et notamment quand je repense aux critiques à mon égard. Ca remonte au 11 septembre 2012 quand des terroristes ont attaqué notre ambassade en Libye, à Benghazi et..je n’étais pas intervenue avec diligence.

DOC ERDUAVRE

Je ne connais pas ce Diligence mais quoi qu’il en soit oui, c’est le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ?

HILLARY CLINTON

Oui, monsieur. Je mange des hamburgers avec un max d’OGM pour faire fun ! J’aime manger aux terrasses de New-York. Surtout quand il fait beau. Comme aujourd’hui ! C’est un beau jour à New-York, n’est-ce pas ?

DOC ERDUAVRE

Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin.

HILLARY CLINTON

Oui, monsieur. Absolument ! Et surtout le vin français même s’il est coûteux à cause de notre protectionnisme à la con…Mais je remédierai à tout cela quand je serai à la Maison Blanche !

DOC ERDUAVRE

Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ?

HILLARY CLINTON

Oui, enfin, pas autant que Bill, mon mari, qui s’est endormi pendant une cérémonie religieuse dédié à Martin Luther King. Quand il s’est réveillé il m’a dit « I made a dream ». Il a rêvé en noir et blanc. Il était dans un champ de fleurs et en tira cistes ! Le buzz que ça a fait sur la toile, ce truc là ! Mais les gens, franchement, il ne leur faut pas grand-chose pour s’amuser ! Pour ce qui me concerne, heu, oui, je dors particulièrement si je manque de faire…vous savez bien que chez les démocrates l’âne est mis !

DOC ERDUAVRE

Le poumon, le poumon, vous dis-je. Que vous ordonne votre médecin pour votre nourriture ?

HILLARY CLINTON

Il m'ordonne du potache, pour détendre l’atmosphère !

DOC ERDUAVRE

Ignorant!

HILLARY CLINTON

De la volaille pour passer de l’âne (démocrate) au coq pour éviter d’avoir les pouls laids !

DOC ERDUAVRE

Ignorant!

HILLARY CLINTON

Du veau ! Mon estomac aime être antre à veau !

DOC ERDUAVRE

Ignorant!

HILLARY CLINTON

Des bouillons. Et, si je peux me permettre ce dérapage : je préfère savourer le bouillon que le gode froid… Hi, hi, vous ne riez pas ?

DOC ERDUAVRE

Ignorant! Et soyez sérieuse ! Quoi encore ?

HILLARY CLINTON 

Des œufs frais. On me dit qu’il faut œufs frais pour le pays ! J’ai d’ailleurs rassemblé autour de moi une équipe d’œufs qu’on bat !

DOC ERDUAVRE

Ignorant!

HILLARY CLINTON

Et, le soir, de petits pruneaux pour lâcher le ventre quand je suis Agen !

DOC ERDUAVRE

Ignorant!

HILLARY CLINTON

Et surtout de boire mon vin fort trempé, en m’imaginant, non en vain,  forte ramper, comme une vipère, jusqu’aux pieds de Trump pour le mordre !

DOC ERDUAVRE

Ignorantus, ignoranta, Ignorantum. Il faut boire votre vin pur, et, pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros bœufs venant de France, de Laon, des bœufs d’Aisne. Il faut de bon gros porcs et, là, je ne parle pas de votre concurrent Mr Trump ! D’ailleurs, le bougre, à se cuisiner tous les jours un porc tend ! Il faut de bons fromages de Hollande, pas le Flamby de l’Elysée, non des Pays-Bas ; des fromages qui requinquent et grâce auxquels se battent hâves ! Je vous prescris aussi du gruau et du riz ; que votre mal soit maté au riz. J’ajouterai des marrons, pour colorer vos avocats et des oublies, petits gâteaux ronds qui nourriront quelque amnésie bien utile pour gommer un passé encombrant ! Votre médecin est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main; et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville propre, this clean town.

HILLARY CLINTON

Vous m'obligerez beaucoup.

DOC ERDUAVRE

Que diantre faites-vous de ce bras-là?

HILLARY CLINTON

Comment?

DOC ERDUAVRE

Voilà un bras que je me ferais couper tout à l'heure, si j'étais que de vous.

HILLARY CLINTON

Et pourquoi?

DOC ERDUAVRE

Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la pourriture de vos nations, heu la nourriture de vos passions, et qu'il empêche ce côté-gauche de profiter?

HILLARY CLINTON

Oui; mais j'ai besoin de mon bras. Même de gauche, je suis adroite !

DOC ERDUAVRE

Vous avez là aussi un œil droit que je me ferais crever, si j'étais à votre place. Remplacez le par un œil de verre, ça fait très Jean Marie Le Pen et gardez le gauche.

HILLARY CLINTON

Crever un œil?  Dans quelle optique ?

DOC ERDUAVRE

Ne voyez-vous pas qu'il incommode l'autre, et lui dérobe sa nourriture? Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt: vous en verrez plus clair de l'oeil gauche ! Ainsi, paies-tu la clarté !

HILLARY CLINTON

Un si, Pétula Clark tait ? Je ne vous suis pas… De toutes manières, cela n'est pas pressé.

DOC ERDUAVRE

Adieu. Je suis fâché de vous quitter si tôt mais je dois me rendre à Cîteaux, en France, pour soigner un joueur de cithare atteint de six tares et ne reviendrai pas de si tôt car, dans la foulée, il faut que je me trouve à une grande consultation qui doit se faire pour un homme qui mourut hier.

HILLARY CLINTON

Pour un homme qui mourut hier?

DOC ERDUAVRE

Oui: pour aviser et voir ce qu'il aurait fallu lui faire pour le guérir. Jusqu'au revoir.

HILLARY CLINTON

Vous savez que les malades ne reconduisent point.

CHELSEA CLINTON

Maman, voilà un médecin, vraiment, qui paraît fort habile !

HILLARY CLINTON

C’est un médecin à Bill, mais ce n’est pas le mien ! Il va un peu trop vite à mon goût !

CHELSEA CLINTON

Tous les grands médecins sont comme cela. Ils savent qu’on aime se faire de l’habile !


HILLARY CLINTON

Me couper un bras et me crever un oeil, afin que l'autre se porte mieux! J'aime bien mieux qu'il ne se porte pas si bien. La belle opération, de me rendre borgne et manchot! C’est Trump qui en jouirait de plaisir !


VÉGÉTARIEN OU PAS : THAT IS THE QUESTION !



TRES VITE LES COINS "DOLE", "THAU" N'EURENT PLUS DE SECRETS POUR CARLOS



Françoise Dolto (1908-1988) a consacré sa vie à s'occuper des enfants d'un point de vue psychanalytique. Elle eut elle même une progéniture turbulente et notamment elle mit au monde un certain Carlos, qui, dès son plus jeune âge, la terrorisa avec des chansons loufoques, composées de mots écorchés, de magnificence miss Mexique, heu, lisquedexique, heu dyslexique...

Aussi, pour palier au plus vite les défauts, elle créa de toutes pièces un imagier à l'usage de son fils.

Il sut très vite en faire bon usage et progressa !
Les petits copains, eux, se coltinaient l'imagier du Père Castor qui, avouons-le, faisait barrage de tous bois, à toutes fantaisies.

Maman Dolto conseilla à son fils de ne pas divulguer l'imagier qu'elle n'avait confectionné que pour lui ! Il faut dire que le quartier n'était pas sûr et, lorsque l'enfant paraît, il faut tout faire pour qu'il évolue dans un environnement serein et sécurisé.

Quelques années plus tard, alors qu'une barbe grise lui taquinait la face, Carlos se décida, par une courte chanson, à rendre hommage à sa mère et à cet imagier, en sélectionnant les illustrations qui l'avaient le plus marqué.

C'est particulièrement émouvant !




DU TEXTO BIEN CONCENTRE (MAIS PAS CON, ET PAS SANS TRAIT D'HUMOUR)



A l'heure des textos il s'agit d'aller vite, à l'essentiel, aller sans ciel des nuages compliqués, des tournures alambiquées (en état lent, biqué, à vous rendre chèvre et vous faire passer pour un bouc émissaire...)

Alors on concentre !

Si vous ne déchiffrez pas ce message au bout des, disons de...10 heures, je vous permets de voir le décodage ci-dessous.






lundi 12 septembre 2016

NKM : PRIMAIRE FÉMINISÉE OU PRIME "MÈRE" FAIT MINIMISÉ ?



Le 8 septembre 2016, avec un charme visible, Nathalie Kosciusko-Morizet annonçait, sur le plateau du JT de 20 h de France 2, qu’elle avait obtenu tous les parrainages pour concourir à la primaire de la droite et du centre du 20 novembre.

Elle sera donc la seule femme en lice. Bonjour la parité !

Mais la dame a du tempérament et,  même si elle ne passe pas le premier tour, elle est assurée que ses idées hanteront le second tour par leur modernité.

Bel exemple de foi en ses convictions.


Pour gagner la bataille ce ne fut pas simple. Grappiller des parrainages dans un milieu machiste n’a rien d’une sinécure.  Mais NKM, à coups de campagne dans le métro, en s’affrontant à des milieux parfois hostiles (ex : dans le Nord - voir photo ci-dessous) a réussi son pari : elle participera à la primaire ! Champagne !


dimanche 11 septembre 2016

THE FALLING MAN




Il y a 15 déjà, comme l’aurait chanté Mort Shuman…

Les deux tours jumelles s’effondrent en ce 11 septembre 2001 et leur chute annonce l’ouverture d’une nouvelle ère, celle du terrorisme aveugle, mondialisé et dont nul ne sait jusqu’où iront ses aboutissements.

Avant que les symboles de la fierté américaine ne tombent, des hommes seront tombés.

Des hommes, en chute libre, résignés à la mort inévitable, préférant ce sacrifice au bucher imminent.

Le  photographe Richard Drew, qui couvrait pour AP un défilé de mode à Manhattan, ce jour-là, s’est rendu sur les lieux. Il a saisi un corps qui tombe.

Un corps filant vers le trépas, aux mains de la gravitation, se fixe désormais dans l’immobilité intemporelle, dans l’éternité iconographique, dans la symbolique résiliente.

Reprise dans les journaux du monde entier, cette photographie va, cependant, vite disparaître. Une sorte d’autocensure face à la dérangeante et nouvelle représentation du mourant. Ici, pas de sang, pas de violence, on sort du cliché classique de la guerre.

L’homme va mourir mais la vie bat encore dans son cœur. C’est un mort en sursis, on imagine l’impact, on se projette dans son éphémère désespérance.


Cette photo est belle et insoutenable à la fois.


Entre feu de l’enfer et le grand saut de l’ange
Il a choisi son camp dans le flot des fumées
Le corps fuit le brasier mais l’attraction le mange
Inéluctablement, sous les yeux médusés

L’instantané le prend en sa froideur focale
Et de l’apocalypse en façonne une icône
Cliché d’avant la mort, devenu mémorial
De ce jour engendrant le siècle qui détonne

Un corps en chute libre devant l’orgueil blessé
Des tours qui jumelaient l’indécence fierté
De l’argent souverain ; avant l’effondrement

Entre ciel et la terre, suspendu par le fil
Invisible d’effroi, d’affres indélébiles
Ce corps qui va mourir tient l’aura du vivant. 

LES PRÉNOMS PAS FRANÇAIS HISSENT LA MISERE

«Donner un prénom qui n’est pas français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam, c’est vouloir continuer la tradition islamique en France et c’est vouloir transformer la France en un pays de plus en plus musulman», clame le polémiste Eric Zemmour au cours de l’émission de gaz à méfaits de « sers…nous encore une rasade d’islamophobie),  « C à Vous », de ce mardi 6 septembre. L’occasion pour ce visage maigrelet à la bouche de vipère d’éructer de fausses vérités en parlant de son nouveau livre  Un quinquennat pour rien.

Il y évoque l’islam en long en large et en travers, qu’il amalgame, comme le dit l’animatrice Anne-Sophie Lapix, «à l’islamisme et au djihadisme ».


On se demande ce qui peut motiver les journalistes à inviter un tel individu qui, par ailleurs, tient une chronique sur RTL, sans que nul ne s’en émeuve. Sûrement au nom de la liberté de penser, dirait un chanteur qui eut, jadis, quelques démêlés avec le fisc.




Si ton prénom n’est pas français
Et quel que soit son pedigree
Tu peux t’en prendre à tes parents
Au goût penchant pour le Coran !

C’est ce qu’allègue Monsieur Zemmour
Sans le moindre monceau d’humour
Ton vilain prénom se réclame
Prosélytisme de l’islam

Tu es Boris, quel aplomb russe
Pourtant tu vois les consensus
Entre Poutine et la Turquie
Comme un début de paradis

Tu es Sarah, fille de Simon
Qui subit l’étoile et l’affront
Mais ton petit cœur tambourine
L’empathie pour la Palestine.

Tu es Kevin, d’un père anglais
Que le Brexit a déprimé
Mais tu applaudis chaudement
Que Londres ait maire musulman

Tu es Barack, de l’Oncle Sam
Ton ouïe capte le ramdam
Contre ce respect des mosquées
Qui forge ton identité

Tu es Aran, d’humeur tamoule
Et tes plats loin des frites-moules
Ont des parfums doux de safran.
Et c’est curcuma aux mets tant !

(et c’est cure qu’eut mahométan)

Finalement, sans équivoque
Le prénom étranger évoque
Des relents d’islam excessif
Pour Eric-Bravade, olfactif

(Pour Eric, brave Adolf actif)

samedi 10 septembre 2016

LE MOUTON ET LES NŒUDS DANS SA VOIX






Le gros mouton sent la vie cruelle :
Son berger l'a quitté pour skier
L’ovin ne voit que vilains chalets
Hameau taré  et, amer y bêle

PUB 99

Cliquer sur l'image pour agrandir
Armand Jammot, aura, par ailleurs, fait une publicité pour des crèmes de protection contre les UV.

Avec "l'aide aussi est de l'écran" (pub disparue des écrans, c'est le cas de le dire, depuis pas mal de décennies) il participait à une campagne de sensibilisation pour protéger le derme du méchant soleil.

Actuellement au Paradis, le bougre, devenu ange, joue aux chiffres et aux lettres avec un séraphin dont il n'a pas daigné révélé l'identité.

Tout au plus m'a-t-il communiqué qu'ils en rient aux larmes ! Ah, ah, ah, hi, hi, hi....

J'imagine vos ruisseaux de larmes, anges à mots !


LA FIN DU SARKAPPEAU



Si Sarkozy se sépare de son instrument
Ce n'est pas qu'il soit un danger, médical'ment.
On est loin de la cornemuse en moisissures (*)
Qui octroya à son souffleur une mort sûre.

Non s'il s'avère qu'il faille un jour s'en séparer
C'est que le si, la note unique, aura morflé !
Plus de sifflet, longue atonie, fin du signal
Pour rallier lors d'un banquet électoral.

Il faudra donc alors songer à d'autres voix
Se recycler en y plaçant la bonne foi
Faire le gros DO ou bien travailler à deux MI
Peut-être innover dans la splendeur d'un RÉ-SI

(*) En référence à un fait tragique :

vendredi 9 septembre 2016

GAZONS SANS SE FAIRE TONDRE

Quai de Montebello (5ème arrondissement de Paris), près de Notre-Dame, un véhicule à l'arrêt a longuement gêné la circulation.

Le propriétaire, sûrement atteint d'Alzheimer, a dû quitter son véhicule qu'il était en train de remplir de gaz eu égard aux exigences de son moteur.

On ne l'a toujours pas retrouvé. Il ne doit plus savoir où il est ou se souvenir qu'il procédait à un remplissage d'énergie pour le bien-être de son véhicule et de sa mobilité.

La voiture est partie à la fourrière. On recherche encore le détenteur des clés de contact restées sur le tableau de bord. La recherche est d'autant plus difficile que l'auteur de la bévue a oublié de visser sa plaque d'immatriculation !

A toutes fins utiles, je conseille aux propriétaires de tels véhicules, de faire preuve de discrétion et de civisme lors du délicat remplissage du réservoir. En aucun cas il ne faut gêner la circulation et mettre en péril les riverains.

Merci pour votre attention.





Utiliser sciemment un véhicule au gaz
Permet le beau combat contre la pollution
Encore faut-il agir, sans qu’autrui ne vous jase
Que vous importunez  par vos dispositions

Evitez le gros plein toutes bonbonnes mises
Sur les pavés  requis pour la circulation
N’obstruez pas, de grâce, ces casques qui conduisent
De fragiles vélos et pensez aux piétons.

Ne bloquez pas la rue lors de ce remplissage
Vêtez-vous de civisme, songez aux riverains
Un esprit écolo  ne rendra l’âme sage
Que s’il se lie aux fils des grands respects urbains.

Agissez dans l’intime et en votre garage
Si vous n’en disposez : devant votre maison
Par votre discrétion vous lierez davantage
De l’estime voisine et de l’approbation.

Et puis, convenez-en, il serait bien dommage
D’être verbalisé pour la désinvolture
Ou pire, finir objet de soupçonneux fichages
En ces temps si troublés où la peur s’aventure.