CHERCHEZ DANS CE BLOG

mercredi 18 juillet 2012

J'OSE EPINE DE ROSE...


L’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot, membre de la commission présidée par Lionel Jospin sur la moralisation de la vie publique, a assuré qu’elle n’avait « bien évidemment rien demandé » pour être nommée et qu’elle restait une « femme de droite ».


Fabiano : Bonjour Roselyne, ça vous va si je t’appelle Roselyne ?

Mme Bachelot : Oh, je suis vaccinée ! Roselyne ou Mamy Rose, c’est du pareil au même ! Va pour Roselyne !

Fabiano : Justement, Mamy Rose…Le rose, vous l’avez toujours porté ! Une sorte d’appartenance à la gauche disons…refoulée ?

Mme Bachelot : Absolument pas ! J’aime le rose ! Quand on hérite d’un prénom comme Roselyne ça prédispose ! Oui, j’aime le rose, les poteaux roses, la passe rose de la trémière, la compagnie de tulipes roses quand tu lis prose…

Fabiano : Sans compter les problèmes de cirrhoses, artériosclérose, ostéoporose…

Mme Bachelot : Ah, là vous évoquez mon passé ministériel. Je fus un bon ministre de la Santé, vous ne trouvez-pas ?

Fabiano : Hum, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Pour parler d’autres choses : qu’est-ce qui vous rapproche de Jospin ?

Mme Bachelot : Hé bien, heu (elle hésite)…heu (elle hésite vraiment)…son goût pour le chant !

Fabiano : Le champ ? Les cultures de l’île de Ré ?

Mme Bachelot : Non, le chant, avec un T !

Fabiano : Avec un thé ? Vous aimez la boisson des rosbifs ?

Mme Bachelot : Non ! Le chant quand il s’écrit CHANT, le chant des cantates, des oratorios, des chœurs des esclaves de Nabucco, des…

Fabiano : Oui, j’avais compris. Je vous taquinais ! Mais, heu, Jospin…Il ne chante pas ! Vous oui ! On connaît vos talents de mezzo et votre attirance pour l’opéra ; mais Jospin !

Mme Bachelot : Hé bien, Jospin a une très belle voix, bien posée ! Une excellente respiration et un phrasé indéfectible ! Vous ne vous souvenez pas l’avoir vu entonner « les feuilles mortes » de Prévert et Kosma lors d’une émission télévisée !

Fabiano : Non, là, franchement non ! C’était quand ?

Mme Bachelot : Je ne sais plus trop ! Ce qui est sûr c’est que c’était lors d’une émission « Carnaval » de Patrick Sébastien !

Fabiano : Ah ! Remarquez c’est un peu normal ! Patrick Sébastien ça fait PS… Mais revenons aux choses sérieuses : à part le chant, qu’est-ce qui vous rapproche de Jospin ?

Mme Bachelot : Hé bien, heu (elle hésite)…heu (elle hésite vraiment) ; la défaite ! Oui, la défaite électorale ! Il s’est pris une veste en 2002, mon dieu déjà 10 ans ! Et je me suis pris, par Sarko interposé, une autre veste, cette année !

Fabiano : En gros, cette commission sur la Moralisation de la vie publique est un ramassis de publiquement démoralisés !
 
Mme Bachelot : Oui, on peut dire cela ! Mais on va s’en sortir ! Le chant élève l’âme ! On devrait sortir un album d’ici 5 mois ! Un album de 4 titres ! On a déjà les titres : «Le Cumul c’ nest que mal », « parité HM, j’aime », « Déontologique-moi ! » et «Président  Normal-Pénal »    

Fabiano : Ah ?!!!






PUB 44

mardi 17 juillet 2012

POUR NE PAS OUBLIER...

Vel d'Hiv reconstitué pour le film "La Rafle"

Hier ont eu lieu des commémorations de la rafle du Vel d’Hiv

La rafle du Vélodrome d'Hiver (16-17 juillet 1942), souvent appelée rafle du Vel' d'Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale, essentiellement de Juifs étrangers ou apatrides réfugiés en France. En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération « Vent Printanier » : une rafle à grande échelle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération : à Paris, 9 000 policiers et gendarmes feront du zèle. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152 selon les chiffres de la préfecture de police.

Le directeur de la police municipale, Hennequin, trois jours avant la rafle, demande à la préfecture de confirmer la réquisition des 50 autobus dont il besoin pour emmener les Juifs arrêtés au Vél'd'hiv'.

Après le Vél' d'hiv', les Juifs arrêtés sont conduits d'abord à Drancy. De là, les Juifs sont déportés vers le camp d'Auschwitz où la plupart d'entre eux sont exterminés.  Certains seront  conduits aux camps de Beaune-la-Rolande ou de Pithiviers, avant d'être à leur tour déportés vers Auschwitz.




Juillet 42 vous étiez des milliers
Parqués dans la chaleur de ce vieux vélodrome
Une étoile en tissu sur vos habits informes
Et la peur en vos cœurs salement accrochée.

Et la peur et la faim sur les travées de bois
Une odeur suffocante par vos tripes angoissées
L’inconnu du demain dans ce pays sans loi
Dans la boue de Bousquet et ses bras policiers.

Vous serriez vos enfants  dans un semblant  de foi
Imaginant la vie dans des camps de travail
On cachait le dessein qui noircirait la voie
De votre vie fragile dans les trains de bétail.

En certains d’entre vous résonnaient les bravos
Qui émaillaient la course des forçats de la piste
Le Vel d’Hiv acclamait en ce temps ces héros
A présent il drainait des ambiances sinistres.

Vous priiez votre Dieu, Yahvé faisait silence
Sourd aux imprécations des moutons condamnés
Siméon, Josué, Sarah dans la souffrance
Vous cherchiez à sourire pour mieux  vous épauler.

Une rafle estivale d’un Paris vichyssois
Vous avait menés là, incrédules et frêles
Grouillement d’autobus, policiers sans émoi
La machine broyait vos chaleurs mutuelles.

Et l’enfance pleurait dans ce cloaque immonde
Quand Paris se taisait sous le ciel de Juillet
Déjà on occupait sans l’âme pudibonde
Vos appartements nus de vos pas familiers.

Par le vent délateur vos destins déportés
Trouvaient dans ce décor une sordide fable
Bientôt viendraient les camps de Drancy, Pithiviers
Ou Beaune-la-Rolande juste avant l’innommable !

Juillet 42 vous étiez des milliers
Parqués dans la chaleur de ce vieux vélodrome
Vos fantômes ont écrit en mes vers affectés
Ce devoir de mémoire pour le salut des Hommes.  

lundi 16 juillet 2012

LE CAS NEY

Cliquer pour agrandir



Le petit Ney naît d’un père tonnelier, en 1738 et en Lorraine. A choisir il préfère la Lorraine et ses quiches aux quartiers parisiens. A l’ombre de l’obélisque nul n’aurait imaginé Ney faire titi...parisien. Etonné des tonneaux paternels il se dit que la France est vraiment le pays du vin ! Pour autant il ne suivra pas la voie de son père et s’engagera, dès que possible, dans un régiment de hussards en 1787.


Les hussards ont meilleure réputation que les Dragons (ah ! Les fameuses dragonnades, parlez-en donc aux Huguenots !) et très vite Ney se sent bien dans ce régiment ! Ney sait citer faits, lois qui ont émaillé la vie de son corps d’affectation. On l’adopte pour son intelligence mais on redoute son somnambulisme fantasque : vers 4 heures du matin Ney au lit tique ! Il se lève et fait le tour de la garnison. Il faut le bâillonner.


Le jour il brille ! Car Ney aspire à la renommée  (carnet à spirales à renommer ?). Sous la Révolution il n’étouffe pas ! Bien au contraire, il combat aux frontières où il est remarqué par Kléber (natif de Colombes) en 1794. Seul le clébard de Kléber l’abhorre mais peu lui chaut ! Tous les hommes qu’il mène au combat l’admirent ! Ils l’affublent du joli titre d’«l’Infatigable». Ney ose élans des cavaleries et bientôt les charges du corps de hussards qu’il commande en 1797 contribuent aux victoires de Neuwied et de Dierdoff.

Quand la guerre reprend en 1798, Ney s’illustre  encore en s’emparant de Manheim (Bade-Wutemberg) par la ruse, avec seulement 150 hommes. Il est promu général de division et, sans faire plus de cinéma, on ne s’émeut pas si Ney file vers la gloire. Après de nouveaux exploits dans l’Armée du Danube, il se voit affecté au commandement provisoire de l’Armée du Rhin. Ainsi Ney se rend rhénan et boit du bon vin d’Alsace. Dans quel état second l’est a mis Ney ! Mais l’homme réagit, réussit son sevrage. Ainsi, il sert sous les ordres de Lecourbe mais il prend la tangente quand il apprend le coup d’Etat du 18-Brumaire du petit Bonaparte. Bien que Républicain Ney fera acte d’adhésion au Consulat.

En 1800, sous le commandement de Moreau, Ney vêt son manteau de glace et trucide froidement l’ennemi. Lors de la d’Hohenlinden, le 3 décembre il épargnera quand même 10.000 prisonniers selon les statistiques évasives de l’époque.. Le Premier Consul, un certain Napoléon, s’intéresse alors de près à ce général :



- Il faudrait qu’on se fasse vite amis, Ney, lui lance-t-il avec un zeste d’audace.


En amour Ney semble au creux de la vague ce qui le rend amer : en tout bal Ney erre. Il s’écarte des cercles de danse et reste à l’entrée, un verre à la main. Dans le hall Ney, saoul, boit ! Il pourrait retomber dans la boisson. Il ne faut pas boire Ney ! « Boire Ney » ça ressemble à… Mais c’est bien sûr ! Aussi, Napoléon lui présente une amie d’Hortense de Beauharnais. C’est le coup de foudre ! Il brûle d’amour ; ainsi Ney raie sa mélancolie. Il épousera Aglaé Auguié ! Napoléon satisfait d’avoir casé la mégère remerciera son ami et le nommant ambassadeur en Suisse, lui sommant de lui ramener régulièrement des tablettes de chocolat. En 1803, Napoléon lui confie un travail : commander le VIème corps d’armée du camp de Boulogne : boulot naît.  L’année suivante, satisfait de son protégé il le fait maréchal. Reconnaissant pour son mentor paraît Ney.

Ney, pas laid, lève reste d’une armée pour mener les attaques avec brio. Il s’avère néanmoins pauvre stratège et l’Empereur n’aura de cesse que son Maréchal ne soit guidé. Sans être amer de cette faiblesse méditera Ney.  En 1805, Ney se lance en campagne à la tête du VIème corps. A Elchingen (14 octobre 1805), il refoule les Autrichiens vers Ulm, ville qui ignore encore qu’elle donnera naissance à un aéronef ultra léger. Cette victoire lui vaudra en 1808 le titre ducal. Il n’en revient pas !


Il brûle intérieurement ; la dimension ducale scie Ney !

Tout ragaillardi il marche ensuite sur le Tyrol d’où il chasse l’archiduc Charles.

- Casse toi, pov’ con, lui lance-t-il, de toutes façons tu n’avais qu’un petit rôle !

En 1806, il participe à la campagne de Prusse.  Présent à Iéna, le 14 octobre, il emmène ses divisions au grand galop Ney ! A l’assaut des lignes prussiennes !  Mais, emporté par son élan, il se retrouve encerclé. C’est Lannes qui le tire dare-dare de ce guêpier !  Pour ne pas voir l’année damnée Lannes aida Ney… Le lendemain sans mandat d’âme Ney prend Erfurt et quelques jours plus tard entame le siège de Magdebourg à une vitesse grand V (mach II : bourre !) ! Une simple formalité car le siège ne durera que 24 heures top chrono. Trop facile !


Il est partout ; à Eylau (8 février 1807) où il arrive en retard sur le champ de bataille tant il est habité par un petit air qui lui trotte dans la tête :
- Eylau, Eylau, I Don't Know Why you Say Goodbye I Say Eylau.
Désenvouté par un pasteur anglican natif de Liverpool il se ressaisira ! Il finira par contraindre les Russes à se replier, à Guttstadt (Pologne) ! Il va combattre 70 000 hommes avec seulement 14 000 soldats ! Il n’y a pas à se tromper : héros naît ! A Friedland, il attaque l’aile gauche de l’armée ennemie et la jette dans l’Alle. L’ennemi ne comprend que d’Alle !!


De 1808 à 1811, Ney sert en Espagne et au Portugal. Il en gardera un temps halé : il s’aime en beau bis Ney ! Après plusieurs succès et autres massacres, il entame le siège de Villa-Franca. Quand l’armée de Masséna effectue sa retraite bien avant 60 ans, il mène les combats ingrats d’arrière-gardes, avec les 6 000 hommes qui restent de son corps. Il développe un psoriasis dès qu’on lui annonce qui sera sous les ordres de Masséna ! Les querelles sont fréquentes entre les deux hommes. Dans la bouche de Ney s’amassent haineux des mots pour les asséner à Masséna.


Napoléon ne voit pas en quoi il y a problème à ce que Masséna succède à Ney :


- Il est mieux qu’un substitut, lance l’Empereur à ce mauvais esprit, si tu n’es pas content je te mute !


Dont acte !  Napoléon finit par destituer Ney en mars 1811. Renvoyé en France, il est chargé de préparer un des corps d’armée qui va envahir la Russie.

C’est un doux euphémisme que de qualifier cette campagne comme la plus grande connerie de Napoléon. Mais, elle fera l’heure de gloire de Ney !  Il participe activement à la prise de Smolensk, où il reçoit une balle dans le cou, sale coup.



- Où le coup ? Au cou ! C’est le « coup-cou » Ney, lui lance goguenard son médecin neurasthénique mais très aux petits soins.

Lors de la bataille de Borodino (7 septembre 1812), il se lance à l’attaque de la grande redoute en chantant «Borodino the trouble I’ve seen » ! Ce chant guerrier lui est décisif ! Cette prise de la redoute le fera cataloguer « Prince de la Moskova ». Et Napoléon renchérira en le surnommant le «brave des braves».


Lors de la triste retraite de Russie, il fait des prodiges. Chargé de l’arrière- garde, harcelé par les cosaques, il parvient miraculeusement à rejoindre Napoléon avant le passage de la Bérézina. Pour sauver 3 000 hommes du désastre, il n’est pas avare d’efforts et de sacrifices. Il est l’un des derniers Français à quitter le sol russe. Laminé est l’ami Ney.


Les deux années suivantes, Ney est placé à des postes clefs, présent à Lützen (2 mai 1813), à Bautzen (20-21 mai 1813), à Dennewitz (6 septembre 1813), où il est battu par Bernadotte, à Leipzig enfin (16-19 octobre 1813). Après la défaite, il juge que l’ambition napoléonienne est  la principale cause du désastre !

- Tes hommes se sont fait plumer, la guerre devient absurde et tourne au sang sot Ney (étourneaux ? Sansonnets ?) !


C’est ce qu’il se dit en boucle de façon compulsive. Aussi, en avril 1814,  finira-t-il par demander à l’Aigle d’abdiquer !

Au retour du Roi Louis XVIII, Ney lui adresse son allégeance. Louis le nomme commandant de la Garde royale et Pair de France. Il va devenir un courtisan mais un peu ballot Ney. On lui reprochera ses origines roturières ! Fortement affecté il se retirera dans ses terres !


Bientôt on apprend que Napoléon a quitté l’île d’Elbe et qu’il monte sur Paris ! Ney offre alors au Roi de ramener l’Empereur «dans une cage de fer». Mais quand il retrouve Napoléon l’homme redevient le petit enfant qu’il a toujours été, finalement ! On retrouve Ney gosse !

- O mon Empereur, je vous vénère, je suis à vos genoux !!

- Mon pauvre bougre, vous manquez de constance, tout ceci m’atterre Ney !!

Cela dit Ney servira l’Empereur durant sa campagne de Belgique (1815) jusqu’à la chute de Waterloo. Moins fringant, malhabile, Ney bafouille et ses charges s’effritent (de Belgique). Ses entreprises martiales s’avèrent suicidaires. Après la défaite, il se présente à la Chambre des Pairs pour tenter de se justifier. Mais la Chambre par dépit raie Ney !


Fouché échauffé mais pas fâché lui fournira un passeport afin qu’il se taille. Mais il ne veut pas un passe-droit de cet acabit Ney ! Il refuse de fuir ! Réfugié dans un village il se fera arrêté un 3 août 1815. La Chambre des pairs prend l’affaire en main et décrète la peine capitale (parmi les votants, Chateaubriand). Mais, en tant que « brave des braves » il ne craint pas les châtiments capitaux Ney !

Le 7 décembre, au lieu de l’exécuter sur la plaine de Grenelle, comme c’est la coutume, on l’emmène sur l’avenue de l’Observatoire, pour éviter les mouvements de foule.


- Ah, bandeau Ney ?


Ney refuse le bandeau, tonne «Soldats, droit au cœur !» et tombe, fusillé.


Le monarque qui se croit fort tue Ney. Mais l’histoire balaiera la monarchie…


En revanche une légende étaie Ney !






vendredi 13 juillet 2012

CES COUTS DE VACANCES QU'ON NE SOUHAITERAIT PAS VOIR D'UREE...


Cliquer pour agrandir

PSA : CHRONIQUE D'UNE CATASTROPHE ANNONCEE



Le groupe PSA Peugeot-Citroën vient d’annoncer la suppression de 8.000 postes en France. Le site d’Aulnay-sous-bois, qui construit la C3, paiera un lourd tribut ! Sa suppression pure et dure est programmée pour 2014 ! Des effectifs seront réduits dans l’usine de Rennes !

Comment en est-on arrivé là ?

Le mal rongeait le groupe depuis un moment et d’aucuns pensent qu’un plan social était dans les cartons avant les présidentielles ; mais qu’on l’avait tu !

PSA souffre d’atonie aiguë ! C’est un groupe qui n’a pas su innover pour relancer ses ventes (notamment au Brésil et en Chine) et qui s’est contenté du marché hexagonal pour assurer la majorité de son chiffre d’affaires !

Quelques modèles à succès (Peugeot 3008, DS3) n’ont pu occulter la baisse tendancielle des ventes et une certaine dégringolade. De plus en plus PSA affronte des petites concurrentes (La Polo de Volkswagen par exemple) et n’arrive pas à se positionner sur le haut de gamme : la C6 est assez systématiquement balayée par la BMW 5 ou l’Audi A6 : car l’A6 tait sa rivale !

Par baisse des ventes le groupe PSA se retrouve fatalement avec une trésorerie famélique. Il supporte le poids d’infrastructures sous utilisées. L’usine d’Aulnay ne tournerait qu’à 60 % de ses capacités ! Au bout d’un moment les aides de l’état, le chômage partiel et le gonflement des stocks trouvent leur limite !

Par manque d’innovations et de modèles attractifs le groupe PSA, par la voix de son Président (du Directoire) Mr Varin, vient d’annoncer une catastrophe nationale qui met sous l’éteignoir le Tour de France et le prochain défilé du 14 Juillet.

Une sacrée épine dans le pied du gouvernement Ayrault !

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, va encore jouer les pompiers de service ! Mais avec quels moyens ?

Il fera tout pour que les ouvriers de PSA ne soient pas abandonnés à la SPA (Société Protectrice des Abattus) durant la période d’été ! Mais la tâche semble herculéenne !!


Trop petit pour songer à des rêves de gloire
Trop ancré dans le port d’une France transie
PSA d’un trait noir inscrit dans son histoire
Un chapitre béant aux éclats d’agonie.

Depuis longtemps déjà plongeait le nain colosse
Dans les abysses folles des commandes en berne
Les carnets déplumés attisaient à la hausse
Les surcapacités de productions internes.

Surclassées par l’aura des berlines teutonnes
Citroën et Peugeot dans le haut de la gamme
N’ont fait que bafouiller en ces segments atones
Qu’égayaient par instants de fragiles sésames.

Le créneau des déesses cache mal un malaise
Qui empreint la C3 ; c’est ainsi que dol naît
Sous bois dûment touché, superstition niaise
Atermoyant l’émoi d’un désastre annoncé…

Il eût fallu l’effort nu de velléités
Dans l’innovation pure, dans la quête du Graal
La voiture du futur écologique et gaie
Conceptions futuristes, idées originales…

Marchés peaux de chagrin, trésorerie fluette
Varin coupe un vérin de surcoûts pathogènes
Il se nourrit d’humains, sueurs en gouttelettes
Huit mille âmes sapées, la bolée d’oxygène ?

Derrière un alibi nommé coût du travail
PSA prône fort moins de cotisations
PS a son Ayrault qui craint l’épouvantail :
La Sécu anémiée vivra l’hypotension !

Des latences pérennes ont sapé sourdement
Depuis de trop long mois l’industrie de nos plaines
Subventions éperdues, risibles pansements
Ne pouvaient renflouer la flottille incertaine…

Il est en ce pays des gâchis sidéraux
De mauvais choix fleuris sur des branches fragiles
Des lauriers enivrants sclérosant les cerveaux
On s’y endort très vite, en repos immobiles.

La planète s’agite, des pays émergents
Exhibent l’étendard de leur force nouvelle
Et le vieil hexagone au nombril impotent
Peine à trouver la voie d’une éclaircie rebelle.

Huit mille âmes sapées en dépit des avances
Des soutiens aux chercheurs, du chômage flexible
Au valétudinaire les cornes d’abondance
Ne reste que l’aigreur et l’incompréhensible…

Ne reste que l’aigreur et l’incompréhensible…

mercredi 11 juillet 2012

lundi 9 juillet 2012

UN RESEAU HORS ANGES : C'EST L'ENFER...


Une gigantesque panne de réseau d’Orange a privé 28 millions de clients de l'opérateur de l'usage de leur téléphone mobile, en France, à partir de vendredi après-midi pendant une douzaine d'heures.

Que s'est-il passé exactement ?  L'opérateur a été «touché par une panne logicielle sur un équipement essentiel du réseau mobile», a expliqué Orange. Le matériel incriminé est un équipement de nouvelle génération, mais apparemment doté d’une obsolescence programmée de un an. Ce matériel  baptisé HLR, «Home Location Register» sert de base de données de localisation instantanée de tous les téléphones mobiles actifs sur le réseau», explique Francis Jutand, directeur scientifique de l'institut des Mines-Télécoms.  A l’image d’une tour de contrôle aéroportuaire le HLR sert à localiser, en direct, les numéros de téléphones des appelants et de leurs correspondants.

Il est encore trop tôt pour tirer les conclusions de la panne mais Orange, bien amer,  fait remarquer que le logiciel incriminé avait fait l'objet d'une opération de maintenance deux jours auparavant !

En attendant, le PDF d'Orange  Stéphane Richard (plus pour très longtemps) a annoncé samedi que tous les clients de l'opérateur téléphonique bénéficieraient d'une journée de gratuité à la rentrée ! De leur côté, les titulaires d’une offre illimitée obtiendront pour leur part 1 Go d’Internet mobile à consommer durant tout le mois de septembre. Enfin, les abonnés auront le droit à une place de cinéma gratuite.
On en fera pas plus car la marge de manœuvre est faible face à la concurrence et les dents longues de Free, le quatrième opérateur qui veut casser les prix !!


Le plan Orange s’est mis au rouge
Allô j’appelle mais rien ne bouge
Le Home Location Register
Fait le dam des opérateurs.


Le logiciel d’un fier  réseau
N’a pu gérer l’afflux de flots
De textos  ou d’élan vocal
Allô j’appelle mais l’écho cale !


Orange amère et gros pépins
Sur le réseau soudain sans gain
De réactivité factuelle
Aucun retour à mon appel !


Orphelin on s’est retrouvé
D’un trop  surpuissant messager
Démunis, nus dans un désert
De téléphonie salutaire.


Interlocuteurs disparus
Horreur des horaires inconnus
Consigne aux abonnés absents
Rendez-vous manqués, errements…


Accrochées aux portables vains
Les fourmis perdent le chemin
Le cœur des gens  bat à l’envers
Dans le silence de la Terre.


Radeau muet qui nous méduse
Flux d’interrogations camuses
Vacuité du communicant
Rendra le calme assourdissant.


Orange, ô rage, ô désespoir
Que n’ai-je vécu qu’un grand noir
Couvrît de son épais tramage
Le fécond berceau des messages ?

Appel que nul n’épaule est pâle
SMS essaime estivale
Inutilité provisoire
Nimbée de mots fulminatoires.

J’apprendrai  d’une humeur plus leste
Qu’Orange pour nous fera le zeste :
Remettre à flot tout le réseau
Et nous indemniser ;  trop beau !

Une journée de gratuité
Pluies de Texto  à volonté
Don d’une place au cinéma
Et le popcorn ? Et le nougat ?

J’aimais bien Orange mais qu’Annick
Ma voisine ainsi  le critique
Ne m’émeut plus apparemment
Et Free semblerait au courant…

Et Free semblerait au courant !

samedi 7 juillet 2012

CES DEFAUTS QU'ALI TAIT...


Flamby, lors de sa campagne, avait martelé que le gabonais Ali Bongo n’était pas un bel exemple de démocrate invétéré ! On ne s’attendait donc pas à ce qu’il se décidât d’inviter le dit Bongo à un petit lunch à l’Elysée ! C’est pourtant ce qui s’est passé ! Notre nouveau Président a reçu son hôte africain en faisant fi de ses bonnes intentions d’en finir avec la Françafrique et ses connivences avec les dictateurs de tous poils qui hantent le plus misérable des cinq continents !

Les ONG (Organisation Non Gouvernementales) pouvaient crier aux loups avec des cris d’orfraie, voire crier aux fous avec des cris  d’ « hors ! »  laids, rien n’y fit ! Fi !

Ali, le fils d’Omar, se rendit à l’Elysée dans un grand tourbillon de polémiques.

Il y a eu un Gabonais au numéro demandé, celui du Palais élyséen. Ali, le fils d’Omar est venu présenter sa vision d’un Gabon émergent et soucieux de conserver des attaches avec l’économie française. Il est vrai que l’hexagone est encore le principale partenaire économique du Gabon où les groupes Total, Bolloré ou encore Rougier sont très présents pour exploiter la main d’œuvre locale et profiter des matières premières (pétrole, déforestation…)

Mais comme le changement c’est maintenant Ali n’eut droit qu’à des morceaux de carottes en apéritif avec du  Champomy !

- Ca ne peut pas te faire de mal, a lancé Flamby à son hôte, vois comme ta surcharge pondérale te dessert ! Suis un régime, mais pas bananier ! Fais comme moi, perds quelques kilos et tu verras : on se sent mieux !!

De quoi ont pu parler les deux hommes ? Des droits de l’homme à Libreville « la pas très bien nommée » ? Des petites richesses immobilières qu’Ali emmagasine en France ? De la dernière base militaire française qui végète au Gabon ?

Allez savoir ! A sa sortie de l’Elysée Mr Bongo a dit que tout s’était bien passé ; presque aussi bien que la satiété alimentaire dont bénéficie son pays.

Ali ment !

Confirmation par notre Flamby national :

- Quand on aborde..heu…les problèmes des droits de l’Homme, heu...ça pêche un peu. Ali..heu..tique !!

Bref, on ne voit pas comment les dictateurs ou les Présidents mal élus pourraient, dans ces conditions, disparaître du panorama africain…

Bingo Bongo ! Et bang pour le Gabon aux gabegies ingambes…


vendredi 6 juillet 2012