CHERCHEZ DANS CE BLOG

mardi 15 septembre 2015

UN ART TRÈS SAIN : BATIK



Elle a quitté son île de Ré
Le temps d’oublier une année
Les marais salants et l’ânesse
Trousse chemise et sa tristesse.

Elle est partie à Korhogo
Chez des Ivoiriens rigolos
Pour s’apprivoiser au batik
Tissus cirés, teintes magiques

Artisanat de l’esthétisme
Sous les splendeurs de l’exotisme
Elle en a tiré l’authentique

De merveilleux flancs colorés
Dont elle affublera mulet :
Ah, quelle belle ânesse à batik !


Pour en savoir plus sur la technique du Batik !




jeudi 3 septembre 2015

EYLAN ou L'IMPOSSIBLE FUITE


Un enfant mort, échoué sur une plage turque. Jeudi 3 septembre, une seule et même image s'affiche à la "une" de la presse européenne. Il s’agit d’un garçon syrien dont la famille, qui a fui la guerre civile dans son pays, tentait de rejoindre la Grèce par la Turquie. 
L’enfant porte un nom, Eylan Kurdi, mais il est désormais la figure du petit martyr de l’immigration impossible, ballottée par les vagues et sous l’emprise de passeurs mafieux qui se nourrissent de la misère du monde.
Eylan symbolise, à lui seul, l’impasse actuelle des politiques migratoires qui, au sein de l’Europe, jouent la cacophonie. Si certains pays ouvrent enfin les bras (l’Allemagne, la Suède) d’autres restent frileux (la France) et certains, aux relents nationalistes, rejettent toute idée d’intégration (Hongrie et son mur de la honte).
L’Europe divisée face à un phénomène implacable. La force de Daech, insuffisamment contenue par les frappes aériennes, le chaos syrien, les vestiges de l’Irak que les USA auront déstabilisé, la famine et les guerres civiles sont autant de raison de quitter son pays, coûte que coûte, au péril de sa vie. Le mouvement semble inéluctable.
Oui phénomène inexorable qu’il faut accepter d’autant plus que nous, Occidentaux, ne sommes pas innocents dans l’apparition de tels désordres. Nous avons vendu des armes et nous en vendons encore à des pays que dirigent des dictatures ou des familles abonnées au népotisme et à la corruption. Nous restons frileux dans le combat contre l’Etat islamique et, au nom de la crise, investissons peu dans l’aide au développement.
Les flux migratoires comme un boomerang d’une économie égoïste qui enrichit toujours davantage l’opulent en mettant sur le carreau l’indigent, l’illettré, l’intouchable…
Oui, Eylan, petit corps sacrifié, donne un visage à toute cette misère fruit d’un dogme ultra-libéraliste qui sacrifie le bonheur futur de l’humanité pour des rendements de court terme dont ne bénéficie qu’une minorité.
Oui, Eylan, bien plus que ces anonymes qui ont péri dans un camion frigorifique, en Autriche et bien plus que nos miséreux qui errent à Calais, illustre, en son ultime cliché macabre, le désespoir d’une course vers l’Eldorado. Une quête du Graal plus subie que voulue.
Alors, même si l’instrumentalisation n’est jamais très loin, la diffusion de cette photo peut créer une véritable prise de conscience et nous faire dire « we are all migrants ».
N’attendons pas trop des Etats et faisons confiance aux initiatives citoyennes qui se lèvent un peu partout en Europe, où l’individu se mobilise pour accueillir celui qu’il aurait pu devenir : un rescapé de l’ignominie humaine.




Le petit corps au pied de l’écume des vagues
Le visage tourné vers le sable éternel
L’humanité s’émeut mais la raison divague
Sur la planète bleue des morbides querelles.

Un enfant échoué sur la grève tragique
De ces tueries pérennes qui abreuvent l’horreur
Terrorisme effréné, coups d’éclats politiques
Sauvageries cruelles au talent d’égorgeur

Un gamin de Syrie, échappé de la guerre
Achevant l’odyssée en de funestes flux
Un petit chérubin égaré dans l’enfer
De cette humanité qui ne respire plus.

La conscience s’ébranle face à l’insupportable
L’innocence en pâture à la bête cupide
Qui d’une main vend l’arme et de l’autre comptable
Gère  en frilosité les marées  d’apatrides

L’angelot sacrifié, ses deux ailes abattues
Dans le ciel outragé de nuageux destins
Comme ultime blessure dans l’amour qui s’est tu
Comme un sillon de honte dans le creux de nos mains

Tout le dérèglement de ce monde perdu
En cet instantané de l’abomination
Abreuvé d’égoïsme et d’aveugles vertus
A soulager fardeau  des interrogations

Insoutenable vue dont l’empire médiatique
Feint d’avoir expurger le culpabilisant
A chacun sa conscience en son ère pathétique
A chacun de glisser dans la peau d’un migrant…


Le petit corps au pied de l’écume des vagues
Le visage tourné vers le sable éternel
L’humanité s’émeut ; on voudrait qu’une dague
Trucide, irrévocable, le mal universel.           

mercredi 2 septembre 2015

DIVERTISSEMENT XII


Avant de m'attaquer à des sujets plus sérieux (crise du porc, dossier des migrants, dérèglement planétaire...) je poursuis avec une dernière récréation.

Cette fois-ci, place à l'homophonie !

mardi 1 septembre 2015

LA RENTRÉE

TOUT SALE EST KOHL
La rentrée en Allemagne où Kohl se reconvertit - TOUT SALE EST KOHL !
      
Voilà, c'est la rentrée des classes
Fini les plages, le temps des glaces
Terminées les heures à bronzer
Sous un soleil vitaminé.

Voilà, c'est le retour scolaire
Chez les petits détresse, colère
Et dans leurs jeans crados laissant
Leurs jeux s'en vont adolescents.

Vers le collège ou le lycée
Avant les universités
Sur le quai d'éduqués d'aucuns
Chercheront leur métier, bon train...

C'est la rentrée des professeurs
Des écrans plats, des processeurs
Du velleda où va l'idée
Validée par main professée.

C'est le retour du diapason
La routinière partition
Dépôts d'enfants, retour du soir
Rions ; bientôt il fera noir...

Septembre en fleur de fin d'été
Dans le jardin tout en saignées
De sève héritée d'un doux temps
Où gambadaient les joies d'enfant.

Voilà, c'est la rentrée d'école
Et moult hilarants traits décollent
Dans un ciel grisé par l'effort
Besogneux nuages en essor...



Progression pédagogique...

Eve, Ivry, la rentrée des classes...
Et vivre hilares, entre EDHEC, lasse...




samedi 22 août 2015

DIVERTISSEMENT XII

Cliquer pour agrandir



Autres possibilités non illustrées :

Cali joue Ray (Ventura)
Colis gérés
Colon girond
Col ajouré
Quai laid : gît rat !
Collage et riz
Quand luge héros ?
Culot : j'ai ri !
Quai longeait Rhin
Calogera (Cassandra) Pornstar 

Etc...

mardi 18 août 2015

GOURMANDISE DOMINICALE

Tous les jours de la semaine
A la cantine la Germaine
Nous sert le plat de maquereaux
Vu le prix du cabillaud

Il faut dire, à sa décharge
Que son bon mari décharge
Chaque jour sur le vieux port
Le trophée de ses efforts

Il est pêcheur de maquereaux
Si seulement le cabillaud
Se prenait dans ses filets
On aurait moins défi laid !

Défi d'accepter routine
Juste avant les clémentines
On nous ressort un poisson
Au putain de triste nom

En avant les plaisanteries
Qui nous plongent à St Denis
Ça fait passer les arêtes
Et une drôle de vinaigrette

Alors quand vient le dimanche
Mon palais prend sa revanche
Quelle régal ma croquantine
J'en oublie maquereaux, cantine !







samedi 15 août 2015

IL Y A MUSCLE ET MUSCLE...


Il vaut mieux, parfois, un Bonon qu'un Huilé !


EN CE JOUR DE LOURDES PARLONS DE GROODT

Texte de ma propre ponte - Cliquer pour agrandir si besoin est...

Petit clin d’œil à ce jongleur de mots qui navigue, lui aussi, entre Devos, Lapointe, Dac et autres cerveaux dérangés par les maux des mots mis.

Un autre petit clin d’œil se trouve ici !





vendredi 14 août 2015

PAS LA MEME CARRIERE


L'un n'aura pas fait longue carrière
Qui le connaît dans ses manières
Dans son sourire de jeune premier ?
Il aura peu, si peu, tourné !

Lui serait mu de grands talents
Pour être un César de l'écran
Dans chaque rôle que Pagnol
Très savamment pour lui fignole.

Pour moi il est sous Raimu Hay
Est-ce ainsi que vous l'entendez
Qu'en ces mots vous en parleriez ?
Mon avis vous le partagez ?



LE CAS ROMMEL DE NORMANDIE



D’origine bourgeoise, Erwin Rommel est né le 15 novembre 1891 soit exactement 5 jours après le décès d’Arthur Rimbaud dont le célèbre poème antimilitariste « le dormeur du val » n’allait pas spécialement inspirer le nourrisson.  En effet, Erwin, bien que  fils d’un professeur de Heidenheim (Allemagne) se fout du Rhin beau. Tout au plus prend-t-il parfois le temps de contempler la Brenz qui coule à quelques kilomètres de chez lui. Quand l’âme erre, cède, est-ce Brenz qui véhicule un remontant ? Oui et non ! Edwin aime voir le lit couler mais sans être un calé écolo. Il préfère Mars et l’amont guerrier de sa rive alitée !

Aussi, il entre vite, en tant que cadet, au 124e bataillon du 6e régiment d’infanterie à moins que ce ne soit le contraire ! Je m’embrouille déjà ! Ce qui est sûr, selon des sources incertaines car tirées de sites douteux, c’est qu’il s’entraîne à Weingarten (Allemagne) en 1910 pour décrocher un brevet de lieutenant en 1912 soit un net allemand de 2 ans pour bien prendre ses marks !

Rommel a vingt-trois ans quand éclate la Première Guerre mondiale (1914-1918). C’est sur les fronts français, roumain et italien qu’il va se couvrir d’un uniforme imperméable et de gloire. Pour ses faix de guerre il se farde aux honneurs (fardeaux zoneurs ?) en recevant l’ordre « pour le Mérite » tant l’ennemi a de sa lame hérité !

L’entre-deux-guerres lui permet de prendre du recul avec sa carrière militaire pour s’avancer vers l’Université et poursuivre des études, pour un bail honnête, à l’université de Tübingen (Allemagne). Bientôt, un petit à moustache enfle la mèche en flammèche et se fait sot (nazi) à brûler certains livres qui ne lui plaisent pas et ôte odes à fées judéo maçonniques.

Ce grand feu purificateur n’est pas sans déplaire à Erwin qui ne juge pas encore Hitler comme étant le pire homme, anéantissant (pyromane hait anti-sang ?)

En effet, il sympathise avec le national-socialisme qui fait fureur à cette époque ! Il est nommé commandant d’un chat bâillon de ta sœur, heu d’un bataillon de chasseurs à Goslar (Allemagne) en 1933.  Puis il est chargé de cours à l’école de guerre de Potsdam (Allemagne) où il propose avec art et TP d’arrêter paix. Enfin, il assurer la direction de l’école de guerre de Wiener-Neustadt (toujours en Allemagne, il y prend goût). Il écrit à l’intention des jeunes hitlériens un manuel d’instruction tactique : Infanterie greift an (L’Infanterie attaque). Qui pourrait prétendre que son instruction enfanta saints ?

Bien vu d’Hitler, il devient, en 1938, l’un des chefs du QG du Führer. Il fera apprécier à son chef le goût de l’alcool de miel qu’on sirote en écoutant Aïda sur un vieux Deutsch gramophone ! On évoque alors le « Verdi d’Rommel ».

Les deux hommes parlent de tout et de rien : SA, SS, Hess à Hesse, Höss… Mais il ne sert aryen de discuter. Hitler préfèrera la compagnie d’Eva naissante en son cœur. Aussi va-t-il demander à Erwin d’aller voir sa garde personnelle pour voir s’il s’y trouve. En d’autres termes Adolf demande à Rommel  de prendre le commandement de cette garde leste qui est toujours sur l’air « Heil ».

En 1940, la guerre est claire ! Il commande la 7e division blindée pendant la campagne de France (mai-juin 1940). Cette division multiplie les retraits des pauvres soldats français et corse l’addition sur la Somme ! La percée allemande est foudroyante, ô rage ! Rommel occupe vite la Meuse et la Meuse hurle à fond et, là, mesure l’affront.  Puis Rommel se rue vers le canal de La Bassée (Nord) et une banale Deûle à casser (contre paix) dans son œuf de résistance qui manque d'ohms courageux. Puis il fonce sur Lille qui connaît à l’aube effroi (halle au beffroi ?). Il fait tomber la capitale des Flandres puis faisant volte-face il traverse la Somme, l’assomme, puis enfonce à revers la ligne Maginot, cette infrastructure militaire devenue caduque et que le mage Hinault (le grand père du cycliste) avait cru bon d’édifier pour permettre à la paix d’aller loin des railleurs.   

Erwin  Rommel est un malin corps né en mal incarné et ses manœuvres  tactiques tiennent de l’irréel tant qu’on laisse son génie faire. Une telle intelligence stratégique lui vaut le surnom de  "Renard du désert » (Fuchs der Wüste) et Hitler dira : J’eus l’renard longtemps en haute estime, j’aime son style haut, féroce tant (son stylo fait Rostand ?)»

Rommel, l’heureux narre ses exploits à sa femme Lucie mais, ne voulant pas voir les armées nager, il laisse Lucie faire l’heureux pas, heu, le repas : de l’oie ! Il dit qu’il vient d’être nommé par Hitler pour commander l’Afrikakorps ! C’est la Libye, ma chérie ! L’alibi pour me quitter encore, se lamente la dame dont le cœur pleure des larmes d’échardes à seau !

On est en 1941 et il va porter à l’allié italien menacé et qui s’émousse aux lignes I (I comme Italie). Il repousse par deux fois les troupes britanniques et la seconde fois s’avance jusqu’à EI Alamein (Égypte) en juin 1942 par tout tank à mont (de sable soit l’équivalent d’une dune)

Son plan est de prendre Alexandrie d’un élan phare haut puis Le Caire (Égypte). Le Caire ose haine pour empêcher que le renard pompe son pétrole. En vain. Rommel occupe l’Egypte et s’en sert comme base de départ pour se diriger jusqu’au Caucase afin de prendre les Soviétiques à revers et vaincre l’Est à line hyène. Mais le revers se trouvera dans son camp ! L’entêtement du commandement rital crée maux des rats tôt et vil haro mène à la catastrophe. Il faut y ajouter l’absence de renforts qui rend faible  et la nette supériorité matérielle des Alliés, rusés lions, résilients le rasant !

Malgré tout il est promu maréchal par Hitler en 1942 et reçoit le bâton, ton thé naît, tonton… Pris entre deux feux après le débarquement anglo-américain du 8 novembre en Afrique du Nord, il est acculé, pris au collet laid, de reculer sans caler face à l’offensive anglaise du 23/10/42 où de britanniques démons gomment et rient de l'effacement des traces allemandes. Rommel  se demande déjà : pourquoi ce bâton ?  Il évacue successivement l’Égypte, la cire et Annick, heu Cyrénaïque et la Tripolitaine pas très polie, teigne. Malgré un manque de renfort en hommes et en matériel il parvient à regrouper ses forces sur la ligne Mareth (Tunisie) la fameuse « Maginot du désert »
Rommel va souvent voir Hitler pour demander des renforts, rien y fait. Il reçoit des mains du moustachu, le 11 mars 1943, les diamants de la feuille de chêne avec épées pour sa croix de chevalier de la Croix de fer mais, en même temps, sa mésaventure s’accroît d’enfer : on lui retire le haut commandement  d’Afrique ! Il en pleure un air de dépit : larmes éditent l’air !

Puis lot de consolation : le commandement des forces du mur de l’Atlantique lui est donné en 1944. Ah, ce mur de l’Atlantique qu’il va bétonner en évitant le rideau de lattes, l’antique, car il n’est pas manche et se sent au bord de l’amer quand on lui évoque, au céans, des remparts en bois. Non, il veut du costaud qui cause tares pour l’ennemi. Du béton ! Alors, bien avant Bouygues, il se lance dans de splendides projets immobiliers : bunkers, casemates ou brillantes et compagnie ! Il a besoin d’argent et débloque hausse…du budget de l’armement jusqu’à des cimes hantées par l’aigle nazi. Il fait planter des pieux de 4 à 5 mètres sur les plages pour gêner tout débarquement : les fameuses asperges qui font d’un nautisme un naufrage : le fameux syndrome d’asperge-guerre !

Mais, dans la nuit du 5 au 6 Juin 1944, Rommel n’est pas à son poste. Il est parti depuis la veille en Allemagne pour rejoindre sa femme qui a légère manie de fêter son anniversaire. Il part sans jambages mais en voiture : les renseignements en sa possession indiquent clairement qu’il n’y aura pas de débarquement avant le 15. Mal lui prend. Le 6 juin l’Histoire ouvre une grande page ! Revenant en toute urgence, il ne peut s’opposer à la percée des Alliés ! L’âne, hors, mendie des renforts à Hitler mais tout flotteur dépend de celui qui l'égoutte et c'est un "Nein" catégorique. 

Gravement blessé par des chasseurs bombardiers qui abîment sa voiture et lui font le mythe raillé (17 juillet 1944), il doit abandonner son commandement comme un dément incommodément.

Déçu par l’Etat Nazi, il fait fin devis sur le redressement possible : il préconise un putsch de bonne fracture et va aller chez Hans (un ami avec qui il est en bon terme) pour en parler. Ils évoquent un putsch contre Hitler mais à la condition que ce dernier ne soit pas assassiné pour éviter d’en faire un martyr quand démarrent tirs.

Au cours d’une réunion des conjurés, Rommel est désigné pour assurer l’intérim à la direction de l’Etat car son but CDD heu c’est d’aider. Le 20 Juillet 1944 le putsch échoue car l’officier qui opère a de vagues nerfs. C’est l’officier Claus comte Schenk von Stauffenberg (l'ai-je bien prononcé ?) qui officie mal ! Il est Parsifal, heu, il effare, si pâle !  Il est arrêté le soir même et fusillé.

Le 14 octobre 1944 deux généraux se présentent chez Rommel
 alors en convalescence pour lui signifier : « con va l’essence de votre complot : ». On lui précise qu’il est un gueux et contre gueux est ring ! Oui, ça boxe haut, fils !

Dès lors son exclusion de l’armée est prononcée par la "Cour d’honneur de la Wehrmacht ". Pas très radieux il est radié, prend l’air odieux, fait l’ire aux Dieux, ceux de la guerre qui sévères, martèlent en tête (c’est Wehrmacht hélant tête...à couper) : tu ne devais pas trahir !

Convaincu de sa participation au putsch manqué il ne reste à Rommel que deux possibilités : se présenter devant le tribunal du peuple (vox populi vox dei) ou se suicider. Il choisit le poison comme un art scénique et se donne la mort le 14 octobre 1944. Hitler lui accorde des funérailles nationales à la mesure de sa popularité : un maître s’en vint !

Il ne reste de lui que de merveilleux monuments au bord des plages, lieux de rencontres, de soulagement naturel.

Une véritable poésie !




mercredi 12 août 2015

LES NOTES DES JOUEURS

Cliquer pour agrandir

Qui oserait dire que le football et la musique ne font pas bon ménage ? 

Bon, il est vrai que les tricolores entamant la Marseillaise ça peut faire grincer des dents !
Des cours de solfège devraient être proposés à nos chers (voir très très chers) footeux histoire de ménager un peu nos tympans délicats.

Mais, à propos, j'oubliais : je ne vous ai proposé que le premier vers de cette jolie chanson !
Voici la suite : c'est un quatrain. On peut le répéter ad libitum et les notes de la première phrase musicale font leur copier-coller pour les 3 autres vers !

On ne va quand même pas se fatiguer pour des porteurs de crampons sur gazon !

Voilà l'oeuvre complète :

On chante com' des pieds bien qu'on / les aim'
Il nous font tant gagner du blé / en  herb'
Chanter ne nous va pas nos voix / cornent airs
Ça frise le carton rouge ; gare aux / sales airs

Ce n'est pas non plus de la haute littérature mais c'est adapté !



lundi 10 août 2015

COULEURS TAPANTES



Fiche d'identité : Agapanthe
Nom(s) commun(s) : Agapanthe
Nom(s) latin(s) : Agapanthus
Famille : Amaryllidacées
Type(s) de plante : 
Plante à fleurs
Climat :
OCÉANIQUE SEMI-OCÉANIQUE MÉDITERRANÉE

FERRY BOAT (les vacances de l'ex Ministre)


LES CAPRICES DE BIELSA

♫♫♪  A présent je dois m'en aller...

L’Olympique de Marseille, pour ce premier match de reprise de Ligue 1, n’a pas joué avec ses tripes et s’est fait battre par Caen (0-1) en son stade vélodrome ! Un but de Delort qui vaut un lingot pour les Normands mais qui fait boire jusqu’à la lie un n°10 phocéen qui est au vin à défaut de se faire rhum à eau (n° 20) puisque ici s’est levée l’eau de rhum !
La déroute est d’autant plus terrible qu’elle se double d’une démission surprise de l’entraîneur, Marcelo Bielsa ! Et oui, l’homme à la glacière en guise de pose-fesses a jeté un froid en lançant, en fin de conférence de presse :
Finalement je me casse ! J’en ai marre de donner de la bande !
BIELSA : BASILE ?
On a su le fin mot de cette décision brutale. Le maestro argentin attendait que les salaires réévalués de ses deux collaborateurs démissionnaires lui soient entièrement versés ! Lors d’une réunion, le Président de l’OM, qui vint sans la brune (il déteste la bière) refusa cette éventualité.
Bielsa commence à trembler en écoutant ces décisions qui se font entre aînés.
BIELSA BALISE
Il commence à germer dans ses pensées une fuite possible car « il n’y a de bien en cette vie que l’espérance d’une autre vie » comme dirait Pascal…
BIELSA : BLAISE ?
Lors de cette même réunion il exprime sa volonté de récupérer les deux voitures de fonction, les indemnités de loyer, les billets d'avion et même les téléphones des deux hommes ! Car orphelins, les téléphones pleurent...
Mais puisque je vous dis qu’ils sont démissionnaires ! Ça ne vous coûtera pas plus ! N’est-ce point une bonne base de raisonnement ?
BIELSA : IL BASE
La direction refuse ! Bielsa tourne son nez ! On lui refuse tout ! Déjà qu’il aurait aimé faire venir Gareht Bale (qui n’y joue pas) ! Ah si Bale était venu à Marseille…
BIELSA : SI BALE
Oui, tout le monde se détourne de son aura si majestueux ! Le Directeur Général, Philippe Pérez, qui a des lettres, lui lance même :
Tu ne voudrais pas qu’on se mette à tes genoux non plus ? Tel Catulle jonchant de poèmes les pieds de LESBIA !
BIELSA : LESBIA ?
Oui, tous y font rien que m’embêter ! C’est bon ! Je me casse mais je ne le dirai qu’au dernier moment, na ! Je trouverai bien un job ailleurs. J’en suis capable, non ? Oui, peut-être mais un doute s’installe chez un chroniqueur britannique

BIELSA  IS  ABL?

PUB 82


PUB 81


dimanche 9 août 2015

IL EST DE TRISTES ANNIVERSAIRES


Il est de ces tristes anniversaires.

Il y a 70 ans les USA larguaient la bombe atomique sur Hiroshima (6/08/45) puis Nagasaki (3 jours plus tard), précipitant l’ennemi japonais vers la capitulation au prix de milliers de morts (entre 155 et 246 milliers) et d’innombrables vies mutilées par les radiations.

L’arme la plus monstrueuse jamais réalisée par l’homme pour tuer ses semblables avait été utilisée et l’Histoire compterait désormais avec la menace nucléaire.

La guerre froide ne fut qu’un avatar de cet équilibre de la terreur qu’on retrouve, désormais, dans chaque coin de la planète. Dernièrement, les Iraniens, après de moult tractations, ont renoncé à la Bombe pour bénéficier de la levée d’un embargo et s’ouvrir au marché occidental. Mais les accords restent toujours fragiles. La tentation du nucléaire habite les esprits tant il reste facile de transformer une énergie domestique, source d’électricité, en machine de destruction massive.

Le Japon commémore l’apocalypse et prie pour que l’homme ne fasse plus la guerre et puisse vivre en paix.


Dans la nuit, des lanternes de papier coloré ont flotté sur le fleuve Motoyasu à la mémoire des morts du feu nucléaire…


Hiroshima, Nagasaki
Soixante-dix ans, aujourd’hui
Les flots de mémoire irradiée
Sur les rivages du passé.

Le pays du soleil levant
Le cœur lourd de cerisiers blancs
Tourne ses fleurs d’humanité
Vers un ciel de sérénité

L’azur si bleu d’apaisement
Sur les pagodes éperdument
Ravive un soleil endeuillé
En rayons de solennité

L’esprit habite les esprits
En chaque prière adoucie
De larmes aux sources éternelles
En leurs limons sacrificiels

Le champignon hante les vies
De ses volutes d’insomnie
Panache gris d’apocalypse
Vision de l’atomique éclipse

Le deuil aux immuables plaies
Des nécropoles irradiées
Porte en chagrin l’ombre des vies
Hiroshima, Nagasaki…


C’était une lueur soudaine
Blanche argentée, terreur humaine
Il se revoit, corps en lambeaux
Chair dépecée, veines en ruisseaux…

Dans sa mémoire de noirs fantômes
Errent dans les brumes de l’atome
Flancs éventrés, pas titubant
Spectres hagards, cris du néant.

Ils ont broyé l’âme nippone
Ils ont osé l’ogre démone
Dévorant de sa barbarie
Hiroshima, Nagasaki

Mais sur les cendres du chaos
Fleurissent aux hymnes des kotos (1)
Les haïkus de la sagesse
Brodés d’harmonie prophétesse

Plus jamais ce mal absolu
Baiser de paix soit bienvenu
Pour embrasser les horizons
Eblouis de douces raisons

Refoulons l’arme fatidique
Nourrie de flèches atomiques
Conjurons l’ignoble terreur
Par la recherche du bonheur


Hiroshima, Nagasaki
Soixante-dix ans, aujourd’hui
Mais la bombe éclate en débats
Au pays des ayatollahs

Tentation du feu nucléaire
Une hibakusha (2) centenaire
De ses mains ridées prie longtemps
Pour l’éternité du printemps…


(1) Instrument de musique à cordes pincées
(2) Désigne les survivants des bombardements nucléaires au Japon