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samedi 12 novembre 2016

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DANS UN PETIT SALON DE LA MAISON BLANCHE


Tandis que leurs époux devisaient dans le salon ovale, Mélania Trump et Michelle Obama ont longuement discuté entre femmes dans une pièce annexe.


Michelle : Bonjour Mélania, tu vas bien ?

Mélania : Bonjour Michelle. Je vais bien. Je me prépare. Je tiens à te remercier pour le discours que tu m’as envoyé, tu sais celui que tu avais prononcé en 2008, à la convention démocrate ! Il m’a bien aidé pour soutenir Donald !

Michelle : Ah, oui, le fameux discours. Bah, il faut bien céder entre femmes et puis à l’heure du copier-coller plus personne ne se formalise.

Mélania : Il n’empêche, je te remercie. Mais, qu’as-tu Michelle, je sens ton visage qui s’assombrit, heu, je le dis sans jeux de maux et en tout bien tout tonnerre, n’est-ce pas ?

Michelle : Oui, heu, c’est que je sens qu’elle vacille ?

Mélania : Qui, quoi, la ? La démocratie ? Tu penses que Donald est une menace pour nos institutions ?

Michelle : Oui, heu..non… Je ne pensais pas à cela. Je pensais à la petite flamme de Cohen.

Mélania : Cohen ?

Michelle : Léonard Cohen ! Il est mourant !

Mélania : Léonard Cohen ? L’auteur de « Belle du Seigneur » ce livre que j’ai dévoré ! Ah, cette Ariane Deume ! Combien je me suis assimilée à elle…Mais, il est mort l’auteur de ..

Michelle : Non, ça c’est Albert Cohen. Effectivement il est mort en 1981, si je ne m’abuse. Non, là je te parle de Léonard Cohen.

Mélania : Léonard Cohen…Voyons, voyons, Léonard Cohen… Ah, oui ! Le journaliste de France Inter qui se tape une tranche matinale !

Michelle : Le journaliste de France Inter ? Ah, oui ! Ah oui ! Ah mais non : lui c’est Patrick Cohen qu’il ne faut d’ailleurs pas confondre avec Daniel Cohen, un économiste ou avec  Elie Cohen, un autre économiste, à se demander même s’ils ne sont pas frérots dans la vie.

Mélania : Ah oui, comme les Bogdanov, mais peut-être en moins moches. Je ne sais pas moi : je ne les connais pas ! Mais alors ce Léonard…heu, c’est qui ?

Michelle : Attends, je vais te faire écouter !

(Elle sort un 33 tours des familles, le place sous le saphir et fait tourner le vieux pickup vintage acheté dans un dépôt vente)

Les premières notes s’égrènent : ♫♪  Suzanne takes you down to her place near the river ♫♪♪  You can hear the boats go by..

Mélania (en larmes) : C’est trop beau ! C’est lui Léonard Cohen sur la pochette ?

Michelle : Oui, enfin, là il est jeune. Maintenant il est à l’article de la mort. Il se laisse mourir depuis que sa muse s’en est allée. Son dernier album est, à cet égard, très crépusculaire…

Mélania : Il peut mourir d’un instant à l’autre ?

Michelle : Oui, je n’arrête pas d’y penser. Mais bon…Je vais me ressaisir ! Tu veux encore du thé ?


Mélania : Merci Michelle, ça va aller. Laisse-moi juste écouter la fin de ce morceau. Ça me changera un peu de Rock'in the free world. Ce n’est pas que je déteste Neil Young mais Donald m’en a plus que fait souper depuis quelques semaines !

LE 45 ème



Saint Donald est son patron
Le seul saint au Paradis
Marchant en canard et dont
Jésus dit qu’il geint la nuit
Depuis que son protégé
Multiplie insanités
Mots de haine et calomnie.
Il procure bien des soucis !
- Quarante cinquième Président
Je t’en prie sois moins méchant !
Hélas l’homme joue du blasphème

Et tel écart hante saint qui aime !

vendredi 11 novembre 2016

COHEN S'EN EST ALLÉ, ALLELUIA



Suzanne, son indéfectible muse, l’a emmené, pris par la main pour le guider vers l’éternité, au firmament des poètes, retrouver Federico Garcia Lorca.

Léonard Cohen vient de rendre son âme aux anges de la poésie céleste. Un immense alléluia a longtemps accompagné l’émotionnelle ascension.

Le chanteur canadien est mort à l’âge de 82 ans, ce jeudi 10 novembre,  juste après avoir édité son dernier album « You Want It Darker », un album crépusculaire, à l’hiver de cette vie musicale et baignée de poésie prophétique.

Son autre muse, Marianne Ihlen, celle de la chanson « So Long, Marianne » venait de le quitter pour toujours. Il l’a rejointe, dans le grand paradis blanc des voix inoubliables.

Car Cohen était d’abord une voix, une onde rocailleuse, rauque et charnelle tout à la fois, profondément chaleureuse et déroulant son long manteau de lyrisme biblique.

Cohen, à l’image de Joan Baez ou du désormais Nobel Dylan, représentait la chanson engagée, totalement épurée. Une voix et une guitare pour faire vibrer les cordes de cette indéfinissable forme « d’équilibre dans le chaos de l’existence » comme il tenait à le souligner.

En ce 11 novembre, alors que les commémorations fleurissent le soldat inconnu, l’aura du grand poète illumine les tombes de son éclat antimilitariste.

Car Cohen était un artiste engagé, comme sur la guerre au Vietnam. "J'ai dit que la guerre est misérable et que les hommes sont des animaux. Ils ont le goût du sang", disait-il il y a quelques années.


Suzanne l’a emmené écouter les sirènes de l’autre rive en nous laissant là, pantois, juste capables d’exprimer au bout de notre peine  qu’il nous manque déjà !



QUAND SA RAISON S'EFFRITE



         Décidément, les candidats de la primaire de droite font dans le culinaire. Après les petits pains au chocolat à 15 centimes de Copé, voilà une double ration de frites proposée par notre petit Nicolas !

Lors d'un discours (par qui était-il écrit celui-là ?) l'ex Président a proposé que notre bonne république, Mariane, ne s’embarrasse plus à passer du temps dans ses cuisines pour mitonner des plats pour petits juifs et des plats pour petits arabes.

Il faut un plat pour tout le monde ! Alors casse toi pov' con de plat de substitution. Si le petit ne mange pas de porc (on imagine pour des raisons religieuses), le jour où il y a du jambon à la cantine, hé bien, le petit prendra double ration de frites !

Jean-François Copé, raillé pour ses petits pains au chocolat, prend là une belle occasion de se moquer du concurrent :

Je suis consterné : Nicolas propose une double ration de frites ! C'est une atteinte à l'équilibre alimentaire !

Il a raison l'ami Copé même si une pléthore de frites n'a rien à envier avec une appétence féroce pour les chocolatines, du point de vue de la diététique.

Mais le gros problème dans tout cela c'est que lorsqu'il y a du jambon à la cantine il n'est pas systématiquement accompagné de frites !

Faudra-t-il alors proposer une double ration de purée ? Un double volume de riz ?

Autant de points existentialistes qui n'ont pas été traités par le petit nerveux ! 

C'est bien dommage !


Son intelligence s’effrite
Depuis qu’il perd des neurones
Son petit cœur en téphrite
De volcan fou nous étonne.

Est-ce une douleur de néphrite
Qui lui fait dire, délirant :
La double ration de frites
A nos petits musulmans ?

Loin du Carlos des comptines
Qui s’éclatait  à manger
Avec copains et copines
A la cantine animée

Notre Nicolas futé
L’estomac dans les talons
Se plaît à stigmatiser
Les frites aux yeux des gens bons !

Nicolas vous m’épatâtes
Je vous donne, belle huile, deux palmes
De l’académie des battes
Qui jamais n’aspire au calme.

La double ration de frites :
Oui, de sa bouche encore naît
Une billevesée inscrite
Au rayon de l’insensé !

Point de jambons trop de frites
N’est-ce pas favoriser
L’essor des bintjes ! Ah mais dites :
C’est belgitude assurée !

           









jeudi 10 novembre 2016

TRUMP ETANT PÈRE DE LA PATRIE (Trompetant, perd deux la ♪♪....Pat rit !)



Voilà, les jeux sont faits et vox populi vos déi.

Hillary ne sera pas la première femme à occuper la maison blanche !

Donald Trump, contre toute attente (enfin presque) sera le 45° président des USA après une campagne électorale qu’il a redorée de ses frasques mysogines, racistes et invariablement mégalomanes.

Parti seul, sans bagage politique en poche, l’homme et son ego surdimensionné ont labouré les terres dévastées d’un pays touché par la mondialisation.

La victoire de Donald Trump c’est un coup de pied au cul des élites en place, une gifle pour un système qui a donné l’impression de ne pas s’intéresser au petit peuple.

Enfin, on peut le penser ainsi. En vérité, Donald Trump n’a fait que jouer sur les peurs de gens, leur angoisse face à la mondialisation qui supprime tant d’emplois.

L’homme, dépourvu de toute doctrine économique et qui navigue au feeling, a ressorti son bon vieux concept « d’hyperbole véridique ».

Il s’agit d’instrumentaliser le fantasme des gens, de promettre tout et son contraire, de pratiquer un enfumage basé sur une forme d’innocente exagération.

Du grand art aux yeux des laissés pour compte qui voient en Trump un monsieur « Muscle » , seul qualifié pour redonner aux USA ses lettres de noblesse.

Et qu’importe que l’homme soit milliardaire, fils de riche et animé viscéralement par le profit puisqu’il promet à chaque américain le retour au rêve (comprenez : la fortune, le profit !)

Oui, Trump a gagné mais suscite déjà bien des craintes. Comment gouvernera-t-il ? Avec qui ? Quelles seront ses relations avec l’Europe ? Avec les pays arabes ? Avec le Mexique jugé criminel et dont il cherchera à se prémunir par l’érection d’un mur ?

La victoire de Trump est peut-être la fin d’un monde. La mondialisation débridée fait ressortir des petits monstres autocrates et populistes qui ressortent le paradigme de l’autosuffisance, du repliement nationale, du rejet du migrant et du protectionnisme.

Le Brexit, la poigne de fer du turc Erdogan, les visions hégémoniques de Poutine sont autant d’avatars d’une frilosité de la planète face aux défis de la mondialisation et des flux migratoires qu’elle génère plus ou moins directement.

Un retour vers l’archaïsme de sociétés arc-boutées derrière leur drapeau.


Un retour qui enchante une certaine Marine.



Gueule de bois sent le sapin
D’un cercueil américain
Où gît la démocratie
Dans ses habits défraîchis

Le milliardaire arrogant
A fait briller son argent
Comme un mirage à gagner
Dans la bannière étoilée

L’homme en bon manichéen
Sépare nantis des vauriens
C’est winner contre loser
La fortune est un moteur.

La richesse permet tout
Des injures de voyous
Un sexisme débordant
Le rejet des musulmans

Dans l’immense casino
Où il misa son ego
Le nanti a remporté
Les voix de déshérités.

Sous le veston populiste
Bat le cœur nationaliste
Les replis identitaires
En tempos autoritaires

Chaque nuit pour lui tapisse
Un vieux rêve d’édifice
Emmurant les Mexicains
Dans leurs brisements latins.

Dans sa tour de Manhattan
Au profond de ses arcanes
S’érigea le pari fou
D’élaguer tous les tabous

De se lancer, franc-tireur
Vers le sommet des honneurs
Sans mandat, sans un CV
De politicien rusé

Le grand cerveau reptilien
A repeint le quotidien
De promesses fantaisistes
Aux couleurs volontaristes

Il a capté la colère
Qui grondait sous le cratère
De ces villes sinistrées
Noires d’usines sacrifiées

Et qu’importe qu’il ait rit
De l’indigent qu’Hillary
Se voulait réconforter :
Il a bel et bien gagné !

Déjouant tous les sondages
Il a planté ses adages
Dans le cœur des incompris
Qui le virent comme un Messie.

L’hyperbole véridique
D’une auréole magique
Le consacre Président
Autant emporte le vent…

Que nous prépare l’avenir
Dans ses ailes du désir ?
Le rapace imprévisible
Crée tant de peurs indicibles

Des peurs mais aussi l’espoir
Pour qui lorgne la victoire
Qui dénonce le système
Qui dit au peuple : je t’aime !

Le monde n’était-il donc pas
Assez dur qu’il faille aux pas
Faire marcher les républiques
Sur les voies autocratiques

Poutine, Trump ou Erdogan
Les martiaux mégalomanes
Font lustrer de brillantine
Les cheveux blonds de Marine.

mardi 8 novembre 2016

DONALD SUR UN COIN COIN DE RUE


LE D DAY


Entre un éléphant
Qui Trump énormément
Et un baudet sain
Antirépublicain
L'oncle Sam va choisir
Ses ailes du désir
Pour s'envoler sur cinq ans
Vers zèle et des ires
C'est le grand jour, le D Day
Votez sans fauter !
Une campagne à cours d'idées
Vient de s'achever...

lundi 7 novembre 2016

LE MARCHAND DOUCE, A BLÉ, PASSE HAIES (des convenances)



L’animatrice de L’humour est dans le prêt, après avoir labouré le rural essaie de comprendre pourquoi la rue râle dès qu’on parle des politiques !

Alors Karine Le Marchand (KLM, spécialiste du bord d’aile) marche sur les plates-bandes des journalistes politiques en invitant les politiciens de tous poils (et à caresser dans le sens ordonné) à s’épancher sur leur enfance, leurs peurs, leurs angoisses, leurs amours…

Bref, des confidences qu’on fait denses (voire danses) et qui va devenir la marque de fabrique de l’émission « Une ambition intime ».

Un concept télévisuel éprouvé pour la première fois dans la Chine de Mao sous le nom : « Une imbibition : un timonier contre toute ambition intime aux niais »

Alain Juppé, le chauve de Bordeaux, s’est prêté à ce jeu et a, par ce truchement, montré toutes les facettes d’un comique contrarié.

Pas sûr que ça lui fasse gagner des places dans les sondages !

Encore que ! A presser sur le champignon vénéneux de l’audimat on peut se faire aimer !


Vénéneux ; mais de cela s’amuse Karine !

dimanche 6 novembre 2016

L'APACHE A MEAUX



Il ne fait qu'allumer d'la paix
Et manger pains au chocolat
Mais gare à qui veut le chasser
Car lui viendra un choc et là
Il sortira vif de l'attente
De son bon air las, pas chameau
Vous sortira l'arme tuante
Oui, mine de rien, l'apache à Meaux !

TWEETER HACHE TA GAIETÉ (hashtag étaie !)



Denise, en naze n’avouera pas l’an (en Aznavour à pas lents ?), oui l’an maudit qu’elle a passé sur tweeter.

Denise, des Vosges (contrepet) y a laissé sa santé et l’équilibre familial.

Trop de temps passé, dès le matin, à trouver le petit billet de moins de 140 caractères pour tenter de se faire aimer tandis que, tout près d’elle, dans leur enveloppe charnelle, le cœur de son mari et celui de son enfant  ne battaient que pour elle.

Elle a passé du temps, sans répit, jour et nuit, pour réussir (pensait-elle), pour gravir le sommet. Mais en oubliant ses amis, son amour, ses emmerdes !

Non, Denise n’avouera pas car elle a sa fierté.

Cette fierté qu’elle nourrissait en voyant venir à elle de nouveaux followers (des gens qui vous suivent sur tweeter).

Cet orgueil démesuré qui la poussait à se retweeter (relancer son propre tweet sur la toile) puisqu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même dans ce milieu très narcissique.

Non, Denise n’avouera pas qu’elle se voyait déjà en haut de l’affiche tandis que son mari, au plus profond du dépit, lançait :

Tu t’laisses aller, tu t’laisses aller !

Alors progressivement Denise a pris conscience que le petit oiseau bleu lui gâchait la vie. Elle a pris l’angle des « plaisirs démodés » : Tweeter n’est qu’une fabrique de vieux jeux de mots pourris qu’on recycle à l’infini. Tweeter n’existe que pour combler l’ennui dans un monde qui ne fait plus rêver, sur une planète anxiogène. Pire, Tweeter nous afflige de billets racistes, islamophobes et, comble de malheurs, bourrés de fautes d’orthographe !

Tweeter demeure le royaume de l’instantané compulsif, de la saute d’humeur incontrôlée, de l’information non vérifiée, du « Chirac mort » boutininisé !

-         Désormais, on ne nous verra plus ensemble, a-t-elle lancé un jour à sa Tweet Liste (TL), cette ribambelle de niaiseries, de gazouillis insupportables (et toujours moins bien rédigés que les siens) qu’elle recevait des gens avec qui elle avait cru judicieux de communiquer quand bien même se cachassent-ils sous un pseudonyme agrémenté d’un avatar.

Denise s’est désintoxiquée et a quitté l’oiseau bleu. Elle s’est auto-radicalisée positivement.

Elle revit, respire, ne jalouse plus sa copine Carole qui se « la pétait » en s’enorgueillissant d’atteindre les 10.000 followers en moins d’un an.

La vie n’est pas sur tweeter. La valeur d’un être ne se mesure pas au nombre de followers. Elle en est persuadée :

J’ai gaspillé le temps, en croyant l’arrêter et pour le retenir, même le devancer, je n’ai fait que courir et me suis essoufflée…

Alors elle renoue avec la vraie vie. Elle a des idées de voyage :

Nous irons à Vérone, a-t-elle lancé à son mari enfin soulagé. Avec Amélie, pour ses 6 ans. Et puis on ira plus loin. Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles !

Denise retrouve sa sérénité. Elle redevient cette femme aimable qu’on aimait rencontrer pour engager une conversation responsable lors de réunions de parents d’élèves.

On ne la voit plus absorbée à tapoter son petit clavier, à s’extraire de la communauté des vivants.


Denise revit comme au temps de la bohème, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…



Qu’elle est triste Denise
Au temps des journées mortes
Qu’est triste Denise
Quand elle ne tweete plus
Elle cherche encore des mots
Qui ouvrirait la porte
A d’autres followers
Mais elle ne les sent plus (les mots)

Qu’elle est triste Denise
Lorsqu’au beau bar, Carole
Devant un bon café
Lui dit : ça va bien mieux
Mes abonnés si chers
Retweetent : ils se gondolent
De mes billets d’humeur
Ils en sont fous furieux !

Qu’elle est triste Denise
Au temps des lettres mortes
Quand se font la valise
Les mots, ces malotrus !
Amuser : qu’on la lise !
Y’a que ça qui importe !
Poster l’hilarité
Aux abonnés déçus

Qu’elle est triste Denise
Devant tant de lacunes
Elle a perdu la main
Ou elle n’a plus la foi ?
L’oiseau bleu agonise
Elle ressent l’infortune
Car certains l’ont bloquée
Elle ne s'en remet pas !

Adieu toutes ces piges, on
Sent bien qu’elle s’insupporte
Elle est en dessous, pire
Toute son âme est perdue !
Elle est triste Denise
Elle si gentille, accorte
Vient de piquer sa crise
En tweetant : plein le C....(censuré)


samedi 5 novembre 2016

TOUS LES RÊVES DE FOLON





Au-dessous rugit la guerre
Et la terreur de Mossoul
L’écho des canons se perd
Dans ce grand bleu qui déroule
L’éternité de nos âmes
En légères voluptés
Vole gracile oriflamme
Du grand bonheur éthéré.

Au-dessous tremblent les cœurs
Des rues d’Alep assiégées
Ici flotte la douceur
En mille oiseaux bien aimés
Déchargés de toutes entraves
Dans cet azur infini
Dépouillé de toute enclave
Et de prisons d’agonie

Au-dessous vit la misère
Vêtues de ses oripeaux
Ici, en princes de l’air
Planent les grands idéaux
De leurs ailes harmonieuses        
Où surgit la transparence
Une harmonie bienheureuse
Comme imprégnée de l’enfance.
        
Un paradis de lumière
Pris dans le rêve infini
Au-delà de nos prières
D’un amour qui s’accomplit
Un grand dessein de sagesse
Au fil de l’apesanteur
L’homme oiseau nourri d’ivresse
Nage en volant de bonheur

Au-dessous la nuit s’étend
Ici, le bleu d’horizon
Fait valser, luminescents
Tous les rêves de Folon…



vendredi 4 novembre 2016

SUR LA COTE D'OPALE





Dans le «vagon» vieillot qui menait à «Vissant»
(Ne disait pas «Ouagon» et moins encore «Ouissant»)
Il songeait à la plage, aux sables ondulés
Les oyats parsemés, l’horizon Cap blanc nez.

Il pensait à la mer sous le beau ciel d’été
Il y courut ravi à descente du quai
L’allègre mouvement, de liberté nouvelle
Après le dur labeur des temps industriels.

Il se baigna radieux dans la fraîcheur des flots
Porté par les remous, sous les criards échos
Des goélands joueurs dans l’éclat de juillet
Qui nappait de soleil la danse des marées.

Il sortit des salines d’une allure euphorique
S’étendit languissant sur le sable apathique
Nu comme Adam, saoulé de vertiges marins
Il quitta des pensées entachées de turbin.
Et qu’importe l’émoi  d’un petit éventail
La chamade battant un cœur sous le poitrail
D’une belle inconnue qui le vit en passant !
Il lui fallait renaître : oui, s’extraire à Wissant !

mardi 1 novembre 2016

DIVERTISSEMENT XIX



Ce nouveau panneau de délires allitératifs nous amène chez Hergé (clin d'oeil à l'exposition évoquant son oeuvre magistral, au Grand Palais). Mais il nous présente aussi les deux demi- frères Guetta et quelques animaux bien sympathiques.

Le cinéma n'est pas en reste avec Louis Malle et Mathilda May.

J'ai cru bon relancer une campagne contre l'alcool sur la route, qu'on conduise une belle bagnole ou qu'on enfourche une vieille Malaguti des familles.

Voilà, voilà...