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mercredi 7 décembre 2016

GOTLIB S'EST ÉTEINT...GÉNIE !




Le 4 décembre, à l’âge de 82 ans, s’est éteint Marcel Gottlieb, Monsieur Gotlib, le roi du gag dessiné, de l’humour noir et absurde, au long de longues planches désormais devenues cultes.

La vie ne le prédestinait pas spécialement à vivre d’humour et d’offres rêches aux Dieux de la rigolade décapante. Né en 1934, d’une famille d’immigrés juifs, le petit Marcel aura connu l’horreur du nazisme. L’humour viendra exorciser les démons.

Un humour décliné par des personnages fous, dessinés de main de maître : Gai-Luron, Superdupont, Hamster Jovial et cette indécrottable petite coccinelle qui venait se nicher dans moult vignettes de la série Rubrique-à-brac, un agglomérat d’histoires désopilantes où s’invitaient parfois de sublimes caricatures (Brassens, Guy Lux, Serge Gainsbourg…)

Gotlib entama sa carrière de dessinateur chez Vaillant, en 1962. L’hebdomadaire deviendra le fameux Pif-Gadget, à ne pas mettre entre toutes les mains, notamment les anti-communistes. Il crée ses premiers héros : Nanar et Jujube, un jeune garçon et son renard apprivoisé (inspiration St Exupéry ?). Puis viendra un chien énigmatique : Gai-Luron.

Ce cabot neurasthénique va lancer la carrière de Gotlib. En 1965, le talentueux dessinateur frappe chez Pilote et se voit embaucher par Goscinny. La rubrique-à-brac naît en 1968, à l’heure où Cohn-Bendit lançait slogans et pavés sur la tranche des CRS.

La rubrique-à-brac, pour ce qui me concerne, restera une œuvre majeure au panthéon des planches humoristiques. Il faut prendre le temps de savourer les petits détails, apprécier les traits subtils qui forcent la caricature,  goûter aux calembours qui se glissent dans des bulles qui n’ont rien de d’essence papale !

En 1972, avec Claire Bretécher et Nikita Mandryka  il crée L’écho des Savanes.
Le 1er avril 1975, il lance son propre journal, Fluide glacial.

La gestion du journal le pompe physiquement.  L’homme se retire dans sa maison du Vésinet (Yvelines). Il ne touchera plus vraiment à ses crayons. Il fait une révérence de la plus grande élégance, en petit homme pudique qu’il est.


Marcel nous a quittés et c’est bien triste. 



Gai Luron ne retient plus ses larmes
La coccinelle a le cœur gros
Hamster Jovial lance une alarme :
Soyez en deuil, mes louveteaux !

Marcel s’en est allé rejoindre
Père Wolinski, maître Cabu
Mais il est mort sans se faire poindre
Par des kalachnikovs, à vue !

Pourtant dans ces caricatures
On retrouvait un Claude Allah
Mais il côtoyait Jéhovah

Le temps de décoder sa vanne
Les crayons s'étaient mis en panne
Puis la mort vint, dans l'imposture...


ELLE EST NUE MÈRE (les vertus du naturisme)



Maman ne craint pas la froidure
Et se veut nudiste notoire
Mon père en cette conjoncture
Fait stoïcisme méritoire.

Par ce beau pic de pollution
Elle déjeuna avec mon père
Au jardin d’acclimatation
Dans son bon droit : nue, mère opère !

AU JT VALLS A MIS L'TEMPS...




L’exercice demande beaucoup de moyens et n’est pas sans risques dès qu’il s’agit de comprendre ce qui se passe en Syrie. La procédure intellectuelle semble rédhibitoire dès qu’il faut tenter de comprendre puis d’expliquer les mécanismes des crises économiques qui nous échoient.

Alors, dans les rédactions des JT, on se frotte les mains à l’idée de rentrer de plus en plus précocement dans les « Présidentielles » nouvelle formule : organisation des primaires (en 3 volets si possible), interminables interviews pour connaître les états d’âme des perdants, pour sonder les intentions des vainqueurs !

L’homo politicus est un élément de choix pour le journaliste fatigué, à bout d’exploits, voire intellectuellement limité. Le politicien, touché dans son ego ou, à l’autre extrémité, remonté comme un ressort, daignera consacrer du temps à fréquenter les plateaux de télévision pour répondre avec docilité et fraîcheur consensuelle aux questions banales !

Ainsi, un JT peut-il accaparer la moitié de son temps à mettre sur un grill, politiquement correct, un individu issu du sérail politicien.

S’il reste quelque temps après cet exercice chronophage il sera toujours opportun de balancer à la « va comme je te pousse » des actualités mondiales, quelques morts en Irak, un séisme en Asie ou une famine dans quelconque contrée d’Afrique…

Manuel Valls n’échappe pas à cet impératif cathodique. Hier soir, sur France 2, il passa quelque temps à deviser avec Pujadas.

Pas de grande surprise dans le discours : l’homme se veut rassembleur de deux gauches qu’il a pourtant qualifiées d’ «irréconciliables», s’érige en pourfendeur des idées de Fillon, en appelle à la victoire de la gauche avec un Macron qui rentrerait dans le rang.

Une explication sans scoop, qui eût pu tenir en 3 minutes, top chrono !


Trois minutes, le temps d’une chanson triste pour évoquer les morts d’Alep…

lundi 5 décembre 2016

QUEL PET EST-CE ?




C’était le 3 décembre 2016.

En ce temps-là, le PS, au nom de la rose en lambeaux, venait de recevoir en plein tranche la non candidature de François Hollande.

Les éléphants avaient quitté Solferino pour se rendre, porte de la Villette (Paris) à une grande convention nationale de leur Belle Alliance Populaire (BAP).

Le thème (dit le BAP-thème car au PS les fonds bas tissent maux) était la réunion de toute la gauche, celle où nous nous Mélenchon hardiment pour faire face au catholique du Mans plébiscité par la primaire de Droite : un certain Fillon !

Cambadélis souhaitant que la paix tôt manie la synergie des troupes lança :

-         Mélenchon mais aussi Macron doivent participer à la primaire de la gauche (la BAP) prévue les 22 et 29 janvier 2017. Il faut faire en sorte que les familles séparées se rassemblent !

Pour un rassemblement c’était plutôt « rats sans blé », le coût du voyage avait dissuadé plus d’un. Sur 10.000 places prévues, 3.000 étaient prises !

Valls était absent mais son nom circula dans les travées et faisait occuper (autrement dit « générait aux postérieurs des flatulences »).

Ce soir, en son fief d’Evry, le premier Ministre devrait, comme l’a annoncé la Presse, annoncer la préc..ieuse intention de se présenter à la primaire des gauches où l’on voit : tout s’effiloche (où l’on voit tousser Filoche) !

Lundi, 5 décembre 2016. 19 H 00

Ça y est ! C’est fait ! Valls est lancé pour la Présidentielle avec un slogan de derrière les fagots « Faire gagner tout ce qui nous rassemble » et une anaphore en son discours « rien n’est écrit » !


Oui rien n’était cri plus martial !

dimanche 4 décembre 2016

PÉTAIN COUD EN VOYANT DÉAT COUDRE




at ne pense qu’à lui
at élit at fait Dalida !

at hait : c’est si haine !
Fait Dassin, écœuré par ce venin

Ouïr at à chaud
Fait Daho, fallait se sentir facho !

Je dis « at hersait »
Fait Darc, « il hersait le champ des damnés »

Dans le nazisme errait at
Fait Réda, et sur lui j’aime jaser !

Marcel Déat n’a pas laissé
Des souvenirs impérissables
Dauphin de Blum il s’est tassé
Dans le racisme méprisable...



Marcel Déat, né en 1894 de parents modestes aurait pu suivre son chef, Léon Blum, et resté à la SFIO. Agrégé de philosophie on attendait mieux de lui qu’un virement vers l’anticommunisme pour finalement se jeter corps et âme dans le national-socialisme pro munichois. Il finira collaborateur, vichyssois, ministre de la guerre et de la solidarité national de Pierre Laval.

Il s’enfuira en Allemagne en 1944 puis gagnera l’Italie où il mourra en exil, en 1955, en restant sous la condamnation à mort par contumace.


samedi 3 décembre 2016

CINTRE AU PÈZE




Le faux monnayeur s’est logé
Près de la ville touristique
Où les gendarmes font l’art gai
Élans cinématographiques

De ces pandores il ne craint rien
Ni sagacité, ni finesse
Sous ses aspects de bon chrétien
Bon paroissien, épris de messes

Le seul ennemi est son fils
Vilain garnement, déluré
Il en subit les maléfices
Par son défaut d’autorité.

Il n’aurait pas dû avouer
Qu’il créait de l’argent liquide
Le fiston, quelque peu niais
N’y a pas vu d’aqueux limpide.

Alors il a plongé billets
Dans l’eau prisée de la piscine
Mélodie en sous-sol était
La référence qui contamine !

L’homme ressortit son épuisette
Y consacra tout un dimanche
Fit sécher manne malhonnête
Sur tout support ; mon Dieu, quel manche !

On vit de loin sécher les feuilles
Bien pléthoriques pour être honnêtes
Car bientôt il subit l’accueil
Inopiné d’une gendarmette !

Elle était belle comme un rosier
Mais ça ne devait pas suffire
Il se trouva dans un panier
A salade, attendant le pire !

Il se retrouva aux Baumettes
Et le fiston dans un foyer
Fin de l’histoire, morale honnête
En faits divers, banalités

Pas de quoi en faire du ciné
Une palme à Cannes avec Canet !

IL ÉTIRE SA RÉFÉRENCE PUIS IL TIRE SA REVERENCE



Il les a tous pris de cours. On s’attendait à un JT normal, avec sa cohorte de catastrophes : le cimetière d’Alep, les violences dans les lycées, la bataille de Mossoul, les intempéries en Haute Corse…

Il les a tous pris de cours, le François. Son auguste personne, en cette fin de règne, s’est invitée devant les caméras et là, dans un exercice verbal dont il a le secret, il nous a concocté un discours qui restera d’anthologie.

Hante au logis, vraiment, il pouvait le dire de cette question : « y vais-je ? N’y vais-je pas ?»

La question le taraudait depuis des jours, et ne pouvait le dard ôter...depuis des lunes. Il avait beau soupirer en incantation « sainte aise priait pour moi » le ciel ne lui était d’aucun recours. Il fallait trancher. C’était oui ou non !

Le long discours commença par un plaidoyer de son quinquennat. La voix blanche, les traits fatigués, l’homme élyséen se lança dans la défense des quatre années et demie de son règne : le mariage pour tous, l’allègement des charges des entreprises, le découpage en 13 régions…

Il ne retint qu’un regret : que tout allât trop lentement et que les petits frémissements de baisse de chômage ne pussent en rien étayer l’espérance d’une embellie pérenne.

Il ne concéda qu’une faute : la déchéance de nationalité qu’il avait cru être une bonne idée, susceptible de faire l’unanimité mais qui ne lui valut que quolibets !

Le discours s’égrena de tirades en tirades, le souffle court, mais sans que quiconque ne devinât l’épilogue : allait-il conclure qu’il se présentait pour finaliser un combat à peine commencé ou allait-il jeter l’éponge ?

Le savait-il lui-même ? On imagine un dernier paragraphe en guise de conclusion :

a)    Pour toutes ces raisons je pense qu’il faut me représenter pour achever un travail à peine entamé, retardé par les vicissitudes internationales, handicapé par ce combat contre Daech

b)    Pour toutes ces raisons, compte tenu des difficultés que j’ai rencontrées pour appliquer mon programme et terrasser le chômage, je préfère m’arrêter.

Oui, peut-être que dans sa tête, au fil du déroulement de sa plaidoirie, une partie de son cerveau n’avait pas encore tranché, elle flottait dans un éther d’indécision.

Puis le masque est tombé : ce serait non !

L’homme a cité « l’intérêt supérieur de la nation ».

Un Président, pour la première fois dans la 5ème république ne se représentera pas.

Evidemment, il faut exclure Georges Pompidou décédé lors de son premier mandat !
Hollande part, avec la manière et un certain panache nappé de lucidité.

Il laisse un boulevard rempli de pavés glissants et de chausse-trappes à son premier Ministre Valls.


La primaire de la gauche en capilotade risque d’être épique…

vendredi 2 décembre 2016

L'ENTRAVE AUX IVG C'EST LENTS TRAVAUX : J'Y VAIS ? J'ESSAIE !



Le 28 septembre 2016, le planning familial a lancé une nouvelle campagne à l’occasion de la Journée internationale de défense du droit à l’avortement, le 28 septembre prochain.

Parodiant l’objet de Magritte le slogan « ceci n’est pas un cintre » faisait référence à une pipe ayant tourné à un rapport plus conventionnel à l’issue duquel la fécondation de la femme s’était avérée. Mais la partenaire peut refuser l’enfant pour moult raisons !

En réalité, la référence au cintre était en lien avec l’objet utilisé pour pratiquer les avortements dans de sombres locaux clandestins avant que Simon Veil n’en mette un terme, de par sa loi sur l’autorisation de l’IVG, en 1975.

Mais des esprits « saints » très cintrés sur les sains traits de l’éthique chrétienne n’en démordent pas : l’avortement est un crime !

C’est oublier que chaque année près de 47.000 femmes meurent « des suites d’avortements clandestins ».

Cette campagne de septembre anticipait-elle les remous actuels, devenait-elle lanceur d’alerte pour dénoncer certaines dérives de sites anti-IVG ?

Car, en ce jeudi 1° décembre, certains voudraient réutiliser le calendrier de l’avant : de l’avant 1975, période où un petit Jésus, non désiré, poussait sa mère, marrie, à pratiquer, dans des conditions effroyables, l’interruption de grossesse.

Oui, en ce jeudi 1° décembre, le débat porte sur l’extension du délit d’entrave numérique à l’IVG. Beaucoup de sites transpirent de leur acrimonie et colportent de fausses théories, des déclarations fallacieuses, pour dissuader la femme désespérée (et qui ne sait plus à quel saint se vouer) d’avorter.

La proposition de loi débattue, ce jour, dans l'Hémicycle vise à étendre le délit d'entrave à l'IVG aux sites internet diffusant de "fausses informations" sur l'avortement. Ce délit d'entrave vise explicitement les cas de tromperie intentionnelle.

Créé par une loi de 1993 et déjà étendu en 2001, puis 2014, il sanctionne, pour l’instant, le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher une IVG en perturbant l'accès aux établissements ou en exerçant des menaces sur leur personnel ou les femmes concernées.

L’angle d’attaque est donc clair : il ne s’agit pas de condamner les esprits qui, en leur âme et conscience, condamnent l’acte irréparable. Il s’agit bien d’interdire les abus de langage, les mensonges, les tromperies ! Ce à quoi mène le dol tôt, comme disait la maman d'un certain Carlos.

Simone Veil, lors de son discours en 1975 ne disait pas autrement : L’avortement doit rester l’exception (…) il ne doit être qu’un ultime recours (…) c’est une décision ultime qui ne peut être prise que par la femme afin qu’elle en assume l’entière responsabilité mais qu’elle ne l’exerce pas dans la solitude ou dans l’angoisse. 

Quand une femme se réfugie, en désespoir de cause, dans la course aux bons conseils il serait souhaitable qu’on lui communiquât des informations exemptes de propagande, sans altérer l’esprit de la loi sur laquelle Simone veille depuis 40 ans.

Les sites anti-IVG accouchent de bonnes intentions : ils se disent vouloir aider les femmes et rejettent la faute sur le gouvernement : c’est lui qui cache des vérités et facilite de plus en plus l’avortement : depuis le 1er avril 2016, les actes nécessaires pour une IVG (consultations, analyses, échographies, etc.) sont pris en charge à 100% par la sécurité sociale, les tarifs des IVG réalisées en établissements de santé ont également été revalorisés.

Par ailleurs ils condamnent la suppression du délai de réflexion obligatoire dans le cadre des avortements (loi santé du 27 janvier 2016) pourtant validée par le Conseil Constitutionnel. Ils poussent des cris d’orfraie contre la décision d’élargir les actes de « tuerie fœtale » aux sages-femmes !

Mais surtout ils considèrent que le délit « supposé » d’entrave est une attente à leur liberté d’expression ! Les évêques les suivent dans ce sens tout comme une bonne partie de la droite, particulièrement remise en ordre de bataille chrétienne depuis la montrée en sacre de François Fillon.

In fine, l’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi 1er décembre, en première lecture, la proposition de loi socialiste visant à pénaliser les sites de "désinformation" sur l’IVG, après cinq heures et demie d’âpres débats.

Le texte sera relu par le Sénat le 7 décembre, en travées dépeuplées et en procédure accélérée !


C’est ce même soir du 1° décembre 2016 que François Hollande aura accouché de sa décision de ne pas se représenter à la Présidentielle, évitant ainsi le délit d’entrave à l’accession aux primaires de la gauche dont aurait pu pâtir un certain Manuel Valls !

mardi 29 novembre 2016

L’ÂTRE A BILL HERE






Les temps sont durs, dit le vieux Bill
De Clinton qu’il soit le sosie
N’efface pas l’indélébile
Poids de son indigente vie.

Ressembler à ce Président
Ne lui aura rien apporté
Dans cet immense tremblement
Au cœur des prêts immobiliers

Subprimes qui mènent à la sébile
Que nulle monnaie ne vient combler
Et ça commence par lasser Bill
Ces gens toisant sa pauvreté

Il fait pourtant bien des efforts
Ne boit plus guère si ce n’est thé
L’âtre aux six thés, en ce décor
Pouilleux pourrait en témoigner.

Les temps sont durs, dit le vieux Bill
De concours je n’ai point gagné
J’aurais dû me montrer habile
Au saxophone,  mais j’ai fauté !

Et ma femme, que Dieu ait son âme
N’avait rien de Miss Hillary
Je n’irai pas en faire un drame
Mais mon Dieu, rien ne m’a souri.

Il a fini par céder Bill
Au fil des biles débilitantes
Par s’amollir, lui, volubile
Dans cette pauvreté patente.

Près de son chien, point de babil
Point de billevesée avisée
Le taciturne de peur se bile
Et puis se met à fustiger

- Mort au nanti, au milliardaire
  Qu’on a consacré Président !
Et le chien Tom oit débonnaire
Ô Tom, ô Bill, si différents !

En maison de Détroit, squattée
Nul n’a vie gai alors faut l’âtre
Pour quelque peu se réchauffer
Rendre ce décor moins noirâtre

Dans cette chaleur fulminer
Contre le monstre populiste
Laisser pensée noire cheminer
L’âme, la suie, suit fataliste….


dimanche 27 novembre 2016

IL VOULAIT VOIR LA LUNE...



A Alep-Est, l’enfer signe chaque jour un nouveau contrat avec la mort. Les derniers tracts largués par les hélicoptères de Bachar El Assad promettent des jours plus sombres aux habitants terrés comme des rats, sans eau, sans électricité et quasiment sans espoir de voir l’Occident les sortir des ténèbres.
La camarde compte ses nouveaux adhérents : 143 civils dont 19 enfants ont péri en une semaine de bombardements à l’artillerie et depuis les airs, dans Alep-Est, tandis que 16 autres civils, dont 10 enfants ont été tués par les salves des rebelles à Bachar, cette fois-ci dans Alep-Ouest.
La ville universitaire n’est qu’un champ de ruines. Les hôpitaux sont visés sans que l’Occident n’intervienne. Obama ne veut plus d’intervention terrestre et son successeur, Trump, pourrait se laver les mains en laissant un Poutine pro El Assad (pour des raisons bassement stratégiques) continuer à régler le conflit. François Hollande en fin de règne et l’Angleterre du Brexit se regardent en chiens de faïence pour savoir qui des deux osera se salir dans cette sale guerre.
Alors Alep se meurt. L’enfance agonise dans les bas-fonds de fortune où survivent des velléités scolaires et familiales
Des terriers de fortune pour éviter les bombes. Une gageure dont se rit la Lune.

La super sphère lumineuse  du 14 novembre n’aura pas chassé l’obscurité des haines assassines.

Et l’enfant s’en est allé…

Il voulait voir la lune, on l’annonçait trop belle
Très proche des regards de son aura rebelle
Il voulait voir la lune, pauvre petit Pierrot
Mais on le retint là, croupi dans son ghetto.

La mort emplit la nuit et les journées d’enfer.
- Ne sors pas mon petit, lui supplia la mère
De grands aigles d’acier laminent la cité
Sous l’éclat d’explosions Alep est enterrée.

Il voulait voir la lune, elle brillait magistrale
Comme une féerie bravant le sépulcral
L’enfant ne la vit pas du fond d’un vieux caveau
Fripé d’humidité, cerné de caniveaux.

Puis le jour s’est levé, la lune a disparu
Une bombe éclata au profond de la rue
La poussière et le sang recouvrirent de leur voile
Le visage d’enfant, les yeux dans les étoiles.



samedi 26 novembre 2016

CASTRO N'EST PLUS




Depuis le temps que ça couvait, ça devait bien arriver !

Alors que son pays quitte progressivement ses habits communistes, s’ouvre au monde et se libère d’embargos, Fidel Castro, le « Lider Maximo » de Cuba vient de casser sa pipe (il avait depuis longtemps dénigré le cigare) à l’âge de 90 ans.

Le commandant en chef de la révolution cubaine, le cœur las, vanné, havanais, s’est éteint vendredi soir à 22 h 29 précisément.

C’est évidemment une page qui se tourne, la disparition d’une icône révolutionnaire à l’effigie marxiste et mâtinée d'élan soviétique.

C’est la fin d’un mythe, celui de l’implantation possible d’un état voué au collectivisme et aux nationalisations comme un véritable pied de nez au grand voisin américain, ultralibéral, capitaliste et encore fortement imprégné de Maccarthysme (la fameuse chasse aux sorcières communistes instaurée par le Sénateur Mac Carthy, aux USA, de 1950 à 1954).

La mort de Castro sera l’occasion de grandes cérémonies où l’on se remémorera la victoire sur le dictateur Batista, les longs combats de compagnonnage avec le Che,  le débarquement raté des Américains en  la baie des cochons et l’inoubliable crise des missiles de 1962 qui aura mené les deux blocs est-ouest au bord de la guerre nucléaire !

En France on ressortira les indécrottables vannes : il n'est pas fidèle, il rentre dans le parking de Kroutchev et s'y gare, il casse trop...

Oui, la mort de Castro ferme le grand livre de près de 60 années d’épopée dans la grande île des caraïbes où certains craignaient les pires athées.

Aujourd’hui, au son des mambos, boléro et autre rumba, Cuba s’ouvre au monde occidental, se rapproche des USA et revit de tourisme !

Fidèle à sa légende Castro demeurera le symbole d’une révolution qui se voulait prophétique, un porte flambeau des pays non alignés après avoir si longtemps courtisé l’utopie soviétique, une flamme combative dont se sont inspirés le Bolivien Morales ou le Vénézuélien Chavez.       


Une page est définitivement tournée et demeurera dans les livres d’histoire des petits Cubains tout autant que demeureront dans nos manuels scolaires, Clovis ou Jeanne d’Arc. N’est-ce pas Monsieur Fillon ?


Premières réactions au décès du Lider Maximo :

KASS TRAUMATISEE

GAI RIT AYRAULT !

vendredi 25 novembre 2016

LA MARCHE TURQUE S'AIME AUX ARTS MARTIAUX



Le débat entre Fillon, les sourcils dédaigneux, et Juppé, le chauve qui aime débats voire des bavoirs, le sujet n’aura pas été abordé.

Et pourtant la Turquie vit une des pires époques de son histoire et sa démocratie vacille comme fondraient les glaces à l'eau prises dans les serres d'aigle à salaud sous le soleil ardent d’une dictature.

Erdogan, le maître des lieux, poursuit son grand ménage. La purge touche tous ceux qui, de près ou de loin, sont suspectés de fréquenter la mouvance du prédicateur musulman Fethullah Gülen.

Mais que fais-tu là, Fethullah, au cœur des USA, à regarder de loin les retours de manivelles que subissent tes « présumés » disciples ?

En fait l’homme est réfugié chez l’oncle Sam depuis 1999. Il ne reviendra pas au pays des derviches car sa tête est mise à prix. Erdogan l’accuse d’être à l’origine du coup d’état (manqué) du 15 juillet 2016.

Oui, la tête ! Des rumeurs de réhabilitation de la peine de mort courent autour d’Ankara jusqu’à Istanbul.

La vaste opération « antiterroriste » orchestré par le sultan Erdogan étend ses tentacules : arrestation arbitraire d’artistes, de journalistes, de juges et autres fonctionnaires, censure de journaux, inaccessibilité de certains sites dont Twitter, YouTube ou Facebook.

La torture remonte à la surface dans les commissariats et des prisonniers croupissent dans les geôles, en attendant un hypothétique procès.

La Turquie plonge dans l’horreur tandis que là-bas, Fethullah mène une vie de reclus en se reposant sur son aura : il a des millions d’adeptes qui défendent son enseignement d’un islam ouvert aux sciences et à l’éducation ainsi qu’au dialogue inter-religieux.

Ce jésuite de l’islam, comme on le nomme, pourrait cependant être extradé vers son bourreau si Donald Trump se pliait à la supplique d’Erdogan.


On imagine le sort qui lui serait réservé dans un pays embourbé dans une laïcité orchestrée par l’autarcie de son chef d’Etat.

mercredi 23 novembre 2016

LEMAIRE S'EST FAIT PLUMER


A l'issue de la primaire de la droite et du centre (où était le centre ?), François Fillon, le catho de la Sarthe, a largement pris les deux vents (je rappelle : de la droite ET DU CENTRE) avec 44,1% des suffrages exprimés.

Une victoire inattendue qui remet en cause, une fois de plus, les sondeurs désormais habitués aux sons d'heurts eu égard aux réprimandes qu'on leur assène quant à leur incompétence !

- Mais enfin, lance en guise d'excuse Brice Teinturier de l'IFOP, comment imaginer un tel retournement ! On voyait bien que Fillon remontait dans les sondages, mais à ce point ? Le vote est très volatil !

Allons Brice, sous ce regard éteint, tu riais ! Tu sais trop bien qu'on te pardonnera et que les sondages auront toujours le vent en poupe chez les politiciens.

Mais "Volatil", oui, c'est bien le mot pour un Bruno Lemaire qui croyait incarner le renouveau, la jeunesse, et qui s'est fait plumer, pauvre petit coq de basse cour (très basse la cour) par pluvieux et salle des gouttes !

Plumé aussi notre petit Nicolas national ! Avec un score de 20,6 % il est loin derrière Alain Juppé (28,5%) et termine avec une médaille de bronze qu'il n'a plus qu'à faire couler en ce moment dit "arrêt". Oui, Sarkozy semble avoir appuyé sur le bouton "arrêt" pour se retirer en sa chaumière, auprès de Carla en attendant des jours tumultueux auprès d'une gente dame détentrice d'une balance.

Mais enfin, avec Sarkozy on n'est jamais sûr de rien ! N'est-ce pas ?

Voilà donc un second tour qui nous promet une jolie joute entre Fillon, l'ancien "collaborateur" du petit nerveux et Juppé, le meilleur d'entre eux (selon Chirac).

Les premières flèches sont déjà tombées par meeting interposés.

A Toulouse, devant un parterre de cons vaincus, Juppé aborde les (ha, bordelais !) failles des propositions de Fillon : démantèlement du service public trop brutal donc infaisable, flou sur la position du Sarthois quant à l'avortement...

A Lyon, le même soir (mardi 22 novembre 2016), l'homme aux gros sourcils a répliqué aussitôt ! 

- J'entends Alain dire que la réduction de 8% des emplois publics en 5 ans serait impossible et le retour des 39 heures pour les fonctionnaires trop brutal. Si on ne peut rien faire pour éviter la faillite alors mieux vaut rester chez soi, a rétorqué le père François en demandant aux sourds s'ils avaient entendus (hauts sourcils avaient tant tendu !)

Et oui, le coût du Père François c'est "la faillite". Un bon vieux concept qu'il nous ressort depuis septembre 2007 !

Aux galeries "La faillite" notre brave François a, plus que 24 heures dûment, participé en tant que premier ministre de 2007 à 2012 !

Il faudrait ne pas l'oublier !

dimanche 20 novembre 2016

TRUMP : AVEC L'HOMME SCÉNIQUE, Ô, LA PAIX RAQUE !


Ivanka Trump, la fille de Donald, le 45ème Président des USA, s’apprêterait à être nommée ambassadrice des Etats-Unis au Japon. Ce serait l’occasion de quitter son pays et son père pour échapper aux quolibets.

Le 13 novembre dernier, le nouveau président donnait sa première interview à une chaîne de télévision depuis son élection. C’était à l’émission "60 minutes" sur CBS News. Comme d’habitude, il était entouré de toute sa famille, à commencer par Ivanka Trump. Celle-ci arborait un bracelet de sa propre marque, Ivanka Trump Fine Jewelry et sur lequel le cameraman de CBS n’a cessé de focaliser !

Le hic le voici : le lendemain, un email publicitaire portant l’objet "Alerte Mode Ivanka Trump – 60 Minutes" a été envoyé à de nombreux journalistes de mode américains dont ceux du New York Times et du magazine Vogue.

Le bracelet d’une valeur de 9300 € n’aura donc pas eu besoin du bon coin pour faire sa promotion ! On appelle cela du conflit d’intérêt.

Ivanka, si son poste au Japon se confirmait, couperait le cordon ombilical avec ce père encombrant, véritable girouette, fantasque à édulcorer toutes ses vilaines promesses de campagne !

Hier encore le psy d’Ivanka bossait (divan cabossé !) pour savoir ce dont la jeune femme souffrait. Il a enfin trouvé : elle veut tuer son père mais n’ose pas le dire. C’est le syndrome Marine Le Pen.

Le mieux serait donc de prendre ses distances pour éviter le pire. Et Ivanka rime si bien avec Osaka.


Loin, so far away, comme chanterait quelqu’un dont je parodie une autre chanson, en cette circonstance !


Quand vous votiez en ce temps-là,
Que vous aviez que dal ouah ouah
Les démocrates aux beaux ânes ô va-
Cillaient dans la nuit d’Obama
L’aigreur était profonde
Et la fronde
Ne s'arrêtait pas.
Mon vieux prônait le flingue
Et les dingues
S’y croyaient  déjà.

Hillary avait encore son nez.
Dans les sondages qui la sublimaient.
La Clinton semblait bien engagée
Et dans son folklore dansaient belles paroles
Mais mon père venait de débarquer.
Il hantait déjà l’abêti quiet
Dans la chambre tout autant qu’au Congrès
Il ignorait qu'un jour, il gagnerait !


Quand vous votiez en ce temps-là,
Vous vous méfiez du bon aloi.
La confiance  n'existait pas
Pour les horizons d’Obama
Vous lui disiez "je t'aime",
Mais quand même
Vous faisiez la moue
Vous lanciez des salades,
Des tirades
Rendant les sondeurs flous !.

L'oncle Adolf l’avait bien inspiré.
Son "Mein Kampf" l'avait accompagné,
Des fois qu'il aurait voulu draguer
De grands idéaux ou des promesses folles
Oui, mon père allait bientôt planter
Cette graine au goût d’autorité
Fort débile mais qui savait charmer.
Il ignorait que viendrait tant de blé !

Quand vous votiez en ce temps-là,
L'argent vous obsédait cent fois
Vous vouliez que n’existât pas
Cet impécunieux désarroi
Et pendant des semaines
Et des semaines,
Il vous fit rêver :
Je vous donnerai des tripes,
Et vos boutiques
Vivront d’éternité !

Et traîner dans les marais damnés
Merci bien, il fallait emballer
Le retour vers la prospérité
Que les brèles honnies repartent à l’école !
Et mon père venait de débarquer
En ne retenant d’humanité,
Que les gens qui savent encore parler
D’un avenir d’opulence affichée !

Et la presse qui n’avait pas de nez.
Ne vit pas tous ces états minés.
Qui allaient tout de go s’engager
Pour son auréole : dansons la Carmagnole !
Car mon père venait de débarquer
Dans ce désert de l’humanité,
Là où les gens seraient divisés
Il a gagné ; j’en suis déjà vannée !