On dirait que la Lune a posé ses bagages
N'eût été l'ange bleu qui drape l'horizonLe regard se perdrait dans ce gris paysage
De poussières lovées dans la désolation
Les bombes pour longtemps ont réduit en désert
Les foyers de Gaza et les jardins d'enfants
Si les feux se sont tus il demeure l'enfer
Les scories d'un combat aux outrages de sang
Gravure de gravats, des bétons hébétés
Recouvrant chaque rue de leurs éclatements
Dépouilles de parpaings en fruits d'atrocité
Cendres des souvenirs, tombeaux de bâtiments
La vie s'est arrêtée sur ce corps désolé
Torturé, mutilé, sous les déflagrations
Des visages d'antan reposent désormais
Dans ce chaos ferment d'une putréfaction
Une planète nue, enfantée dans l'immonde
Décombres larmoyant de leurs yeux décimés
Vengeresse furie essaimant à la ronde
L'impossible pardon, l'ombre des cruautés.
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