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dimanche 18 octobre 2015

ARRESTATION : DE TOUT ET DE RIEN...


Le 5 octobre dernier, plusieurs centaines de salariés ont fait éruption, tels des vulcains irréfrénables, dans la salle du comité central d'entreprise (CCE) de la compagnie Air France à Roissy.

Ce comité préparait un sympathique plan de restructuration menaçant 2.900 postes et clamant : c'est...c'est eux et pas les autres eu égard au choix lancé sur un coup de dé-air-hache ! Couperet !

La difficulté d'Air France est, en partie, due à la concurrence des low coast qui mène la compagnie à low-low-coast !

Le directeur des ressources humaines Xavier Broseta s’est alors retrouvé torse nu, la chemise lacérée et escaladant dans sa face nord un obstacle, gris, âgé par le temps, pour échapper à la meute des manifestants.

Au total, sept personnes ont été blessées.

Au moins dix plaintes ont été déposées : celles de six vigiles et trois cadres de l'entreprise pour des "violences" et celle d'Air France pour "entrave au CCE" et "dégradations".

A la suite de ces violences, six salariés de la compagnie ont été placés en garde à vue.

Un "jour de deuil" pour Jean-Luc Mélenchon. "Arrêtés chez eux à 6 heures du matin ? Pourquoi ?", s'interroge Cécile Duflot.

Oui, pourquoi ?


Petit reportage au cœur d’une de ces arrestations matutinales !

12 octobre - Six heures du mat’ il a des frissons ! Il entend une voiture s’arrêter devant chez lui. Il dort mal depuis les évènements du 5 octobre ! On va lui faire porter le chapeau pour une histoire de chemise déchirée ! Quelle pantalonnade ! Sur le coup tu riais de cette première manche, celle durant laquelle on crie « boutons ! », celle du déboulonnage d’un DRH qui est torse nu et qui en ténor s’est tu !

Tu riais mais ils vont te faire payer à plate couture et sans faux col cette violence !

Ils sonnent, ils frappent à la porte, ils vocifèrent. Pour peu ils ameuteraient tout le quartier.

Il finit pas ouvrir, des cernes sous les yeux. Des bords d’aile il en voit tous les jours à Air France mais là c’est le pompon. Les zèles du désir de l’humilier. Sa femme regarde, épeurée, son arrestation ! Elle frissonne sous son vieux peignoir mal fermé et se laisse aller aux larmoiements secoués de spasmes incontrôlables.

-        On vous donne cinq minutes pour vous habiller. Vous pouvez prendre une chemise. Tranquillisez-vous, on ne vous l’arrachera pas lors de la garde à vue, ironise un des policiers.

La voiture l’attend, gyrophare excité comme une luciole droguée à l’ecstasy. 

On le pousse manu militari. Il se retrouve entre deux cerbères moulés dans leur uniforme martial ! La voiture démarre, laissant dans son sillage de fumée d’échappement, le pâle visage d’une femme au seuil d’une porte qu’illumine le faible halo d’un réverbère.

-        Vous me conduisez où ? lance le malmené
-        T’occupe, rétorque son voisin de droite, tu le sauras assez vite.
-        Je ne suis pour rien dans cette affaire !
-        Bien sûr, ils disent tout cela ! Mais quand même il y a d’autres façons de faire du syndicalisme. Tu parles d’un syndicalisme
-        Qu’est-ce que vous avez contre les syndicats ?
-        Oh, rien, je suis moi-même syndicaliste à SGP Unité-Police ! Même que dans deux jours je vais manifester sous les fenêtres de Mme Taubira !
-        Pourquoi ? Vous ne l’aimez pas ? Vous êtes raciste ?
-        Hé ho ! Pas d’insulte à un officier de police dans l’exercice de ses fonctions ! Raciste ? Non mais ! Je ne m’appelle pas Nadine Morano moi ! J’ai des valeurs. Non, simplement Mme Taubira est laxiste. Elle autorise des permissions de sortie à des criminels en puissance. Résultat : une fusillade à St Ouen et un de nos collègues grièvement blessé !
-        Ah ! Effectivement c’est plus grave qu’une chemise déchirée. Mais, heu, vous avez le droit de manifester ?
-        Pas de faire grève, mais de manifester ! On le fait aussi contre Valls ! Il ne nous donne pas assez de moyens pour assurer son Vigipirate !
-        Ah oui ! Vigipirate ! Une sacrée organisation. C’est sûrement lourd à gérer ! Je le vois bien, même quand je vais mener mes enfants à l’école. Il y a des policiers devant l’établissement scolaire..
-        Vous avez des enfants ?
-        Oui, un garçon de 8 ans, pourquoi ?
-        Comme ça…Heu, moi j’ai une fille de 7 ans ! Ah,  en ce moment elle est un peu perturbée ! Elle voudrait être un garçon !
-        Hum…La fameuse théorie des genres que Mme Vallaud Belkacem veut insidieusement instaurer dans nos établissements scolaires ! Ca les travaille !
-        Ah oui ! La marocaine qui dirige l’Education Nationale. Dans mon service on l’appelle le serpent à sornettes ! Hé oui, Najat, le serpent à sonn…
-        Oui, ça va ! J’avais compris ! Mais dites donc vous ne seriez pas un peu islamophobe sur les bords à vous moquer de cette dame ?
-        Islamophobe ? Hé ho ! Pas d’insulte à un officier de police dans l’exercice de ses fonctions ! Islamophobe ? Non mais ! Je ne m’appelle pas Marine Le Pen ! D’ailleurs, j’ai beaucoup plus de respect vis-à-vis de mon père ! Le pauvre !
-        Ah ! Qu’est-ce qu’il a ?
-        Un début d’Alzheimer. Il ne veut pas vivre longtemps s’il voit que ça dégénère. Il souhaiterait alors le suicide assisté mais je lui ai dit cent fois que c’était interdit en France. Qu’il faudrait aller en Suisse. Mais il oublie à chaque fois !
-        Ah oui ! Pour votre mère ça doit être dur à porter ?
-        La pauvre ! Elle n’est plus de ce monde ! Morte dans un crash d’avion il y a dix ans !
-        Ah ? Désolé ! Ce n’était pas un avion Air France au moins ? Rassurez-moi !
-        Non…Mais le résultat est le même… Bon, je crois qu’on arrive ! Si vous voulez bien vous donner la peine.
-        Je n’en ferai rien. Après vous…

mercredi 14 octobre 2015

ORIGINE D'UNE BALLADE QUI FAIT "LAIT COÛTE !"

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Quelques siècles plus tard, en 1974, un descendant de Jacques, un certain Pierre Groscolas, retrouve dans les archives familiales un récit émouvant (bien que bourré de fautes d'orthographe) de son aïeul.
Comme il taquine un peu la muse Euterpe, il se permettra de créer une belle jolie ballade qui résume, à elle seule, tout l'odyssée que je viens de vous conter par ce montage photos !


samedi 10 octobre 2015

UN NOUVEAU TABLEAU EN MON MUSEE


L’ÂME HORS ANNEAUX SATURNIENS (Pauvre Verlaine !)


Nadine Morano a relancé le débat sur la race blanche ! C’était sur le plateau de « on n’est pas couché » du pseudo comique Laurent Ruquier. La blonde républicaine a fustigé, dans sa dérive droitière, l’immigration et ses menaces pour la sécurité de notre beau pays.

Depuis la petite phrase a fait des remous. Les réseaux sociaux s’en sont emparés. Jusqu’à la nausée. On pourrait s’en féliciter si, in fine, le racisme et ses dérivés s’en trouvaient éradiqués. En vérité la polémique bat son plein et Nadine accablée par les uns peut trouver un écho favorable chez les amis de Marine Le Pen.

Le problème demeure l’usage qu’on fait de cette superbe invention qu’est la télévision.

Si Nadine n’avait pas été invitée par Ruquier elle n’aurait pas bénéficié de cette tribune cathodique et la petite phrase serait restée dans ses neurones (qu'on dit limités) ou, aux moindres frais, dans les cercles feutrés des Républicains.

Mais voilà. Le schéma médiatique est tout autre. Ruquier et sa bande se doivent d’inviter des personnes dites intéressantes (VIP ?) qui ont des livres à vendre ou qui sont susceptibles de déraper sémantiquement pour créer buzz et polémiques !

Les débats s’organisent, dès lors, autour de quelques thématiques nauséeuses et l’on se garde bien de creuser dans les vrais problèmes (écologiques, humanitaires…)

L’émission devient alors une vaste caisse de résonnance des idées qu’on croyait enterrées, des paradigmes d’un autre âge, ouverts à la route réactionnaire.

De Zemmour à Finkielkraut en passant par notre incurable Nadine les pseudos chroniqueurs, complices ou faussement candides, laissent leur interlocuteur se vautrer dans la rhétorique facile, un « prêt à porter idéologique » pour un auditoire prêt à s’engouffrer dans la brèche polémiste !


Et pourtant, il suffirait tout simplement d’éteindre la télé !


Sur le plateau d’insanités
Les faux chroniqueurs  absorbés
Aux radiations médiatiques
Ont délaissé la belle éthique.

Le dérapage à tout instant
Peut exploser le frêle écran
En milliers de buzz anonymes
Sur les réseaux de mésestimes

Sous la caméra d’une bouche
Sourd sans que nul ne l’effarouche
Le mot de trop qui va nourrir
Les débats à n’en plus finir

Pour tout lapsus, acte manqué
La réverbération frisée
De ses ondulations sismiques
Foudroie le silence aphasique

Pour l’alibi des promotions
De livres ouverts aux ambitions
Le micro se tend vers la voix
Du prosélyte à ce qu’il croit

L’émission féconde à l’envi
Quelques atomes aux libres cris
Le formatage très policé
Voit son vernis se fissurer

Resurgit le réactionnaire
Quelques relents très doctrinaires
D’un passé moralisateur
En son amnésie de l’horreur

Théorie de la race blanche
Islamophobie, avalanches
De petits mots bien distillés
Pusillanimement contrés

Un grand retour vers la nausée
Des polémistes de quartier
Le grand enfumage médiatique
Occultera le politique

Celui de l’authenticité
Le « comment gérer la cité ? »
Les grands dossiers humanitaires
Ont délaissé les média-sphères

Il doit manquer quelques neurones
A ces animateurs aphones
Dès qu’il s’agit de s’exprimer
Sur les faits de complexité

Il doit manquer la clairvoyance
Chez le penseur grisé d’audience
Reconverti en girouette
Pour flatter la masse muette

Sur le plateau ascensionnel
Des polémiques virtuelles
On cherche encore, nu, à tâtons
L’alchimie d’un débat de fonds

Et dès lors on n’est pas couché
Pour chasser l’apprenti sorcier
Dépassé par l’hideux chaos
Des billevesées aux mille échos

Sauf à se plonger dans les livres
Et dans un geste qui délivre
Éteindre à jamais la télé
En sa cathodique égarée…

dimanche 4 octobre 2015

VOLKSWAGEN : UNE TRICHERIE BÊTE, AH, BON DIEU !

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La Voiture du peuple vient de ternir son image. La Volkswagen, fleuron de l'automobile germanique, a été prise dans le Marmeladenglas (bocal de confiture) et s'attend à la déconfiture à la suite d'une triche hors du commun !

Nager en "eau-triche" n'est qu'anodin pour l'Allemand voisin mais il s'agit là d'une gigantesque tromperie du paon automobiliste qui fait la roue enjolivée d'un VW logo qui, désormais, pourrait se retourner contre lui par un superbe MA (Madiges Auto : voiture véreuse) !
           

De quoi s'agit-il ?

L'Autriche rit aux tricheries mais en jaune car elle achète chez son voisin des beaux lieds de virtuosité dont le verbe dit est zèle autoroutier. Oui, elle rit jaune quand l’Oncle Sam jappe au nez du constructeur allemand qui a installé un logiciel sur les modèles diesel pour diminuer l’émanation d’oxyde d’azote (Nox)
tant hausser ah nos Nox  risquer de faire couler VW dans la nuit du marché automobile américain !

Aussi, grâce à ce logiciel, le véhicule germanique se rendait compte qu’il était sous les fourches caudines des tests américains. Il émettait alors moins de Nox quitte à consommer plus ! Une fois le test réussi il pouvait obtenir les seize âmes de libre circulation sur terres américaines en polluant de nouveau ! Ce logiciel semblait être un bon tuyau d’échappement aux vigiles de l’Oncle Sam.

Mais l’affaire éclate le 20 septembre dernier, grâce à des révélations faites par des étudiants américains définitivement remis du monde des bisounours nourri par Walt Disney à travers « Un amour de coccinelle ».

Ces étudiants liés à une ONG,  spécialisée dans le transport écologique, vont chercher à trouver un écho logique aux rumeurs sur les moteurs diesel. Trois véhicules sont étudiés : une Jetta, une Passat et une BMW. Résultat : la pollution est 35 fois supérieure pour la Jetta et vingt fois pour la Passat, par rapport aux données affichées par VW !

-         La Passat, Annick, c’est l’appât satanique, va alors crier un des étudiants à sa copine qui vient d’en acquérir une.

L'ONG va alors transmettre ces données aux autorités américaines et c'est en mai 2014 qu'une enquête va être ouverte par l'agence fédérale protection de l'environnement qui aime autoriser qui est motorisé, mais propre, à proprement parler.

Face aux accusations, le constructeur n’est plus, à son allant pâteux, tonique. Il se plie en excuses et a légères manies psalmodiques : on ne le refera plus mais à la fin de chaque ligne mélodique on trouve, hélas, coda (on trouvait la Skoda !)
Le scandale est énorme et fait tomber l’Audi mat d’un fleuron de l’automobile qui ne brille plus que par ses super chéries motorisées à forte teneur « foutage de gueule »

Onze millions de véhicules dans le monde seraient équipés de ce logiciel permettant de fausser fissa sans façon les résultats de tests antipollution !
Le scandale au décès hâte, craint VW, qui, loin d’aider SEAT l’enfonce un peu plus avec des avaries qui s’étalent en bras et rend tollé d’office (rends Tolédo, fils !).

En France, l'affaire fait bondir Ségolène Royal, notre Ministre de l’Ecolo-gît qui n’a pas traîné, tout comme Charles, à se séparer de sa Golf pas très claire et à lancer une enquête approfondie.

 L’ex de Hollande en fait tout un fromage et veut s’assurer que les marques françaises ne sont pas coupables de telles dérives car il en va de la santé publique et de la justice fiscale.

De santé publique c’est indéniable ! Le diesel est depuis longtemps coupable d’émission de micro particules à tout va qui altère nos poumons qu’en série gêne ! Mais ce dossier relève du ministère de Marisol Touraine, qui veille à la Santé de nos concitoyens pour éviter que toux règne.

En revanche la justice fiscale doit prévaloir ! En effet, notre gouvernement a lancé le système du « bonus-malus » destiné à favorise les véhicules moins émetteurs en CO2, dont font partie les diesels VW (alors qu’on ne tient pas compte des émissions de NOx !)

Puisque que Bonn eut ce mal-us, ainsi que d’autre villes allemandes notre gouvernement pourrait demander à VW de rembourser l’aide versée à hauteur de 1.000 euros par véhicule.

Ce coût ne fait que s’ajouter aux 18 milliards de dollars d’amendes encourus outre Atlantique pour fraude caractérisée (37.500 $ par véhicule) et les modiques 60 millions d’euros de retraite chapeau de Mr Winterkorn (des cornes pour l’hiver) PDG de VW qui vient gentiment de démissionner, en vrai gentleman qu’il est.

Au coût de dédommagement (déjà en partie provisionné par le groupe) se greffe la chute inexorable du cours de l’action Volkswagen depuis la révélation et la sinistre réputation qui va écorner l’image de marque du groupe nécessitant de futurs escarres-rabais (newbeettle) pour vendre la camelote !

Au fur et à mesure des différents tests effectués à Montlhéry (Essonne) appelés sourdement « test d’Essonne-Automne »,  sur le site de l’UTAC-Ceram, organisme de certification française, on s’apercevra si la France est plus ou moins touchée par le fléau oreillon, heu, au rayon de la supercherie motorisée.

Il faudra aussi revoir l’attribution des pastilles (voir article précédent) car la tromperie faussera le processus. On entend déjà chanter : allons enfants de la Pastille, le jour de foire est arrivé !

La morale de cette histoire épouse les défis internationaux d’une guerre économique où tous les coups sont permis tant que la triche ne se révèle pas au grand jour.

Pour avoir voulu s’implanter sur le marché américain, contrer Toyota, et imposer ses moteurs diesel dans le Nouveau Monde en échafaudant sciemment une fraude massive, VW perd tout en voulant tout gagner ! Et valse vague haine contre la marque allemande.

L’opprobre retombe sur le groupe mais aussi sur toute l’Allemagne. Madame Merkel, chancelière voit un démon méchant se lier au destin de son pays. Après avoir resserré les filets pour ne pas accueillir trop vite un flot d’immigrés et démunis, quoi, devenu ingérable la voilà avec une sombre histoire d’entourloupe qui met en péril le secteur automobile de son pays !

Das auto nick (la voiture dodeline de la tête) se lamente le Teuton tandis que Dassault tonique se félicite de vendre quelques rafales de ci de là - k1ka !

Il vaut mieux, de nos jours, vendre des avions de guerre que d’écouler des bolides soupçonnés de pollution et qui subissent les foudres de normes écologiques de plus en plus contraignantes.

En attendant, VW pourrait commercialement brader des débris débridés ou proposer démarque aux Polo !

La petite voiture du peuple, tant vantée par Hitler à son époque, fera tout pour éviter l’euthanazie !












dimanche 27 septembre 2015

LA DERNIÈRE DE CLAIRE CHAZAL



Nul n’est éternel. Ni Claire Chazal qui quitte le JT du week end de TF1 ni les Guignols de Canal + passés sous les fourches caudines de Bolloré et qui se retrouvent cryptés. 

Claire quitte le Journal Télévisé de Tf1 ou plutôt on la remercie. Mais, en réfléchissant bien, tenir encore un an ce journal de mains fermes tuerait Claire, en tous cas l’aurait achevé. 


Claire Chazal s’en va avec un joli parachute doré qu’elle  a dû négocier avec son patron Paolini ! On évoque deux millions d’euros ce qui fait dire qu’elle a Paolini scié tant il ne vole pas haut…l’initié, en finance ! Car une telle prime de départ pour une femme tronc qui annone devant un prompteur. Enfin, bref ! 


Claire Chazal et ses petits soucis quand le monde est en plein bouleversement.
On est en droit de relativiser, en vertu des grands principes, comme le chantait ce type qui vient de nous quitter.
 


On est en droit de ne pas la plaindre, en vertu des grands sentiments, comme le fredonnait la voix du type qui vient de nous abandonner sur cette terre en grand chambardement !



Un Béart naît et puis s’en va
La vie s’écoule comme l’eau vive
D’espérance folle en faux pas
La vérité vient décisive
On repeint les couleurs du temps
Au  gré des pluies sentimentales
Puis il n’y a plus d’après latents
C’est  la dernière de Claire Chazal…

Des immigrés de la sale guerre
Accueillis comme des héros
Au paradis de la Bavière
Avant de corriger l’écho
Mamie Merkel trop généreuse
Resserre le filet national
L’Europe se meurt calamiteuse
Et la dernière de Claire Chazal…


Le grand brasier californien
En sécheresse pyromane
Des séquoias herculéens
A deux doigts du grand psychodrame
La terre chilienne parkinsonienne
Dans sa magnitude infernale
Coquimbo pris de vagues hautaines
Et la dernière de Claire Chazal…


Des escargots sans détracteurs
La paysannerie spoliée
Joue de slogans qui touchent au cœur
Nimbés de légitimité
Lait tant bradé, porc au rabais
Aiguisent les rancœurs rurales
Les fermes ferment endettées
Et la dernière de Claire Chazal…

Le Grand Journal touché en vol
Par le canon de Bolloré
L’esprit Canal qui se désole
En sa guignolade cryptée
Consolation de compassion
Pour la débranchée du journal
Un pactole pour compensation
Pour la dernière de Claire Chazal

        
Et la Coudray en découdrait
Avec le plongeon d’audimat
Si elle se gardait désormais
De coquecigrues automates
Boutons toute misogynie (*)
Et polissons notre morale
A défaut reviendra le cri :

C’est la dernière de Claire Chazal ?

(*) Lors du journal de 20 heures du dimanche 20 septembre, Anne-Claire Coudray accueille en plateau le journaliste automobile de la chaîne, Pascal Boulanger. Celui-ci revient sur les voitures connectées du salon automobile de Francfort qui présente toutes les nouveautés 2015 des marques allemandes. Le journaliste parle notamment d'un modèle qui peut être contrôlé par un smartphone. C'est là qu'Anne-Claire Coudray lance la phrase assassine : "C'est beaucoup mieux pour faire les créneaux. Il paraît que, nous, les femmes en plus, on n'est pas très douées", le tout avec un grand sourire.

samedi 26 septembre 2015

AUTOMNE SYRIEN



L'horizon de lignes courbes
Doux chapelet de collines
S'éternise en longues tourbes
Frisées de forêts câlines

L'air s'emplit de ces fragrances
Aux accents de champignons
Un passereau du silence
Trouble l’onde de chansons

Le craquement des feuillages
Sous la lumière endormie
Une rouille de ramages
Dans les sous-bois alanguis   

La main resserrant sa main
Blotti sous le chaud des laines
Sans penser aux lendemains
Mais l’âme engourdie de peine

Alep si loin, son enfance
La promesse des beaux jours
L’université des chances
Puis le chaos des tambours

Ici le temps fait des brumes
Les prémices d’embellie
Là-bas des nuits s’accoutument
Aux brisures des tueries

Alep si loin, ses croyances
Dans les voies d’humanité
Puis l’enfer de la souffrance
Et l’espoir abandonné

Son père tombé sous les bombes
Son vieil oncle déclinant
Sous les tentures de tombe
Près d’un cèdre du Liban

Il mesure l’intime chance
Le bonheur d’avoir marché
Dans cet univers d’errance
Le long de ces voies ferrées

Il est là, au cœur de France
Sous les paupières ensablées
D’un désert de violence
Ses yeux noirs brillent, étonnés

L’horizon de lignes courbes
Apprivoise son regard
Mais en sa mémoire fourbe
Le sang jaillit sous le fard

Alep si loin des charmilles
Mousses affleurées au ruisseau
Ondulations qui frétillent
De ses poissons alluviaux

La main posée sur sa main
L’amour ouvert aux promesses
Mais tant de cris inhumains
Dans les plis de sa détresse

La campagne emmitouflée
Dans sa langueur automnale
Là-bas  l’enfer des brasiers
Les cruautés infernales

Alors d’un contemplatif
Regard sur le monde atone
Apprêté de tons plaintifs
Il s’engage dans l’automne…

Je vous recommande cette vidéo d'une qualité exceptionnelle de Paris en 1920
Posted by Jean Claude Vasseur on vendredi 18 septembre 2015

lundi 21 septembre 2015

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Le nombre de Ré ? Il l'évalue, Jacques, à 100 !




Elle ne peut pas la pie rater
Ce ré surnommé le « pie-ré »
Du monocorde en doubles croches
Sur du quat’-quat’ ; c’est plutôt moche !

Elle n’en a cure ; la pie l’ôtait
La grande honte qui gênait
Ses monotones vocalises
Et c’est ce que m’évoqua Lise.

Lise bonne qui connaît bien l’oiseau
Dit que jamais ne chante faux
Cette voleuse impénitente

Elle vous dira en son dépit
Que, dès qu'elle siffle 100 pie
Fait bien mieux que Guetta, ma tante !

samedi 19 septembre 2015

LA GROGNE PAYSANNE



C’est toujours un plaisir de retrouver le Professeur Hitérole à l’occasion d’un apéritif. Après son entretien avec José Bové  il a daigné m’accorder un peu de son temps pour m’expliquer les problèmes des agriculteurs


Fabiano : Professeur, éclairez ma lanterne ! Pouvez-vous m’expliquer ce qui se passe chez nos agriculteurs qu’ils se sentent obligés de faire un défilé de tracteurs à Paris puis à Bruxelles ?

Prof Hitérole : Hé bien, ces opérations escargot loin d’être délits massent le long des routes l’exaspération des éleveurs de porc, de vaches et les produits qui en résultent : viande, lait, principalement. Pour dire vite, entre 22.000 et 25.000 exploitations sont au bord du dépôt de bilan et préfèreraient vendre des peaux de bêlants si les ovins ne risquaient pas, à leur tour, la surproduction parallèlement au danger de la fièvre catarrhale ovine dite maladie de la langue bleue. Mais, je m’égare à perdre la laine…

Fabiano : Oui, professeur, revenons à nos moutons…je veux dire aux porcs et aux vaches ! En quoi les filières porcines ou bovines ne nourrissent-elles plus leur homme ?

Prof Hitérole : Je vais commencer par le Porc pour amarrer mon exposé lequel devrait défiler sans divaguer ! Le porc, en France, est une viande bradée, bridée par les distributeurs brodeurs de marge ! Les grandes surfaces vendent régulièrement des côtes de porc à 2€ le kg alors qu’un prix de vente de 7€ le kg devrait être proposé pour couvrir les prix de revient de l’éleveur l va falloir trouver une prime à verrat et c’est ainsi qu’un arrêté public va limiter la promotion sur viande de porc fraîche à deux mois par an, en janvier et septembre. En dehors de ces deux mois les rabais ne pourront plus transformer un prix à moins de 50% du prix moyen. Mais le pire est le coût subi par l’embargo russe pour des raisons liées à l’Ukraine. La peste porcine n’explique pas tout ! Poutine fait sa tête de cochon et empêche 150.000 tonnes de porc européens de se transformer en koulibiak ! Le producteur de porc qui s’échine ne comprend pas et lance : pourquoi ai-je arrêt ? La commission européenne va devoir subventionner le stoppage des corps heu le stockage des porcs pour l’instant invendus afin de faire rebondir les cours bêtes, limiter l’écart négatif entre prix de vente et prix de revient et tenter d’éviter que l’écart casse le moral des éleveurs.   

Fabiano : N’ont-ils pas trop produit quand même ? N’y a-t-il pas surproduction ?

Prof Hitérole : La surproduction est européenne. Les cochons allemands et espagnols ont filé, mignons, sur l’autoroute de la concurrence et nos élevages ont été détruits car les charges dans l’hexagone sont bien supérieures à celles de nos voisins. Tant et si bien que la France qui avait une balance commerciale « porcine » excédentaire de 94 millions en 2000 est désormais déficitaire (- 143 millions en 2012). La France vend moins et achète plus. Comment relever le défi si terre perd en compétitivité ? Die Schweine et los cerdos doivent être moins nombreux c’est verrats cités !      

Fabiano : Hum, c’est du chacun pour soi. Et en ce qui concerne le lait ?

Prof Hitérole : La crise vient principalement de la fin des quotas. Pour la première fois depuis 31 ans les éleveurs européens vont découvrir la joie d’entreprendre en toute liberté. Car on détricota laiterie-quotas ! La fin des quotas équeute l’écoute des coûts régulés ! Sans quota l’éleveur lambda pourra surproduire au risque de faire chuter les prix ! Pauvres prix, de plus en plus volatiles qui nous posent la question de savoir ce que vaut lait, question que la vie colle sur le mur des préoccupations des éleveurs craignant d’être plumés. Il faut rajouter un autre problème : au niveau national on a supprimé le mécanisme de négociation interprofessionnel des prix géré par le CNIEL (Centre National Interprofessionnel de l’Economie Laitière) sous prétexte qu’il portait préjudice au consommateur final par constitution d’une entente sur les prix cartel est la crainte !. Il n’en est rien, apparemment. Les tiers n’ont jamais eu à en souffrir car les vaches sont plutôt du côté des distributeurs ! Ils vendent le litre de lait antillais, heu entier, à 1 € alors que, souvent, l’éleveur l’a vendu à 33 centimes et il lui manque 10 à 15 centimes pour couvrir ses frais ! Désormais, sans mode de régulation propre à la filière, les négociations avec les supermarchés seront encore plus difficiles !

Fabiano : Pas facile de vendre des produits « Frais » ! On ne peut pas fixer des prix planchers des vaches ?

Prof Hitérole : Ce prix plancher existe. Le 24 juillet, les producteurs de lait ont arraché une revalorisation des prix à hauteur de 3 à 4 euros les 1.000 litres pour atteindre 340 euros. Mais cette hausse a un impact très limité et n’est qu’un pis à lait car elle ne concerne que les produits de marque, l’avoine de la grande distribution.

Fabiano : Hum, si je comprends entre embargo russe, suppression des quotas, lobby de la grande distribution, concurrence européenne, nos agriculteurs s’enfoncent dans le déficit alors qu’on devrait leur dire : on fait tout pour ne pas que vous vous en lisier !

Prof Hitérole : Exactement ! D’où les opérations escargot et les révoltes paysannes qui telles des verrues virales rurales dévient,  râlent ! A nous de consommer français pour soutenir notre production à gris col qui ne demande qu’à retrouver son blanc (pain) !

Fabiano : Ça tombe bien, ce midi je mangerai du coq au riz Caux-niaque de chez nous !

Prof Hitérole : Ah ? Vous n’êtes plus végétarien ?


Prof Hitérole : Non…enfin, momentanément…Pour les besoins de la cause.

mardi 15 septembre 2015

UN ART TRÈS SAIN : BATIK



Elle a quitté son île de Ré
Le temps d’oublier une année
Les marais salants et l’ânesse
Trousse chemise et sa tristesse.

Elle est partie à Korhogo
Chez des Ivoiriens rigolos
Pour s’apprivoiser au batik
Tissus cirés, teintes magiques

Artisanat de l’esthétisme
Sous les splendeurs de l’exotisme
Elle en a tiré l’authentique

De merveilleux flancs colorés
Dont elle affublera mulet :
Ah, quelle belle ânesse à batik !


Pour en savoir plus sur la technique du Batik !