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dimanche 9 octobre 2016

PIERRE TCHERNIA, LE DERNIER GRAND DE L'ORTF



Pierre Tchernia a tiré sa révérence dans la nuit de vendredi à samedi, à l’âge de 88 ans.
Pierre est une légende du petit écran, un pionnier de l’ORTF au même titre que Pierre Sabbagh, Pierre Desgraupes ou encore Pierre Dumayet.

Mais sur les 4 Pierres c’est bien Tchernia qui aura marqué le plus l’histoire de l’audiovisuel français du petit écran noir jusqu’à l’ère d’Internet.

Curieux de tout, créatif, il a marqué de son empreinte les premières grilles de programme télévisuel entre deux mires d’attente. Il participe au premier journal télévisé en 1949, lance plusieurs émissions comme Monsieur Muguet s’évade ou la boîte à sel.

Il produit et présente L’ami public numéro 1, une émission qui fait découvrir la magie de Walt Disney.

Il anime Cinq colonnes à la Une à partir de 1965 puis connaît la renommée avec sa fameuse émission Monsieur Cinéma ! Une tranche de culture cinématographique qui vivra de 1967 à 1980.

Sur la fin de sa vie, il rejoindra Arthur dans l’émission Les enfants de la télé.
Mais le gai luron ne se contente pas du petit écran. Le cinéma dont il sait tant évoquer les charmes à la télévision le happe totalement.

Il devient réalisateur après s’être dépensé devant la caméra en acteur épisodique (La belle américaine, 1961 – La guerre des boutons, 1962…).

Il réalisera quatre films : le viager (1971), les gaspards (1974), la gueule de l’autre (1979) et Bonjour l’angoisse (1988).

Présentateur, acteur, scénariste, réalisateur, Pierre était aussi un narrateur hors pair, prêtant sa voix à des dessins animés relatant la vie d’Astérix, ce petit gaulois dont le père artistique, un certain Goscinny, était un ami très cher.

Durant toute sa vie, cet homme affable, d’une rare simplicité en dépit des lauriers de César lui tombant sur le crâne dégarni, aura fait l’unanimité. Il représentait la mémoire du cinéma français et nous aura fait devenir des cinéphiles, à des degrés divers.

Chapeau bas Monsieur l’artiste et bien le bonjour à Goscinny, Ventura, Serrault, Noiret. Tu les as tant aimés et ils te l’ont si bien rendu.


Encore bravo Monsieur Cinéma d’avoir été, en toute humilité, un grand homme de l’image et de la vie !


Tchernia caricaturé par Uderzo
dans un album Astérix



Il a crevé l’écran, son sourire cache mire
D’une télévision à ses balbutiements
Les tout premiers JT que le grand Charles admire
Tant qu’ils ne raillent pas ses moult agissements.

Il a crevé l’écran de l’appareil à lampes
Son sourire éblouit tout le petit salon
Le crâne dégarni sous les feux de la rampe
Et l’élégante voix au soleil des dictions.

Il parcourt les années dans cette aire cathodique
Au fil de ses idées qui ne tarissent pas
Repeint de cinéma le repos catholique
S’installe en nos foyers et s’invite aux repas.

Quand le petit écran gémit d’une étroitesse
Il en sort sur un pied de caméra douée
Colore les pellicules d’une histoire de vieillesse
Où Serrault, merveilleux, nous joue les vies âgées.

Puis il revient, gracieux, à ses premières amours
Et Mardi cinéma, les enfants de télé
Orchestrent à l’envi comme l'éternel retour
D'un jeune homme éclairé de rêves passionnés.

Jusqu’au bout d'un long film quand l’image se brouille
Alors s’éteint la voix qui avait enchanté
Il restera l’aura d’une flamme en vadrouille
Au cœur de souvenirs des enfants retrouvés.

samedi 8 octobre 2016

LA FOLLE EVASION D'ARIA




Ce jour-là Aria en a plus qu’assez de traîner dans les cases étroites d’une bande dessinée médiévale que le fantastique n’arrive  plus à enluminer. Elle se sent bien à l’étroit dans cet univers que lui impose, depuis des lustres, Michel Weyland, son père génétique.



Elle quitte cadres et bulles sans le moindre préavis, au débotté, dès potron minet, et se retrouve dans le XXIème siècle sans la moindre transition.

Comment atterrit-elle dans une cuisine de collectivité ? Cela reste un mystère !

Toujours est-il qu’elle se retrouve affectée à la plonge ! On confie à l’Aria deux bacs en raies majeures,  approximativement colmatées par de la résine génétiquement modifiée.


Au début le sourire lui vient : la vaisselle lui permet de gagner un peu sa vie même si parfois elle lui semble sale, Aria. Le principal du collège n’est pas un tendre et la conspue souvent pour sa lenteur. Comment peut-il avoir l’intention,  en voulant tancer,  d’aider  le CDI ?

Car Aria a décroché un CDI mais, à la longue, elle s’étiole dans ce travail ingrat et d’un gras gris. Un matin, elle ne revient pas et erre  le long d’un lac, l’âme vide. Elle regrette finalement ses longues chevauchées moyenâgeuses.

L’eau lui semble polluée et stagnante. Des moustiques volent à la surface. La jeune femme ressent le retour de peurs ancestrales : les maladies contagieuses colportées par les funestes diptères. Cela te fait mal, Aria !



-         Le plus clair de nos terres semble sale, note Aria. Qu’ont fait les hommes depuis l’époque des chevaliers ? On dirait qu’ils ont tout dégueulassé !

La faim la tenaille. Elle achète au marché du bourg le plus proche un kilo de poires. Elle aime les comices Aria, celles qui lui donnent la peau lisse. Hélas, le reste de sa journée s’épuise dans des spasmes abdominaux, des tremblements intestinaux et de longues délivrances nauséabondes, dans les fourrés, à l’abri de regards indiscrets. Ça n’arrête pas de fuser : tout en Aria naît spasmodique (tout en Arianespace modique ?)

Alors l’obligation d’agir actionne Aria ! C’est capital ! On ne peut pas dire pourtant que la haie s’aère, elle !

Je vais contre la pollution, les dangers des pesticides, porter la guerre sainte, lâche Aria !

Une révolte secrète Aria. Une nouvelle Aria, écolo convaincue.

Elle frappe à la porte des verts EELV. Les agitateurs d’idées environnementales sont en pleine discussion autour de la future primaire !

Bonjour, je suis Aria ! Je voudrais faire quelque chose pour la planète !

Ça se voit ! Rien qu’à ton accoutrement rustique très « développement durable ». Qu’est-ce qui te motive ?

La protection de notre planète ! C’est notre mère ! On lui doit beaucoup !

Je sens comme l’aveu « dettes », Aria ! Soit la bienvenue par minous qui ouvrons toujours les bras à qui fait l’idée (acquis félidé ?). On a besoin de quelqu’un au standard ! Mais il faudrait quand même un autre vêtement, pour des raisons…heu, médiatico-politiciennes !

Et c’est ainsi qu’Aria se retrouve à gérer des appels téléphoniques, principalement des numéros verts.



Cette expérience ne dure pas longtemps. Dès le 3ème jour, alors qu’elle répond à une jeune fille désireuse d’adhérer au mouvement, elle entend des rires sournois !

Pourquoi riez-vous ainsi ?

Hi, hi, hi, c’est ton accent et ta façon de parler ! On dirait que tu sors du moyen-âge !

La jeune fille
A ri avec ses parents cools
Aria vexée part en couilles : Vous me faites …(censuré) tous !

Elle claque le combiné qui manque se briser ! Elle quitte les lieux sur le champ, ôtant ces cils du flot de mails et texto en attente.

Elle veut rejoindre le monde étrange qu’elle a quitté.

Weyland, en père débonnaire, accueille sa fille prodigue ! On dirait de l'évangile !

La jeune femme demande pardon mais le père lui dit :

Il faut que s’envole honte Aria ! Je suis trop content que tu reviennes bosser chez nous ! L’inspiration me manquait !


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé !

jeudi 6 octobre 2016

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Bravitude (chère à Ségolène)
Bienveillance
Beauté
Brillance
Brise (parfumée)
Bling Bling

Nos 6 B ne vous rendront pas indifférents !


mercredi 5 octobre 2016

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Il vaut mieux être habillé pour l’hiver par GEMO que par sa monitrice de vol !

Chez GEMO j’ai mots gentils des vendeuses qui me guident.

Les magasins GEMO s’immiscent dans vos choix, pour votre bien.

Toute intention de vous manipuler les GEMO nient !


Alors GEMO tard ou GEMO tôt, j’aime autant témoigner :

 GEMO tente et moi niais…je suis !

lundi 3 octobre 2016

LA COLOMBE AUX AILES PLOMBÉES




Shimon Peres vient de nous quitter, ce mercredi 28 septembre 2016, à l’âge de 93 ans.

Le prix Nobel de la Paix de 1994 aura vécu dans la peau d’une colombe réaliste après avoir été un faucon, soucieux de l’intégrité de l’Etat d’Israël dont il fut un des bâtisseurs en étant jeune collaborateur de David Ben Gourion, père et premier président de l’état hébreu.

Sioniste de gauche, il supervise la militarisation d’Israël à sa création, en 1948. Il aurait pu demeurer un faucon inflexible, thuriféraire de l’établissement de colonies juives dans les territoires occupés par les Palestiniens. Mais l’intelligence et la lucidité l’éclairèrent d’une vision prophétique : l’expansionnisme juif irait à sa perte et il fallait envisager deux états souverains.

Il est élu pour la première fois à la Knesset en 1959 sur la liste du Parti travailliste. Lorsque ce même parti, conduit par Itzhak Rabin, remporte les élections de 1992, Shimon Peres devient ministre des Affaires étrangères et n’aura de cesse que le processus de paix israélo-palestinien soit couronné de succés.

En 1993, les accords d’Oslo scellent un premier accord de paix entre les deux camps. Peres, alors chef de la diplomatie israélienne, en est un des principaux acteurs.

Le premier volet de ces accords permet l’établissement d’une autorité palestinienne, prélude à un état indépendant.

Le second volet (en  1995) divise la Cisjordanie en 3 zones : la zone A contrôlée exclusivement par les Palestiniens ; la zone B, au contrôle partagé, et C, soit environ 60% du territoire de la Cisjordanie qui devait passer progressivement aux mains des Palestiniens mais restent entièrement contrôlé par Tsahal, l’armée israélienne.
Hélas, l’assassinat de Rabin en novembre 1995, la seconde intifada (guerre des pierrres) et la prise du pouvoir dans la bande de Gaza par le mouvement Hamas, sapent  le rêve de Shimon Peres.

Président de l'État d'Israël de 2007 à 2014, l’homme ne peut que constater, impuissant, à l’enlisement de son pays dans ce qu’on peut appeler une impasse ! Le processus de paix se démantèle au gré de nouvelles colonies juives implantées en Cisjordanie et à l’ombre d’un mur de la honte qui prodigue à l’étoile de David l’illusion d’une sécurité. En réalité, Israël vit en état d’urgence permanent. Une peur viscérale s’enracine dans la vie quotidienne. La phobie de l’attentat et les exercices de sécurité s’enkystent  dans les fondements sociétaux.

Ce vendredi 30 septembre, à Jérusalem, les grands de ce monde étaient réunis autour de la dépouille du grand visionnaire au rêve inachevé.

Hommages et larmes se succédèrent tandis que, à si peu de kilomètres de là, les bombes pleuvaient sur Alep (Syrie) et Mossoul (Irak) voyait les premiers vols de rafales français avant la grande confrontation.

Shimon Peres repose désormais en cette paix à laquelle il aspirait du plus profond de son être. Cette inaccessible paix !

Il ne laisse aucun successeur dans le sillage des colombes.


Au cimetière du mont Herzl à Jérusalem
Repose en paix le vieux guerrier de l’anathème
Contre les glaives de Sion noirs d’arrogance.
Une étoile en lui s’enluminait d’espérance

Cœur de colombe aux battements fragilisés
Au gré des vents mauvais ployant les oliviers
Les faucons criailleurs dominent les collines
Trop de nuages gris dans les cieux s’enracinent.

Ils se sont recueillis devant la flamme morte
Les yeux se sont éteints comme un désir avorte
Quand l’avenir se peint d’inexorables orages

Des hommages appuyés autant que la voix sonne
Entre lamentations que les douleurs missionnent
Sur le théâtre clos de trêves en raturage. 

jeudi 29 septembre 2016

ASTREE




Fille de Zeus et de Thémis, Astrée a d’abord vécu sur Terre, durant l’âge d’or,  soit les mille ans d’or mis mais sans amant mortel, prénommé Emile, qui aurait eu le syndrome de la belle au dormant.

Elle habita la Terre mais les crimes des humains dans les âges d’airain et de fer la forcèrent à  rejoindre papa et maman dans le ciel. Elle retrouva là cent sœurs : les Heures, les Moires, les Nymphes…

On lui confia le rôle de déesse vierge de la justice et une balance !

Les mauvaises langues diront qu’elle est restée vierge en dépit de son plein gré car elle ressentit, là, manque Astrée (l’amant castré ?).




Le bel âge d’or et son fonds sied
Au cœur terrien qui n’tentait rien
Pour joindre les divinités
Et leur Eden épicurien

Mais l’âge des reins en scène effrite
Son cœur : elle veut gagner le ciel
Retrouver Zeus, Thémis, les mythes
De ses parents providentiels

Elle y vécut, déesse vierge
De la justice vers où convergent
Les âmes à zone à partager

Veilla aux plus claires de nos terres
Avec are tel qu’on s’y réfère
Quand on évoque les cas d’Astrée ! 

mercredi 28 septembre 2016

BOURDES ET BOURDIN : MARIONS-LES !





Marion Maréchal-Le Pen était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, ce mardi 27 septembre 2016.

Elle a tout fait pour éviter les questions pièges de l’infâme JJB mais s’est fait quand même prendre dans le pot de déconfiture de l’ignorance quand la terreur de RMC lui a demandé  le nombre d’habitants en région Paca (Provence Alpes Côte d'Azur).

La députée Front national de Vaucluse s’est trompée ! Selon Marion Maréchal-Le Pen, la région Paca compte deux millions d’habitants. Sauf que c’est faux, elle en compte près de cinq, a immédiatement corrigé Jean-Jacques Bourdin.

Par ailleurs, interviewée sur les migrants et le démantèlement de la jungle de Calais, la blonde au strabisme louche a lancé :

-       Le problème c'est qu'on va éparpiller la poussière

Dans les veines de Bourdin le sang n’a fait qu’un tour ! Il a repris l’effrontée nationale qui a bredouillé :

-       C’est une façon de parler, vous ne connaissez pas l'expression 'cacher la poussière sous le tapis ?

"Ce n'est pas une façon de parler",  a rétorqué Jean-Jacques Bourdin en sachant bien qu’il ne s’agissait pas du Tapie perçant de malhonnêteté. "Vous cachez les migrants sous le tapis, vous. Parce que c'est ce que vous pensez ! On ne rit pas avec ça. Des hommes, des femmes et des enfants, on ne les traite pas de poussières".

Et toc dans la tronche de la jeune femme qui aurait préféré parlé de son grand-père.


D’où cet interview revisité consciencieusement par mes soins !

mardi 27 septembre 2016

SACRÉ LULLY !


Fils de meunier florentin, Jean-Baptiste Lully, né Giovanni Battista Lulli en 1632, quitte les flots rances et enfarinés pour la France à l'âge de quatorze ans. Il devient le garçon de chambre de Mademoiselle de Montpensier, un métier à sa portée avec une gente dame avec qui il était au diapason bien qu'il lui jouait des luths dégueulasses.

Grâce aux moult sauteries guillerettes données à la cour, il goûte à la musique et à l'art du spectacle. Il devient compositeur, très grand danseur, et violoniste pour Louis XIV, ce roi soleil qui lui prodigue des UV (Unités de Valeurs) en musicothérapie baroque.

Favori de la cour, il est le compositeur officiel de la musique instrumentale du roi et écrit emballé des ballets de cour avec maîtrise tant il exécrerait se voir taxer voir  "manche à ballet" par un roi qui lui donnait des coups de pouce hier.

Après la mort de Mazarin, Lulli est nommé, sur un ton doux, surintendant de la musique ! Il se fait naturaliser sans devenir homme de paille et change son nom en "Lully" avec un i grec pour faire plaisir à une hellénique au corps fou, corps intensément fin (Corinthe en sait ! M'enfin !!)

Mais il quitte la belle qui abuse trop d'amants et les nique. Il épouse une certaine Madeleine Lambert, assez mécène (car gère art Lambert). Il rencontre Jean-Baptiste Poquelin, pour la première fois sur la comédie 'La Princesse d'Élide' en un coup de vent (Elide est alizée). Leur collaboration durera jusqu'en 1671, grimpant sur le mur de célébrité comme des mots-lierre !

Il se spécialise dans la comédie-ballet tout en portant des bas laids comme Eddie (son valet) car peu lui chaut le vestimentaire ! 

Il compose notamment 'Le Mariage forcé' et 'L'Amour médecin'  Mais il n'abandonne pas pour autant les bals en cour sans calembours et écrit, entre autres, 'La Naissance de Vénus' qui lui fait sortir deux mille eaux tant il en sue pour l'achever.

 A partir de 1672 et jusqu'à sa mort en 1687, il rédige une oeuvre impressionnante, presque un opéra par an et obtient le monopole sur les productions musicales en France. En 1681, le grand Jean-Baptiste Lully devient secrétaire du roi ce qui attise ses héritiers (le secrétaire attire hoirs) et meurt, six ans, après une agonie peu commode à laquelle il devait se lier (île de vaisseliers ?) 

ALEP EN AGONIE NE COMPTE PLUS LES BOMBES



Alep vacille sous les bombes et livre, sans nul doute, ses dernières batailles. Bientôt, selon de nombreux experts, le beau fruit culturel devenu triste trognon transpercé, tombera dans l’escarcelle de Bachar-Al-Assad avec l’aide de son cueilleur en chef, le russe Vladimir Poutine.
Les insurgés se battent avec l’énergie du désespoir en pensant encore au printemps arabe. Mais le maître de Damas possède les armes et l’appui du Kremlin. La Russie manœuvre habilement pour aider Bachar que l’Occident désapprouve. Elle cherche aussi à briser l’Etat califat de Daech, le troisième larron à s’être invité dans cet enfer.
La France, isolée, cherche une solution planétaire mais son message reste inaudible à l’ONU que les USA façonnent d’atonie.
Notre pays se heurte à la frilosité américaine. L’Oncle Sam, fatigué de tant d’interventions et de cercueils inutiles, rechigne à s’engager au sol dans le grand bourbier syrien.
Il faut dire que la situation demeure inextricable. Trois grands cercles la circonscrivent : une guerre civile intra-syrienne, une guerre moyen-orientale entre chiisme iranien et sunnisme d’Arabie Saoudite, et le grand cercle de la guerre froide de nouveau présent. Russes et Américains, faussement liés dans leur frappe contre Daech, suivent des chemins antagonistes quant aux relations à tisser avec Bachar.

Dans ce grand vacarme de feu et de sang il y a l’humain qu’on assassine, l’enfant qui pleure sa mère et les ruines d’un Monde qui, décidément, font douter plus que jamais du paradis sur Terre.

Alep en agonie ne compte plus les bombes
Qui foudroient de leurs feux le fragile hôpital
Le fluet souterrain, le recoin médical
Alep et ses lambeaux croupissent dans la tombe.

Le tyran de Damas sous l’écu de Poutine  
Frappe les survivants dans cet enfer urbain
Selon quelques témoins des montées assassines
Sarajevo cerné souffrait moins l’inhumain

L’Occident impuissant vit de l’imprécation
Affranchissant le bras séculier de Moscou
La Russie sans ambages crie son indignation
Pour peu qu’on l’incrimine à décupler les coups.

Elle reporte, sans fard, la culpabilité
Sur l’insurgé syrien dénommé terroriste
Tandis que des enfants se meurent abandonnés
Dans les ruines efflanquées de douleurs fatalistes.

Alep en agonie, vidée d’humanité
Ne croit plus au soleil embelli d’une trêve
La lâcheté du monde en son corps décharné
A maculé de nuit les impossibles rêves.

lundi 26 septembre 2016

LE FISC SE CORSE ET CA REND PLUS SAIN FLORENT !



Florent Pagny fait partie des bons payeurs pour Mr Sapin, notre ministre de l’Economie. Florent paie ses impôts sans rechigner, obéré mais pas trop puisqu’il porte souvent le melon en montant sur ses grands chevaux dès qu’on lui sermonne qu’il travaille du chapeau.

Oui obéré mais dans le grand jeu de Monopoly fiscal la case « quête » avise hier comme demain que le succès est au rendez-vous ! L’homme peut verser à son percepteur un million d’euros d’impôts annuels car il a enfin compris que s’il versait autant c’est qu’il gagnait beaucoup ! Il réalise enfin que les encaisseurs avaient raison de dire : « saquons Pagny » pour ne pas apprécier la sienne à l’aune de ce que le flot rend des marées monétaires reçues.

Finis donc les acrimonies contre l’administration fiscale qui suscitaient abattement, triste tranche, moral pas dans l’assiette, l’attaque salée, cris (la taxe à l’écrit ?).

Plus besoin de sortir un tube dans le style « Ma liberté de penser » quand on est en paix avec le fisc et avec soi-même, en payant rubis sur ongle l’impôt sur le revenu de Patagonie ou du présent sur le siège rouge et rotatif de « The Voice ». L’émission de Tf1 semble bien juteuse pour arrondir les faims de moi d’un ego toujours plus exacerbé.

Tout va donc très bien dans le beau monde des artistes opulents !


Quelques années se sont passées
Florent dans le rang est rentré
Il ferait presque ami-ami
Avec la fiscale avanie

Il paie et empâte agonie
Du mauvais payeur ! Il revit
En repenti et l’obéré
S’impose règlements quiets

Un million d’euros pour Bercy
Pour chaque année. Je dis merci
A mon fidèle télécrochet !

Autant de fric dans la chanson
Ce fait tue mon intellection
Mais j’aurais tort de le blâmer !

dimanche 25 septembre 2016

AU MICRO D’ŒUF : LA VIE, FLAMME ENTENDUE !


De 15h à 16h, au micro de Flavie Flament, les auditeurs de la station RTL bénéficient du luxe en bourg de partager leurs expériences et les experts (éventuellement des ex maires) prodiguent leurs conseils sur les questions sociétales (genre : est-ce fait pour certaines castes Aldi ?), relationnelles ou encore médicales.

Bref, une heure juste avant les grosses têtes que Flavie ne veut toujours pas avoir vu qu'elle n'a pas besoin de père Ruquier eu égard à sa blonde chevelure qui n'est pas sans penser à celle de Sophie Davant !

Une heure de très grande écoute pour ceux qui ne travaillent pas : sénateurs, députés, retraités, étudiants séchant les cours...

Cette émission "on est faix pour s'entendre" reste un phare d'eau pour les naufragés de la vie !

Elle n'est, cependant, toujours pas remboursée par la Sécurité Sociale.

Il faut dire que ce n'est pas le moment de recreuser le trou de la Sécu que Marisol Touraine (notre Ministre de la Santé) prévoit de boucher à l'horizon 2017.







samedi 24 septembre 2016

L’ÉCART EN TWEETER OU DEUX JOURS DE BUZZ (si ce n'est plus...)




Christine Boutin explique avoir annoncé, à tort, ce mercredi, la mort de notre cher Jacquou, le Corrézien élyséen, à la suite d'information venant "d'une source sûre". Problème: il s'agissait d'une rumeur qui a aussitôt été démentie par la famille Chirac.


L'information m'a été donnée par une source que j'estime sûre, explique-t-elle sans donner plus de précisions. Je l'ai donnée car je pense que les Français l'attendent, preuve en est du buzz qu'il a suscité, ajoute-t-elle !

Et c’est bien là le problème : le buzz !

Tweeter est une grande machine à buzz dont même la presse se délecte. En moins de 140 caractères n’importe quel esprit simplet peut lancer un message à la « vas-y que je te pousse » et il y aura toujours d’autres esprits pour le retweeter (le diffuser de façon plus ample) ou pour s’en indigner. La spontanéité du tweet, son instantanéité, exclut toute réflexion méditative, éthique. Le tweeter réagit de manière compulsive, il « tweete » à l’envi, cherchant à lancer la petite bombe événementielle avant le voisin ! C’est la course au scoop, quand bien même ce dernier se revêt, à posteriori, d’oripeaux fallacieux.

Le plus dramatique dans cette histoire est la résonance communicationnelle d’un tel message ! Comme une traînée de poudre le petit billet de trois mots (dont un hashtag que Christine a sans doute mal utilisé !) fait le tour de France. Pire, il va faire l’objet de multiples articles de presse et le papier relaiera la vitrine virtuelle.



Ainsi, et pour bien d’autres circonstances, le twitter se défoule pour passer ses nerfs ou par simple addiction au petit oiseau bleu. Il y aura toujours un journaliste qui, nonobstant la déontologie de son métier (vérifier les sources), prendra pour argent comptant des fausses informations amplifiées par de simples retweets d’un petit texte initialement lancé selon l’humeur du jour de son auteur.

Le tweet malheureux de Christine Boutin n’est qu’un des avatars de la déstructuration du circuit informationnel. Les citoyens ont désormais le pouvoir de communiquer à leur guise ce que bon leur semble. L’acrimonie des uns, l’outrance des autres, déferlent sur la toile et abreuvent nos conversations quotidiennes. Le professionnel de l’information est progressivement  acculé à rédiger chroniques et articles sur « le buzz » ainsi généré, pour ne pas décrocher de la prosopopée ou de la sermocination..

C’est une nouvelle manière de remplir les journaux à l’heure où les feuilles de chou ne font pas bonne presse dans les tendances consuméristes.

Rebondir sur l’approximation du virtuel, voire sur ses falsifications, permet désormais de nourrir les papiers quotidiens et de freiner la lente agonie de nos kiosques à journaux.


En attendant, Chirac, quel que soit son état de santé, doit songer au fond de son lit que cette histoire est abracadabrantesque !

vendredi 23 septembre 2016

C'EST VERS VINCENNES QUE LA BÊTE EUE MÈNE





Aire de Vincennes redevint scène quand Paris décida
Pour éviter que riverains beaucoup de germes inhalent
De transférer les animaux sur ce lieu théâtral
Piégeant d'assommoir les cris vains et s'était mis l'zoo là !

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jeudi 22 septembre 2016

L'AUTOMNE ETONNE



L’automne étonne d'un rouge atone
Libère le fauve et rugit sang
Dans les sous-bois où déjà tonne
Un brame dans les fraîcheurs du vent

Automne lié, ô tonneliers
Aux rituels de la vendange
Ouvrant ses pages où la vie naît
En dionysiaques louanges

L’automne alloue aux tonnelles à
Replier sous la pluie rebelle
L’averse éperdue. Pergola
Résiste à la bise nouvelle.

Langueur, ivresse, duo tonal
Chante en mon cœur ce monde en mue
Quand mille buées matinales
Se meurent au soleil revenu.

Les feuilles tombent en leur tombeau
De rouille craquant sous les pas
La nécropole vit de tons beaux
Chatoie les tapis du trépas

N’en déplaise à Monsieur Verlaine
L’alanguissement monotone
Sous mon soyeux manteau de laine
Au grand jamais ne se cantonne

La vie qui s’endort lentement
Dans la flamboyante agonie
Ragaillardit mes yeux d’enfant
Jusqu’aux aurores de l’envie

L’automne étonne, me pelotonne
Dans son duvet de terre humide
L’orée tout de mousse chantonne
De ses végétales sylphides.

mercredi 21 septembre 2016

QUE L'EAU CLÔT TOUTE PERSPECTIVE DE COMMUNICATION !


IL SE COMPLAIT DANS L'EGO : L'OISE RIT !



Nicolas Sarkozy a-t-il encore perdu quelques neurones ou agit-il délibérément comme un débile mental pour des raisons de populisme (on sait qu’un discours sot voire fallacieux se fait mieux comprendre par le commun des mortels) ?

Toujours est-il que, lundi soir, lors d’un meeting à Franconville (Val-d’Oise), il n’a guère parlé de francs, cons, vils mais…de Gaulois en nous sortant la tirade suivante :

-          Dès que l’on devient français, nos ancêtres sont gaulois !

Evidemment les réseaux sociaux se sont emparés de cette sortie aussi outrancière qu’absurde. Car, bien sûr, notre pays peut s’enorgueillir d’avoir de multiples ancêtres : des Romains, des Celtes, des Maures, des Burgondes et j’en passe…

Bien sûr, le petit nerveux se revendique, en général, de Gaule mais faut-il pour autant occulter les autres branches qui font le bel arbre français ? L’ancien président dit être sain de corps et d’esprit et que pas une gramme d’alcool n’a fait dévier ses propos :

-         Je ne prends que des jus de fruits ; mais, quand bien même je me prends des verres sains j’ai tôt rixes !

Offenses à laquelle le petit coq ne daigne pas répondre pour ne pas alimenter les querelles d’avant la primaire ; fort sage ergot vit (force à Gergovie ?). Disons qu’il y a quand même répondu car des réponses à l’aise y’a :

Quand on est fils d'un hongrois ou fils d'un algérien et que vous arrivez en France, on ne vous apprend pas l'histoire de la Hongrie ou de l'Algérie, on vous apprend l'histoire de France!

L’homme le clame par des mouvements de mâchoire : c’est l’tic qui parle !

Hormis l’erreur de syntaxe (passage du « on » au « vous ») on ne peut pas dire que Sarkozix ait tord : oui, on nous apprend que nos ancêtres étaient les Gaulois ! On inculquait les mêmes préceptes aux petits Martiniquais et aux enfants réunionnais !

Peut-être faudrait-il revoir les programmes d’histoire car plus on se dit «  semons Gaule !» plus on crée en tas tares ! On travestit la réalité !

Alors oui, rendons justice à Sarkozix qu’on a souvent du mal à comprendre le long de ses discours émaillés de motions magiques pour lesquelles nul ne songe à voter.

Le petit perdant de 2012 doit toujours se justifier : c’est trop injuste dans un contexte, qui plus est, où on lui reproche indéfiniment de ne pas respecter ce qu’on délègue aux lois (ce con des laids Gaulois ?).


C’est que, sur la route du Graal élyséen, cette ruée vers l’or présidentiel qui lui brûle les mains, il ne cesse de trébucher : il fait dégât l’or aux mains !