La bataille de l'Internet est lancée dans l'hémicycle de l'Assemblée.
Les députés se sont lancés à corps perdus (un avis de recherche est lancé sur Internet !) dans une ambiance virevoltante et dans l'examen du très controversé projet de loi "Création et Internet".
Dans un long discours, Mme Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication a défendu ce projet "ambitieux et réaliste", "loi de tous les créateurs" et "de l'exception culturelle française". A l'entendre, ce texte "ne prétend pas éradiquer complètement" le téléchargement illégal de la musique et de films sur Internet, mais "contribuer à une prise de conscience" chez les internautes.
Elle a expliqué que le gouvernement propose un système d'avertissement par deux messages électroniques, puis par lettre recommandée, aux internautes qui téléchargent illégalement
En cas de récidive dans un délai d'un an, leur accès Internet pourra être coupé pour une durée d'un mois à un an. Une nouvelle autorité administrative indépendante, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI), sera chargée de mettre en oeuvre ce dispositif !
Pour savoir ce qu’en pensent les intéressés (les internautes) j’en ai interviewé quelques uns, vraiment au hasard.
- Bonjour Francis C, que pensez-vous du dispositif ?
- Putain, ça fait longtemps que j’attends ce moment ! Car les téléchargements ça continue encore et encore, et c’est que le début, d’accord ! Attendez !
- Quoi ?
- Voilà ! C’est terminé !
- Quoi ?
- Mon téléchargement !
- Pardon ?
- Ben, oui ! Je viens de télécharger le dernier CD de mon pote Renaud !
- Ah !
Je me suis rendu chez Alain S et me suis aventuré à poser la même question :
- Bonjour Alain S, que pensez-vous du dispositif ?
- C’est bien. C’est un processus carrément méchant ! Les gens seront dissuadés ! Mais oui, les gens sont contaminés : on veut nous faire croire que le bonheur c’est d’avoir de l’argent plein nos armoires, de l’argent mais aussi des tubes mp3. Pas le mal qu’on peut nous faire. Mais…
Attendez !
- Quoi ?
- Voilà ! C’est fini ! Vous disiez, jeune homme ?
- Mais vous avez, vous avez…
- Téléchargé le dernier CD de Julien Clerc. Il a bien piraté le Mien !!
Bon, alors là, il y a vraiment quelque chose qui m’échappe !!
Un blog qui suit l'actualité et cherche à y trouver des éléments humoristiques. Un blog aussi poétique quand il le faut... Avec de la gravité.
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mercredi 11 mars 2009
SANTINO SE SENT TONIQUE !
Chaque jour, Santino, un chimpanzé mâle, va ramasser des pierres dans l’eau.
Ah, j’ai oublié de vous préciser : il appartient au zoo de Furuvik, près de Stockholm.
Un chimpanzé ayant adopté la nationalité suédoise, c’est déjà rare !
D’habitude le chimpanzé opte pour la nationalité tanzanienne, congolaise, rwandaise et même se ruant d’aise, angolaise.
C’est peut-être un émigré, persécuté dans son pays pour braconnage intensif.
Lors d’une interview, il aurait déclaré à la presse suédoise qu’il avait la haine !
Il en veut, à mort, à la race humaine. On peut comprendre...
Il en veut à Amnesty International qui a fermé les yeux sur le massacre de sa famille.
On peut comprendre...
Donc, chaque jour que Dieu fait (et il en a déjà fait un sacré paquet, croyez-moi !) Santino, un chimpanzé mâle, va ramasser des pierres dans l’eau.
Il en fait un tas et en façonne certaines pour leur donner une forme de disques.
D’abord il a visé la forme des 45 tours. Puis, évoluant avec son temps, il a fini par adopter la taille des galettes CD !
On peut être chimpanzé et suivre l’évolution de la miniaturisation des supports sonores !
Puis, il lance les dits disques (non pas Lady Di) en direction des spectateurs.
Il leur crie :
- Barrez-vous connards !
Un habitant de Stockholm a été, à plusieurs reprises, la cible du primate en colère.
Paradoxalement, il n’en veut pas à la bête. Il s’est même pris d’affection pour le chimpanzé qu’il surnomme Tchita (un trouble obsessionnel convulsif, sans doute !)
Il lui donne des cacahuètes non OGN et, visiblement, n’en veut pas à son bourreau !!
On appelle cela le syndrome de Stockholm !
Santino joue les sentinelles et tire sur tout ce qui bouge et qui aurait tendance à se rapprocher de son territoire, de son espace vital.
Le Hamas a eu vent des agissements de l’animal. Son principal représentant s’est rapproché du Directeur du zoo afin d’obtenir un transfèrement du primate. Direction : la bande de Gaza.
- Mais pourquoi souhaitez-vous notre cher, notre très cher Santino, a demandé le gérant qui voit mal les Palestiniens s’ingérant dans des affaires de singes errants !
- Avec un tel animal, on relance une super Intifada !!
Gare au gorille !! Heu, au chimpanzé !
Ah, j’ai oublié de vous préciser : il appartient au zoo de Furuvik, près de Stockholm.
Un chimpanzé ayant adopté la nationalité suédoise, c’est déjà rare !
D’habitude le chimpanzé opte pour la nationalité tanzanienne, congolaise, rwandaise et même se ruant d’aise, angolaise.
C’est peut-être un émigré, persécuté dans son pays pour braconnage intensif.
Lors d’une interview, il aurait déclaré à la presse suédoise qu’il avait la haine !
Il en veut, à mort, à la race humaine. On peut comprendre...
Il en veut à Amnesty International qui a fermé les yeux sur le massacre de sa famille.
On peut comprendre...
Donc, chaque jour que Dieu fait (et il en a déjà fait un sacré paquet, croyez-moi !) Santino, un chimpanzé mâle, va ramasser des pierres dans l’eau.
Il en fait un tas et en façonne certaines pour leur donner une forme de disques.
D’abord il a visé la forme des 45 tours. Puis, évoluant avec son temps, il a fini par adopter la taille des galettes CD !
On peut être chimpanzé et suivre l’évolution de la miniaturisation des supports sonores !
Puis, il lance les dits disques (non pas Lady Di) en direction des spectateurs.
Il leur crie :
- Barrez-vous connards !
Un habitant de Stockholm a été, à plusieurs reprises, la cible du primate en colère.
Paradoxalement, il n’en veut pas à la bête. Il s’est même pris d’affection pour le chimpanzé qu’il surnomme Tchita (un trouble obsessionnel convulsif, sans doute !)
Il lui donne des cacahuètes non OGN et, visiblement, n’en veut pas à son bourreau !!
On appelle cela le syndrome de Stockholm !
Santino joue les sentinelles et tire sur tout ce qui bouge et qui aurait tendance à se rapprocher de son territoire, de son espace vital.
Le Hamas a eu vent des agissements de l’animal. Son principal représentant s’est rapproché du Directeur du zoo afin d’obtenir un transfèrement du primate. Direction : la bande de Gaza.
- Mais pourquoi souhaitez-vous notre cher, notre très cher Santino, a demandé le gérant qui voit mal les Palestiniens s’ingérant dans des affaires de singes errants !
- Avec un tel animal, on relance une super Intifada !!
Gare au gorille !! Heu, au chimpanzé !
HOMMAGE AU TIBET
Il y a cinquante ans
Le Tibet titubant
Vit Chinois s’échiner
A le martyriser.
Des bouddhas doux, battus
Dans Lhassa délaissée
Des lamas, l’âme à nue
Sous des coups répétés.
Et sur le toit du monde
A pente himalayenne
Mao se fit immonde
Et alluma la haine
Et l’exil exhala
Le parfum des bannis
Ce fut Dharamsala
Qui accueillit l’oubli.
Belle hôtesse indienne
Que n’as-tu pas sauver
De plus riche antienne
Qu’anti-haine incarné ?
En la noble stature
Du grand Dalai Lama
Soit bénie, ville pure
Généreuse au combat.
Ce combat qui perdure
Depuis ces cinquante ans
La raison du plus pur
Gagnera sûrement.
Dans la mémoire du Monde
Le Tibet reprend source
Et se jette à la ronde
Des courants dans la course.
Sages de l’Occident
Ecolos, pacifiques,
Ou Chinois dissidents
Chantent une paix lyrique.
Lhassa l’assassinée
Renaîtra de ses cendres
Un cœur d’humanité
Monte et ne peut descendre.
Il y a cinquante ans
Le Tibet titubait…
L’avenir, enfin, sent
Sans Pékin, paix qui naît…
Le Tibet titubant
Vit Chinois s’échiner
A le martyriser.
Des bouddhas doux, battus
Dans Lhassa délaissée
Des lamas, l’âme à nue
Sous des coups répétés.
Et sur le toit du monde
A pente himalayenne
Mao se fit immonde
Et alluma la haine
Et l’exil exhala
Le parfum des bannis
Ce fut Dharamsala
Qui accueillit l’oubli.
Belle hôtesse indienne
Que n’as-tu pas sauver
De plus riche antienne
Qu’anti-haine incarné ?
En la noble stature
Du grand Dalai Lama
Soit bénie, ville pure
Généreuse au combat.
Ce combat qui perdure
Depuis ces cinquante ans
La raison du plus pur
Gagnera sûrement.
Dans la mémoire du Monde
Le Tibet reprend source
Et se jette à la ronde
Des courants dans la course.
Sages de l’Occident
Ecolos, pacifiques,
Ou Chinois dissidents
Chantent une paix lyrique.
Lhassa l’assassinée
Renaîtra de ses cendres
Un cœur d’humanité
Monte et ne peut descendre.
Il y a cinquante ans
Le Tibet titubait…
L’avenir, enfin, sent
Sans Pékin, paix qui naît…
mardi 10 mars 2009
CA LUI EN FAIT UNE BELLE !
Madame Dourges n’habite pas Dourges. Non cela serait trop facile mnémotechniquement. Mais elle n’habite pas loin. Elle habite à.. ? En fait, je n’en sais rien. Finalement c’est quand même, peut-être à Dourges (62), là où ils ont implanté une plate-forme logistique. Vous me direz, c’est banal ! On en installe partout des plates-formes logistiques. Je dirais même qu’il n’y a plus que cela ! Histoire de véhiculer, d’entreposer des produits qu’on n’arrive plus à vendre vu que les consommateurs préfèrent se ruer sur des produits périmés ou qui frisent la date de péremption + 3 semaines.
Mais bon, là n’est pas le débat !
Madame Dourges s’appelle Monique. Vous me direz, c’est banal ! J’ai personnellement une belle maman (je l’embrasse) qui s’appelle Monique. C’est un joli prénom, usuellement utilisé dans les années 20 et 30. Les Monique sont actives, travailleuses, volontaires, tendres. Elles savent aussi se montrer dynamiques et incisives. Notre Monique en question est préretraitée. Elle a 66 ans. C’est un bel âge 66 ans. J’ai personnellement un cousin du coté de mon père qui a 66 ans. Mais je ne le vois jamais ! C’est terrible la vie moderne. On a tout pour se voir ,se rapprocher, voiture, train, téléphone et non ! On ne se parle pas ! On trouve des prétextes : pas le temps, d’autres gens à voir en priorité ! On est tous un peu comme ça, non ? Non ? Ah !!
En tous cas, je pense que 66 ans c’est un bel âge : c’est deux fois 33 !
Voilà où je veux en venir : 33 ! Le nombre médical : dites 33 !
Monique a eu un problème avec la médecine. Non, pas Monique, ma belle-maman mais cette femme qui habite peut-être à Dourges. Mais vous suivez, bon sang !!?
Elle s’est fait opérer pour un problème de hanche. Cela aurait dû n'être qu'un acte de plus à la polyclinique d'Hénin Beaumont (62) et se transformer en saisie statistique dans le cadre de la t2a (tarification à l'acte) instauré par notre cher Ministère de la Santé. Logiquement c’est une opération bénigne qu’on réalise, quasiment les doigts dans le nez ! Il faut croire que le chirurgien avait le nez bouché ! Monique s’est retrouvée avec une jambe de presque 4 cm plus longue que l’autre.
Quand elle s’est levée du pied gauche (elle est assez souvent soupe au lait) elle n’a rien remarqué. Mais dès qu’elle a posé le pied droit, elle s’est retrouvée toute bancale.
Depuis, telle la tour de Pise (Pise à lait, vu la soupe…), elle penche sérieusement vers la gauche.
Ségolène Royale se frotte les mains. D’autres déchantent !!
lundi 9 mars 2009
RADIOSCOPIE DE LA FRANCE
C’est un grand corps malade
Que la crise convulse
Tout en capilotade
Microbiens s’y propulsent.
Victime d’un régime
Pas vraiment adapté
L’organisme déprime
Sous sa belle peau lissée
Une crise de foi
Car depuis sang sucré
Contamine parois *
Et vaisseaux sinistrés.
Des mots, quand s’érige haine
Crient : « tu meurs le tyran ! »
Comme une ère de gangs, reine
D’un siècle balbutiant.
C’est un corps ravagé
Au niveau de ses bourses
Quand l’or quitte le quai
Des banquiers hors de course
C’est un corps éreinté
Où des maux en trombe osent
De nos facs aux cités
Semer la sinistrose…
C’est un corps sous promesse
Qu’un petit paon créa
Mais qui geint de détresse
Et advienne que pourra…
C'est un corps de faiblesse
Où joue la loi des reins
Des calculs qui le blessent
En sombres lendemains...
* car deux puissants sucrés contaminent "pas-rois"
Que la crise convulse
Tout en capilotade
Microbiens s’y propulsent.
Victime d’un régime
Pas vraiment adapté
L’organisme déprime
Sous sa belle peau lissée
Une crise de foi
Car depuis sang sucré
Contamine parois *
Et vaisseaux sinistrés.
Des mots, quand s’érige haine
Crient : « tu meurs le tyran ! »
Comme une ère de gangs, reine
D’un siècle balbutiant.
C’est un corps ravagé
Au niveau de ses bourses
Quand l’or quitte le quai
Des banquiers hors de course
C’est un corps éreinté
Où des maux en trombe osent
De nos facs aux cités
Semer la sinistrose…
C’est un corps sous promesse
Qu’un petit paon créa
Mais qui geint de détresse
Et advienne que pourra…
C'est un corps de faiblesse
Où joue la loi des reins
Des calculs qui le blessent
En sombres lendemains...
* car deux puissants sucrés contaminent "pas-rois"
dimanche 8 mars 2009
UN MEXICAIN LOIN DES MECS SI CONS...

- Carla, je vais voir Florence ! Ca y est !
- Mais Nico chéri, Florence c'est en Italie, pas au Mexique !
- Je sais, belle italienne, mais en fait il s'agit d'une femme qui se nomme Florence !
- Ah ?
- Elle est incarcérée là-bas !
- Ah ? Et alors tu vas nous faire le coup des infirmières bulgares ? Ne compte pas sur moi ! Il n'est pas marqué Cécilia sur mon front !!
- Mais non Carla d'amour. Je vais me débrouiller seul !
Les époux élyséens se sont envolés vers Mexico.
Officiellement, Nicolas doit rencontrer son équivalent mexicain, Felipe Calderon, et lui vendre des tas de biens "made in France". Comme d'hab !
Officieusement il va causer deux mots à ce fameux Felipe pour essayer de le convaincre de libérer Florence Cassez. Cette française a été condamnée à 60 ans de prison dans le beau pays des tortillas et autres chili con carne.
Tout ça parce qu'elle a aimé un bandit mexicain !
En attendant d'en parler, Nicolas et Carla ont visité une pyramide pré colombienne !
Ils ont mangé des mêts locaux, pimentés.
Dans sa cellule Florence aimerait se casser !
Nicolas arrivera-t-il à libérer la belle ?
La jalousie ne va-t-elle pas empreindre le joli minois de la douce Carla ?
Feuilleton à suivre...
samedi 7 mars 2009
OTAN EN EMPORTE DE VILS PAINS...
Dominique de Villepin passe de très mauvaises nuits en ce moment. En dehors de l’affaire Clearstream, c’est la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir le retour de la France dans les organes intégrés de commandement de l’Alliance Atlantique qui le titille.
Il n’est pas vraiment rassuré de savoir que le retour de la France dans l’OTAN, plus de quarante ans après la rupture engagée par le général de Gaulle, fera l'objet d'un débat au parlement mais aussi d'un vote de confiance. L’annonce faite par François Fillon qu’il y aurait vote de confiance, à l’issue du débat (prévu le 17 mars à l’assemblée) ne le rassérène nullement. Son activité onirique en devient cauchemardesque.
Encore cette nuit il a vu, abrité sous sa cape OTAN, le commandant en chef, Nicolas Sarkozy, surnommé le Sire OTAN, donner des ordres à des parachutistes dont l’adjudant était ventripOTAN. Sarkozy lançait à l’adjudant : OTAN t’accule à te battre en AfghanisOTAN pour libérer le pays des Talibans.
L’adjudant s’exécutait. Il exhortait ces hommes, surnommés les rats d’OTAN, à sauter sur Kaboul et à verser le sang pour OTAN, sans pour autant réfléchir.
Avant le combat, ils bivouaquaient, protégés par des bâches OTAN, en gardant dans leur besace une bonne poire OTAN, pour la soif !
Puis on les voyait sauter d’un Transall, transis, liés à leur parachute par des sortes de tresses OTAN. Dans son cockpit, l’adjudant pilotant, était pile, à temps, pour la gloire de l’OTAN.
Le vieux Transall craignait le crash OTAN mais son moteur résistait. Il assumait, in fine, sa mission et se posait sur une rade OTAN, très vieille, voire obsolète.
Au sol, les paras se battaient comme des lions, voire des orang OTAN ! Pourtant, l’un d’eux, las des combats lançait lamentablement :
- Tu me barbes, OTAN ! De toi je n’ai cure !
C’était pathétique ! On entendait en toile de fond la chevauchée des Walkyries de Wagner !
Les talibans reculaient. Ils se prenaient une bonne trique OTAN et en perdaient l’haleine.
Victorieux, Nicolas Sarkozy paradait au volant d’une vieille Saab OTAN.
Il était tout sourire d’instaurer OTAN-PAX : une protection périodique durable !
Philippe se réveilla, tout en sueur ! Quel cauchemar ! Voir ainsi les Américains carotter nos forces, car OTAN !
Le Grand Charles doit se retourner dans sa tombe !
Il n’est pas vraiment rassuré de savoir que le retour de la France dans l’OTAN, plus de quarante ans après la rupture engagée par le général de Gaulle, fera l'objet d'un débat au parlement mais aussi d'un vote de confiance. L’annonce faite par François Fillon qu’il y aurait vote de confiance, à l’issue du débat (prévu le 17 mars à l’assemblée) ne le rassérène nullement. Son activité onirique en devient cauchemardesque.
Encore cette nuit il a vu, abrité sous sa cape OTAN, le commandant en chef, Nicolas Sarkozy, surnommé le Sire OTAN, donner des ordres à des parachutistes dont l’adjudant était ventripOTAN. Sarkozy lançait à l’adjudant : OTAN t’accule à te battre en AfghanisOTAN pour libérer le pays des Talibans.
L’adjudant s’exécutait. Il exhortait ces hommes, surnommés les rats d’OTAN, à sauter sur Kaboul et à verser le sang pour OTAN, sans pour autant réfléchir.
Avant le combat, ils bivouaquaient, protégés par des bâches OTAN, en gardant dans leur besace une bonne poire OTAN, pour la soif !
Puis on les voyait sauter d’un Transall, transis, liés à leur parachute par des sortes de tresses OTAN. Dans son cockpit, l’adjudant pilotant, était pile, à temps, pour la gloire de l’OTAN.
Le vieux Transall craignait le crash OTAN mais son moteur résistait. Il assumait, in fine, sa mission et se posait sur une rade OTAN, très vieille, voire obsolète.
Au sol, les paras se battaient comme des lions, voire des orang OTAN ! Pourtant, l’un d’eux, las des combats lançait lamentablement :
- Tu me barbes, OTAN ! De toi je n’ai cure !
C’était pathétique ! On entendait en toile de fond la chevauchée des Walkyries de Wagner !
Les talibans reculaient. Ils se prenaient une bonne trique OTAN et en perdaient l’haleine.
Victorieux, Nicolas Sarkozy paradait au volant d’une vieille Saab OTAN.
Il était tout sourire d’instaurer OTAN-PAX : une protection périodique durable !
Philippe se réveilla, tout en sueur ! Quel cauchemar ! Voir ainsi les Américains carotter nos forces, car OTAN !
Le Grand Charles doit se retourner dans sa tombe !
DECADENCE
Dans le charme discret d’un jardin suspendu
Aux murmures perdus dans l’infinie douceur
La fillette cueillait des muguets de candeur
Dont l’effluve secret imprégnait sa vertu.
On eût dit une fée, échappée de l’histoire
Que des pages jaunies n’avaient pu soudoyer
Elle portait, sans peiner, le flambeau illusoire
D’un pays souverain en faits d’humilité.
Souriante, gracile, emportée par le vent
Elle allait butiner l’étamine d’amour
S’enivrer du parfum en ce noble séjour
Avant que de tomber dans l’abîme du soir.
L’horizon barbouillé de toitures salies
Eut tôt fait de cacher la lumière céleste
Et la flore assouvie à la nuit si funeste
Se défit de la joie et trouva l’agonie.
Dans le fracas tuant d’une ville béton
Ecrasée sous le poids de sanglots et de drames
La fillette éprouva les passions d’une femme
Dont le corps se donnait sans le moindre frisson
Lendemains moribonds pour colorer la vie
Le jardin dévasté par les marées d’orties
Succomba un matin de n’être plus aimé.
Arôme évanescent de bouquets mutilés..
Et la femme grandit dans un cercle de fer
Tout le cœur épuisé par les vagues du temps
Que l’argent dirigeait, sinistre et violent
Condamnant à jamais tout issu salutaire.
Et la femme grandit dans un cercle d’enfer
Le cœur tout abîmé par les vagues du temps
Que l’argent malmenait de son souffle puissant
Attisant à jamais les brûlures d’une guerre.
Aux murmures perdus dans l’infinie douceur
La fillette cueillait des muguets de candeur
Dont l’effluve secret imprégnait sa vertu.
On eût dit une fée, échappée de l’histoire
Que des pages jaunies n’avaient pu soudoyer
Elle portait, sans peiner, le flambeau illusoire
D’un pays souverain en faits d’humilité.
Souriante, gracile, emportée par le vent
Elle allait butiner l’étamine d’amour
S’enivrer du parfum en ce noble séjour
Avant que de tomber dans l’abîme du soir.
L’horizon barbouillé de toitures salies
Eut tôt fait de cacher la lumière céleste
Et la flore assouvie à la nuit si funeste
Se défit de la joie et trouva l’agonie.
Dans le fracas tuant d’une ville béton
Ecrasée sous le poids de sanglots et de drames
La fillette éprouva les passions d’une femme
Dont le corps se donnait sans le moindre frisson
Lendemains moribonds pour colorer la vie
Le jardin dévasté par les marées d’orties
Succomba un matin de n’être plus aimé.
Arôme évanescent de bouquets mutilés..
Et la femme grandit dans un cercle de fer
Tout le cœur épuisé par les vagues du temps
Que l’argent dirigeait, sinistre et violent
Condamnant à jamais tout issu salutaire.
Et la femme grandit dans un cercle d’enfer
Le cœur tout abîmé par les vagues du temps
Que l’argent malmenait de son souffle puissant
Attisant à jamais les brûlures d’une guerre.
vendredi 6 mars 2009
BIENS MAL ENCHERES NE PROFITENT JAMAIS
Un milliardaire indien a remporté jeudi 5 mars 2009, à New York, pour 1,8 million de dollars les lunettes et d'autres objets ayant appartenu au Mahatma Gandhi
Non, ce n’était pas lors d’un gala de charité pour les époux Obama, ni une tombola au profit du financement du nouveau disque de Mickael Jackson.
Non, il s’agissait d’enchères !
Elle se sont déroulées alors que le militant pacifiste James Otis (Spécialiste des ascenseurs qui montent mais qui ne descendent pas ! Un non-violent ne descend jamais !), propriétaire des objets, venait juste de demander à la Salle des Ventes de les retirer et de les lui rendre.
- Il faut savoir ce que vous voulez, Mr Otis, s’est fâché le commissaire priseur, méprisant.
Otis, las censeur insensé, n’a pas réussi à retourner la situation et, in fine, c’est un certain Tony Bedi qui a raflé le gros lot pour le compte de Vijay Mallya (je ne sais pas si je prononce bien ?)
De quoi s’agit-il ? C’est un lot composé des célèbres lunettes rondes, d’une montre de gousset, de sandales de cuir à lanières, d’un bol et d’un plat.
Julien Dray, présent dans la salle des ventes, lorgnait sur la montre à gousset. Mais avec 1000 € en poche il dû battre retraite. La vie n’est pas rose pour lui, en ce moment.
Laurent Dumas était sur place aussi. Il voulait acheter les sandales de cuir pour Christine Deviers Joncourt. Après la paire de godasses à 1 SMIC la chaussure cela aurait eu de la gueule d’offrir à sa belle les sandales de Gandhi.
- Dumas hâte ma décision de vite surenchérir, se dit Tony Bedi.
Et il prend tout le monde de vitesse !!
En effet, c’est 1,8 million de dollars qui sont sortis de la poche de Taudis bénit heu..de Tony Bedi. Une coquette somme, quand bien même le dollar ne vaut plus rien car sous l’emprise de leadership financier chinois alimenté par les bons du Trésor américains et les dollars qui s’accumulent dans la cité interdite .
En parlant des Chinois, c’est une autre histoire d’enchère qui nous a régalés ces derniers jours.
Revenons aux faits : Pierre Bergé et Yves Saint Laurent (récemment décédé) ont, durant de longues années, collectionné des œuvres d’art : premiers numéros de Spirou, médailles du travail du Second Empire, premiers enregistrements de Léon Zitrone et surtout des babioles venues de Chine !
Parmi elles : une tête de rat et une de lapin en bronze.
Tandis qu’il se coulait un bronze, Pierre Bergé, stoïquement assis sur le trône (qui avait aussi servi à Honoré de Balzac, une pièce rare !) eut une idée brutale qui déstabilisa inopinément l’infrastructure mentale de ses neurones :
- Et si je vendais ces deux têtes stupides ? J’aurais un peu d’argent pour ma fondation !
Oui, c’est cela ! Je vais lancer des enchères
Et voilà Bergé qui s’organise une petite vente aux enchères. Comme cela, au débotté. Et ça marche ! L’argent afflue. Un collectionneur chinois Cai Mingchao (Pantin) se paie même le luxe d’emporter les deux têtes en question ! Pour la modique somme de 31,4 millions d’euros.
- C’est génial, se dit Pierre Bergé, je vais recevoir un gros chèque de 31,4 millions
Hé oui, il est resté très gamin le Pierrot. Il est tout frétillant, comme un môme qui a reçu un nouveau cadeau des mains du Père Noël.
Il va vite déchanter. Les jours passent. Le chèque ne vient pas ! Il téléphone à l’acquéreur :
- Allô, Cai ? (il prononce très mal le chinois ; c’est un de ses principaux défauts !)
- Oui, c’est pourquoi ?
- Ah, mais vous parlez français ?
- Oui, c’est pourquoi ?
- C’est Bergé ici, celui qui vend des toiles (les toiles du Bergé, mondialement connues) mais aussi des bronzes. Vous vous souvenez ? Les bronzes ? Une tête de lapin et une tête de rat ? Des œuvres chinoises ! De votre pays ! Ca vous revient ??
- Si ce me revient ! Et comment ! Figurez vous que mon pays souhaite récupérer ces superbes ouvrages entièrement ciselées avec motricité fine par des petites mains chinoises au XVIII ème siècle !
- Ah ! Et alors !
- Alors ! Je ne vois pas pourquoi je paierais ces deux têtes si c’est pour les voir disparaître dans un musée chinois.
- Ah !!
Pierre Bergé a reposé le combiné, une grosse boule dans la gorge. Puis il a déclaré en son for intérieur :
- Si le paiement ne s’effectue pas je garde chez moi les pièces ! Na !
Hé oui, il est resté très gamin le Pierrot. Il est tout renfrogné, chiffonné comme du papier kraft ! Quand même, c’est puéril un tel comportement ! Et tout ça pour 31,4 millions d’euros ?
Entre-temps Cai (mais de quoi il se mêle, celui là ?) a téléphoné à son cousin indien Tony Bedi (le monde est vraiment petit !) :
- Et Tony, tu sais pas, j’ai acquis la tête de sapin et de la, heu de lapin et de rat ! Deux trésors qui vont revenir au pays de mon enfance ! Et toi ? La collection Otis ?
- Figure toi que c’est dans la poche ! Mon mandataire, Mallya, a, grâce à mon talent et à son fric (aussi) récupéré le maigre héritage de Gandhi. Il va le réintégrer au musée de New Delhi.
Et c’est ainsi que les deux pays émergents, au taux de croissance insolent (au regard de nos taux de récession) récupèreront, peut-être, par enchères interposées, des pièces de leur patrimoine national.
En Chine, c’est l’année du bœuf mais ça n’empêche pas de parler de l’art !!
Quant au pays du Mahatma, il se félicite du retour possible de l’héritage de l’apôtre de la non violence : tu vaux de l’or Gandhi ! Mais pour te récupérer c’est coton !
Non, ce n’était pas lors d’un gala de charité pour les époux Obama, ni une tombola au profit du financement du nouveau disque de Mickael Jackson.
Non, il s’agissait d’enchères !
Elle se sont déroulées alors que le militant pacifiste James Otis (Spécialiste des ascenseurs qui montent mais qui ne descendent pas ! Un non-violent ne descend jamais !), propriétaire des objets, venait juste de demander à la Salle des Ventes de les retirer et de les lui rendre.
- Il faut savoir ce que vous voulez, Mr Otis, s’est fâché le commissaire priseur, méprisant.
Otis, las censeur insensé, n’a pas réussi à retourner la situation et, in fine, c’est un certain Tony Bedi qui a raflé le gros lot pour le compte de Vijay Mallya (je ne sais pas si je prononce bien ?)
De quoi s’agit-il ? C’est un lot composé des célèbres lunettes rondes, d’une montre de gousset, de sandales de cuir à lanières, d’un bol et d’un plat.
Julien Dray, présent dans la salle des ventes, lorgnait sur la montre à gousset. Mais avec 1000 € en poche il dû battre retraite. La vie n’est pas rose pour lui, en ce moment.
Laurent Dumas était sur place aussi. Il voulait acheter les sandales de cuir pour Christine Deviers Joncourt. Après la paire de godasses à 1 SMIC la chaussure cela aurait eu de la gueule d’offrir à sa belle les sandales de Gandhi.
- Dumas hâte ma décision de vite surenchérir, se dit Tony Bedi.
Et il prend tout le monde de vitesse !!
En effet, c’est 1,8 million de dollars qui sont sortis de la poche de Taudis bénit heu..de Tony Bedi. Une coquette somme, quand bien même le dollar ne vaut plus rien car sous l’emprise de leadership financier chinois alimenté par les bons du Trésor américains et les dollars qui s’accumulent dans la cité interdite .
En parlant des Chinois, c’est une autre histoire d’enchère qui nous a régalés ces derniers jours.
Revenons aux faits : Pierre Bergé et Yves Saint Laurent (récemment décédé) ont, durant de longues années, collectionné des œuvres d’art : premiers numéros de Spirou, médailles du travail du Second Empire, premiers enregistrements de Léon Zitrone et surtout des babioles venues de Chine !
Parmi elles : une tête de rat et une de lapin en bronze.
Tandis qu’il se coulait un bronze, Pierre Bergé, stoïquement assis sur le trône (qui avait aussi servi à Honoré de Balzac, une pièce rare !) eut une idée brutale qui déstabilisa inopinément l’infrastructure mentale de ses neurones :
- Et si je vendais ces deux têtes stupides ? J’aurais un peu d’argent pour ma fondation !
Oui, c’est cela ! Je vais lancer des enchères
Et voilà Bergé qui s’organise une petite vente aux enchères. Comme cela, au débotté. Et ça marche ! L’argent afflue. Un collectionneur chinois Cai Mingchao (Pantin) se paie même le luxe d’emporter les deux têtes en question ! Pour la modique somme de 31,4 millions d’euros.
- C’est génial, se dit Pierre Bergé, je vais recevoir un gros chèque de 31,4 millions
Hé oui, il est resté très gamin le Pierrot. Il est tout frétillant, comme un môme qui a reçu un nouveau cadeau des mains du Père Noël.
Il va vite déchanter. Les jours passent. Le chèque ne vient pas ! Il téléphone à l’acquéreur :
- Allô, Cai ? (il prononce très mal le chinois ; c’est un de ses principaux défauts !)
- Oui, c’est pourquoi ?
- Ah, mais vous parlez français ?
- Oui, c’est pourquoi ?
- C’est Bergé ici, celui qui vend des toiles (les toiles du Bergé, mondialement connues) mais aussi des bronzes. Vous vous souvenez ? Les bronzes ? Une tête de lapin et une tête de rat ? Des œuvres chinoises ! De votre pays ! Ca vous revient ??
- Si ce me revient ! Et comment ! Figurez vous que mon pays souhaite récupérer ces superbes ouvrages entièrement ciselées avec motricité fine par des petites mains chinoises au XVIII ème siècle !
- Ah ! Et alors !
- Alors ! Je ne vois pas pourquoi je paierais ces deux têtes si c’est pour les voir disparaître dans un musée chinois.
- Ah !!
Pierre Bergé a reposé le combiné, une grosse boule dans la gorge. Puis il a déclaré en son for intérieur :
- Si le paiement ne s’effectue pas je garde chez moi les pièces ! Na !
Hé oui, il est resté très gamin le Pierrot. Il est tout renfrogné, chiffonné comme du papier kraft ! Quand même, c’est puéril un tel comportement ! Et tout ça pour 31,4 millions d’euros ?
Entre-temps Cai (mais de quoi il se mêle, celui là ?) a téléphoné à son cousin indien Tony Bedi (le monde est vraiment petit !) :
- Et Tony, tu sais pas, j’ai acquis la tête de sapin et de la, heu de lapin et de rat ! Deux trésors qui vont revenir au pays de mon enfance ! Et toi ? La collection Otis ?
- Figure toi que c’est dans la poche ! Mon mandataire, Mallya, a, grâce à mon talent et à son fric (aussi) récupéré le maigre héritage de Gandhi. Il va le réintégrer au musée de New Delhi.
Et c’est ainsi que les deux pays émergents, au taux de croissance insolent (au regard de nos taux de récession) récupèreront, peut-être, par enchères interposées, des pièces de leur patrimoine national.
En Chine, c’est l’année du bœuf mais ça n’empêche pas de parler de l’art !!
Quant au pays du Mahatma, il se félicite du retour possible de l’héritage de l’apôtre de la non violence : tu vaux de l’or Gandhi ! Mais pour te récupérer c’est coton !
POUR DYLAN
Ca ne peut laisser indifférent. Dylan a vécu, sept ans, cloîtré dans une chambre, sans éducation, sans soin...
Le voile s'est juste levé, dernièrement, découvrant l'incommensurable gâchis d'une enfance sacrifiée...
Prés du grand viaduc au cœur de l’Aveyron
Majestueux géant, la fierté de Millau
Ils ont ouvert la porte de l’infâme cachot
Qui gardait ses secrets aux angles moribonds !
Un infâme cachot, pas l’aspect d’une chambre
Qui fût digne d’ouvrir à l’enfant des chemins
De rêves élancés, de chevaux qui se cambrent
De diables gentillets ou de lutins coquins.
Un infâme cachot aux volets rouges clos
Pour nimber de noirceur le silence de plomb.
Pour plonger un enfant au fond de ses sanglots
Dépouillé, désarmé aux gouffres d’abandon.
Un infâme cachot à la couche souillée
Par l’urine putride aux relents nauséeux
Cruelle signature de l’ange incarcéré
Sur le livre de vie aux folios douloureux.
Un infâme cachot pour minorer mineur.
Le rabattre au statut de la bête inutile
L’écarter du savoir, du penser, du bonheur.
Le briser en arguant qu’il n’était point docile.
Honte à ces géniteurs, empreints de violence
Rien ne peut dédouaner le vil agissement !
Quand bien même ils connurent des blessures d’enfance…
Se paie-t-on d’alibi, ainsi, impunément ?
Qui saura, en douceur, recoller le miroir
D’une enfance brisée, d’une vie sans racine
Qui saura, baume au cœur, insuffler de l’espoir
Dans le souffle troublé aux sorties des ravines ?
Qui saura, se donner et donner de l’amour
Suffisamment longtemps au fil de la tendresse
Pour dessiner la vie dans de jolis contours
Et guider l’ange frêle au cœur de la sagesse.
Qui saura lui donner l’envie de repartir
Qu’il n’ait pas dans vingt ans l’envie de se jeter
Le cœur lesté de noir, le visage en martyr
Du haut d’un viaduc de jolie renommée.
Du haut d’un viaduc de jolie renommée…
Le voile s'est juste levé, dernièrement, découvrant l'incommensurable gâchis d'une enfance sacrifiée...
Prés du grand viaduc au cœur de l’Aveyron
Majestueux géant, la fierté de Millau
Ils ont ouvert la porte de l’infâme cachot
Qui gardait ses secrets aux angles moribonds !
Un infâme cachot, pas l’aspect d’une chambre
Qui fût digne d’ouvrir à l’enfant des chemins
De rêves élancés, de chevaux qui se cambrent
De diables gentillets ou de lutins coquins.
Un infâme cachot aux volets rouges clos
Pour nimber de noirceur le silence de plomb.
Pour plonger un enfant au fond de ses sanglots
Dépouillé, désarmé aux gouffres d’abandon.
Un infâme cachot à la couche souillée
Par l’urine putride aux relents nauséeux
Cruelle signature de l’ange incarcéré
Sur le livre de vie aux folios douloureux.
Un infâme cachot pour minorer mineur.
Le rabattre au statut de la bête inutile
L’écarter du savoir, du penser, du bonheur.
Le briser en arguant qu’il n’était point docile.
Honte à ces géniteurs, empreints de violence
Rien ne peut dédouaner le vil agissement !
Quand bien même ils connurent des blessures d’enfance…
Se paie-t-on d’alibi, ainsi, impunément ?
Qui saura, en douceur, recoller le miroir
D’une enfance brisée, d’une vie sans racine
Qui saura, baume au cœur, insuffler de l’espoir
Dans le souffle troublé aux sorties des ravines ?
Qui saura, se donner et donner de l’amour
Suffisamment longtemps au fil de la tendresse
Pour dessiner la vie dans de jolis contours
Et guider l’ange frêle au cœur de la sagesse.
Qui saura lui donner l’envie de repartir
Qu’il n’ait pas dans vingt ans l’envie de se jeter
Le cœur lesté de noir, le visage en martyr
Du haut d’un viaduc de jolie renommée.
Du haut d’un viaduc de jolie renommée…
jeudi 5 mars 2009
MARAT CONTRE L'ABBÉ NOIR
Né en 1743 à Boudry où il commence à manger des bouts d’riz (ce qui le constipe horriblement) il se promène souvent dans la ville proche : Neuchâtel.
Non ce n’est pas Neufchâtel-en-bray. Marat est d’origine suisse. Il s’agit de Neuchâtel en Helvétie, pour des lents ternes. Car Marat est mou et rarement Marat bout car la nervosité ne l’effleure pas. En tous cas, pas pour l’instant. L’avenir le changera !!
Il est instruit par son père qui est médecin et adepte de Calvin, qu’alevins et poissons ne distraient pas ! Son père n’est pas pécheur et encore moins pêcheur. Sa mère élève des moutons et les tond. Parfois, il l’aide : Marat tond.
En 1759 (deux cents ans avant ma naissance, c’est comme ça que je retiens la date ! C’est mnémotechnique !) il part suivre des études de médecine et les poursuit de son assiduité . Il fréquente alors des facultés diverses : Toulouse, Bordeaux et Paris. Puis, il va se fixer chez les Rosbif et fréquente surtout les dames. Il avouera : j’utilise beaucoup « She » ! Marat dit omettre « He ». Au moins, il n’est pas gay, soupire son père qui lui écrit régulièrement.
En Angleterre il exerce le noble métier de véto-toubib ! Une double casquette que Marat assume tant bien que mal en voulant to cure tout court.
Il vit aussi durant 2 ans, 3 mois, 25 jours, 3 heures et 18 minutes (n’oublions pas la précision suisse !) à Newcastle (Nouveau château, pour les ignares !) et rend des services assez appréciés pour se voir gratifier d’un diplôme de citoyen d’honneur !
Dans le même laps de temps, il écrit « The Chains of Slavery » en 1774, qui ne sera publié en France qu’en 1792 sous le titre « Les Chaînes de l’esclavage ». Il s’agit là d’un pamphlet incendiaire qui stigmatise « les noirs attentats des princes contre les peuples ». Il précise que ce n’est pas son nègre qui a rempli les pages blanches.
Il rentre en France en 1776 sur un fameux trois-mâts, fin comme un oiseau, hisse et ho...
Il devient médecin des gardes du corps du comte d’Artois de 1777 à 1783 : un contrat à durée déterminée, synallagmatique, à titre onéreux et en double exemplaires. Il va confirmer sa réputation scientifique en tentant des expériences sur le feu, sur la lumière et même sur l’électricité tout en évitant de faire comme Claude François (heu, attendez, j’ai un doute ? Claude François, c’est la même époque ?) Il va aussi publier des mémoires sur les bulles de savon qu’il expérimente dans sa baignoire, son lieu de prédilection !
Il devient médecin des gardes du corps du comte d’Artois de 1777 à 1783 : un contrat à durée déterminée, synallagmatique, à titre onéreux et en double exemplaires. Il va confirmer sa réputation scientifique en tentant des expériences sur le feu, sur la lumière et même sur l’électricité tout en évitant de faire comme Claude François (heu, attendez, j’ai un doute ? Claude François, c’est la même époque ?) Il va aussi publier des mémoires sur les bulles de savon qu’il expérimente dans sa baignoire, son lieu de prédilection !
Mais l’Académie des sciences désapprouve les travaux de cet olibrius. Marat s’casse de l’univers scientifique et, aigri, devient révolutionnaire à temps complet.
Il se lance dans le journalisme et lance la gazette « L’ami du Peuple ».
Ainsi, ses idées politiques se diffusent, de moins en moins diffuses, et s’accentuent en véhémence à l’encontre des aristocrates de tous poils !
Ainsi, ses idées politiques se diffusent, de moins en moins diffuses, et s’accentuent en véhémence à l’encontre des aristocrates de tous poils !
Il dénonce les riches du Tiers Etat qui passent leur temps à profiter des changements politiques et sociaux. Il aiguise sa plume pour fustiger les idoles de l’opinion publique telles que Necker ou La Fayette qui, selon lui, ne cherche qu’à amuser la galerie.
Il accuse la reine Marie-Antoinette, l’Autrichienne de comploter avec son « comité autrichien » :
- Rien n’est, en toi, net ! Lui lance-t-il un jour.
Dès la Brise de la Pastille (heu non, rectifiez ! C’est un contrepêt) le 14 juillet 1789, Marat adopte une position claire : selon lui, quelque 500 têtes coupées permettront de rompre avec le passé. En 1791, il appelle à l’interdiction de vote des prélats qui se prélassent dans ces jolis prés, là et las. Il bouffe du curé à tous les petits déjeuners et pisse dans l’évêché pourtant fermé de l’intérieur. Une vraie prouesse ! Il déteste l'abbé noir, les confesses, les fesses des cons...
En 1792, il avoue espérer « une dictature suprême » permettant d’instaurer l’authentique Révolution. Ses hôtes en tiquent : les positions extrémistes de ce Marat ne vont-elles pas conduire à des tueries ?
Ces craintes sont fondées. Un massacre aura lieu. Marat dit qu’alité, un noble reste un noble ! Un bon noble est un noble mort !
Elu à la Convention, il siége avec les Montagnards et tonne de sa voix ! Mais le pire est né quand ses collègues, se méfiant de lui, le repoussent. Il passe alors chez les Jacobins et rencontre Jacob 1, leur chef. Il lui pique sa place !! Marat casse ! Il devient de plus en plus hargneux (un teigne, oui !) et engage un âpre combat contre les Girondins avec son copain avocat d’Arras : un certain Robespierre. Danton se joint à eux pour former un tri-hommes-verrats- car ils agissent comme de vrais porcs.
Le combat contre les Girondins s’achève le 2 juin 1793, date à laquelle la Convention les élimine. Cet événement conduit à la formation d’un gouvernement à forte majorité jacobine.
Marat jubile ! Mais il ignore que, chez les Montagnards, on parle en premier de Corday ! Et Corday, Charlotte de son prénom, connaît Marat :
Marat jubile ! Mais il ignore que, chez les Montagnards, on parle en premier de Corday ! Et Corday, Charlotte de son prénom, connaît Marat :
- Charlotte, elle connaît Marat. Et sait tout le prix de la guerre ! chantera, deux siècles et demi plus tard, Michel Sardou, véritable historien de l’épopée française (autre tube : le paquebot France, si les ricains n’étaient pas là, poil aux bras !)
Charlotte sait que, vers 15 H, Marat ne pense, déjà, qu’au bain. Il adore sa baignoire achetée dans une braderie du nord de la France. Charlotte a la fraise en main : ce sera du gâteau d’occire le monstre pendant qu’il est dans son bain. Elle ramène sa fraise contre son cœur puis se sent prise d’un revirement : un coup de fraise dans la gueule ne sera pas suffisant ! Elle finit par opter pour le surin, l’esprit serein.
Le 13 juillet 1793, Charlotte se rend chez Marat. Il est bien dans son bain et ça sent rudement bon les huiles essentielles venant des Colonies. Charlotte assène quelques coups, sciemment, avec application. Puis elle prend la fuite.
Dans son agonie, le politicien n’a que le temps d’inscrire sur le mur de la salle de bain, à la plume plongée dans son sang, une dénonciation qui fera mouche. Peu de temps après son forfait, Charlotte sera arrêtée.
La République fait de grandioses funérailles, il est inhumé dans le jardin du couvent des Cordeliers. Le nettoyage de la baignoire ne prendra que 2 minutes grâce au merveilleux savon créé par la victime.
La République fait graver sur sa tombe l’épitaphe: « Ici repose Marat, l’ami du peuple assassiné par les ennemis du peuple le 13 juillet 1793 ».
En 1794, un décret le rend « immortel » ! C’est dingue, les pouvoirs d’un décret !
Il est exhumé (c’est inhumain !) et placé au Panthéon. Mais, le 8 février 1795, la réaction thermidorienne fait voter un décret stipulant que les honneurs du Panthéon ne pourront être conférés à n’importe quel citoyen, que 10 ans minimum après sa mort. C’est de plus en plus dingue ce que des craies écrivent au tableau législatif !
Il est exhumé (c’est inhumain !) et placé au Panthéon. Mais, le 8 février 1795, la réaction thermidorienne fait voter un décret stipulant que les honneurs du Panthéon ne pourront être conférés à n’importe quel citoyen, que 10 ans minimum après sa mort. C’est de plus en plus dingue ce que des craies écrivent au tableau législatif !
De nouveau les restes de Marat sont exhumés (c’est pas un peu fini, ce bordel ??) et placés dans le cimetière contigu à Sainte Geneviève.
Logiquement ils doivent y être encore. Mais avec un personnage pareil, sait-on jamais ??
Pour moi, il reste un Che Guevara à la Française !
Car quelle belle leçon révolutionnaire, dans un pays royaliste que l'argent tint, Marat donna !!
mercredi 4 mars 2009
MONTAGNÉ VALET...
D’un certain point de vue Gilbert Montagné est un chanteur visionnaire. Les vilaines langues (il y en a, j'ai des noms !) disent qu'en tant que chanteur sans vue, il braille ! Mais, en dépit de sa cécité il voit loin...
Il voit, opportuniste, l’engouement pour Sarkozy. Nous sommes en 2007. La campagne présidentielle bat son plein. Montagné bat sa coulpe :
- Mea culpa, mais je vais voter Sarkozy. Ce n’est pas un choix qui transpire dans mes chansons. Pas vraiment. Dans une de mes œuvres magnifiques je dis :
Avant qu'ils soient policiers ou bandits
Avant qu'ils aient fini d'avoir grandi
Avant qu'ils aient pardonné ou trahi
Qu'est-ce que je les aime
Ces enfants qui s'ennuient dans les banlieues
Se croient forts quand ils sont malheureux
Et qu'ils aient la peau noire ou les yeux bleus
Qu'est-ce que je les aime !
Bon, c’est pas vraiment du Sarkozysme. Nicolas, lui, il les traite de racailles et leur promet un grand coup de Karcher dans la gueule. Mais bon, c’est un sans gain, heu…un sanguin. Je l’aime pour cela même s’il n’y va jamais piano. Alors que moi, le clavier, j’adore. Encore que lui, il aime bien Clavier, le faux De Funès, le visiteur de Corse. Bon, finalement, je me décide. Plus par raison que par sentiment.
Les mois ont passé. Nicolas n’a pas oublié les bons services de Gilbert. Et voilà notre cher Président qui adoube le non-voyant qui aime tant sas et cité !
- Gilbert, je te nomme secrétaire national chargé du handicap !
- C’est génial, Nicolas ! Tu me fais confiance ! Je te promets, je ne gèrerai pas les dossiers aveuglément ! Et dans cette optique je vais, illico presto, m’assurer que la loi de 2005 sur le handicap est respectée dans les entreprises. Je proposerai un bonus malus sur les chiens d’aveugle : acheter un bon labrador fidèle et serviable et se débarrassant d’un vieux teckel malade et flatulent qui dégage des gaz à effet de serre.
- Je vois que tu es plein d’idées et que tu partages mes vues.
Et il adresse à Gilbert bécots !!
- Ah cher Nicolas, on va s’aimer ! Tra la la la !
Il voit, opportuniste, l’engouement pour Sarkozy. Nous sommes en 2007. La campagne présidentielle bat son plein. Montagné bat sa coulpe :
- Mea culpa, mais je vais voter Sarkozy. Ce n’est pas un choix qui transpire dans mes chansons. Pas vraiment. Dans une de mes œuvres magnifiques je dis :
Avant qu'ils soient policiers ou bandits
Avant qu'ils aient fini d'avoir grandi
Avant qu'ils aient pardonné ou trahi
Qu'est-ce que je les aime
Ces enfants qui s'ennuient dans les banlieues
Se croient forts quand ils sont malheureux
Et qu'ils aient la peau noire ou les yeux bleus
Qu'est-ce que je les aime !
Bon, c’est pas vraiment du Sarkozysme. Nicolas, lui, il les traite de racailles et leur promet un grand coup de Karcher dans la gueule. Mais bon, c’est un sans gain, heu…un sanguin. Je l’aime pour cela même s’il n’y va jamais piano. Alors que moi, le clavier, j’adore. Encore que lui, il aime bien Clavier, le faux De Funès, le visiteur de Corse. Bon, finalement, je me décide. Plus par raison que par sentiment.
Les mois ont passé. Nicolas n’a pas oublié les bons services de Gilbert. Et voilà notre cher Président qui adoube le non-voyant qui aime tant sas et cité !
- Gilbert, je te nomme secrétaire national chargé du handicap !
- C’est génial, Nicolas ! Tu me fais confiance ! Je te promets, je ne gèrerai pas les dossiers aveuglément ! Et dans cette optique je vais, illico presto, m’assurer que la loi de 2005 sur le handicap est respectée dans les entreprises. Je proposerai un bonus malus sur les chiens d’aveugle : acheter un bon labrador fidèle et serviable et se débarrassant d’un vieux teckel malade et flatulent qui dégage des gaz à effet de serre.
- Je vois que tu es plein d’idées et que tu partages mes vues.
Et il adresse à Gilbert bécots !!
- Ah cher Nicolas, on va s’aimer ! Tra la la la !
ON S’EST MANQUÉ
On s’est manqué peut-être
Par un beau soir d’été
Tu promenais ton être
Sur le sable doré.
En deux minutes à peine
Je serais descendu
Vers la plage aux sirènes
Et t’aurais aperçue...
On s’est manqué peut être
Dans un train trop bombé
Le nez à la fenêtre
Je regardais les prés
Se dérober des yeux.
Dans mon dos tu passas
Il s’en fallut de peu
Que mon cœur se tournât !
On s’est manqué sans doute
Au hasard des calendes.
L’aléa de nos routes
Nous laissant en demande
De rêves inavoués
Chacun dans son décor
Longtemps j’ai espéré
Les trésors de ton corps.
On s’est manqué sûrement
Dans cette vie de fous
Coureurs impénitents
Mais pourquoi ? Et vers où ?
Nos destins sur l’espoir
Tracent des sillons froids
Nos soupirs tissent en noir
Manteaux du désarroi.
On s’est manqué souvent
On n’aura fait que ça !
Déportés par les vents
Qu’on ne maîtrisait pas.
Jeu sournois du hasard
Des cartes détournées.
Jeu des fées dérisoires
Sur le berceau penchées.
On s’est manqué c’est sûr
Dans nos rêves maudits
Le temps vit de froidure
Et d’espoir interdit.
L’attentat de l’attente
S’est vu revendiquer
Par l’humeur violente
De nos peurs d’exister.
On s’est manqué c’est sûr
Et tu me manques encore…
Et tu me manques
Tu me manques..
Encore…
(Petit poème, dans la lignée des Passantes, de Brassens, un de mes maîtres)
Par un beau soir d’été
Tu promenais ton être
Sur le sable doré.
En deux minutes à peine
Je serais descendu
Vers la plage aux sirènes
Et t’aurais aperçue...
On s’est manqué peut être
Dans un train trop bombé
Le nez à la fenêtre
Je regardais les prés
Se dérober des yeux.
Dans mon dos tu passas
Il s’en fallut de peu
Que mon cœur se tournât !
On s’est manqué sans doute
Au hasard des calendes.
L’aléa de nos routes
Nous laissant en demande
De rêves inavoués
Chacun dans son décor
Longtemps j’ai espéré
Les trésors de ton corps.
On s’est manqué sûrement
Dans cette vie de fous
Coureurs impénitents
Mais pourquoi ? Et vers où ?
Nos destins sur l’espoir
Tracent des sillons froids
Nos soupirs tissent en noir
Manteaux du désarroi.
On s’est manqué souvent
On n’aura fait que ça !
Déportés par les vents
Qu’on ne maîtrisait pas.
Jeu sournois du hasard
Des cartes détournées.
Jeu des fées dérisoires
Sur le berceau penchées.
On s’est manqué c’est sûr
Dans nos rêves maudits
Le temps vit de froidure
Et d’espoir interdit.
L’attentat de l’attente
S’est vu revendiquer
Par l’humeur violente
De nos peurs d’exister.
On s’est manqué c’est sûr
Et tu me manques encore…
Et tu me manques
Tu me manques..
Encore…
(Petit poème, dans la lignée des Passantes, de Brassens, un de mes maîtres)
mardi 3 mars 2009
PETIT MEURTRE EN FAMILLE
Au départ c’est une histoire de console.
Une console ça console : on vit des hauts, et des bas…
On vit des bas, et des hauts…On s’évade dans le virtuel pour oublier ses petits malheurs d’enfant de Moselle, région sinistrée.
On vit des bas, et des hauts en communion avec le héros du jeu. Sur l’écran, au gré des manettes que l’on agite, se meut le petit guignol dérisoire.
On rit, on prend peur.
Oui, on prend peur quand son petit frère de 5 ans vous lance :
- Donne moi la playstation sinon je te casse !
Quand on est une fillette de 10 ans on serait prête à écraser le petit avorton de merde qui vient perturber votre partie électronique. Non mais des fois !
- Tu la donnes, elle est à moi !
C’est qu’il ne désarme pas le petit mouflet ! Il va voir qui est la sœur aînée ici ! Il n’a qu’à jouer avec ses legos ! Ca c’est un jeu pour les garçons !
- Tu me la donnes, oui ou non ! Toi t’as qu’à jouer à la Barbie !
Oh, la, la, le vieux schéma sociologique : aux filles les Barbies et les dînettes et aux garçons
Les voitures, les petits soldats et les consoles vidéo. Non, mais, franchement, n’importe quoi ce morpion !
- Tiens tu l’auras voulu !!
Aïe, mais c’est qu’il m’a planté un coup de couteau dans le thorax. Ah, je me meurs !! Mon frère m’a tuée !
STOP ! ON ARRETE LE FILM ! C’EST PAS LE BON SCENARIO !!
En fait, c’est la maman qui aurait poignardé sa fille car celle ci ne voulait pas lui prêter la console. Mais d’autres disent que c’est la maman qui a demandé au petit garçon de blesser sa sœur avec un couteau de dînette, pour rire !
D’autres encore seraient en droit de penser qu’il ne serait pas impossible que le petit garçon ait racketté sa mère pour lui faire avouer que c’était elle qui avait blessé la fille alors que c’est lui qui, en glissant sur une peau de banane serait tombé, inopinément, le couteau en avant (couteau servant à éplucher la dite banane !) sur sa sœur !!
Ce qui est sûr : la première version n’était pas la bonne. Or, on a voulu médiatiquement nous la faire gober !!
Mais que font les journalistes ?
Vérifient-ils leurs sources, même en Moselle ? Ou font-ils de leurs mots zèle ?
On nous prend vraiment pour des cons !!
Et pourquoi pas un môme de 5 ans qui enverrait une lettre de menace de mort à Alain Juppé avec, en pièce jointe, une jolie balle de 9 mm (sans la TVA) ?
Non franchement, n’importe quoi !!
Une console ça console : on vit des hauts, et des bas…
On vit des bas, et des hauts…On s’évade dans le virtuel pour oublier ses petits malheurs d’enfant de Moselle, région sinistrée.
On vit des bas, et des hauts en communion avec le héros du jeu. Sur l’écran, au gré des manettes que l’on agite, se meut le petit guignol dérisoire.
On rit, on prend peur.
Oui, on prend peur quand son petit frère de 5 ans vous lance :
- Donne moi la playstation sinon je te casse !
Quand on est une fillette de 10 ans on serait prête à écraser le petit avorton de merde qui vient perturber votre partie électronique. Non mais des fois !
- Tu la donnes, elle est à moi !
C’est qu’il ne désarme pas le petit mouflet ! Il va voir qui est la sœur aînée ici ! Il n’a qu’à jouer avec ses legos ! Ca c’est un jeu pour les garçons !
- Tu me la donnes, oui ou non ! Toi t’as qu’à jouer à la Barbie !
Oh, la, la, le vieux schéma sociologique : aux filles les Barbies et les dînettes et aux garçons
Les voitures, les petits soldats et les consoles vidéo. Non, mais, franchement, n’importe quoi ce morpion !
- Tiens tu l’auras voulu !!
Aïe, mais c’est qu’il m’a planté un coup de couteau dans le thorax. Ah, je me meurs !! Mon frère m’a tuée !
STOP ! ON ARRETE LE FILM ! C’EST PAS LE BON SCENARIO !!
En fait, c’est la maman qui aurait poignardé sa fille car celle ci ne voulait pas lui prêter la console. Mais d’autres disent que c’est la maman qui a demandé au petit garçon de blesser sa sœur avec un couteau de dînette, pour rire !
D’autres encore seraient en droit de penser qu’il ne serait pas impossible que le petit garçon ait racketté sa mère pour lui faire avouer que c’était elle qui avait blessé la fille alors que c’est lui qui, en glissant sur une peau de banane serait tombé, inopinément, le couteau en avant (couteau servant à éplucher la dite banane !) sur sa sœur !!
Ce qui est sûr : la première version n’était pas la bonne. Or, on a voulu médiatiquement nous la faire gober !!
Mais que font les journalistes ?
Vérifient-ils leurs sources, même en Moselle ? Ou font-ils de leurs mots zèle ?
On nous prend vraiment pour des cons !!
Et pourquoi pas un môme de 5 ans qui enverrait une lettre de menace de mort à Alain Juppé avec, en pièce jointe, une jolie balle de 9 mm (sans la TVA) ?
Non franchement, n’importe quoi !!
SANS DELAI ET SANS DELIT, DHELIAT !

Théo (Théophile) vit depuis deux ans avec Sam (Samy). Ils ont décoré de fort jolie façon un petit F2 dans le 15ème arrondissement de Paris. Au début ils n’osaient pas se parler. Théo, coiffeur pour dames et ancien toiletteur pour chiens (une véritable reconversion !) est d’un naturel timide. Aussi, quand il a dû déclarer son amour à Sam, ce fut épique. Il bredouilla, ânonna quelques mots maladroits. Sam, styliste chez Ted Lapidus, a laissé faire. Il n’était pas insensible au charme de Théo qui lui rappelait son teckel finnois (une race en voie d’extinction) tant sa chevelure était dense et son sourire malheureux.
Puis les choses se sont précipitées. L’amour fait de ces miracles ! Théo a revendu son studio du 14ème à un couple d’hétérosexuels tendance écologistes subliminaux en mal de reconversion dans le bouddhisme new-age. Il est venu s’installer chez Sam avec sa souris blanche vaccinée et la cage qui va avec. Ils ont immédiatement opté pour un PACS, suivant en cela les bons conseils de l’oncle de Sam, avocat au barreau de Nanterre et grand amateur de Veuve Clicquot.
Après une âpre journée de travail les deux hommes aiment se retrouver, à siroter une bonne bière « Chti » bien lovés dans un canapé Ikéa, acheté avec 30 % de réduction en tant que modèle d’exposition. Il n’y a pas de petites économies !
Ils se retrouvent très vite devant la télé pour suivre leur émission préférée : il s’agit de la Météo d’Evelyne Dhéliat. Tout gay qu’ils sont, ils ne peuvent se priver de la jolie frimousse de la météorologiste de Tf1.
- Elle a encore mis une superbe jupe, lance Théo
- Moi, j’adore sa coiffure ! C’est maman qui avait la même coupe de cheveux ! Ca lui va vraiment très bien !
- Elle me fait aussi penser à ma mère. Dieu ait son âme. Surtout dans sa façon de se pencher, comme ça, légèrement, en pliant les genoux, avec une grâce infinie.
Evelyne, c’est leur égérie. C’est la femme incarnée, c’est la mère qu’ils n’ont plus. Qu’importent la tempête, le vent, le mistral prévu, l’inévitable gulf-stream, les risques d’avalanche, les précipitations, l’amas de stratonimbus, les cohortes de cumulus ; ils ne voient qu’elle.
Puis les choses se sont précipitées. L’amour fait de ces miracles ! Théo a revendu son studio du 14ème à un couple d’hétérosexuels tendance écologistes subliminaux en mal de reconversion dans le bouddhisme new-age. Il est venu s’installer chez Sam avec sa souris blanche vaccinée et la cage qui va avec. Ils ont immédiatement opté pour un PACS, suivant en cela les bons conseils de l’oncle de Sam, avocat au barreau de Nanterre et grand amateur de Veuve Clicquot.
Après une âpre journée de travail les deux hommes aiment se retrouver, à siroter une bonne bière « Chti » bien lovés dans un canapé Ikéa, acheté avec 30 % de réduction en tant que modèle d’exposition. Il n’y a pas de petites économies !
Ils se retrouvent très vite devant la télé pour suivre leur émission préférée : il s’agit de la Météo d’Evelyne Dhéliat. Tout gay qu’ils sont, ils ne peuvent se priver de la jolie frimousse de la météorologiste de Tf1.
- Elle a encore mis une superbe jupe, lance Théo
- Moi, j’adore sa coiffure ! C’est maman qui avait la même coupe de cheveux ! Ca lui va vraiment très bien !
- Elle me fait aussi penser à ma mère. Dieu ait son âme. Surtout dans sa façon de se pencher, comme ça, légèrement, en pliant les genoux, avec une grâce infinie.
Evelyne, c’est leur égérie. C’est la femme incarnée, c’est la mère qu’ils n’ont plus. Qu’importent la tempête, le vent, le mistral prévu, l’inévitable gulf-stream, les risques d’avalanche, les précipitations, l’amas de stratonimbus, les cohortes de cumulus ; ils ne voient qu’elle.
Peu leur chaut la carte de France, parsemée de nuages par ci, inondée de soleil par là et que commente, avec un zèle professionnel inénarrable, leur idéal féminin.
Ils ne voient qu’elles. La seule femme qui soit digne, belle, aimable.
De sa bouche naît le mot pluie : ils entendent plaire, ou pleurs.
De cette orifice que de délicates lèvres dessinent, ils devraient ouïr « orage ». Ils devraient, mais ils entendent « Aurige »… Et ils repensent à Delphes, le musée, leur voyage de noces…
De cette auréole mobile et gracile qu’émaillent de jolies dents d’albâtre s’évente le mot «
Tempête ». Eux, envoûtés par la volupté de la pythonisse climatique n’entendront que « Champêtre ». Et déjà de rêver à un déjeuner sur l’herbe, avec Evelyne dans son plus simple appareil, dans une dynamique picturale à la Manet…
Puis il se rengorgent de qualificatifs à son égard...
Ils se frottent les mains à l’idée que Laurence Ferrari, au cours du JT, prendra deux minutes pour discuter de météorologie avec Evelyne.
- C’est nouveau qu’ils fassent cela sur Tf1, lance Sam ! Avant on n’avait pas droit à Evelyne au cours du journal. C’était avant et après. A présent on peut la voir trois fois ! C’est génial !
Tout en caressant l’abondante chevelure de Théo, Sam ne perd rien du spectacle magnifique de la déesse prévisionniste.
C’est comme un instant de grâce, d’éternité…
Dans le petit salon cossu de l’appartement du 15 ème il n’y a plus qu’Evelyne et Sam et Théo !
Ils ne voient qu’elles. La seule femme qui soit digne, belle, aimable.
De sa bouche naît le mot pluie : ils entendent plaire, ou pleurs.
De cette orifice que de délicates lèvres dessinent, ils devraient ouïr « orage ». Ils devraient, mais ils entendent « Aurige »… Et ils repensent à Delphes, le musée, leur voyage de noces…
De cette auréole mobile et gracile qu’émaillent de jolies dents d’albâtre s’évente le mot «
Tempête ». Eux, envoûtés par la volupté de la pythonisse climatique n’entendront que « Champêtre ». Et déjà de rêver à un déjeuner sur l’herbe, avec Evelyne dans son plus simple appareil, dans une dynamique picturale à la Manet…
Puis il se rengorgent de qualificatifs à son égard...
Ils se frottent les mains à l’idée que Laurence Ferrari, au cours du JT, prendra deux minutes pour discuter de météorologie avec Evelyne.
- C’est nouveau qu’ils fassent cela sur Tf1, lance Sam ! Avant on n’avait pas droit à Evelyne au cours du journal. C’était avant et après. A présent on peut la voir trois fois ! C’est génial !
Tout en caressant l’abondante chevelure de Théo, Sam ne perd rien du spectacle magnifique de la déesse prévisionniste.
C’est comme un instant de grâce, d’éternité…
Dans le petit salon cossu de l’appartement du 15 ème il n’y a plus qu’Evelyne et Sam et Théo !
lundi 2 mars 2009
PEROL PEROL PEROL...ENCORE DES MAUX !!
Tout le monde espérait sa venue, François Pérol était là et ne s'est pas déplacé pour rien ! Nommé dans 4 catégories de cette 1ème édition des Victoires de la Banque, l’ex secrétaire général adjoint de l’Elysée, chargé des affaires économiques, a fait un carton médiatico-polémique.
Souffrant depuis quelques mois d'un cancre du poumon Elyséen, un certain Claude Géant, qu’il ne supporte plus, François Pérol affaibli par des jalousies intestines, nous a, malgré tout, fait l'honneur de sa présence au sein du Directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et au cœur de la Direction de la Banque Fédérale des Banques Populaires.
L'homme à la carrière exceptionnelle tient désormais le record du technocrate politicien le plus pantouflé par les Victoires de la Magique Politique Sarkozienne, avec à son actif 11 médailles : du mérite, de la méritocratie, du travail formidable, du travailler-plus, du gagner-plus, du rentabilisme, de la bravitude, du caftage opportuniste, de l’acharnement technocratique, du camouflage budgétaire, du tripatouillage subventionnel. Ce record appartenait jusque là à l’ex Ministre de la Ville, Bernard Tapie avec 9 victoires.
Veste noire, tempes grisonnantes et cravate bleu-élyséen, François Pérol a été élu hier meilleur postulant masculin au poste de big-boss de la fusion BP-CE (Banque Populaire – Caisse d’Epargne) par une voix (celle de Nicolas) contre…zéro ! Il a remporté les victoires du meilleur album de recettes fiscales et du meilleur spectacle économique d’avant la crise..
Profondément ému, François Pérol a difficilement trouvé ses mots. "Ça brille et c'est lourd. Est-ce que ça réchauffe le cœur ? ". Longuement ovationné par Nicolas Sarkozy François Pérol a confié que jamais il ne pourrait oublier cette soirée !!
Le politicien chanceux et catapulté a remercié, entre autres, ses collaborateurs qui ont accepté de le suivre dans ses délires psychadélico-mercantiles sans savoir s’il irait jusqu'au bout... Rappelons que récemment François Pérol avait été contraint de reporter quelques dates de prises de position boursière en raison de ses soucis d’actifs toxiques à forte dose de subprimes.
Un moment émouvant que nous n'oublierons pas non plus ... Bravo Monsieur Pérol !
Souffrant depuis quelques mois d'un cancre du poumon Elyséen, un certain Claude Géant, qu’il ne supporte plus, François Pérol affaibli par des jalousies intestines, nous a, malgré tout, fait l'honneur de sa présence au sein du Directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et au cœur de la Direction de la Banque Fédérale des Banques Populaires.
L'homme à la carrière exceptionnelle tient désormais le record du technocrate politicien le plus pantouflé par les Victoires de la Magique Politique Sarkozienne, avec à son actif 11 médailles : du mérite, de la méritocratie, du travail formidable, du travailler-plus, du gagner-plus, du rentabilisme, de la bravitude, du caftage opportuniste, de l’acharnement technocratique, du camouflage budgétaire, du tripatouillage subventionnel. Ce record appartenait jusque là à l’ex Ministre de la Ville, Bernard Tapie avec 9 victoires.
Veste noire, tempes grisonnantes et cravate bleu-élyséen, François Pérol a été élu hier meilleur postulant masculin au poste de big-boss de la fusion BP-CE (Banque Populaire – Caisse d’Epargne) par une voix (celle de Nicolas) contre…zéro ! Il a remporté les victoires du meilleur album de recettes fiscales et du meilleur spectacle économique d’avant la crise..
Profondément ému, François Pérol a difficilement trouvé ses mots. "Ça brille et c'est lourd. Est-ce que ça réchauffe le cœur ? ". Longuement ovationné par Nicolas Sarkozy François Pérol a confié que jamais il ne pourrait oublier cette soirée !!
Le politicien chanceux et catapulté a remercié, entre autres, ses collaborateurs qui ont accepté de le suivre dans ses délires psychadélico-mercantiles sans savoir s’il irait jusqu'au bout... Rappelons que récemment François Pérol avait été contraint de reporter quelques dates de prises de position boursière en raison de ses soucis d’actifs toxiques à forte dose de subprimes.
Un moment émouvant que nous n'oublierons pas non plus ... Bravo Monsieur Pérol !
BTP GAZA ! NON, PAS BETE EST PAIX, GAZA !
La nouvelle Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clean Town (Ville Propre) s’est rendue en voyage d’agrément en Egypte. Elle doit faire acte de présence à la conférence de Charm El Cheik. dont l’ordre du jour est le désordre de la nuit : la nuit du massacre de la bande de Gaza.
Il va s’agir de s’assagir afin de reconstruire, une nouvelle fois encore, ce petit corridor maritime d’une largeur de 50 km et que baigne la Méditerranée.
Là-bas, elle a rencontré le brave Mahmoud Abbas, le chef Palestinien :
- Inch Allah, a-t-elle lancé avec un accent texan qui frise le berbère approximatif, que Dieu te garde ! Les USA pensent à toi. On va te la reconstruire ta bande avec de superbes dollars, tout neufs, tout droit sortis de notre planche à billets ! On va rebâtir les maisons que nos merveilleux F16 ont démolies avec tant de vigueur !
- Merci, douce blanche habillée, mais j’ai des doutes sur ton billet vert, a soupiré Mahmoud éreinté. J’ai appris que vous, les Amerloc, drapés dans vos amères loques ne vous souciez que d’écouler vos actifs toxiques ou de refiler aux Chinois vos Bons du Trésor pour avoir un peu de cash ! Quelle pitié ! Quelle décadence pour un si grand peuple !
Hillary a quitté Mahmoud très peinée. Elle devra bientôt parler à Sarkozy, venu, lui aussi, pour la réunion égyptienne où le charme et le chèque devront rivaliser de séduction pour trouver, gracieusement, une issue à la désolation gazaouie. Les Palestiniens sont dans le gaz, ah oui ! Il faut absolument se mettre d’accord pour aider le Hamas à se redresser.
- Non, pas le Hamas, rétorque l’Occident, le Hamas et le Fatah. Il faut que les deux partis palestiniens se mettent d’accord pour former un GUN (non pas un canon ; on a déjà donné ! Mais un Gouvernement d’Union Nationale). C’est à cette condition que les pays riches (pour combien de temps encore ?) financeront la reconstruction de Gaza.
Aussi, les deux protagonistes potentiel d’un GUN se rencontrent-ils au Caire (encore en Egypte) pour en discuter. Ils le font sous l’œil attentif de Ehud Olmert. Ce dernier est encore Premier Ministre Israélien avant que Netanyahu ne le remplace. Olmert est prêt à remettre du « Plomb durci » sur Gaza si le Hamas continue à envoyer à domicile, missiles et roquettes.
Aussi vrai que l’anagramme de Olmert est MORTEL !
Espérons que le jeu va se calmer et que Hamas et Fatah vont se réconcilier pour former un FATAHMAS (non pas Fantômas) susceptible de recueillir l’assentiment des donateurs occidentaux. C’est tout le mal qu’on souhaite afin que la Bande Palestinienne cesse de débander à l’abandon de bandits Hamastiques (voire asthmatiques ?)
Il va s’agir de s’assagir afin de reconstruire, une nouvelle fois encore, ce petit corridor maritime d’une largeur de 50 km et que baigne la Méditerranée.
Là-bas, elle a rencontré le brave Mahmoud Abbas, le chef Palestinien :
- Inch Allah, a-t-elle lancé avec un accent texan qui frise le berbère approximatif, que Dieu te garde ! Les USA pensent à toi. On va te la reconstruire ta bande avec de superbes dollars, tout neufs, tout droit sortis de notre planche à billets ! On va rebâtir les maisons que nos merveilleux F16 ont démolies avec tant de vigueur !
- Merci, douce blanche habillée, mais j’ai des doutes sur ton billet vert, a soupiré Mahmoud éreinté. J’ai appris que vous, les Amerloc, drapés dans vos amères loques ne vous souciez que d’écouler vos actifs toxiques ou de refiler aux Chinois vos Bons du Trésor pour avoir un peu de cash ! Quelle pitié ! Quelle décadence pour un si grand peuple !
Hillary a quitté Mahmoud très peinée. Elle devra bientôt parler à Sarkozy, venu, lui aussi, pour la réunion égyptienne où le charme et le chèque devront rivaliser de séduction pour trouver, gracieusement, une issue à la désolation gazaouie. Les Palestiniens sont dans le gaz, ah oui ! Il faut absolument se mettre d’accord pour aider le Hamas à se redresser.
- Non, pas le Hamas, rétorque l’Occident, le Hamas et le Fatah. Il faut que les deux partis palestiniens se mettent d’accord pour former un GUN (non pas un canon ; on a déjà donné ! Mais un Gouvernement d’Union Nationale). C’est à cette condition que les pays riches (pour combien de temps encore ?) financeront la reconstruction de Gaza.
Aussi, les deux protagonistes potentiel d’un GUN se rencontrent-ils au Caire (encore en Egypte) pour en discuter. Ils le font sous l’œil attentif de Ehud Olmert. Ce dernier est encore Premier Ministre Israélien avant que Netanyahu ne le remplace. Olmert est prêt à remettre du « Plomb durci » sur Gaza si le Hamas continue à envoyer à domicile, missiles et roquettes.
Aussi vrai que l’anagramme de Olmert est MORTEL !
Espérons que le jeu va se calmer et que Hamas et Fatah vont se réconcilier pour former un FATAHMAS (non pas Fantômas) susceptible de recueillir l’assentiment des donateurs occidentaux. C’est tout le mal qu’on souhaite afin que la Bande Palestinienne cesse de débander à l’abandon de bandits Hamastiques (voire asthmatiques ?)
dimanche 1 mars 2009
LE GUIDE DU FOUTOIR !!
Un comité s’est réuni autour de l’Ancien Premier Ministre Edouard Balladur. Muni de crayons de couleur, de feutres voire même, luxe suprême, de gouaches, il s’est attelé à dessiner une nouvelle carte de France. Avec des tons plus clairs !
- Cherchez à regrouper certaines régions ensemble et coloriez un nouvel espace territorial à chaque fois. Je vous demande de vous arrêter à 15 régions. Il y en a 22 actuellement et c’est trop, a lancé le mentor au menton goitreux.
- Cherchez à regrouper certaines régions ensemble et coloriez un nouvel espace territorial à chaque fois. Je vous demande de vous arrêter à 15 régions. Il y en a 22 actuellement et c’est trop, a lancé le mentor au menton goitreux.
- Pourquoi 15, s’est demandé Jack Lang (qui ne sait jamais la tenir) et pourquoi pas 20 ? La France est le pays du vingt ! Ah, ah, du vin !!
- C’est pas drôle, a rétorqué Pierre Mazeaud, le vieux gaulliste. On est là pour bosser sur la nouvelle carte de France. Donne moi plutôt ce feutre rose. Je vais te colorier une nouvelle région, moi, une région parisienne de haute volée qui groupera Paris, le Val-de-Marne, l’Essonne, les Yvelines, les…
- Ne sois pas maussade, oh, Mazeaud, mais je garde le rose, a repris Lang, pure conviction Mais je veux bien te donner ce caran d’ache bleu.
- Non, je ne peux utiliser le bleu, se désole Mazeaud, Olivier Duhamel l’a déjà utilisé pour colorier un grand territoire. Oui, c’est cela, hein Olivier, c’est quoi ce territoire ?
- C’est la nouvelle Bretagne ! Elle reprend la Bretagne actuelle mais j’y ai adjoint le 44 !
- Le 44 ?? La Loire Atlantique ! Alors, ça alors ! Ben ça alors ! Si je te comprends bien la ville de Nantes rejoint la Bretagne ?
- Affirmatif ! Ce n’est que retour aux sources. Les Ducs de Bretagne avaient bien leur château à Nantes !
Et de bavardages en coups de feutres les 12 membres du comité ont fini par peindre une jolie carte de France.
- On a oublié la Corse, s’exclame Casanova Jean-Claude, président de la Fondation nationale des sciences politiques et ancien conseiller du Premier ministre centriste Raymond Barre. Mais comme le disait Raymond : qu’ils prennent leur indépendance !
- Moi je renommerais bien les régions, a susurré Luc Ferry l’ancien ministre de l’Education. La région n° 10 pourrait s’appeler la « DanyBoonLand », pas mal non ? Et la région n° 7 la « Vulcanie » pour faire plaisir à Giscard !
- Je vous demande de vous arrêter, a repris Edouard en pétard. Ce n’est pas une plaisanterie. On va réellement diminuer le nombre de régions et, par la même, le nombre d’élus régionaux.
Et de bavardages en coups de feutres les 12 membres du comité ont fini par peindre une jolie carte de France.
- On a oublié la Corse, s’exclame Casanova Jean-Claude, président de la Fondation nationale des sciences politiques et ancien conseiller du Premier ministre centriste Raymond Barre. Mais comme le disait Raymond : qu’ils prennent leur indépendance !
- Moi je renommerais bien les régions, a susurré Luc Ferry l’ancien ministre de l’Education. La région n° 10 pourrait s’appeler la « DanyBoonLand », pas mal non ? Et la région n° 7 la « Vulcanie » pour faire plaisir à Giscard !
- Je vous demande de vous arrêter, a repris Edouard en pétard. Ce n’est pas une plaisanterie. On va réellement diminuer le nombre de régions et, par la même, le nombre d’élus régionaux.
vendredi 20 février 2009
SUR UN FIL EN TROPIQUE ?
Heureusement que Nicolas, le funambule, avait un prompteur lorsqu’il a égrené toutes ses mesures pour relancer le pouvoir d’achat des Français. Sans ce précieux outil voici le discours que nous aurions pu avoir (c’est suffisamment édifiant dans sa version originale, alors là …) :
Une prime exceptionnelle de 500 euros sera versée aux salariés en chômage partiel.
car "l'activité partielle permet d'éviter les licenciements".
Une prime supplémentaire de 75 % du salaire brut est attribuée à une entreprise, elle fera "immédiatement l'objet d'une information-consultation du comité d'entreprise".
Une prime exceptionnelle de 500 euros sera versée aux salariés en chômage partiel.
car "l'activité partielle permet d'éviter les licenciements".
Une prime supplémentaire de 75 % du salaire brut est attribuée à une entreprise, elle fera "immédiatement l'objet d'une information-consultation du comité d'entreprise".
La formation professionnelle sera "mobilisée" pour "prévenir de la date d'entrée en vigueur de la nouvelle convention d'assurance-chômage. Un "fonds d'investissement social" sera créé pour 2009 et 2010, doté de 150 euros et financé à 50 % par Christine Lagarde qui va demander aux banquiers de "moduler les échéances des deux derniers tiers provisionnels d'impôt sur le revenu de l'année.
Ce fonds "pourrait permettre de coordonner les efforts en matière d'emploi et de consolider 140.000 foyers qui ont un enfant handicapé.
La "suppression des 3 millions de familles ayant des enfants scolarisés et qui bénéficient aujourd'hui de l'allocation de rentrée scolaire en 2009" est décidée. Cela concerne "les plus de 4 millions de foyers fiscaux de la première tranche d'imposition".
Un dispositif de "crédit d'impôt" est mis en place "pour éviter tout effet de seuil pour les ménages dont les revenus dépassent légèrement les limites de la première tranche d'imposition". Une mesure qui, selon l'Élysée, devrait permettre de "réduire l'impôt de 2 millions de ménages supplémentaires pour 6 millions de ménages".
150 euros est prévue, dès le mois de juin, pour les partenaires sociaux". pour une valeur de 200 euros par foyer
Une hausse générale des allocations familiales est rejetée d'emblée, car ce serait une "mesure qui bénéficierait aussi aux 470.000 familles ayant de jeunes enfants et bénéficiaires du complément mode de garde
Attribution de "bons d'achat de services à la personne de 2,5 à 3 milliards d'euros à partir de la fin du premier semestre, aux 660.000 ménages bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile, ainsi que, via Pôle Emploi, aux demandeurs d'emploi qui retrouvent différentes sources de financement, qu'elles viennent de l'État ou des solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".
Le vrai texte (lu grâce au prompteur) se trouve ici (merci Le Point)
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/les-mesures-sociales-de-sarkozy-pour-lutter-contre-la-crise/916/0/318391
Une hausse générale des allocations familiales est rejetée d'emblée, car ce serait une "mesure qui bénéficierait aussi aux 470.000 familles ayant de jeunes enfants et bénéficiaires du complément mode de garde
Attribution de "bons d'achat de services à la personne de 2,5 à 3 milliards d'euros à partir de la fin du premier semestre, aux 660.000 ménages bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile, ainsi que, via Pôle Emploi, aux demandeurs d'emploi qui retrouvent différentes sources de financement, qu'elles viennent de l'État ou des solutions temporaires pour faire garder leurs enfants".
Le vrai texte (lu grâce au prompteur) se trouve ici (merci Le Point)
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/les-mesures-sociales-de-sarkozy-pour-lutter-contre-la-crise/916/0/318391
jeudi 19 février 2009
UN QUATRAIN SINON RIEN...
Le condamné meurt sans délices
Son corps se tord, son front sue, plisse
Une vipère mord de surcroît
Angoisse..et la morsure l'accroît.
(Un petit quatrain, comme ça, avant de partir en vacances)
Son corps se tord, son front sue, plisse
Une vipère mord de surcroît
Angoisse..et la morsure l'accroît.
(Un petit quatrain, comme ça, avant de partir en vacances)
mercredi 18 février 2009
LKP, MAIS LA GUERRE ELLE DECAPAIT...
La nouvelle flambée de violence qui a touché la Guadeloupe dans la nuit de mardi à mercredi a fait un mort, le premier après plus de quatre semaines de conflit. La victime, Jacques Bino, est un délégué syndical membre du "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui mène la grève générale paralysant l'île depuis le 20 janvier.
Il a été tué par balle par des jeunes qui tenaient un barrage à Pointe-à-Pitre.
Cette première victime valait bien un hommage (je me suis un peu inspiré de la chanson de Serge Lama "le dernier baiser"...
Le premier tué
On l'ignore encore pourtant c'est le premier tué
Un très pauvre corps sur la grande île sacrifiée
Le point de l’amorce d’un grand chaos sous les palmiers.
Le premier tué
C'est la plaie qui vient s’ouvrir au bout des pourparlers
Sur des vagues déferlantes de prières frustrées
Sur la fièvre des créoles aux embruns d’insurgés
Le premier tué
C'est la fleur qui tombe morte annonçant le brasier !
L’inconnu que le barrage de jeunes désœuvrés
A transformé en martyr d’anciens colonisés
Le premier tué
C’est l’inconnu qu’on immole dans le blanc prolongé
Du silence en métropole et jusqu’à l’Elysée
C’est l ‘indifférence folle pour tous les Antillais
Le premier tué
C’est comme un cri de colère au gré des alizés
Un début de drôle de guerre dans l’ombre vanillée
Une raison mortifère pour se battre et gagner
Le premier tué
C’est comme une épine fière dans l’orgueil étoffé
D’une République fière qui oublie des sujets
Ces enfants d’Aimé Césaire aux nègres vérités.
Le premier tué
C’est une foudre de guerre qui tue l’obscurité
Ces années noires de misère au prix des bananiers.
Ce dédain blanc de manières de tourisme aveuglé.
Il a été tué par balle par des jeunes qui tenaient un barrage à Pointe-à-Pitre.
Cette première victime valait bien un hommage (je me suis un peu inspiré de la chanson de Serge Lama "le dernier baiser"...
Le premier tué
On l'ignore encore pourtant c'est le premier tué
Un très pauvre corps sur la grande île sacrifiée
Le point de l’amorce d’un grand chaos sous les palmiers.
Le premier tué
C'est la plaie qui vient s’ouvrir au bout des pourparlers
Sur des vagues déferlantes de prières frustrées
Sur la fièvre des créoles aux embruns d’insurgés
Le premier tué
C'est la fleur qui tombe morte annonçant le brasier !
L’inconnu que le barrage de jeunes désœuvrés
A transformé en martyr d’anciens colonisés
Le premier tué
C’est l’inconnu qu’on immole dans le blanc prolongé
Du silence en métropole et jusqu’à l’Elysée
C’est l ‘indifférence folle pour tous les Antillais
Le premier tué
C’est comme un cri de colère au gré des alizés
Un début de drôle de guerre dans l’ombre vanillée
Une raison mortifère pour se battre et gagner
Le premier tué
C’est comme une épine fière dans l’orgueil étoffé
D’une République fière qui oublie des sujets
Ces enfants d’Aimé Césaire aux nègres vérités.
Le premier tué
C’est une foudre de guerre qui tue l’obscurité
Ces années noires de misère au prix des bananiers.
Ce dédain blanc de manières de tourisme aveuglé.
mardi 17 février 2009
QU'EST CE QUE LEURS CAS VALENT ?
- Tu crois que c’est par là Bergues ? J’en doute !
- Mais si, je t’assure ! C’est la route ! On est dans le Nord Pas-de-Calais. Regarde le panneau, hé ralentis, je ne l’ai pas vu !
- Je voudrais rien dire mais je ne sais pas pourquoi tu veux absolument aller voir cette putain de ville !
- Mais enfin Christophe c’est là que Dany Boon a réalisé son succès !!
- Oui bon, tout ça pour voir une baraque à frites qu’elle sera même plus là et une espèce de bureau de poste à la con. On prend franchement des risques alors qu’on pourrait être déjà en Belgique !
- Bon on va pas se réengueuler ! Merde ! Merde ! On passe juste à Bergues puis on repart vers la Belgique. Attends ! Ralentis ; qu’on voit le panneau de fin d’agglomération. Ah ça y est ! On est à St Laurent Blangy ! Je pense que c’est la bonne route !
- Tu penses Omar, tu penses ! T’as intérêt à pas te tromper ! En plus y’a pas de GPS dans cette putain de bagnole qu’on a chouravée. On n’est pas dans la merde ! Bon on va où là ?
- Va vers Bapaume !
- Tu crois ? On redescend pas vers le Sud ? Je le sens pas moi Bapaume ! Bapaume, c’est moi ah ah ah, j’suis plus heureux qu’un roi (il chante).
- En tout cas t’es gai toi ! Fais moi confiance j’ai la carte en tête.
Et c’est ainsi, privés de GPS, délestés de toutes cartes routières et se fiant à un sens de l’orientation digne d’une taupe autiste à défaillance auditive accentuée, que deux évadés de la prison de Moulins (Allier) se sont perdus aux environs de Créteil.
Ils pensaient se faire la belle. Ils devront se faire les boules ! Les boules de se faire gauler sur l’autoroute A 86 par la BAC (Brigade AntiCriminalité).
Christophe et Omar, les deux fuyards, n’auront même pas pu visiter la ville de Lamartine, mise sous les feux de la célébrité par notre Dany Boon national !
Comble de malheur, Christophe a été blessé par une balle de la BAC-Elite. Une balle en légitime défense, précisera M. Bosc, le procureur de la République de Créteil. Cette plaisanterie venant du Bosc laisse à penser qu’on fait dans le comique chez les flics.
Christophe et Omar ont été entendus par les enquêteurs. Mais Christophe criait tellement (rapport à la vilaine blessure par balle à l’épaule) qu’on ne comprenait pas ce qu’il disait. Un inspecteur a noté sur son calepin : « Omar m’a tué ». Alors qu’il devait signer sa déposition (heureusement qu’on ne signe pas de l’épaule !) Christophe a biffé le texte. Omar a alors précisé que son collègue ne voulait pas dire « Omar m’a tué » mais « Oh marre de la purée » en lien avec cette espèce de bouillie de patates infectes qu’on leur sert tous les jours dans la prison de Moulins.
Dans ces conditions les enquêteurs, éreintés par de telles dispositions sibyllines, ont préféré confié l’affaire à la JIRS de Lyon.
La JIRS c’est la Juridiction InterRégionale Spécialisée. Laissons faire les spécialistes ! En attendant, les deux pigeons voyageurs vont regagner le bercail salement dynamité par leurs soins. Devront-ils faire des TIG (Travaux d'Intérêt Général) pour réparer leurs déprédations ?
Car, hélas, on n'a rien fait de mieux que l'incarcération avouera Rachida !
Loos, Fleury Mérogis servent dans le carcéral, comme y sert Moulins !!
- Mais si, je t’assure ! C’est la route ! On est dans le Nord Pas-de-Calais. Regarde le panneau, hé ralentis, je ne l’ai pas vu !
- Je voudrais rien dire mais je ne sais pas pourquoi tu veux absolument aller voir cette putain de ville !
- Mais enfin Christophe c’est là que Dany Boon a réalisé son succès !!
- Oui bon, tout ça pour voir une baraque à frites qu’elle sera même plus là et une espèce de bureau de poste à la con. On prend franchement des risques alors qu’on pourrait être déjà en Belgique !
- Bon on va pas se réengueuler ! Merde ! Merde ! On passe juste à Bergues puis on repart vers la Belgique. Attends ! Ralentis ; qu’on voit le panneau de fin d’agglomération. Ah ça y est ! On est à St Laurent Blangy ! Je pense que c’est la bonne route !
- Tu penses Omar, tu penses ! T’as intérêt à pas te tromper ! En plus y’a pas de GPS dans cette putain de bagnole qu’on a chouravée. On n’est pas dans la merde ! Bon on va où là ?
- Va vers Bapaume !
- Tu crois ? On redescend pas vers le Sud ? Je le sens pas moi Bapaume ! Bapaume, c’est moi ah ah ah, j’suis plus heureux qu’un roi (il chante).
- En tout cas t’es gai toi ! Fais moi confiance j’ai la carte en tête.
Et c’est ainsi, privés de GPS, délestés de toutes cartes routières et se fiant à un sens de l’orientation digne d’une taupe autiste à défaillance auditive accentuée, que deux évadés de la prison de Moulins (Allier) se sont perdus aux environs de Créteil.
Ils pensaient se faire la belle. Ils devront se faire les boules ! Les boules de se faire gauler sur l’autoroute A 86 par la BAC (Brigade AntiCriminalité).
Christophe et Omar, les deux fuyards, n’auront même pas pu visiter la ville de Lamartine, mise sous les feux de la célébrité par notre Dany Boon national !
Comble de malheur, Christophe a été blessé par une balle de la BAC-Elite. Une balle en légitime défense, précisera M. Bosc, le procureur de la République de Créteil. Cette plaisanterie venant du Bosc laisse à penser qu’on fait dans le comique chez les flics.
Christophe et Omar ont été entendus par les enquêteurs. Mais Christophe criait tellement (rapport à la vilaine blessure par balle à l’épaule) qu’on ne comprenait pas ce qu’il disait. Un inspecteur a noté sur son calepin : « Omar m’a tué ». Alors qu’il devait signer sa déposition (heureusement qu’on ne signe pas de l’épaule !) Christophe a biffé le texte. Omar a alors précisé que son collègue ne voulait pas dire « Omar m’a tué » mais « Oh marre de la purée » en lien avec cette espèce de bouillie de patates infectes qu’on leur sert tous les jours dans la prison de Moulins.
Dans ces conditions les enquêteurs, éreintés par de telles dispositions sibyllines, ont préféré confié l’affaire à la JIRS de Lyon.
La JIRS c’est la Juridiction InterRégionale Spécialisée. Laissons faire les spécialistes ! En attendant, les deux pigeons voyageurs vont regagner le bercail salement dynamité par leurs soins. Devront-ils faire des TIG (Travaux d'Intérêt Général) pour réparer leurs déprédations ?
Car, hélas, on n'a rien fait de mieux que l'incarcération avouera Rachida !
Loos, Fleury Mérogis servent dans le carcéral, comme y sert Moulins !!
lundi 16 février 2009
TOTAL ET DES BENEF EN GRANDE POMPE !!
Le groupe Total vient de déclarer quelque 14 milliards d'euros de bénéfice net pour l'année 2008. Au moment où la crise s'intensifie on ne peut qu'applaudir des deux mains !
Bravo l'artiste !
Mais comment fais-tu ?
Ah oui, j'oubliais : c'est le résultat d'un baril de brut à 150 dollars en juillet 2008 !
Même si depuis c'est la chute (40 dollars le baril actuellement) ça fait quand même une jolie moyenne de 97 dollars le baril pour l'année écoulée !
Merci les clients qui ont payé le prix fort !
Merci les antillais qui ont payé encore plus cher !
Merci les victimes de l'Erika et en premier lieu les familles de cormorans et de goélands pas encore indemnisées !
Merci les travailleurs birmans, exploités, sous payés pour les besoins de la croissance du groupe.
Merci les Irakiens en future reconstruction qui vont accueillir notre chère société d'hydrocarbures.
Merde, qu'est ce que je regrette de ne pas avoir acheté d'actions Total !!
ENTRE FILETS...
Sam est un baleineau. Oui, je sais, amis lecteurs, j’ai précisé dans un autre article que Sam était un Koala. Mais, bon ! Sam n’est pas un prénom réservé aux koalas exclusivement. C’est aussi le prénom d’un oncle qui se prend pour le géant de la terre et qui nous bourre de hamburgers et de coca-cola. Mais trêve de digressions : revenons à notre cétacé.
Sam est donc baleineau et se promène dans les profondeurs de l’Atlantique. Il est seul ? Oui, seul ! Seul car la maman l’a renié : son rejeton a une bosse ! Une proéminence disgracieuse qu’il en est devenu un motif de rejet maternel ! Le baleineau erre comme une âme en peine ! Il pleure des larmes de baleineau. Ca ne se voit pas, en mer !
Il mange un peu de plancton alors que se planquent thons dans les anfractuosités d’un rocher squatté par une colonie d’anémones de mer aux couleurs chatoyantes. Ils ont senti la présence d’un intrus. Sam n’a pas vu arriver le monstre. Une énorme masse d’acier noir comme un spectre de mort. Un sous-marin !
Le submersible a repéré le gros mammifère marin (le baleineau s’est pesé ce matin sur la balance et déclare un petit 8 tonnes bien pesé !). Son sonar a émis un signal ! Il faut virer à bâbord toute ! Trop tard ! Comme le Titanic n’avait pu esquiver le perfide iceberg en ce froid 14 avril 1912, le Triomphant ne peut éviter l’animal.
La fin est tragique et stupéfiante. L’impact s’est situé au niveau du gouvernail. Si le cétacé est mort et bien décédé, le Triomphant ne peut plus, désormais, se diriger. Il est acculé à tourner vers la gauche ce qui met en pétard le commandant de bord, plutôt de droite et qui a sa carte de l’UMP (le parti des requins).
Le militaire peste contre vent et marées eu égard à son passé de capitaine de corvette.
Il cherche à tourner à droite mais rien à faire. La direction est bloquée. Il n’est plus maître de son vaisseau subaquatique. Il ne voit pas qu’il se dirige trop vers une direction qu’emprunte un autre fantôme des mers : le Vanguard, un sous-marin britannique de sa gracieuse Majesté !
Le choc est inévitable. C’est la loi des séries !
Un député du Parti national écossais, Angus Robertson, se demandera "comment il est possible qu'un sous-marin transportant des armes de destruction massive heurte un autre sous-marin transportant des armes de destruction massive dans le deuxième océan le plus vaste de la planète".
Il faudrait demander l’avis du baleineau. Hélas, il est mort ! On retrouvera son cadavre quelques jours plus tard, déporté par les courants marins. Un pêcheur du Nord Cotentin défraiera la chronique en le ramenant dans ses filets.
Une enquête est en cours et les services secrets mènent le bal : mais que le bal est niais !
Sam est donc baleineau et se promène dans les profondeurs de l’Atlantique. Il est seul ? Oui, seul ! Seul car la maman l’a renié : son rejeton a une bosse ! Une proéminence disgracieuse qu’il en est devenu un motif de rejet maternel ! Le baleineau erre comme une âme en peine ! Il pleure des larmes de baleineau. Ca ne se voit pas, en mer !
Il mange un peu de plancton alors que se planquent thons dans les anfractuosités d’un rocher squatté par une colonie d’anémones de mer aux couleurs chatoyantes. Ils ont senti la présence d’un intrus. Sam n’a pas vu arriver le monstre. Une énorme masse d’acier noir comme un spectre de mort. Un sous-marin !
Le submersible a repéré le gros mammifère marin (le baleineau s’est pesé ce matin sur la balance et déclare un petit 8 tonnes bien pesé !). Son sonar a émis un signal ! Il faut virer à bâbord toute ! Trop tard ! Comme le Titanic n’avait pu esquiver le perfide iceberg en ce froid 14 avril 1912, le Triomphant ne peut éviter l’animal.
La fin est tragique et stupéfiante. L’impact s’est situé au niveau du gouvernail. Si le cétacé est mort et bien décédé, le Triomphant ne peut plus, désormais, se diriger. Il est acculé à tourner vers la gauche ce qui met en pétard le commandant de bord, plutôt de droite et qui a sa carte de l’UMP (le parti des requins).
Le militaire peste contre vent et marées eu égard à son passé de capitaine de corvette.
Il cherche à tourner à droite mais rien à faire. La direction est bloquée. Il n’est plus maître de son vaisseau subaquatique. Il ne voit pas qu’il se dirige trop vers une direction qu’emprunte un autre fantôme des mers : le Vanguard, un sous-marin britannique de sa gracieuse Majesté !
Le choc est inévitable. C’est la loi des séries !
Un député du Parti national écossais, Angus Robertson, se demandera "comment il est possible qu'un sous-marin transportant des armes de destruction massive heurte un autre sous-marin transportant des armes de destruction massive dans le deuxième océan le plus vaste de la planète".
Il faudrait demander l’avis du baleineau. Hélas, il est mort ! On retrouvera son cadavre quelques jours plus tard, déporté par les courants marins. Un pêcheur du Nord Cotentin défraiera la chronique en le ramenant dans ses filets.
Une enquête est en cours et les services secrets mènent le bal : mais que le bal est niais !
dimanche 15 février 2009
UN PROCES QUI SE CORSE
Devant la Cour d’Assises, très spéciale, de Paris
Un nommé Vinolas, par un gris vendredi
A clamé fort et haut que le Parquet savait
Que, peut-être, couraient encore les meurtriers.
Meurtriers d’un Préfet, largués dans la nature
Implicitement blancs à l’issue d’aventures
De traques en série pour coincer Colonna
Le suspect déclaré, le vilain hors-la-loi.
Accusé désigné dont l’éclipse ébruitée
Dans le maquis de Corse n’a fait que conforter
Conviction du parquet : Colonna est coupable
Sa fuite est un aveu : mais qu’il se mette à table !
Un paquet peu vernis que bon Sollacaro (sol à carreaux ?)
L’avocat du berger, discrédite en ces mots :
- Juge Didier Wacogne, cesser de présider
Cette cour qui va, cogne, sans connaître les faits !
Le berger de Cargèse, ce Colonna Yvan
Du préfet Erignac n’a pu verser le sang !
N’en déplaise à sa veuve, revoyons le dossier
C’est quand tout semble clos qu’éclôt la vérité !
Un nommé Vinolas, par un gris vendredi
A clamé fort et haut que le Parquet savait
Que, peut-être, couraient encore les meurtriers.
Meurtriers d’un Préfet, largués dans la nature
Implicitement blancs à l’issue d’aventures
De traques en série pour coincer Colonna
Le suspect déclaré, le vilain hors-la-loi.
Accusé désigné dont l’éclipse ébruitée
Dans le maquis de Corse n’a fait que conforter
Conviction du parquet : Colonna est coupable
Sa fuite est un aveu : mais qu’il se mette à table !
Un paquet peu vernis que bon Sollacaro (sol à carreaux ?)
L’avocat du berger, discrédite en ces mots :
- Juge Didier Wacogne, cesser de présider
Cette cour qui va, cogne, sans connaître les faits !
Le berger de Cargèse, ce Colonna Yvan
Du préfet Erignac n’a pu verser le sang !
N’en déplaise à sa veuve, revoyons le dossier
C’est quand tout semble clos qu’éclôt la vérité !
vendredi 13 février 2009
KOALA MUTE ET CALAMITE...
(Double clic sur l'image si vous n'arrivez pas à lire la bulle !)Sam est un koala ! En fait, une koala. Sam a mamelles.
Dans une première vie, Sam était gale. Mais tout le monde s’en fout ! Et puis, on n’est pas tous obligé de croire en la réincarnation. Donc, passons…
Comme beaucoup de koalas elle vit en Australie.
Elle aurait pu vivre dans un zoo ! Elle ne l’a pas cherché ! Bien mal lui en a pris : son cousin Fred est pensionné au zoo de Berlin. Il lui a écrit dernièrement par lettre recommandée avec accusé de déception. C’était sûrement grave ! Ca l’était, sale été, sale été au zoo de Berlin qui n’a pas eu assez de visiteurs ! Le zoo risque de fermer et où iront les animaux ?
- Pourrais-je rejoindre la famille, demandait-il dans sa lettre.
Sam se hâta de lui répondre par cette lettre.
Cher Fred,
Revenir au pays, même pour un marsupial, c’est pas dans la poche !
Tu n’as pas dû suivre les actualités mais je te signale, qu’ici, un immense incendie à ravagé le sud-est du pays. Papa et maman sont morts, cramés. Je suis orpheline, sauvée par un pompier au plein milieu d’une aire d’eucalyptus calcinés. Ca sent bon l’eucalyptus carbonisé mais, sur le coup, je n’ai pas vraiment songé gastronomie.
Le feu a tout dévasté. Mon oncle Abdallah, tu sais, celui qui s’était reconverti à l’Islam, a longtemps prié son Dieu pour qu’il épargne la forêt. Il implorait :
- Pourquoi à ma prière n’y a-t-il pas d’échos, Allah ?
Le ciel était vide et muet et les flammes dévoraient la brousse. J’ai vu une troupe de walibis apeurés sauter frénétiquement pour échapper au feu. Ils suivaient désespérément leur chef de file en criant : où est notre camp, gourou ? C’était pathétique ! Les autorités estiment que 450 000 hectares de forêts sont passés par pertes et profits. Depuis que le pompier Dave (non ce n’est pas le chanteur, lui, il est reparti du côté de chez Swan) m’a porté secours je suis devenue une vedette. Tu peux me voir sur YouTube. Je bois une bouteille d’eau que me tend Arbre, heu, je veux dire Tree. Le pompier c’est Dave Tree. Mais je te fais la traduction car je ne sais pas si ton allemand s’est amélioré.
Bon, je te laisse. J’espère que tu pourras sortir de la zone Europe pour nous rejoindre maintenant que le feu a cessé.
Ta cousine chérie
Sam
Dans une première vie, Sam était gale. Mais tout le monde s’en fout ! Et puis, on n’est pas tous obligé de croire en la réincarnation. Donc, passons…
Comme beaucoup de koalas elle vit en Australie.
Elle aurait pu vivre dans un zoo ! Elle ne l’a pas cherché ! Bien mal lui en a pris : son cousin Fred est pensionné au zoo de Berlin. Il lui a écrit dernièrement par lettre recommandée avec accusé de déception. C’était sûrement grave ! Ca l’était, sale été, sale été au zoo de Berlin qui n’a pas eu assez de visiteurs ! Le zoo risque de fermer et où iront les animaux ?
- Pourrais-je rejoindre la famille, demandait-il dans sa lettre.
Sam se hâta de lui répondre par cette lettre.
Cher Fred,
Revenir au pays, même pour un marsupial, c’est pas dans la poche !
Tu n’as pas dû suivre les actualités mais je te signale, qu’ici, un immense incendie à ravagé le sud-est du pays. Papa et maman sont morts, cramés. Je suis orpheline, sauvée par un pompier au plein milieu d’une aire d’eucalyptus calcinés. Ca sent bon l’eucalyptus carbonisé mais, sur le coup, je n’ai pas vraiment songé gastronomie.
Le feu a tout dévasté. Mon oncle Abdallah, tu sais, celui qui s’était reconverti à l’Islam, a longtemps prié son Dieu pour qu’il épargne la forêt. Il implorait :
- Pourquoi à ma prière n’y a-t-il pas d’échos, Allah ?
Le ciel était vide et muet et les flammes dévoraient la brousse. J’ai vu une troupe de walibis apeurés sauter frénétiquement pour échapper au feu. Ils suivaient désespérément leur chef de file en criant : où est notre camp, gourou ? C’était pathétique ! Les autorités estiment que 450 000 hectares de forêts sont passés par pertes et profits. Depuis que le pompier Dave (non ce n’est pas le chanteur, lui, il est reparti du côté de chez Swan) m’a porté secours je suis devenue une vedette. Tu peux me voir sur YouTube. Je bois une bouteille d’eau que me tend Arbre, heu, je veux dire Tree. Le pompier c’est Dave Tree. Mais je te fais la traduction car je ne sais pas si ton allemand s’est amélioré.
Bon, je te laisse. J’espère que tu pourras sortir de la zone Europe pour nous rejoindre maintenant que le feu a cessé.
Ta cousine chérie
Sam
jeudi 12 février 2009
AVANTAGES QU'ON PARE, HATIFS, AU VENT MAUVAIS DU LIBERALISME
La théorie des avantages comparatifs de Ricardo (un Ricard d’eau sinon rien, lui lançait son pote comique Adam Smith, quel humour !) avance l'idée que les pays ont tout intérêt à se spécialiser dans les productions où ils sont les plus compétitifs et d'échanger les autres. Ainsi, selon Ricardo, cette spécialisation génère un gain de productivité dans l'ensemble des pays.

S’il vivait dans notre joli siècle (qui promet !), il pourrait prendre comme exemple la France et la Tchéquie. La Tchéquie obtient une bonne productivité dans le domaine automobile car les Tchèques sont sans provisions. Je veux dire par là qu’ils touchent peu en salaires et ne bénéficient que de peu de protection sociale. Aussi, le coût du travail en Tchéquie est-il faible par rapport à un Smicard français, travaillant à PSA, assuré social, père de trois enfants et touchant des allocations familiales, vacciné et suivi régulièrement par un médecin référent dont les honoraires sont non conventionnés...
Les constructeurs automobiles français auraient donc intérêt à faire produire les masses d’acier polluantes et génératrices de gaz à effet de serre dans ce beau pays tchèque qui vient d’adhérer à l’Europe. Donc plus de voiture fabriquée en France. En revanche, les habitants de l’hexagone se spécialiseraient dans le pinard et on verrait s’étendre les vignobles. Profitons, en l’occurrence, du réchauffement de la planète !
Quittons le domaine carrossier, tournons ces pages ! Vive les cépages ! Les métallos, les OS se retrouvent dans des stages AFPA pour une reconversion dans le raisin. Finie la dureté des ateliers, finie la vie ignoble : vive le vignoble !!
On se spécialise dans le bon vin qu’on peut alors exporter en Tchéquie.
En effet, les Tchèques qui ont glané quelques points de croissance (hausse du PIB) peuvent alors accroître les salaires des ouvriers locaux. Ces derniers disposent de meilleurs revenus pour acheter des voitures labellisées françaises et même pour acheter du bon vin venant de notre cher pays. Ainsi, grâce à la spécialisation, chaque pays se retrouve dans ses hausses productivités. Et Ricardo de frétiller comme un gardon dans sa tombe !!
Les Tchèques ont des voitures solides (le brevet est français, quand même !) et boivent du bon vin. Les accidents de la route s’accroissent du côté de Prague et font augmenter le taux de mortalité. Le taux de chômage incompressible peut, dés lors, baisser !
Tout le monde y gagne. Les Français importent des véhicules français venant de Tchéquie. Ils exportent vers de jolies régions que gouvernait, jadis, un Tito titan !
En plus, cette jolie entente fraternelle se joue dans le théâtre européen !
Mais, les cartes se brouillent.
Le Président français ne veut plus que les entreprises s’installent en Tchéquie. Renault et PSA vont toucher de l’argent des contribuables pour ne plus délocaliser. Les Tchèques boudent ! Ils menacent de ne plus acheter de vin. Quelle cène !
- Vous faites du protectionnisme, lancent-ils à l’adresse du petit Nicolas. Vous protégez votre production locale. Et nous, vous avez pensé à nous ? Si vous nous ôtez vos entreprises automobiles que vont devenir nos ouvriers ?
- Ils n’ont qu’à faire autre chose. Spécialisez vous dans des secteurs porteurs pour votre économie. Je ne sais pas moi, la bière par exemple ! Pensez à la Pilsner Urguell ; la Budweiser. Nous on veut bien fermer nos brasseries pour que vous puissez nous exporter de la bière ! Nous on veut produire en France des véhicules ! Travailler plus pour gagner plus de stock de voitures : arrivera bien un jour où les gens les achèteront !! Vous, sans doute ! Il faut y croire !
- Si on ne fait que brasserie c’est notre mise en bière. On passe de vie à mort en Moravie rétorque un Tchèque médiateur, attaché auprès du ministre du commerce tchèque (et oui, là-bas, aussi, on utilise des médiateurs !)
Pas simple de faire l’Europe en plein cœur d’une crise dont on ne perçoit pas encore les contours funestes ! Chacun se replie sur ses avantages et protège sa production !
Et ceux qui pourfendent le protectionnisme sont les premiers à protéger leurs arguments contre la morosité ambiante…

S’il vivait dans notre joli siècle (qui promet !), il pourrait prendre comme exemple la France et la Tchéquie. La Tchéquie obtient une bonne productivité dans le domaine automobile car les Tchèques sont sans provisions. Je veux dire par là qu’ils touchent peu en salaires et ne bénéficient que de peu de protection sociale. Aussi, le coût du travail en Tchéquie est-il faible par rapport à un Smicard français, travaillant à PSA, assuré social, père de trois enfants et touchant des allocations familiales, vacciné et suivi régulièrement par un médecin référent dont les honoraires sont non conventionnés...
Les constructeurs automobiles français auraient donc intérêt à faire produire les masses d’acier polluantes et génératrices de gaz à effet de serre dans ce beau pays tchèque qui vient d’adhérer à l’Europe. Donc plus de voiture fabriquée en France. En revanche, les habitants de l’hexagone se spécialiseraient dans le pinard et on verrait s’étendre les vignobles. Profitons, en l’occurrence, du réchauffement de la planète !
Quittons le domaine carrossier, tournons ces pages ! Vive les cépages ! Les métallos, les OS se retrouvent dans des stages AFPA pour une reconversion dans le raisin. Finie la dureté des ateliers, finie la vie ignoble : vive le vignoble !!
On se spécialise dans le bon vin qu’on peut alors exporter en Tchéquie.
En effet, les Tchèques qui ont glané quelques points de croissance (hausse du PIB) peuvent alors accroître les salaires des ouvriers locaux. Ces derniers disposent de meilleurs revenus pour acheter des voitures labellisées françaises et même pour acheter du bon vin venant de notre cher pays. Ainsi, grâce à la spécialisation, chaque pays se retrouve dans ses hausses productivités. Et Ricardo de frétiller comme un gardon dans sa tombe !!
Les Tchèques ont des voitures solides (le brevet est français, quand même !) et boivent du bon vin. Les accidents de la route s’accroissent du côté de Prague et font augmenter le taux de mortalité. Le taux de chômage incompressible peut, dés lors, baisser !
Tout le monde y gagne. Les Français importent des véhicules français venant de Tchéquie. Ils exportent vers de jolies régions que gouvernait, jadis, un Tito titan !
En plus, cette jolie entente fraternelle se joue dans le théâtre européen !
Mais, les cartes se brouillent.
Le Président français ne veut plus que les entreprises s’installent en Tchéquie. Renault et PSA vont toucher de l’argent des contribuables pour ne plus délocaliser. Les Tchèques boudent ! Ils menacent de ne plus acheter de vin. Quelle cène !
- Vous faites du protectionnisme, lancent-ils à l’adresse du petit Nicolas. Vous protégez votre production locale. Et nous, vous avez pensé à nous ? Si vous nous ôtez vos entreprises automobiles que vont devenir nos ouvriers ?
- Ils n’ont qu’à faire autre chose. Spécialisez vous dans des secteurs porteurs pour votre économie. Je ne sais pas moi, la bière par exemple ! Pensez à la Pilsner Urguell ; la Budweiser. Nous on veut bien fermer nos brasseries pour que vous puissez nous exporter de la bière ! Nous on veut produire en France des véhicules ! Travailler plus pour gagner plus de stock de voitures : arrivera bien un jour où les gens les achèteront !! Vous, sans doute ! Il faut y croire !
- Si on ne fait que brasserie c’est notre mise en bière. On passe de vie à mort en Moravie rétorque un Tchèque médiateur, attaché auprès du ministre du commerce tchèque (et oui, là-bas, aussi, on utilise des médiateurs !)
Pas simple de faire l’Europe en plein cœur d’une crise dont on ne perçoit pas encore les contours funestes ! Chacun se replie sur ses avantages et protège sa production !
Et ceux qui pourfendent le protectionnisme sont les premiers à protéger leurs arguments contre la morosité ambiante…
TU MEDIS A TORD MEDIATEUR ??
- Tiens, qu’est-ce que tu utilises là, ma chérie ?
- Ça, mon Nicou adoré ?
- Oui ça, ce que tu tiens dans ta main droite. C’est utile pour la guitare ?
- Oui, mon Nicou chéri, c’est utile pour gratter les cordes sans se niquer le vernis à ongle que je paie 300 € le kilo chez Dior…dits hors de prix sauf pour moi qui paie rubis sur ongle !
- Ah, et ça a un nom ce bidule là ?
- Oui, on appelle cela un médiateur !
- Un médiateur ?
- Oui, un médiateur !
- Mais la voilà l’idée ! Je cours voir François !
- Mais, hé, hé, Nicou chéri ! Où vas-tu ? Tu n'écoutes mon nouveau futur tube en do majeur basé sur deux accords ?
- Non, pas le temps ma Carla adorée, les affaires m’attendent !!
Et voilà Nicolas déjà sur place, dans le bureau de Matignon où s’entassent des dossiers puants qui ont comme nom « Réforme de l’Université », « Crise de la Guadeloupe », « Alerte au secteur automobile » etc...
Au-dessus de la pile volumineuse émerge une tête fatiguée, flanquée de deux gros sourcils noirs et altérée par la présence de grosses valises anxiogènes sous des yeux brillants de fièvre.
- Ah c’est vous Patron !
- Oui, François, bon, je serai bref ! Jego retourne à la Guadeloupe et plus vite que cela !
- Mais il en revient ! Il est épuisé et les tractations n’ont rien donné !
- Justement ! Il y retourne mais avec deux médiateurs !
- Deux... ?
- Médiateurs ! Tiens sors moi la liste des médiateurs ! Ces remplaçants qui se la coulent douce !
François fait un effort surhumain pour remettre la main sur la liste perdue dans le fond d’une bannette où s’accumulent des factures impayées.
- Ce sont les factures de Kouchner, s’excuse-t-il, on a du mal à les recouvrer !
- Oui, je sais, on verra cela plus tard. Donne moi cette liste !
Nicolas arrache littéralement des mains le document convoité. Il le parcourt en diagonale et jette son dévolu sur deux noms, comme ça, au hasard :
- Voilà, Jean Bessière et Serge Lopez ! Tu les convoques avec Jego, tu leur files le billet d’avion ...
- Mais....
- Pas de mais...Hop, la Guadeloupe ! Et il me faut du résultat cette fois-ci !
Aussitôt dit, presque aussitôt fait. Et voilà Yves Jego obligé qui se voit repartir pour les Antilles.
Il est encadré de Bessière (baisse hier, baisse aujourd’hui voire demain pour évoquer le pouvoir d’achat des antillais) et de Serge Lopez (Sers-je l’eau ? Pèse d’abord... L’eau coûte !).
Dans l’avion, Jego lance une boutade :
- Lorsqu’on débat avec les gens de Guadeloupe on se doit d’être sérieux : jamais débat n'a niais.
Les deux médiateurs ne rient pas ! Pas des comiques ces deux-là !
Jego persévère :
- Judas est homosexuel à Fort-de-France et sa mère, Marthe, l’aime davantage que le fils aîné.
Ce dernier s’en plaint et, plein d’acrimonie, fait courir la rumeur que le Judas nana vient de la Marthe inique...Ah, ah, ah. Hum. Hum...
Les deux médiateurs se regardent consternés !
Yves Jego se sent mal dans ses petits souliers.
Dring.... (Le portable de Jego sonne)
- Allô, ah, c’est toi Valérie ?
- Oui, bonjour Yves. Dis-moi, tu dois retourner en Guadeloupe ?
- Oui, hélas, je retourne au casse-pipe ! En fait, je suis déjà dans l’avion !
- Ah ! Et j’ai cru comprendre qu’on t’avait flanqué deux médiateurs sous les bras ! Sincèrement je compatis ! Moi aussi on me refile un médiateur ! Disons plutôt : une médiatrice !
- Ah bon !
- Oui, c’est Claire Bazy-Malaurie !
- Connais pas !
- Comment, tu ne connais pas ? Mais c’est une pointure ! Figure toi que c'est la Présidente de chambre à la Cour des Comptes spécialiste des universités !
- Ah... ? Et alors, comment tu le vis, toi, d’être affublée d’une pseudo spécialiste de la négociation ?
- Pas bien ! Les médias disent que je l’ai choisie ! Tu parles : on me l’a imposée ; histoire de me dire, implicitement, que j’étais zéro dans mes dossiers de réforme des universités ! Moi, la plus brillante du gouvernement, diplômée HEC, estampillée Enarque (Promotion Con d’Orsay heu..Condorcet) et catholique pratiquante ! J’en suis toute émoustillée !
- J’ai le même sentiment. Bon j’en profite pour te parler pendant qu’ils sont au bar. Ce ne sont vraiment pas des comiques !
- Claire non plus ! C'est clair !
- Bon courage, je les vois revenir ! Effectivement, ça confirme : ils sont à l’eau minérale !
- Salut Yves, tiens bon !
- Toi aussi Valérie ! Bisous !
mercredi 11 février 2009
DES COMEDIES QU'A DIT KADIMA ?
Kadima, le Parti du Centre Israélien (le Modem Hébreu en quelque sorte..) gagne les élections législatives au pays de Ben Gourion.
Mme Livni, son leader, obtient 28 sièges mais se retrouve quasiment à égalité avec le Likoud (27 sièges) la formation de droite de Nétanyahou.
Elle va devoir composer avec ! D'autant plus que le méchant Lieberman (le Le Pen local) glane 15 postes !
C'est la comédie du malheur et le retour des faux vrais cons, des faucons, des "faut qu'on dissolve le Hamas" !
De quoi faire pleurer Voulzy et sa guitare dans une reprise de chanson larmoyante...

Coeur de fer
On peut y voir des travers
On peut y voir des travers
Des coups de canif qui désespèrent
D’avoir un jour la paix sur terre.
Cris, horreur
C'est sa chanson leader
C'est sa machine d'enfant d’aigreur
Frais pour la guerre, frais pour l’horreur !
LIEBERMAN
Libre facho !
LIBERMAN
Libre et à crocs !
Comme l’enfer
Comme dans Gaza des jets de pierres
Intifada, cache misère
Face à Tsahal à l’arme de guerre.
Intifada, cache misère
Face à Tsahal à l’arme de guerre.
Pour tant d’ailes qu’Allah magne,
Il s’aigrit et se proclame
Il s’aigrit et se proclame
Le vrai faucon qui descend en flamme
Oiseaux de guerre qu’Hamas fait armes
Oiseaux de guerre qu’Hamas fait armes
LIEBERMAN
Libre facho !
LIBERMAN
Libre et à crocs !
Comme elle est conne cette prière chewing gum (
(Liebe nur um zu lieben)
Quelle idée pomme
Chanter l'amour des Hommes
Paix sur la terre ....
C'est râpé
C'est du gruyère
Du gruyère...
samedi 7 février 2009
MÉNAGE PAS MENAGÉ (Après le Sarko-Show)

Quelques séquences du show (chaud) et des réactions (à chaud)
Frédéric travaille à Grandange depuis 5 ans. Sa femme travaille dans une autre société touchée aussi par la crise. Elle est en chômage partiel et ne touche que 50 % de son salaire brut ! Grâce à Nicolas elle va toucher 60 % de son salaire brut :
- C’est cool, mon pouvoir d’achat va augmenter, s’exclame-t-elle !
- Tu parles, ça va nous faire payer plus d’impôts, rétorque Frédéric
- Mais non, tu n’as pas entendu : Nicolas va supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu. On ne va plus être imposable !
- Ah ??
- Oui, et en plus il va accroître les allocations familiales ! C’est super non ? Il arrive à point (Cécile attend son second enfant…Enfin, Frédéric l’attend aussi, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire !)
- Ah ?? N’empêche que chez nous, à Mittal, ça craint !
- Mais non, t’as pas entendu Nicolas ? C’est juste un four !
- Ca pour faire un four, il en a fait un super à la télé !
- Langue de vipère ! Je te dis que c’est juste un four qui sera arrêté ! Il va limiter la casse !
- En attendant tout le monde déprime ici ! Mon pote Benoît il a pris 3 kg à bouffer du chocolat au lait ! Il paraît que c’est un super antidépresseur. Cela dit, cette hausse de consommation chocolatière a plus que grevé son budget !
- T’as pas entendu ? Nicolas va se battre pour que le chocolat au lait soit taxé à 5,5 % comme l’est déjà le chocolat noir ! Tu le diras à ton pote Benoît, hein ! Cela dit, il faut quand même qu’il ne passe pas à une surcharge pondérale !
- Pas autant que le boss, cet indien de malheur, ce Mittal qui ment à tel point qu’on dit qu’il raconte des histoires en Asie : ah, ah, des histoires en nazi car mythe allemand…T’as compris : Mittal ment !!
- Pas drôle ! En tous cas ton boss il ne pourra pas s’engraisser indéfiniment !
- ???
- T’as pas entendu Nicolas ? Ce sera du trois fois 1/3 ! Si Mittal fait du bénéfice il y aura 1/3 du bénéfice pour Mittal, 1/3 du bénéfice pour acheter un nouveau four
et 1/3 du bénéfice pour les salariés ! Elle n’est pas belle la vie ?
- Toi, tu regardes trop la télé : Plus belle la vie, Sarko-show,…
- Hé, ho, j’ai le droit ! Je me cultive, moi !
- En attendant, ton pote Nicolas il est en train de mettre en pétard le Maire de Grandange !
- Comment ça ?
- Ben t’as pas entendu Nicolas ? Ca tu ne l’as pas entendu ? Moi j’ai des potes qui ont, comme toi, suivi le Sarko-show et qui l’ont entendu !
- Mais quoi ! N’oublie pas que j’ai dû, un moment, coucher Nicolas (le prénom du premier enfant a été choisi au moment où Frédéric croyait encore au chef de l’UMP ; l’eau a coulé sous les ponts, depuis…)
- Ca doit être ça ! Ben, pendant ce temps là notre cher Président annonçait qu’il supprimerait la Taxe Professionnelle !
- Et bien, c’est une bonne idée ! Déjà Mitterrand pensait le faire : Il disait que c’était un impôt imbécile !
- N’empêche : sans TP la ville de Grandange va revoir à la baisse son budget ! Ou elle va trouver une compensation en augmentant les taxes locales : taxes d’habitation, taxe foncière…
- Tax’ qu’ça à la bouche : tout ce que fait Sarko c’est nul !!
- Ouais c’est nul ! C’est pour cela que, pendant que tu regardais ce guignol à la télé, moi, moi j’ai lu les idées de Besancenot sur son site !
- Besancenot !! Laisse moi rire ! Ce guignol ! Ce facteur qui ne s’est pas encore affranchi de l’extrémisme léniniste ! Il est timbré ! De toutes façons il ne faut jamais rien attendre de bon de la Poste !
- Tu débloques ou quoi ?
- Non ! Je suis sérieuse ! Ton Besancenot c’est un guignol ! Je ne lui donne pas 1 semaine à l’Elysée ! Il fait crouler la France !
- Mais il s’en tape de l’Elysée ! Il n’a pas de goûts de luxe, lui !!
- Dis que j’ai des goûts de luxe ! Répète !
- Je ne parle pas de toi, mais…
Dring, dring (elle va ouvrir)
- Ah, bonjour facteur, c’est un colis ?
- Apparemment, ça vient de Marseille !
- Ah c’est Justine, elle a pensé à mon anniversaire. Vous entrez un moment, un petit café ?
- C’est gentil mais j’ai toute une tournée à faire. Bonne journée !Bonne journée facteur !
- C’est cool, mon pouvoir d’achat va augmenter, s’exclame-t-elle !
- Tu parles, ça va nous faire payer plus d’impôts, rétorque Frédéric
- Mais non, tu n’as pas entendu : Nicolas va supprimer la première tranche de l’impôt sur le revenu. On ne va plus être imposable !
- Ah ??
- Oui, et en plus il va accroître les allocations familiales ! C’est super non ? Il arrive à point (Cécile attend son second enfant…Enfin, Frédéric l’attend aussi, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire !)
- Ah ?? N’empêche que chez nous, à Mittal, ça craint !
- Mais non, t’as pas entendu Nicolas ? C’est juste un four !
- Ca pour faire un four, il en a fait un super à la télé !
- Langue de vipère ! Je te dis que c’est juste un four qui sera arrêté ! Il va limiter la casse !
- En attendant tout le monde déprime ici ! Mon pote Benoît il a pris 3 kg à bouffer du chocolat au lait ! Il paraît que c’est un super antidépresseur. Cela dit, cette hausse de consommation chocolatière a plus que grevé son budget !
- T’as pas entendu ? Nicolas va se battre pour que le chocolat au lait soit taxé à 5,5 % comme l’est déjà le chocolat noir ! Tu le diras à ton pote Benoît, hein ! Cela dit, il faut quand même qu’il ne passe pas à une surcharge pondérale !
- Pas autant que le boss, cet indien de malheur, ce Mittal qui ment à tel point qu’on dit qu’il raconte des histoires en Asie : ah, ah, des histoires en nazi car mythe allemand…T’as compris : Mittal ment !!
- Pas drôle ! En tous cas ton boss il ne pourra pas s’engraisser indéfiniment !
- ???
- T’as pas entendu Nicolas ? Ce sera du trois fois 1/3 ! Si Mittal fait du bénéfice il y aura 1/3 du bénéfice pour Mittal, 1/3 du bénéfice pour acheter un nouveau four
et 1/3 du bénéfice pour les salariés ! Elle n’est pas belle la vie ?
- Toi, tu regardes trop la télé : Plus belle la vie, Sarko-show,…
- Hé, ho, j’ai le droit ! Je me cultive, moi !
- En attendant, ton pote Nicolas il est en train de mettre en pétard le Maire de Grandange !
- Comment ça ?
- Ben t’as pas entendu Nicolas ? Ca tu ne l’as pas entendu ? Moi j’ai des potes qui ont, comme toi, suivi le Sarko-show et qui l’ont entendu !
- Mais quoi ! N’oublie pas que j’ai dû, un moment, coucher Nicolas (le prénom du premier enfant a été choisi au moment où Frédéric croyait encore au chef de l’UMP ; l’eau a coulé sous les ponts, depuis…)
- Ca doit être ça ! Ben, pendant ce temps là notre cher Président annonçait qu’il supprimerait la Taxe Professionnelle !
- Et bien, c’est une bonne idée ! Déjà Mitterrand pensait le faire : Il disait que c’était un impôt imbécile !
- N’empêche : sans TP la ville de Grandange va revoir à la baisse son budget ! Ou elle va trouver une compensation en augmentant les taxes locales : taxes d’habitation, taxe foncière…
- Tax’ qu’ça à la bouche : tout ce que fait Sarko c’est nul !!
- Ouais c’est nul ! C’est pour cela que, pendant que tu regardais ce guignol à la télé, moi, moi j’ai lu les idées de Besancenot sur son site !
- Besancenot !! Laisse moi rire ! Ce guignol ! Ce facteur qui ne s’est pas encore affranchi de l’extrémisme léniniste ! Il est timbré ! De toutes façons il ne faut jamais rien attendre de bon de la Poste !
- Tu débloques ou quoi ?
- Non ! Je suis sérieuse ! Ton Besancenot c’est un guignol ! Je ne lui donne pas 1 semaine à l’Elysée ! Il fait crouler la France !
- Mais il s’en tape de l’Elysée ! Il n’a pas de goûts de luxe, lui !!
- Dis que j’ai des goûts de luxe ! Répète !
- Je ne parle pas de toi, mais…
Dring, dring (elle va ouvrir)
- Ah, bonjour facteur, c’est un colis ?
- Apparemment, ça vient de Marseille !
- Ah c’est Justine, elle a pensé à mon anniversaire. Vous entrez un moment, un petit café ?
- C’est gentil mais j’ai toute une tournée à faire. Bonne journée !Bonne journée facteur !
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