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samedi 12 novembre 2011

FILM A PETIT BUDGET


François Baroin nous avait séduits par son premier court métrage qui s’intitulait « Le rabot robot ». Ce petit film d’animation, sans gros moyens, nous contait l’histoire d’un petit rabot complètement automatisé à distance et qui taillait des croupières dans un budget national génétiquement modifié.

Pour son second film le metteur en scène a laissé tomber les personnages virtuels et s’est lancé corps et âme dans la réalisation d’un film beaucoup plus abouti et qui met en scène de véritables personnages.

Baroin a fait appel à sa compagne, l’actrice Michèle Laroque, pour jouer le tout premier rôle. Puis il a, curieusement, sollicité des acteurs de la vie politique. Aussi voit-on pour la première fois sur écran les Martine Aubry, François Hollande, Nicolas Sarkozy et autre Fillon plus ou moins crédibles dans leur propre rôle. Mais le métier d’acteur ne s’improvise pas…

L’histoire se passe dans un pays imaginaire où le gouvernement en place accuse l’opposition d’avoir pris le pouvoir par effraction. Au cours d’une séance à l’assemblée le Ministre du Budget (joué par François Baroin  jamais aussi bien servi que par lui-même) accuse les membres du Parti de Gauche d’avoir pris le pouvoir de façon malhonnête à la faveur d’une dissolution de la chambre des députés malencontreusement suggérée  par un secrétaire du Président.

Ce secrétaire est, en fait, sous l’emprise de sa femme (Michèle Laroque, exceptionnelle) qui joue un double jeu. La mégère non apprivoisée est en effet de gauche mais simule une forte appartenance de droite. Dotée d’une arme de persuasion ineffable elle finira par convaincre son mari de proposer au Président de l’époque une dissolution de l’assemblée.

La perfide n’ignore pas que la chambre des députés basculera alors à gauche quand bien même les sondages (trafiqués par son entremise) indiquent une forte cote pour le Président en place et pour sa majorité.

Quinze ans ont passé. La droite a repris le pouvoir et règle ses comptes. Le Président (Nicolas Sarkozy un peu émoussé) incite son Ministre du Budget (François Baroin au jeu un peu surfait) et son Premier Ministre (François Fillon, insipide) à tirer sur tout ce qui bouge à gauche.

Entre deux voyages en Allemagne, où il rencontre la chancelière (Angela Merkel, en rousse pour les besoins du film) le Président trouve le moment pour pouponner son nouveau-né et fustiger les deux mentors de la gauche : François Hollande (poussif et peu convaincant) et Martine Aubry (revisitée par Christian Dior) sans pour autant grimper dans les sondages.

Baroin réalise là un long métrage prometteur. Pour autant, il demeure des imperfections dans le cadrage et le synopsis souffre parfois de longueurs (ah, les discours soporifiques de François Hollande !).

Les acteurs de fortune font de leur mieux sans toutefois convaincre totalement. La seule professionnelle du métier, Michèle Laroque, tient le film à elle toute seule ! Elle en fait parfois un peu trop (scène de beuverie où elle incite Martine Aubry à vider son cinquième verre dans un décor de bistrot de Wazemmes).

Pour son prochain film François Baroin serait inspiré de ne faire confiance qu’à des professionnels du métier quitte à tripler son budget.

Mais la crise le rattrapera-t-elle alors, peut-être ?

vendredi 11 novembre 2011

Edification Particulièrement Rediscutée

DES ENTERREMENTS DES ENDETTES EN ERREMENT...


La guerre est déclarée. Ce n’est pas seulement le titre du film de Valérie Donzelli (2011) qui évoque le combat d’un couple contre le cancer de leur jeune enfant c’est aussi l’actualité économique du moment. La guerre est déclarée contre l’endettement qui s’est accumulé dans la vieille Europe (mais aussi aux USA) et qui nécessite un combat ardent parsemé de privations, de serrage de vis sans vice de consentement mais avec des cons sentiments de honte, de peur, de crainte pour l’avenir.

Dans ce combat quelques guerriers sont déjà tombés : Socrates au Portugal, Papendréou en Grèce, Cowen en Irlande, Berlusconi en Italie, Zapatero en Espagne. Valeureux combattants de la dépense publique, du laxisme budgétaire ou du populisme ils ont été balayés par les coups de baïonnette d’une armée de l’ombre, constituée de spéculateurs sans vergogne, de traders insensibles sous la houlette d’un commandement d’agences de notation.

La guerre fait rage. On creuse des tranchées dans les budgets sociaux. Les gaz moutarde montent au nez des banquiers et les aveuglent. L’argent se tire ailleurs. Les vieux mythes raillés par la réalité des faits tombent de leur socle idéologique ou de leur dogme poussiéreux. Les canards nous canardent immodérément de statistiques affolantes, de chiffres effrayants. Un nouveau Monde s’approche en cette conflagration.

Qui signera l’armistice ?

jeudi 10 novembre 2011

SILVIO AFFOLE LES BOURSES....

                                Double cliquer pour voyager de France en Italie

En Italie, Silvio Berlusconi devait quitter la présidence du Conseil, d'ici à la fin novembre. Mais pour rasséréner le Dieu Marché il conviendra de précipiter le départ ! Il devrait désormais s'officialise ce samedi ou ce dimanche.

Dans le même sillage le plan de rigueur exigé par l'Union européenne aussi être précipité !

La Bourse de Milan a clôturé, mercredi soir,  sur une chute de 3,78% ! Dans le même temps e les taux obligataires planaient au-delà des 7%. Un record qui s'avère insoutenable sur le long terme (c'est-à-dire mille années !). Aussi,  la Chambre des députés s’est décidé à anticiper le départ du Cavaliere pour calmer le Panthéon financier qui tire les ficelles depuis pas mal d’années !  

Le président italien, Giorgio Napolitano se nappe aux litanies ! Et ne sait plus à quel Saint se vouer ! Sur sa table des douloureuses  résolutions il a dressé une nappe aux couleurs transalpines mais avec plus de rouge de sang que de vert d’espoir. Cela symbolise une future période de souffrance pour la botte italienne. Les réformes devant réduire la dette italienne et stimuler la croissance seront adoptées « d'ici quelques jours ».  Et dès que ces accords seront passés, Silvio Berlusconi démissionnera !

Conscient de l'urgence (l'Italie doit rembourser une énorme dette de 1.900 milliards d'euros), Napolitano a souhaité « un changement dans les comportements politiques » y compris en brisant « de vieux tabous ». D’aucuns y voient la perspective d’un gouvernement d’union nationale à l’instar de ce qui va se passer en Grèce !!

En attendant Berlusconi, 75 ans, s’apprête à démissionner. L’homme à la fortune colossale (et dont l’origine reste mystérieuse) pourra goûter totalement des charmes de sa résidence de Sardaigne en continuant, autant que faire se peut, à échapper à la justice de son pays. Il aura tout loisir d’organiser des soirées Bunga-Bunga avec des prostituées mineures ou pas…

La vie est belle comme dirait son compatriote, un certain Roberto Benigni !

Partant de Berre et via Luz  je me rends à Coni
Et mon Dieu j’en entends de belles sur ce Berlusconi
Qu’on soit en France, en Italie, les frasques du Monsieur
Cavaliere nous indisposent ou bien font des envieux.

Etang de Berre, j’entends parler de ses comportements
Addictions au sexe étalées sur les journaux dûment.
Tous ces canards qui sont les siens, gros magnat de la presse
Font l’écho des coups libertins que Priam lui adresse.

Luz au soleil dit les ébats du seigneur des liftings
On glose à même les terrasses sur ses after shaving
En ricanant à demi-mots sur ses pentes lubriques
Qui le font glisser sans ambages dans la fange érotique.

Puis à Coni, en Italie, les esprits s’esbaudissent
De la démission du satyre en ces moments propices
A bouter les gouvernements plombés d’impéritie
Dans le dégonflement de dettes, menace d’asphyxie.

Partant de Berre et via Luz je me rends à Coni
Et mon Dieu j’en entends de belles sur ce Berlusconi
Sifflent ses oreilles, sans doute,  mais en a-t-il bien cure ?
Il part pour "ciao déroute" et que vive Epicure !

Il aura du temps devant lui pour goûter à l’extase
Du beau cancer libidineux jusqu’à la métastase
En observant tout goguenard ses héritiers beugler
Au cœur de l’écurie d’Augias dans la dette embourbée…

mardi 8 novembre 2011

LE CYCLE DES LIQUIDITES...


Résumons-nous si vous voulez
On place un jour chez le banquier
Le bel argent de notre épargne
On le gagne avec tant de hargne.

On s’en remet au financier
Il va nous sourdre un intérêt
La source de tout placement
On croit en lui, évidemment.

Le banquier puisque c’est sa tâche
Sort notre argent du port d’attache
Il va naviguer sur les flots
Des petits prêts aux jolis taux.

Un pays va me l’emprunter
Ce bel argent que j’ai placé
Il va rembourser au banquier
Capital et bel intérêt.

Mais un jour on ne sait pourquoi
Le pays ne rembourse pas
Comme d’autres il s’est endetté
La faillite est à son chevet !

Alors les pays solidaires
Demandent aux banquiers de la Terre
De réinjecter du pognon
Pour doper l’Etat moribond.

Mais le pauvre Etat submergé
Par les flots de liquidités
Subit un tsunami de dettes
Pour rembourser il prend perpète.

Comme jamais ne s’acquittera
Des obligations cet Etat
Les banquiers qui lui ont prêté
Ont besoin de se renflouer.

Ils quêtent de nouveaux deniers
Pour se recapitaliser
Sollicitant contribuables
Vous comme moi passons à table.

On serre un peu plus cette vis
Qui inflige à nos vies sévices
Un tour de cure d’austérité
Au nom de la postérité.

Si j’avais su que mon banquier
Pouvait si mal utiliser
L’étique coussinet d’argent
L’aurais dépensé sur le champ !

L’aurais dépensé sur le champ !

Vlan !!

samedi 5 novembre 2011

SARKOBAMA CIRCUS

Double cliquer pour obtenir l'interview complète !!!

* Lors d'une première interview avec Ferrari et Pujadas le petit Nicolas s'était souvent plaint de son orifice nasal. Selon certains sources médicales (que je ne dévoilerai pas, na !) notre Président souffrirait de Ferrarhinite passagère doublé de Pujadasthme réccurrent.


** C'est le prix Nobel d'Economie James Tobin qui, le premier, a suggéré, en 1972, une taxation sur les transactions monétaires internationales afin de dissuader la spéculation.


A l’issue du G20 qui se déroulait à Cannes on ne délivra pas les césars pour des prix d’interprétation du meilleur débiteur européen (la Grèce) ou celui du chef le plus valeureux (Sarkozix le gaulois).  Non, on eut droit à une interview croisée des chefs d'Etats français et américain. Cette brillante prestation eut lieu ce vendredi 4 novembre 2011 lors des journaux de 20 h de TF1 et de France 2.

Comme il fallait s’y attendre c’est Ferrari (TF1) et Pujadas (F2) qui menèrent les interviews en prenant bien soin de parler anglais lorsqu’ils s’adressaient à Obama.

S'agissant de la Grèce, Sarkozy a mis l’accent (français)  sur les "devoirs" des pays membres de la zone euro : 

-  On ne peut pas dire aux contribuables allemands ou français de prêter de l'argent, a-t-il expliqué, si les Grecs disent que les mêmes règles ne les concernent pas !

Mais comme dirait Pierre Dac un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège.

Questionnés sur le principe d'une taxe sur les flux financiers (merci Mr Tobin !!) les deux Présidents ont partagé une volonté commune (de façade ?) :

-  On ne peut pas avoir des intéressements importants aux risques énormes quand le citoyen doit ensuite en assumer le fardeau financier,  a assuré Obama.

Un phare d’eau ! Logique, le monde est noyé dans un surplus de liquidités ! Mais qui tient la lanterne ? Pas les grecs, lents, ternes. Sûrement les Chinois !

Et Sarkozy de renchérir :

- Barack  est le premier président américain à faire un pas  sur ce dossier délicat, pour lequel le G20 de Cannes n'a pourtant toujours pas trouvé de consensus.

Ils se seront juste débarrassés de « cons sangsue »  (terme péjoratif qui désigne les Grecs décidemment considérés comme incapables et tout juste bon à sucer le sang pécuniaire des autres).

- L'économie est aujourd'hui si mondialisée que tout ce qui se passe en Europe impacte les Etats-Unis,  a affirmé Obama avant de rappeler que l'Europe est "notre premier partenaire commercial".

Sur la diplomatie, il a rendu hommage au "leadership"  du petit nerveux  et souligné sa coopération en Afghanistan. Mais on n’insista pas trop sur le pays des Talibans pour se consacrer à un satisfecit militaire (aucun mort !) dans le cadre de la campagne libyenne qui fit chuter Kadhafi.

-  J'apprécie énormément notre partenariat, a précisé l’homme de la Maison Blanche.

C’était beau comme dans un film de guerre quand le GI’s blessé et sanguinolent tombe dans les bras d’une superbe résistance française homologuée FFI avec notation triple A.

Ce fut un moment d’émotion rare qui console notre pauvre monde d’être tombé dans une crise financière aussi lamentable et contre laquelle les grands de ce monde cherchent des remèdes improbables…

jeudi 3 novembre 2011

mercredi 2 novembre 2011

LES SABOTS (OTAGES) d'HELENE...


Le petit Nicolas n’en est toujours pas revenu : le premier Ministre grec Papandréou veut lancer un référendum dans son pays !  Cette procédure démocratique pourrait s’effectuer en janvier sur le thème « acceptez-vous le plan anti-crise ? ».

On craint une réponse négative et les bourses ont dévissé hier ! Le plan de sauvetage  de la belle Hélène pourrait être mis à mal par un refus de coopérer de la part des Grecs.

En même temps on ne peut indéfiniment taper sur le dos d’un peuple victime de sa classe politique, de ses faussaires en comptabilité publique, de ses riches exonérés d’impôts et des diktats d’un système financier qui marche sur la tête !

Mais, il  est bien connu, le peuple doit toujours trinquer pour ses élites !

Un sirtaki de bouzouki
Pour ne pas évoquer les pires
Maux qu’Epire aura certes acquis
Mais qu’au Pirée l’Athénien vire.

Ne nous parlez pas de la crise
Qui comme une vile athée salit
Cette joie qui s’extériorise
Par gros Roussos ou Mouskouri.

Nous ne voulons pas de vos dons
Qui font pour nous l’amère hégé-
Monie des donneurs de leçons
En matière d’aigre austérité.

C’est comme si on amassait douanes
Pour contenir notre commerce
Crise crée toise pour jauger tout âne
Dont le bonnet fait rire averse.

Mille écots, appels au pot naissent
Pour nous raccrocher à l’Euro
Mais les corps fous de la jeunesse
Refusent l’habit des vassaux.

Nous galérions et raclions
Nos fonds du temps des colonels
Thrace troussée se veut lion
Désormais, sauvage et rebelle !

Européens amis qu’aux noces
Vous souhaitez nous convier
Nous préfèrerons le pathos
Du peuple en mal de liberté.

Et par tes « Non » belle Athènes hue
Le diktat de qui te propose
Encore un « tiens » contre vertu
Dans tes budgets, ô sinistrose !!

lundi 31 octobre 2011

dimanche 30 octobre 2011

SI TU VEUX QU'IL FASSE RIRE AMADOUE L'AMOUREUX...


Dimanche 23 octobre 2011 disparaissait le chansonnier et humoriste Jean Amadou à l’âge de 82 ans. Six jours plus tard, comme pour l’accompagner, succombait Robert Lamoureux de 10 ans son ainé. C’était ce samedi et tout le monde est bien triste.

Deux grands porteurs du rire, de l’humour franchouillard se font la malle en moins d’une semaine. La camarde rappelle les comiques, lassée de les voir lui taillader des trous dans son gros nez comme le dirait le grand Georges dont on fête le 30ème anniversaire de l’enterrement pas si loin de la plage de Sète.

Jean Amadou c’est d’abord une voix. Une voix chaude, familière, affectueuse même trempée dans la plus sarcastique ironie. L’homme aura sévi sur maintes ondes : Europe 1, France Inter et RTL où il siégeait dans l’agora des grosses têtes de Philippe Bouvard.

Jean aurait voulu faire du théâtre mais le Conservatoire ne ressentit pas la nécessité de le conserver. Alors Jean se dit qu’on servait mal le public des chansonniers et se donna corps et âme dans l’humour vache mais non méchant à l’adresse des grands qui nous dirigent.
 

De la radio, un peu de télé du dimanche midi et du soir (il écrit les textes du Bébête Show) puis le théâtre ! Il officie sur les planches du théâtre des Deux Anes, près du moulin rouge.

Sarkozix le gaulois sera sa dernière œuvre.

Robert Lamoureux, lui,  commence sa carrière au cabaret et interprète ses propres titres et récite des monologues frisant l’absurdité.  Il anime ensuite deux revues avec Pierre Dac et Francis Blanche (Ah ! Dac et Blanche !) au cabaret de Jacques Canetti (39°5 et Sans issue), où il croise des personnalités comme Edith Piaf, Raymond Devos (Ah !!) ou Darry Cowl (alors figurants).

Comme Jean Amadou,  Robert Lamoureux utilise au mieux le média phare de l’époque : la radio. Il crée le Papa, maman, la bonne et moi, succès sans précédent sur les ondes radiophoniques.

Mais, contrairement à Jean il se fait repérer par le cinéma et remporte de gros succès dans les années 50 avec des comédies directement inspirées du théâtre de boulevard. Le drôle va marquer les esprits dans  ses tout premiers rôles : Le roi des camelots (1950), Chacun son tour (1951), Allo... je t'aime (1952)…


Avec sa voix inimitable le comique balance alors entre planches et caméra. Au théâtre il sera Robert Langlois dans des comédies de Jean Paul Le Chanois inspirées de ses propres one man show : Papa, maman, la bonne et moi (1954) et Papa, maman, ma femme et moi (1955)

Pour le cinéma il incarnera le personnage culte créé par le romancier Maurice Leblanc, Arsène Lupin.

Mais le théâtre l’attire davantage. Il joue les pièces de Sacha Guitry ou bien certaines qu'il a écrites lui-même (Un rossignol chantait, La Soupière).

Quand le cinéma se rappelle à son bon souvenir c’est pour le placer derrière et devant la caméra. Il dirige des films adaptés de pièces de boulevard dont il est l'auteur (Ravissante, La brune que voilà, où il assure la mise en scène et interprète le rôle principal : celui d'un homme écartelé entre  quatre maîtresses). Les films populairement accueillis se briseront sur l’iceberg de la critique !

Après une traversée du désert d'une dizaine d'années, le réalisateur revient avec la fameuse série La Septième Compagnie (où il s'octroie un petit rôle) : Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? (1973), On a retrouvé la 7éme compagnie (1975), et La septième compagnie au clair de lune. Cette trilogie burlesque, moult fois diffusée sur nos chaînes, avec une part d’audience qui frise les 30%, nous conte  l’histoire abracadabrantesque de soldats français durant la débâcle et l’occupation.


Le succès est au rendez-vous mais paradoxalement le cinéma ennuie toujours cet homme si capté par l’odeur des planches. Aussi, l'acteur se consacre essentiellement au théâtre (il écrit et interprète une pièce pratiquement tous les trois ans). Néanmoins, on le retrouvera dans L'Apprenti-Salaud (1976) de Michel Deville, puis dans Le Jour des rois (1990), de Marie-Claude.


Jean et Robert en dépit de leur parcours personnels auront conservé une âme d’enfant moqueur et gouailleur. Une certaine irrévérence élégante dont certains, parmi nos pseudos humoristes modernes, seraient bien avisés de s’inspirer.

Qu’on se le dise au fond des ports…

samedi 29 octobre 2011

DATI FILLON : DEFI, TALION...


 
L'ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati s'indigne du fait que le Premier Ministre, François Fillon, puisse être « parachuté » dans la 2ème  circonscription  qui regroupera les 5ème, 6ème et 7ème arrondissements. L’actuelle maire du 7ème et mère de Zohra accessoirement ne souhaite pas voir le Premier Ministre labourer ses plates-bandes quand bien même elle ne les foule plus de son fauteuil moelleux sis le Parlement Européen !
C’est oublier qu’elle fut, elle-même, une parachutée !

Mais l’occasion est trop belle pour Rachida de régler ses comptes avec celui qui la laissa choir. Elle garde des sots espoirs d’en découdre avec un appareil UMP qui ne l’a pas respectée. Mais le gros navire semble déjà voguer plus loin que les futures législatives…


Rachida a le rachidien
En ébullition c’est certain
Depuis que François le Fillon
Laboure dans ses propres sillons.

Non le septième arrondissement
N’a pas besoin d’un arrogant
Parachuté en tapinois !
Qu’il reste au pays des Sarthois !

Rachida hait les manigances
Que François déroule en urgence
Caser  Dominique Tiberi
Sur un fauteuil mou de Bercy.

Il en attend de son papa
Le bon Jean,  un soutien d’éclat
Et tant pis pour les pots cassés
De l’UMP cher à Coppé.

Ça sent le règlement de comptes
La voix de Rachida raconte
Le mépris quel a ressenti
Crûment  des mâles du Parti.

Et ça fleure bon les ambitions
Pour les prochaines élections
Vous savez-bien : deux mille dix-sept 
S’inscrit déjà sur les tablettes.

François se dit : « Premier Ministre
D’un petit nerveux  ça m’attriste !
Prudence est mère de sureté
Je m’intronise député : »

Rachida fulmine à l’envi
Zohra, son petit bout, subit
Les éruptions trop volcaniques
D’une maman hypertonique.

Jean François Copé ce héros
Porte le casque bleu fluo
Pour apaiser le feu nourri
Entre ses frères du Parti

C’est quelque peu intéressé
Les gestes nobles du pompier
Déguisent mal une intention
Soigner l’image d’un champion.

Sur l’océan de l’UMP
Naviguent  déjà les voiliers
Vers l’horizon de « dans six ans »
Vents en pagaille et concurrents.

Le capitaine a beau crier :
- Une île plus proche est à viser !
Les alizées chassent l’écho
Et l’Elysée grossit l’égo !






vendredi 28 octobre 2011

SARKONFERENCE FEUTREE

                                                Double-cliquez sur l'image si besoin est !!

Hier le petit Nicolas s’est médiatiquement lâché  devant deux journalistes de la télévision, Pernaut  et Calvi (pour un peu c’était Pernod et Calva) !
Il voulait rattraper le temps perdu et réajuster la balance de la communication ! Les médias (et surtout la télé) ont été durant un mois l’otage des primaires socialistes ! C’en était trop ! Il fallait bien un peu de brise UMP pour renouveler  le climat de l’audiovisuel. Dont acte !

Nicolas a d’abord parlé de son incroyable talent de Zorro  pour éteindre les incendies financiers.  C’est vrai qu’il a mouillé la chemise pour obtenir que les banquiers raient une ardoise de dettes grecques (-50 %) et que le fonds de stabilisation financière européen soit doté de 1000 milliards d’euros quand bien même faudra-t-il faire appel aux Chinois pour abonder une caisse parallèle !

Puis,  quelques semaines avant le 25 décembre,  il s’est transformé en Père Noël  transportant dans sa hotte élyséenne de très bonnes nouvelles : le gouvernement travaille bien, les salaires n’ont pas baissé en France, l’Euro est sauvé grâce à son intervention diligente et perspicace, le futur budget (celui de 2012) sera équilibré !
Que du bonheur et de quoi préparer les fêtes en toute sérénité !

jeudi 27 octobre 2011

TA VIE SE PLANTE TANT L'OR T'Y COLLE !!


Résidence à St Anne d'Auray
Une jolie femme qu’il adorait
Gavée de bijouteries dorées
Qu’il négociait avec doigté !

L’appel de l’or vous comprenez ?
Sa vie pour l’or dès qu’il fut né
A sa bouche la cuillère dorée
Venant de sa mère adorée.

Adolescence en Côte d’Or
Un père joaillier dont le décor
Scintille en jaune, vaste trésor
Foi dans l’or : vrai confiteor !

Adulte il prolonge l’essor
Des marges folles, pantocrator
Mais sous ses airs de matador
Se dissimule un inconfort

Laure sa fille il prénommera
Lui apprendra les bons achats
Lingots, pépites, pimpants carats
Napoléons, dents de pachas !

De l’or, de l’or toujours de l’or
Inaltérable et brillant corps
Un esprit de conquistador
Jusqu’au jour de l’ignoble mort.

De quoi est-il donc décédé ?
Vrai, vous n’avez pas deviné ?
Il a, grand malheur, succombé
A un staphylocoque doré !

mercredi 26 octobre 2011

ENNAHDA, HAINE ? DA ou NADA ?


Ennahda, le mouvement islamiste tunisien, n’a jamais été aussi proche du pouvoir. En ayant raflé une majorité des suffrages, dimanche, à l'occasion de ces premières élections libres depuis la chute de Ben Ali, le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a jugé «naturel» (Hollande aurait dit « normal ») que son parti dirige le prochain gouvernement.

- Le gouvernement doit être composé le plus tôt possible, dans un délai qui n'excède pas un mois», a dit le chef islamiste alors que les résultats définitifs de l'élection n'ont pas encore été publiés.
Mardi, la commission électorale a indiqué qu' Ennahda est arrivé en tête dans neuf des 27 circonscriptions du pays, notamment dans la métropole économique de Sfax (centre-est), comme à Sousse, près de Tunis.

- Nous sommes pour une grande alliance nationale qui aboutira à un gouvernement démocratique», a dit Ghannouchi en souhaitant des discussions «avec tous ceux qui ont milité contre Ben Ali».

Espérons que la Tunisie ne se fera pas voler sa révolution et que les islamistes d’ Ennahda ne se fassent pas pousser une barbe plus longues que leurs collègues iraniens.
Il demeure une crainte légitime qui envahit une partie de l’électorat. Pourquoi avoir chassé Ben Ali pour se retrouver avec des Mollahs inquisiteurs ?

- Il nous faudrait pas que ce gars nous chie la charia, comme on le voit en Libye, scande un vieillard tunisien édenté ! J’ai confiance ! On ne va pas faire les erreurs de l’Iran !!

Qui sait ? Le  modèle iranien ne fera plus florès et s’inclinera-t-il sous l’éclat du système turc, laïque et démocratique ?

Attendons demain…


Le jasmin sent l’Islam se lamente Aïda

Un pointant un doigt bleu vers le ciel de nuages

En volutes s’alignent des nausées de charia

Pour combler le creux d’air d’un tyran de passage.



Elle revoit le printemps des promesses fécondes

Flamboyance des voix aux mots libérateurs

Et le maître des lieux privé de sa faconde

Ridicule pantin , poussiéreux dictateur.



Aïda n’entend plus les trompettes cinglantes

Claironnant de partout les sons de liberté

Car des urnes novices un suffrage décante

Une inquiétante lie de croyances viciées



L’islamisme revient de ses cendres d’antan

Quand l’attise Ennahda  au plein cœur de son âtre

Sous l’ombrage indécis d’un minaret géant

Qui soupèse en secret ses ardeurs démocrates.



Aïda craint les voix des barbus aveuglés

Par l’éclat détourné d’un soleil coranique

Son âme est à genoux dans la peur des années

Qui étalent à ses pieds des paix hypothétiques.



De Libye vient l’écho d’un retour à la loi

Qui fait couper les mains du voleur parasite

S’éternise la peur dans le grain de sa voix

Quand elle parle à qui veut de la foi sans limite.



Révolution volée de cela elle ne veut

A l’image des cœurs qui se sont exposés

O comme elle prie le ciel que s’éloignent les cieux

Des mollahs doctrinaux dans leur habit sacré.



O comme elle prie le ciel de sa chère Tunisie

Que jamais ne s’arrime l’obscurantisme fou

Mais qu’émerge la nef d’une théocratie
Soucieuse du printemps qui l’a dressée debout.

TU LASSES IDOLE : ARRET !!! ( Tue la si do la ré)

samedi 22 octobre 2011

MOUAMMAR EST MORT

Kadhafi vient de mourir mais qui l’a tué ?

L’ONU a réclamé vendredi une enquête afin de déterminer les circonstances de la mort du dictateur libyen.

Plusieurs versions nous sont servies sur le plateau trouble de la médiatisation :

- Mouammar serait mort, selon Mahmoud Jibril du CNT (Conseil National de Transition), d’une balle dans la tête.

- Le dictateur aurait été blessé à l’intestin selon un médecin

- Kadhafi serait mort au cours d’échange de tirs entre les rebelles et ses propres troupes

- Mouammar ne serait pas mort tout de suite et se serait réfugié dans une canalisation d’où il aurait été délogé par les rebelles. Ces derniers  l’auraient alors achevé sous le regard optique d’une petite caméra issue d’un portable qui se frayait un chemin à travers des rebelles en transe ! La vidéo qui en résulte n’est pas d’une qualité telle qu’on puisse certifier que le dictateur était déjà mort ou pas !!

Quoi qu’il en soit le Maître de Libye quitte cette terre en laissant des décombres et tout un pays à reconstruire.

Un long travail attend les Libyens :

-  récupérer les quelque 85 milliards d’euros de la famille Kadhafi (avoirs gelés le temps de sortir de la crise)

- poursuivre en justice la famille du tyran (mais une partie s’est réfugiée en Algérie !)

- se doter d’une constitution qui soit innovante car le pays n’existe pas en soi ; il est une mosaïque de diverses tribus.

- organiser des élections démocratiques qui puissent éviter l’écueil de l’islamisme vindicatif (le modèle turc serait, à ce propos, le bienvenu. Mais est-il transposable ?)


Lequel des Kadhafi est mort ?
Mouammar ou bien son sosie ?
Qui lui fit quitter le décor ?
OTAN ou rebelles de Libye ?

L’a-t-on lynché à petit feu
Tout en dansant autour de lui ?
Serait-il mort en belliqueux
Soldat sous les coups de fusil ?

Qui reçut la balle en sa tête
Mouammar ou bien son sosie ?
Qui sortit la mine défaite
D’un gros tuyau d’égout ? Oui, qui ?

Qui se trouvait dans le convoi
Que l’OTAN avait pilonné ?
Quel coup fatal ôta la voix
Du dictateur déboulonné ?

Ca glose un max et ça suppute
Par vidéos interposées
Des caméras que l’on culbute
Ciné de guerriers excités.

Des reportages en traits de flou
La trouble image ensanglantée
D’un homme qui ne tient plus debout
Après nous avoir fait trembler.

Versions variées pour un trépas
O nébuleuse information
Chacun se nourrit d’un débat
Trempé dans la contradiction.

Mais faisons fi de la manière
Et de l’improbable sosie
Un loup a quitté sa tanière
Et dans un piège s’est meurtri.

Les derniers râles ont emporté
Les souvenirs de son passage
Dans ce désert qu’il a drainé
De violence et de carnages.

Les derniers souffles de sa vie
Ont ravivé comme un volcan
L’éclat des sanglantes tueries
Au nom de son entêtement.

Il a revu dans l’éphémère
Ce feu de quarante-deux ans
Les attentats et les chimères
Le pétrole contre l’armement.

Il a plongé le temps d’un spasme
Dans un abysse de vengeance
Vaine effusion de ses fantasmes
Dans les plis de sa déchéance.

Il a songé, instant fugace
A l’enfant de son Aïcha
Dans une effroyable grimace
Il revit les yeux de Safia.

La mort est là ; il l’a tant vue
Dans les yeux de ses suppliciés
Le noir s’étend au cœur des crues
Vagues d’injures incontrôlées.

La mort le prend sans préavis
Ni procédures ni justiciers
Juste des chants, des pleurs, des cris
Et ce désert à ressemer.

jeudi 20 octobre 2011

NATIVITE EN SINGEANT...


En ce temps-là parut une crise systémique de force 9 sur l’échelle des spéculations qui en compte hélas huit !

Parut également un organisme monstrueux qui devait pomper de l’argent  de nombreuses nations afin de le réinjecter à des brebis économiquement galeuses à défaut de quoi une monnaie commune risquait de périr dans les gémonies de la pensée libérale unique.

Nicolas monta jusqu’à Francfort car il présidait un grand pays fortement impliqué dans le maintien de cette monnaie.

Et pendant qu’il était là-bas, le temps où Carla, sa femme, devait accoucher arriva.

Et elle enfanta une jolie petite fille. Elle l’emmaillota au sein d’une clinique Muette car il n’y avait pas de place pour elle à l’hôpital public dont le service « maternité » était secoué par des spasmes de grèves perlées attisés par le caractère atrabilaire de moults sages-femmes que des menaces de suppression de poste avait exacerbé en dépit du bienfondé d’une décision administrative rondement menée par l’Agence Régionale de Santé sur des conclusions comptables reposant sur la technique infaillible de la tarification à l’acte.

Il y avait, dans cette même contrée, aux alentours de la Muette, des bergers de l’information, de braves journalistes qui veillaient avec leurs micros et caméras comme des moutons de panurge.

Et voici, un ange du Seigneur de l’Elysée leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Ils furent saisis d’une grande fièvre professionnelle et voulurent vélocement connaître le prénom du nouveau-né tout en cherchant à glaner le premier cliché choc qui pût décrocher une ribambelle de tirages dans la presse people.

Mais l'ange leur dit: Ne filmez point, ne photographiez point. Car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie : le bling bling c’est terminé. C’est aujourd’hui dans la ville de Neuilly, il vous est né une petite fille,  qui est le cri primaire du retour à des valeurs plus humaines, à davantage de retenue ! Amen !

Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: pas de grands discours du Seigneur quand il reviendra du pays des Teutons !

En vérité je vous le dis : le retour du maître fut des plus pudiques. Les micros tendus ne recueillirent que peu d’échos.

Des rois mages venus de l’autre côté de la Méditerranée vinrent adorer la petite fille dans son berceau juste après avoir liquidé un affreux tyran du prénom de Mouammar et sans coup férir. Ils apportèrent de l’or (valeur fortement en hausse à cette époque), de l’encens et de la myrrhe ouatée.

Ils furent étonnés de la beauté de l’enfant et du refus du Seigneur à leur requête de planter leur tente de bédouins à proximité de l’Elysée.

Puis l’enfant grandit en sagesse dans une mouvance droitière agrémentée, çà et là, d’ineffables romances mielleuses de sa mère protectrice.