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mercredi 19 octobre 2016

OSCILLE EN CÉDANT...





L’homme est apaisé
Âme reposée
Près de l’océan
Le silence aidant

Gestes ralentis
Bradykinésie
Sur fauteuil roulant
Le si lent s’aidant

Cligne de tous yeux
D’un air malheureux
Ne serre plus vraiment
Le cillant, ses dents

Voit les vagues bleues
Larmes dans les yeux
Son dernier instant :

Laisse île en cédant…

mardi 18 octobre 2016

PUB 104



Pour les habits, squaw tôt
S’est mise à la lessive
Sans user biskotos
Sans efforts qui lessivent
Elle utilise GAMMA
Et deux pour le prix d’un
Elle ne se prive pas
Car chaque lundi un
Grand nettoyage fait
Propreté du mari
Ainsi hou là très gai
Un sioux, l’attrait vit !
Qu’importe les pulsions
Pour produits étrangers
La mondialisation
Finit par lui prêcher
Que tout liquide circule
Ne faut pas sécher yens
Ni dollars, ni pécule
Vive l’ouverture indienne !
Comme hanches portent un poids
Commercer fait le monde
Le Vasco de Gama
Moderne vagabonde
Et fait bien dire aux cois :
S’offrir par étapes hache
Nudité d’autrefois
Souffrir ? Arrête apache !

lundi 17 octobre 2016

DIVERTISSEMENT XVIII


Ce 17ème délire allitératif nous évoque des hommes politiques spécialistes des casseroles en tous genres. Mais il porte également un regard sur le monde de l'enfance : les souvenirs du catéchisme, les lectures mais aussi les petites bébêtes dans la tête,..

A déguster avec une excellent pana cotta et un verre de pinot...avec modération !

A QUOI SERT UNE CHANSON SI ELLE EST DÉSARMÉE ?



Ce samedi 15 octobre 2016, vers 11 h, une musique militaire, puis la Marseillaise résonnaient au cœur de Nice pour accueillir l’arrivée du chef de l’Etat.

Une grande cérémonie allait commencer pour honorer la mémoire des 86 victimes de l’attentat du 14 juillet, à Nice, sur la promenade des Anglais.

Quatre-vingt-six victimes, nommées une à une, pour quatre-vingt-six roses déposées sur une stèle.

La voix de Julien Clerc s’élève dans ce décor de deuil et d’affliction..

« A quoi sert une chanson ? ». Les paroles raisonnent de façon particulière dans le cœur des survivants, des parents de victimes, des amis inconsolables et des représentants de tous les partis politiques, au chevet de Marianne exsangue…

Puis François Hollande prend la parole. L’unité nationale écoute, dans le recueillement. L’homme se fait l’écho de la détermination de toute une nation pour lutter contre « une entreprise maléfique qui échouera » même s’il le reconnaît « cette guerre sera longue ».

La voix troublée par l’émotion et les yeux inclinés, comme dessinant un V à l’envers, une victoire qui se ferait attendre, François Hollande se drape, une fois de plus, dans la chasuble laïque pour honorer toutes ces êtres décimés qui sont « morts pour que nous vivions libres ».

On aimerait que ce fussent les derniers


La chanson de Julien, les mots de Roda Gil
Imprègnent d’émotion la conscience éplorée
A quoi sert une chanson si elle est désarmée ?
Pour ceux qui m’ont aimé, à se sentir utile !

Pour ceux qui m’ont aimé, qui ne reviendront pas !
Une brise affleurant les sanglots retenus
Et quatre-vingt-six roses au soleil abattu
Dans la froideur des noms frappés d’assassinat.

Vibre une  Marseillaise dans la voix des enfants
Quand s’éteint l’oraison sombre d’un Président
En mémoire des martyrs, au nom des libertés

Cette guerre sera longue, en ses yeux qui s’affaissent
L’homme abonné aux deuils, puise dans la détresse
Les mots de compassion aux éclats d’unité.

dimanche 16 octobre 2016

LA TENTATION DE LA BAGNOLE




Le salon du Mondial de l’Auto 2016, à Paris, fermera ses portes ce dimanche 16 octobre.

Les derniers "accros" du moteur ronflant et les visiteurs de tous poils devraient encore se presser sur les différents stands avec des rêves plein la tête ou un carnet de chèques bien rempli, c’est selon.

Peugeot 3008, Ferrari Aperta, Renault Koleos, Volswagen ID et Jean passe (c'est un ami à moi, il ne fréquente le salon qu'en dilettante) attendent les regards des petits comme des grands.

L’automobile reste une valeur sûre et confère encore un statut social.


C’est aussi pour Madame Nature (que la pollution est frais !), une occasion de se faire rouler.

samedi 15 octobre 2016

LES PRIX "MER" D'UN POISSON





Jean Frédéric sait pertinemment que la probabilité de gagner les primaires à droite suit une loi de Poisson (loi des événements rares). Ça tombe bien, il se nomme poisson comme le symbole des chrétiens dont il revendique le flan beau puisqu’il sait si bien parler d’œufs !

Il n’a rien à perdre et tout à gagner face aux rivaux dont les poids sont ad hoc avec la notoriété réfléchie par les sondages.

Donc, ce jeudi 13 octobre, Jean Frédéric Poisson, président du Parti Chrétien Démocrate (PCD), a profité de l’occasion pour exposer sa ligne politique, sens des filets !

Il a pu déclamer, sans que cela fasse marée, toutes les notes écrites sur ces tablettes (sur sept ablettes ?)

Le député des Yvelines, étant dans son beau droit, a mis en garde sur une éventuelle suppression des 35 heures : « Pour certains patrons, les 35 heures c’est l’excellent choix (Selleck cèle l’anchois ?) et  il ne faut pas systématiquement agiter le retour aux 39 heures en célèbre hochet (Anse hait les brochets).

Il n’est pas très chaud pour qu’on mette à la raie le port du burkini !

Je suis pour la liberté religieuse et ne lancerai pas le « bon débarras » qu’eut David (bons, des barracudas vides ?) en voyant partir les Jébusiens ! Je respecte la loi de 1905 qui garantit la liberté religieuse et n’agiterai en aucun cas billot ! Interdire c’est faire l’écart laid ! L’Etat doit respecter la liberté de s’exprimer ! Toi, Français, tu n’imagines pas des censeurs en Guillotin (anguille au thym ?) coupant la tête de la laïcité tout comme tu n’envisagerais pas questure jonchant tes biens (qu’esturgeons chantaient bien ?) pour te spolier !

Le proche de Christine Boutin (dont il dit qu’elle a changé son parcours et a provoqué en lui une mue reine) n’est pas venu pour laisser le stylo sous capuchon (sous cape, huchon ?).  Il a pris des notes de ce qu’avançaient les concurrents  aux trois quarts pédants (Oh, trois carpes aidant ?) et qui ne lui tendaient pas la  perche après avoir leurs arguties amères lu.

Il a, en ce lieu, senti venir la faconde : les mots ruent, sans ombre. Il les voit enfler tant ! La dent s’aiguise, se forme accroc (ce fort maquereau ?) et il se dit : lançons-nous, encore et encore, pour leur mettre la pression (qui se mesure en bars).

On a plusieurs épines au choix avec lui (épinoches oient avec l’ouïe ?). Il critique la droite au pouvoir bégayant dans ce radeau radotant (dansera dorade autant ?) du sarkozysme !

-         Le gouvernement de Nicolas se disait cas peu lent mais il n’a fait qu’aménager (même si l’âme hait nager) des pauses,  dans les projets que conduisait l’homme de Corrèze, ce congre à Tulle ! Moi je n’ai pas participé à ses renoncements afin que mon discours pas jauni soit (pageot niçois ?). La gauche roule bizarrement et les roues gênantes effraient (les rougets nantais…frais ?) si loin de la magie reléguée (là, ma girelle est gay) dans les abysses. Il ne faut plus avance pleutre mais rouler corsaire (mérou laid, corse, erre).

Il profite de sa participation à  la primaire. Une opportunité qui lui a été offerte, selon Arlette Chabot, car son parti est allié au parti Les Républicains. Il n’a pas eu besoin de récolter les parrainages concédés par des maires lents et qui ont bloqué la route d’autres prétendants (ça ne fait pas l’ombre d’un pli), comme Hervé Mariton, (thon marri),  député de la Drôme, ou Nadine Morano, député européenne.

Nadine gronde un peu sous son nez perlant de sueur mais, gardons-nous bien d’évoquer la tant chagrinée (la tanche à gris nez ?) qui traverse comme un désert du gobie pour revenir à Poisson.

Au long du débat, on a pu se demander si l’homme, sans délit mandaté (sent des limandes athées ?), ne virait pas à gauche.  En réalité, il se dit catholique social, si proche de Boutin, à un demi-rang d’elle (Ahun : deux mirandelles ?).  Il se méfie des dérives de la mondialisation qui fait dans la casse des emplois :

-         Pourquoi faudrait-il que j’opérasse casse (que Jo paie rascasses !), lance-t-il,  contrit ? En vérité, je vous le dis : je suis plus à gauche que Macron tant l’aigle feint l’appartenance à la rose.

Lors de cette primaire, il est le seul à défendre l’abrogation du mariage pour tous vu « qu’à cette occasion la famille traditionnelle a été des truites", lui qui l’adora débonnaire (la dorade hait bon air !).

Pour un peu il aurait battu le pavé d’Hespe à Don, de l’Allemagne à la France, pour raviver la Manif pour tous et l’urgence à baisser les avortements ! Il veut, en quelque sorte, l’IVG dans ses pas tacler (dansez pataclets !)

Puis il s’emporte contre l’islam dont les déclinaisons sociales et politiques se heurtent avec notre valeur républicaine, voire l’ôte (alarme a niaque !)

L’homme évite de terminer ses démonstrations en queue de poisson et d’accumuler les casseroles, contrairement à un petit nerveux qui les emmagasinent autant que SEB a stocké (sébastes au quai ?).

Il a une flopée de propositions à formuler : s’abat liste !

Cet ancien DRH dans une entreprise de métallurgie n’hésite pas à brandir la bible dans l’hémicycle ne daignant pas faire la part des choses entre législation et religion, en les séparant (en lait : ceps, harengs ? Faudrait que j’essaie la recette !).

Il plaide l’humanisme jusqu’au cœur des cités si l’urbanisme est à pleurer (silure bannie s’met à pleurer ?)

Et comme l’heureux qu’un marc tôt égaie (le requin marteau est gay ?), Poisson se réjouit d’être dans ces primaires (danse et prie mer ! Alléluia !).

Ces rivaux cherchent encore sa motivation.


Ses véritables intentions se sont dissimulées, se sont dit six mulets !

vendredi 14 octobre 2016

LE DOUTE





Dans ce caveau nanti de voûtes
Où se reposaient mes pensées
Sournois s’est installé le doute
Sans crier gare, à pas feutrés

Il s’est allongé languissant
Sur le canapé des croyances
Dans ses oripeaux répugnants
Nimbés de mille effluves rances

Il s’est abreuvé de mon vin
Pour le recracher sans ambages
Sur le petit miroir sans tain
Et dénatura mon image.

Il s’est levé de tout son long
Pour occulter le doux halo
Des bougies vives de passion
L’obscurité vint crescendo.

Le noir tua luminescence
Et je recherchai à tâtons
Le marchepied de la conscience
Menant au fil de la raison

Il me fit trébucher cent fois
Dans cet univers charbonné
Se plut à égarer ma voie
Prise en dédales endiablés.

Du plus profond des oubliettes
Il fit rejaillir de l’effroi
Pour noyer cette âme muette
En laquelle geignait mon émoi

Et puis, soudain, il disparut
Comme il avait su s’inviter
Dans mes idées, vif, impromptu.
Devait-il autres cœurs troubler ?

C’était un soir, de pleine lune
Alors que je suivais ma route
Où rien n’augurait l’infortune
Sournois s’était glissé le doute.


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jeudi 13 octobre 2016

BAVARDAGE DE L'UN, MUTISME DE L'AUTRE




Alors que les primaires de la droite vont démarrer ce soir, jeudi 13 octobre, un livre de 660 pages fait son ram dam dans les médias.
Ce livre c’est « un président ne devrait pas dire ça… ». Il a été écrit garanti sans nègre d’après ses auteurs, Gérard Davet et Fabrice Lhomme (*). Ce livre rassemble les confits denses des conversations nourries entre François Hollande et les deux journalistes au cours de 61 rencontres (54 selon la police dépitée et en attente de véhicules blindés) entre le 3 avril 2012 et le 25 juillet 2016.
Publiés jeudi 13 octobre, les propos de Flamby s’avèrent souvent étonnants. Par exemple l’homme élyséen  reconnaît que la gauche  « aurait dû dire la vérité dès juillet 2012 » sur « l’héritage » laissé par la précédente majorité et surtout par le petit énervé contre lequel s’attaquent tiques.
Fier comme Hart à bancs (le mari de Jennifer qui a l’amour du risque à monter sur des bancs dits publics), il vente sa méthode d’un souffle présomptueux : « L’art du consensus ? Il me permet de décider facilement ce que je souhaite, ce n’est pas un mauvais mode de gouvernement, ça évite les conflits. »
Sauf que l’on assiste beaucoup à un discours de con promis : abandon de l’écotaxe, polémique autour de la déchéance de la nationalité,  grincement autour de la loi famille… Il ne faudrait pas que ces discours cons s’en sussent parfumés de sainte aise !
Sur le léger différend touchant l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il se fait plus catégorique. « Le plus probable, c’est que ce projet ne sera pas annulé mais ne verra pas le jour ! », dit-il en mars 2014. « Je ne suis pas pour le projet en tant que tel », reprend-t-il en novembre 2015, bien avant le pseudo référendum local organisé en juin dernier.
L’amertume empreint Flamby quand il évoque les juges (qui apprécieront). Il lance de manière magistrale en tapant des pieds sur le parquet une « lâcheté de juges et de procureurs qui  se planquent et jouent les vertueux ». La justice prépare ses vertes huées, sévères, tueuses…
Le rejet de l’amour footballistique envahit brusquement le successeur de Sarko quand il proclame que les footballeurs sont mal élevés, qu’ils ne sont que des gosses des cités dédaignant la France avec leur petit pois dans la tête ! Mais qu’a ce grain si ce n’est que le risque de bons duels entre les sportifs du ballon rond et l’énarque présidentialisé au bord du carton rouge ?
Autant de tirades à boulets rouges pour un président dont le rose a déteint depuis longtemps.

Un véritable brûlot que ce livre et qui fait dire à Raffarin, l’un des plus pondérés de la droite : C'est un bavardage désespéré, et désespérant. Où est la fonction présidentielle, où est sa pudeur, son intimité?"

Oui, un bavardage, une faconde intempestive et tout le contraire du silence radio d’un ennemi public n° 1.

Seul, muré dans son silence, Salah Abdeslam s’en est remis à Allah et a laissé confondus ses deux avocats, le français Franck Berton et le Belge Sven Marv. Les deux hommes ont jeté l’éponge en renonçant à défendre une carpe naviguant dans les eaux troubles de l’omerta.

C’est une réaction qui peut s’expliquer par l’inaptitude des conditions de rétention du présumé ordonnateur des attentats du 13 novembre 2015, à Paris.

-       C’est de  torture psychologique, a lancé  Sven Mary, marri.

A la question « quand on est dans un tel isolement se libère-t-on ? » se lie Berton.

L’ex défenseur de Florence Cassez renchérit en clamant : «  La prison est en train de le transformer en bête sauvage  ».

Deux journalistes ont, eux, transformé la bête de l’anaphore (« moi Président ») en censeur bavard qui ne gère plus la portée de ses propos et l’organisation de sa communication.


Du moins, c’est ce que disent  d’autres bavards, de droite comme de gauche…


(*) Ces deux auteurs se sont déjà fait remarquer pour leur livre "Sarko m'a tuer"
Voir mon article de l'époque 

mardi 11 octobre 2016

CE MONDE ANIMAL QUI ANIME MOTS


Après avoir constitué un petit musée (cliquer sur le libellé lié à ce thème, si cela vous chante) je vais vous proposer régulièrement des petites planches calembouristiques qui rendront hommage au monde animal que j'aime tant !

Un monde qu'il nous faut protéger !


PETIT PEINT HOCHE AU COL A




Et un, et deux et trois-zéro
Il est bien loin son numéro
Dix sept et la crinière au vent
Guidant le ballon vers l'avant

D'ailleurs a-t-il gagné la coupe ?
Quand il use de la rétro-loupe
Il sent comme un titre volé
Un sentiment de jeux truqués

Sent la victoire aux goûts suspects
Comme un général hoche en paix
L'approbation de lauriers flous

Un général qu'il se repeint
Depuis qu'il apprend le dessin
Et la peinture de très bon goût.


L'ancien joueur, auteur du troisième but de la finale contre le Brésil (3-0), a sorti cette déclaration choc après une réflexion sur les matches truqués dans le football. " On a gagné la Coupe du Monde il y a 17 ans et la réflexion des trucages de matches m'interpelle depuis plusieurs semaines. Au Mondial brésilien en 2014, lorsque je vois le match Brésil-Croatie, c'était un peu louche quand même...", a estimé celui qui est désormais consultant à la télévision...et peintre à ses heures perdues.

dimanche 9 octobre 2016

PIERRE TCHERNIA, LE DERNIER GRAND DE L'ORTF



Pierre Tchernia a tiré sa révérence dans la nuit de vendredi à samedi, à l’âge de 88 ans.
Pierre est une légende du petit écran, un pionnier de l’ORTF au même titre que Pierre Sabbagh, Pierre Desgraupes ou encore Pierre Dumayet.

Mais sur les 4 Pierres c’est bien Tchernia qui aura marqué le plus l’histoire de l’audiovisuel français du petit écran noir jusqu’à l’ère d’Internet.

Curieux de tout, créatif, il a marqué de son empreinte les premières grilles de programme télévisuel entre deux mires d’attente. Il participe au premier journal télévisé en 1949, lance plusieurs émissions comme Monsieur Muguet s’évade ou la boîte à sel.

Il produit et présente L’ami public numéro 1, une émission qui fait découvrir la magie de Walt Disney.

Il anime Cinq colonnes à la Une à partir de 1965 puis connaît la renommée avec sa fameuse émission Monsieur Cinéma ! Une tranche de culture cinématographique qui vivra de 1967 à 1980.

Sur la fin de sa vie, il rejoindra Arthur dans l’émission Les enfants de la télé.
Mais le gai luron ne se contente pas du petit écran. Le cinéma dont il sait tant évoquer les charmes à la télévision le happe totalement.

Il devient réalisateur après s’être dépensé devant la caméra en acteur épisodique (La belle américaine, 1961 – La guerre des boutons, 1962…).

Il réalisera quatre films : le viager (1971), les gaspards (1974), la gueule de l’autre (1979) et Bonjour l’angoisse (1988).

Présentateur, acteur, scénariste, réalisateur, Pierre était aussi un narrateur hors pair, prêtant sa voix à des dessins animés relatant la vie d’Astérix, ce petit gaulois dont le père artistique, un certain Goscinny, était un ami très cher.

Durant toute sa vie, cet homme affable, d’une rare simplicité en dépit des lauriers de César lui tombant sur le crâne dégarni, aura fait l’unanimité. Il représentait la mémoire du cinéma français et nous aura fait devenir des cinéphiles, à des degrés divers.

Chapeau bas Monsieur l’artiste et bien le bonjour à Goscinny, Ventura, Serrault, Noiret. Tu les as tant aimés et ils te l’ont si bien rendu.


Encore bravo Monsieur Cinéma d’avoir été, en toute humilité, un grand homme de l’image et de la vie !


Tchernia caricaturé par Uderzo
dans un album Astérix



Il a crevé l’écran, son sourire cache mire
D’une télévision à ses balbutiements
Les tout premiers JT que le grand Charles admire
Tant qu’ils ne raillent pas ses moult agissements.

Il a crevé l’écran de l’appareil à lampes
Son sourire éblouit tout le petit salon
Le crâne dégarni sous les feux de la rampe
Et l’élégante voix au soleil des dictions.

Il parcourt les années dans cette aire cathodique
Au fil de ses idées qui ne tarissent pas
Repeint de cinéma le repos catholique
S’installe en nos foyers et s’invite aux repas.

Quand le petit écran gémit d’une étroitesse
Il en sort sur un pied de caméra douée
Colore les pellicules d’une histoire de vieillesse
Où Serrault, merveilleux, nous joue les vies âgées.

Puis il revient, gracieux, à ses premières amours
Et Mardi cinéma, les enfants de télé
Orchestrent à l’envi comme l'éternel retour
D'un jeune homme éclairé de rêves passionnés.

Jusqu’au bout d'un long film quand l’image se brouille
Alors s’éteint la voix qui avait enchanté
Il restera l’aura d’une flamme en vadrouille
Au cœur de souvenirs des enfants retrouvés.

samedi 8 octobre 2016

LA FOLLE EVASION D'ARIA




Ce jour-là Aria en a plus qu’assez de traîner dans les cases étroites d’une bande dessinée médiévale que le fantastique n’arrive  plus à enluminer. Elle se sent bien à l’étroit dans cet univers que lui impose, depuis des lustres, Michel Weyland, son père génétique.



Elle quitte cadres et bulles sans le moindre préavis, au débotté, dès potron minet, et se retrouve dans le XXIème siècle sans la moindre transition.

Comment atterrit-elle dans une cuisine de collectivité ? Cela reste un mystère !

Toujours est-il qu’elle se retrouve affectée à la plonge ! On confie à l’Aria deux bacs en raies majeures,  approximativement colmatées par de la résine génétiquement modifiée.


Au début le sourire lui vient : la vaisselle lui permet de gagner un peu sa vie même si parfois elle lui semble sale, Aria. Le principal du collège n’est pas un tendre et la conspue souvent pour sa lenteur. Comment peut-il avoir l’intention,  en voulant tancer,  d’aider  le CDI ?

Car Aria a décroché un CDI mais, à la longue, elle s’étiole dans ce travail ingrat et d’un gras gris. Un matin, elle ne revient pas et erre  le long d’un lac, l’âme vide. Elle regrette finalement ses longues chevauchées moyenâgeuses.

L’eau lui semble polluée et stagnante. Des moustiques volent à la surface. La jeune femme ressent le retour de peurs ancestrales : les maladies contagieuses colportées par les funestes diptères. Cela te fait mal, Aria !



-         Le plus clair de nos terres semble sale, note Aria. Qu’ont fait les hommes depuis l’époque des chevaliers ? On dirait qu’ils ont tout dégueulassé !

La faim la tenaille. Elle achète au marché du bourg le plus proche un kilo de poires. Elle aime les comices Aria, celles qui lui donnent la peau lisse. Hélas, le reste de sa journée s’épuise dans des spasmes abdominaux, des tremblements intestinaux et de longues délivrances nauséabondes, dans les fourrés, à l’abri de regards indiscrets. Ça n’arrête pas de fuser : tout en Aria naît spasmodique (tout en Arianespace modique ?)

Alors l’obligation d’agir actionne Aria ! C’est capital ! On ne peut pas dire pourtant que la haie s’aère, elle !

Je vais contre la pollution, les dangers des pesticides, porter la guerre sainte, lâche Aria !

Une révolte secrète Aria. Une nouvelle Aria, écolo convaincue.

Elle frappe à la porte des verts EELV. Les agitateurs d’idées environnementales sont en pleine discussion autour de la future primaire !

Bonjour, je suis Aria ! Je voudrais faire quelque chose pour la planète !

Ça se voit ! Rien qu’à ton accoutrement rustique très « développement durable ». Qu’est-ce qui te motive ?

La protection de notre planète ! C’est notre mère ! On lui doit beaucoup !

Je sens comme l’aveu « dettes », Aria ! Soit la bienvenue par minous qui ouvrons toujours les bras à qui fait l’idée (acquis félidé ?). On a besoin de quelqu’un au standard ! Mais il faudrait quand même un autre vêtement, pour des raisons…heu, médiatico-politiciennes !

Et c’est ainsi qu’Aria se retrouve à gérer des appels téléphoniques, principalement des numéros verts.



Cette expérience ne dure pas longtemps. Dès le 3ème jour, alors qu’elle répond à une jeune fille désireuse d’adhérer au mouvement, elle entend des rires sournois !

Pourquoi riez-vous ainsi ?

Hi, hi, hi, c’est ton accent et ta façon de parler ! On dirait que tu sors du moyen-âge !

La jeune fille
A ri avec ses parents cools
Aria vexée part en couilles : Vous me faites …(censuré) tous !

Elle claque le combiné qui manque se briser ! Elle quitte les lieux sur le champ, ôtant ces cils du flot de mails et texto en attente.

Elle veut rejoindre le monde étrange qu’elle a quitté.

Weyland, en père débonnaire, accueille sa fille prodigue ! On dirait de l'évangile !

La jeune femme demande pardon mais le père lui dit :

Il faut que s’envole honte Aria ! Je suis trop content que tu reviennes bosser chez nous ! L’inspiration me manquait !


Un seul être vous manque et tout est dépeuplé !

jeudi 6 octobre 2016

PUB 102


Bravitude (chère à Ségolène)
Bienveillance
Beauté
Brillance
Brise (parfumée)
Bling Bling

Nos 6 B ne vous rendront pas indifférents !


mercredi 5 octobre 2016

PUB 101


Il vaut mieux être habillé pour l’hiver par GEMO que par sa monitrice de vol !

Chez GEMO j’ai mots gentils des vendeuses qui me guident.

Les magasins GEMO s’immiscent dans vos choix, pour votre bien.

Toute intention de vous manipuler les GEMO nient !


Alors GEMO tard ou GEMO tôt, j’aime autant témoigner :

 GEMO tente et moi niais…je suis !

lundi 3 octobre 2016

LA COLOMBE AUX AILES PLOMBÉES




Shimon Peres vient de nous quitter, ce mercredi 28 septembre 2016, à l’âge de 93 ans.

Le prix Nobel de la Paix de 1994 aura vécu dans la peau d’une colombe réaliste après avoir été un faucon, soucieux de l’intégrité de l’Etat d’Israël dont il fut un des bâtisseurs en étant jeune collaborateur de David Ben Gourion, père et premier président de l’état hébreu.

Sioniste de gauche, il supervise la militarisation d’Israël à sa création, en 1948. Il aurait pu demeurer un faucon inflexible, thuriféraire de l’établissement de colonies juives dans les territoires occupés par les Palestiniens. Mais l’intelligence et la lucidité l’éclairèrent d’une vision prophétique : l’expansionnisme juif irait à sa perte et il fallait envisager deux états souverains.

Il est élu pour la première fois à la Knesset en 1959 sur la liste du Parti travailliste. Lorsque ce même parti, conduit par Itzhak Rabin, remporte les élections de 1992, Shimon Peres devient ministre des Affaires étrangères et n’aura de cesse que le processus de paix israélo-palestinien soit couronné de succés.

En 1993, les accords d’Oslo scellent un premier accord de paix entre les deux camps. Peres, alors chef de la diplomatie israélienne, en est un des principaux acteurs.

Le premier volet de ces accords permet l’établissement d’une autorité palestinienne, prélude à un état indépendant.

Le second volet (en  1995) divise la Cisjordanie en 3 zones : la zone A contrôlée exclusivement par les Palestiniens ; la zone B, au contrôle partagé, et C, soit environ 60% du territoire de la Cisjordanie qui devait passer progressivement aux mains des Palestiniens mais restent entièrement contrôlé par Tsahal, l’armée israélienne.
Hélas, l’assassinat de Rabin en novembre 1995, la seconde intifada (guerre des pierrres) et la prise du pouvoir dans la bande de Gaza par le mouvement Hamas, sapent  le rêve de Shimon Peres.

Président de l'État d'Israël de 2007 à 2014, l’homme ne peut que constater, impuissant, à l’enlisement de son pays dans ce qu’on peut appeler une impasse ! Le processus de paix se démantèle au gré de nouvelles colonies juives implantées en Cisjordanie et à l’ombre d’un mur de la honte qui prodigue à l’étoile de David l’illusion d’une sécurité. En réalité, Israël vit en état d’urgence permanent. Une peur viscérale s’enracine dans la vie quotidienne. La phobie de l’attentat et les exercices de sécurité s’enkystent  dans les fondements sociétaux.

Ce vendredi 30 septembre, à Jérusalem, les grands de ce monde étaient réunis autour de la dépouille du grand visionnaire au rêve inachevé.

Hommages et larmes se succédèrent tandis que, à si peu de kilomètres de là, les bombes pleuvaient sur Alep (Syrie) et Mossoul (Irak) voyait les premiers vols de rafales français avant la grande confrontation.

Shimon Peres repose désormais en cette paix à laquelle il aspirait du plus profond de son être. Cette inaccessible paix !

Il ne laisse aucun successeur dans le sillage des colombes.


Au cimetière du mont Herzl à Jérusalem
Repose en paix le vieux guerrier de l’anathème
Contre les glaives de Sion noirs d’arrogance.
Une étoile en lui s’enluminait d’espérance

Cœur de colombe aux battements fragilisés
Au gré des vents mauvais ployant les oliviers
Les faucons criailleurs dominent les collines
Trop de nuages gris dans les cieux s’enracinent.

Ils se sont recueillis devant la flamme morte
Les yeux se sont éteints comme un désir avorte
Quand l’avenir se peint d’inexorables orages

Des hommages appuyés autant que la voix sonne
Entre lamentations que les douleurs missionnent
Sur le théâtre clos de trêves en raturage. 

jeudi 29 septembre 2016

ASTREE




Fille de Zeus et de Thémis, Astrée a d’abord vécu sur Terre, durant l’âge d’or,  soit les mille ans d’or mis mais sans amant mortel, prénommé Emile, qui aurait eu le syndrome de la belle au dormant.

Elle habita la Terre mais les crimes des humains dans les âges d’airain et de fer la forcèrent à  rejoindre papa et maman dans le ciel. Elle retrouva là cent sœurs : les Heures, les Moires, les Nymphes…

On lui confia le rôle de déesse vierge de la justice et une balance !

Les mauvaises langues diront qu’elle est restée vierge en dépit de son plein gré car elle ressentit, là, manque Astrée (l’amant castré ?).




Le bel âge d’or et son fonds sied
Au cœur terrien qui n’tentait rien
Pour joindre les divinités
Et leur Eden épicurien

Mais l’âge des reins en scène effrite
Son cœur : elle veut gagner le ciel
Retrouver Zeus, Thémis, les mythes
De ses parents providentiels

Elle y vécut, déesse vierge
De la justice vers où convergent
Les âmes à zone à partager

Veilla aux plus claires de nos terres
Avec are tel qu’on s’y réfère
Quand on évoque les cas d’Astrée !