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dimanche 21 août 2011

OBERONS BARONS DE RUBIS BOURRES...

Obérer hauts bérets, hauts barons, bourreaux des boulots barrés par des robots bourrus.

Le débat n’a rien de neuf. Mais avec la crise banco-financièro-économico-postindustrielle il reprend du poil de la bête !

 Faut-il faire payer les riches ?

 Faut-il obérer les hauts bérets, les hauts barons bourreaux des boulots par bourrage de robots ?

Faut-il taxer les milliardaires, les Arnaud, Pinault et autre Dassault ?

 A l’évocation de cette perspective et nonobstant les milliards qu’il brasse, Arnaud tique !

Pinault qui fait d’achat rente ne se sent pas prêt à boire le calice jusqu’à la lie. Quant à Dassault il a l’impression d’un grand mirage qui s’évaporera bientôt ou prendra les voiles comme un catamaran  en plein course d’un Figaro que les rafales décoiffent.

Oui, nos milliardaires ne seraient  pas chauds pour se faire taxer  davantage.

 Ils sont loin de l’état d’esprit de Warren Buffet  (9 % du capital de cette espèce d’horreur sucrée nommée Coca-Cola), un des hommes les plus riches de la planète et qui est prêt à donner une partie de sa fortune pour un monde meilleur ! Un monde, quand même, où les jeunes continueront à souffrir de l’obésité pour consommation exagérée du breuvage susnommé.

En 2010, Warren Buffet avait appelé les ultra-riches à léguer plus de la moitié de leur fortune à une fondation. Il avait réussi à récolter 69 signatures, dont celle de Bill Gates, le très généreux père de Microsoft.

Mais les trois riches français s’avèrent frileux. Ils n’ont pas signé !

Alors, pingres nos méga-milliardaires tricolores ?

 Non, il y a le bon Bergé, ex PDG de Saint Laurent ! Il a fait savoir qu’il était prêt à participer à l’effort de solidarité visant à réduire le déficit de la France !

 - Hé, Bergé, j’obère ?

- Obère, gère !! Je suis d’accord pour qu’on me tonde un peu !

Et puis il y a Maurice Lévy, le président de l’Association française des entreprises privées mais aussi PDG de Publicis ! L’homme juge  «indispensable que l’effort de solidarité passe d’abord  par ceux que le sort a préservés».

Si l’Etat Levy tond, ce dernier dira : on ne peut l’éviter !! Vive la solidarité !

Ah comme j’aime entendre cet accent de fraternité ! C’est taxant de vérité !!

vendredi 19 août 2011

LES HEROS DE L'EURO...


Nicolas Sarkozy a tenu à rencontrer Angela Merkel à l’Elysée ce 16 août 2011. Entre notre Président et la Chancelière allemande les rencontres se multiplient pour sauver l’euro et les pays qui l’ont adopté.

La crise grecque menace l’ensemble de la zone et les spéculateurs s’en donnent à cœur joie pour attaquer l’euro.

- Je ne veux l’euro que fort, clame à qui veut l’entendre le petit Nicolas, et Angela aussi.
Pour la chancelière un euro qui flotte c’est tanguer, là !! La mer qu’elle préconise est une mer calme, sans vagues financières exercées par des bourses volatiles.

Les deux responsables politiques sont d’accord sur le principe : sauvons l’euro ! En le défendant on défend l’Europe !

D’accord sur le principe mais pas sur les actions à mener.

La chancelière ne veut pas entendre parler d’euro-obligations. Elle ne veut pas dans son champ ce lierre nocif :

- Lancer des obligations à l’effigie de l’Europe c’est reconnaître que notre Union mutualise ses fonds et devient un interlocuteur unique pour emprunter sur les marchés internationaux. Ya, aber Ich bin damit nicht einverstanden (oui, mais je ne suis pas d’accord). Car en mutualisant nous emprunterons tous selon les mêmes modalités. Je ne veux pas que ma chère Allemagne emprunte à un taux plus élevé que celui qu’on lui propose actuellement. Si on te tond, teuton, rebelle toi ! Ne paie pas pour les mauvais élèves qui ont vécu au-dessus de leur moyen à l’ombre des oliviers !

C’est vrai que l’Allemagne y perdrait en acceptant l’idée d’emprunt obligataire communautaire qui serait mis en branle par une structure monétaire commune ! Alors l’idée neuve des eurobligations attendra les calendes grecques pour parler d’un pays qui pose problème !

Mais le petit Nicolas pense que les euro-obligations devront être envisagées à la fin du processus d’unification de la zone euro !!

- Il faut de l’intégration fiscale et budgétaire, a-t-il affirmé tout en terminant un toast chèvre agrémenté de miel d’acacia, c’est, schlurp, la condition sine qua non pour envisager, à plus ou moins long terme, une création d’eurobligations !!

Dont acte !

Les deux responsables se sont quittés sur un énorme bavarois aux framboises de Machilly couplé de bonnes intentions.

Il y a d’abord cette idée de taxe sur les transactions financières. James Tobin nous revoilà !! On nous ressort ta fameuse taxe tant défendue, jadis et toujours, par l’association ATTAC. N’oublions pas, cependant, que cette taxe peut devenir une arme auto-réversible ! Les Suédois en savent quelque chose qui tentèrent une taxe en 1984. Oui, les géniteurs d’Ikéa se lancèrent dans une fiscalité à la sauce Tobin. Ils taxèrent de 1 puis de 2% les ventes et achats de valeurs boursières. Dès l’annonce de cette taxe les actions plongèrent ! Les volumes taxables s’effondrèrent ! Et les recettes fiscales ne furent pas au rendez-vous ! Les Suédois, trop unilatéralement interventionnistes, durent abolir la taxe en 1991 !!

Donc attention à créer une taxe Tobin de façon multilatérale. A défaut les capitaux iront se placer sur les places financières exonérées d’une telle servitude fiscale !!

Nicolas et Angela ont aussi adopté une règle d’or pour les pays de la zone euro. Il s'agira, pour les 17 pays de la zone euro, d'inscrire dans les constitutions l'objectif d'équilibre budgétaire. Pour Angela ce sera plus difficile que d’adopter un manchot. Pour Nicolas ce sera plus périlleux que d’adopter une posture de joyeux papa dès la naissance de l’enfant que porte sa gente Carla. Car dès qu’on grave dans le marbre il faut tenir les promesses !!

Oh, après tout, non !! Je suis bien candide ! Les promesses existent pour ne pas être tenues ! C’est bien la règle d’or des politiciens ! Le pacte de stabilité et de croissance, les critères de convergence ne sont-ils pas tombés dans les oubliettes ?

Une règle d’or devient tôt ou tard tare. Ah sur la tare aigle dort !

Y aurait-il alors une autre proposition commune qui exerçât sur nous quelque intérêt ?

Oui, peut être ! Les deux représentants du couple franco-allemand nous ont pondu l’idée d’un impôt sur les sociétés (IS) commun pour les entreprises des deux côtés du Rhin !

Bien sûr, cet impôt existe déjà dans les deux pays : 33,1/3 % en France avec taux réduit à 15 % pour certaines PME, 29,8 % en Allemagne. Bon, il faudra veiller à l’harmonisation. Mais cette mesure n’aura rien d’extraordinaire !

Enfin, c’était sympa de se retrouver à l’Elysée pour oublier des vacances pourries par la météo…

mercredi 17 août 2011

LA RETRAITE (Allain Leprest - Romain Didier)

Un texte d'Allain que j'ai cru bon vous proposer, en sa mémoire.

Scan10022.JPG
        (photo tirée des "Chroniques de Mandor" - www.mandor.fr)
       Tout à droite : Romain Didier le talentueux compositeur
       Près de lui : Allain Leprest, étoile de l'écriture.

Tiens, c'est le fond de la bouteille
Ça y est nous voilà vieux ma vieille
Des vrais vieux qui trient les lentilles
Des vieux de la tête aux béquilles
Tiens voilà le bout de la rue
On souffle comme qui l'aurait cru
Du temps qu'on vivait à grand pas
Du temps qu'on leur en voulait pas
Aux étoiles de disparaître.
La retraite !

T'as beau dire qu'on nous rend le cœur
Une fois vidé du meilleur
Qu'ils ont pris le tronc et la force
Qu'ils ne rapportent que l'écorce
N'empêche c'est déjà moins con
Que soit consigné le flacon
Qu'après le festin on nous laisse
Les arêtes de la vieillesse
Le temps d'finir la cigarette.
La retraite !

Tout ici a la soixantaine
Ce café-là sent la verveine
Je t'aime, enfile tes chaussons
L'amour jette ses paillassons
Et la tête tourne soudain
A relire le papier peint
Où mille fois les chasseurs tuent
Un grand cerf qui cherchait l'issue
Entre la porte et la fenêtre.
La retraite !

Il paraît qu'à un certain âge
Plus ou moins l'esprit déménage
Et qu'on a la raison qui tangue
Et des cheveux blancs sur la langue
Nous on doit être centenaire
A rêver du bout de la terre
Avoir des envies de Pérou
Et entendre au-dessus du trou
Ce bruit de pelletées qu'on jette.
La retraite !

Le soir descend, partons d'ici
Faudrait pas qu'ils nous trouvent assis
Si on larguait les bibelots
Tout tiendrait dans un sac-à-dos
Regarde, on tend le bras et hop
Ils appellent ça l'auto-stop
Tant pis si on n'a pas de jeans
Si cette conne s'imagine
Qu'avec elle le cœur s'arrête.
La retraite !

Adieu le lit, salut Madrid
On laisse pas longtemps nos rides
Pour peu qu'on se démerde bien
On s'ra à Tolède demain
A regarder les ombres lentes
Eteindre les maisons brûlantes
Salut l'oranger sur la cour
Salut la paresse des jours
J'avais hâte de te connaître...
La retraite !

Tiens, c'est le fond de la bouteille
Ça y est nous voilà vieux ma vieille

TU NOUS QUITTES TROP TOT...



J’ai beaucoup de mal à le croire. Allain Leprest nous a quittés. Il s’est donné la mort à Antraigues, le village de Jean Ferrat qu’il connaissait. Il n’avait que 57 ans. Il s’est donné la mort mais tôt ou tard la mort se serait donnée à lui.

Il s’est abrégé une souffrance cancéreuse qui ne cessait de peser sur le lit de ses mots, sur le fil de sa voix, rocailleuse mais si émouvante.

Allain Leprest nous a quittés mais il nous laisse une œuvre ! Des textes incomparables qu’il me sera permis de réécouter par la voix de Romain Didier avec qui il a composé de très belles chansons. Je vais me repasser quelques perles de Enzo Enzo car, dans leur écrin, elles se parent aussi de la poésie d’Allain.

Allain a écrit pour tant d’artistes et l’homme s’est vu récompenser par le Grand Prix des Poètes de la Sacem. Alors, il n’avait cure de ne pas être reconnu par Drucker, de ne pas se faire cirer les pompes par des présentateurs médiocres sous le feu de caméras dérisoires.

Leprest volait ! Il survolait tout ce petit microcosme de pseudo-vedettes, de m’as-tu-vu suffisants. C’était un astre lumineux que Nougaro qualifiait comme « un des plus foudroyants auteurs de la chanson française ».

Leprest en terre ! Je n’ose y croise ! Le prestataire de la chanson française ! Le digne héritier de Brassens, de Ferré…

Leprest est parti. Antraigues pleure une seconde fois. Mais les chansons survivent !

Et les amis te reconnaîtront…

Cet Allain là avait deux ailes
Pour mieux voler parmi les mots
Les admirer au fil de l’eau
De sa poésie d’aquarelle.

Arrimées à de douces notes
Ses proses exhalaient la beauté
L’éclat des rimes ciselées
De l’émotion qui se sirote.

Leprest, le prestige modeste
Par la Sacem auréolé
Mais cathodiquement boudé
Sans plus d’amertume funeste.

Leprest.idigitateur né
Pour transfigurer en chanson
La mélodie du compagnon
Aux deux prénoms : Romain Didier.

De beaux concerts contre un cancer
Mots tant moteurs contre tumeur
Mais la camarde au chant d’auteur
Le dernier mot aura donné.

D’Antraigues part une belle âme
Dans la nuée de Jean Ferrat
Mais le clocher sonne le glas
Des poésies au cœur de flamme.

Leprest a terminé sa voie
En nous léguant chansons à naître
Mais se donnant de tout son être
Le prestataire minait sa voix…

Repose en paix grand flamboyant
Prince audacieux de l’écriture
Quand tant d’esprits jouent l’imposture
Sur quelque dérisoire écran.

Repose en paix beau troubadour
Tu vas connaître la retraite
Dans un soleil qui te projette
L’ombre joyeuse de l’amour.

mardi 16 août 2011

CES JMJ QUI FONT PAPOTER...


Le Vatican, le Pape à sa tête, un certain Benoît XVI, s’apprête à fêter les JMJ (Journées mondiales de la Jeunesse) à Madrid, la capitale de la très catholique Espagne.

Je ne sais pas pourquoi mais des polémiques ont enflé quant au coût d’une telle manifestation ! De mauvaises langues qu’on peut soupçonner anticléricales se sont ébranlées pour égrener un chapelet de  diatribes :

- Ca va coûter cher à l’Espagne ! Il faut héberger toute cette jeunesse qui pourrait se contenter de marcher tout au long des chemins de Compostelle mais qui préfère un encadrement confortable : repas distribués, logements gratuits, messes animés par des curés rockers…

Le nouveau siège du Pape coûtera lui-même toute une fortune !

 Mais, pour faire taire les détracteurs, le Vatican peut se targuer de présenter, pour la première fois depuis trois ans, des comptes positifs !

Et oui, le Saint-Siège, après trois années de déficit (9 millions d’euros en 2007, un peu moins d’un million en 2008, et 4,1 millions en 2009) a dégagé, en 2010, un excédent de 10 millions d’euros !!

Les agences de notation n’en reviennent pas et Benoît XVI récupère un AAA de bon aloi !  

Les rentrées ont atteint 245,1 millions d’euros, et les dépenses 235,34 millions. L’excédent trouve ses racines (chrétiennes) dans une gestion plus rigoureuse : les dépenses ont été réduites de 19 millions d’euros. Il le fallait bien puisque les rentrées ont connu une petite érosion de quelque 5 millions. Pour pallier la baisse des recettes de quêtes et autre denier du culte l’IOR (Institut des Œuvres Religieuses) soit la Banque du Pape a injecté 55 millions (au lieu de 50 habituellement) au budget du Saint-Siège !

- On a besoin de la banque papale, pas pâle, concède un cardinal de ce riche lieu, l’Eglise se réanime par faim d’IOR !

Le second budget, celui de la Cité du Vatican, se porte bien également : excédent de 21 millions pour 2010 ! Benoît XVI se frotte les mains ! On a vendu beaucoup de timbres postaux et de pièces de monnaie qui font le régal des collectionneurs et des numismatiques ! Le musée du Vatican ne désemplit pas ! Benoît pensait devoir se séparer de quelques gardes suisses ou avancer leur âge légal de départ à la retraite ! Il n’en aura pas l’obligation ! L’argent rentre et tant pis si d’aucuns prétendent qu’il sent mauvais !!

Oui, encore une polémique !

Une enquête récente du “London Telegraph” et du “Inside Fraud Bulletin”, cite la Cité du Vatican comme étant un des principaux États “cut out” ; en d’autres termes un Etat dont la législation sur le secret bancaire rend opaque l’origine des fonds déposés !

De mauvaises langues qu’on peut subodorer empreintes d’irréligiosité ne cessent d’essaimer leur crédo :

- Nous croyons que le Vatican est le principal destinataire de plus de 55 milliards de dollars d’argent sale italien qu’il blanchit avec une certaine conception immaculée. Nous croyons en l’Eglise, pas très catholique, toujours aux Pâques.

Laissons dire ! Pardonne-les Seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils disent.

Et revenons aux JMJ.

- Elles ne coûteront pas si cher et l'équipe espagnole a vraiment tout fait pour limiter les coûts, affirme Mgr Podvin (cela ne s’invente pas !), le porte-parole de la Conférence des évêques de France.

Il n’empêche, plus d'une centaines d'associations hispaniques pro-laïcité ont annoncé qu'elles allaient manifester mercredi à Madrid à la veille de Benoît XVI. Elles vont protester contre les dépenses publiques inhérentes à cette manifestation  dans un pays confronté à une grave crise économique et à un taux de 20% de chômage.

- Pourquoi accueillir des prélats quand aucun prêt là ne nous est octroyé, se lamente un agriculteur espagnol victime de la crise des concombres ! Pourquoi dépenser tant pour l’Eglise quand crise tant croît ? Il faudrait un peu mieux partager les parts de catho !

Et que pense de tout cela notre chanoine de Latran ?

vendredi 12 août 2011

FAILLE, HEURTS et FIRE...



La mort jeudi 4 août à Tottenham de Mark Duggan, dans des circonstances non encore élucidées, a provoqué une onde de choc à travers toute l’Angleterre.

Des émeutes, authentifiées comme telles eu égard à leurs violences ont éclaté dans les quartiers du Grand Londres pour se métastaser dans des grandes métropoles anglaises. Ces villes, loin de l’épicentre, Liverpool, Birmingham, Manchester… ont vu fermer leurs industries traditionnelles et leurs centres sont devenus des vitrines à la gloire du consumérisme flamboyant.

À Tottenham, où tout a commencé, le taux de chômage est un des plus importants de Londres, plus de 10 000 personnes recherchent un emploi. Depuis les mesures de grande austérité décidées par le gouvernement conservateur-libéral-démocrate, la plupart des salaires ont été gelés ou courent après le taux d’inflation sans jamais oser le rattraper. Les prix alimentaires comme partout ailleurs croissent. Les loyers sont prohibitifs et les logements sociaux sont quasiment inexistants, et ce depuis la dame de fer !

Les émeutiers ne revendiquent rien. Les pouvoirs publics résument le phénomène en « violence gratuite ». Certes, elle semble gratuite mais les conséquences seront onéreuses et les compagnies d’assurances commencent déjà à sortir les calculettes.

Vraiment gratuite cette violence ? Il y a toujours une part d’expression de frustration par rapport à une réalité trop différente. Quand les fossés se creusent entre très riches, indécemment opulents, et très pauvres il ne faut pas s’étonner que les acrimonies explosent.

Londres a fait payer la note de la crise financière aux classes populaires, les budgets des services publics, comme l’allocation de maintenance d’éducation pour les jeunes les plus pauvres, sont passées sous les fourches caudines des sacro saintes restrictions budgétaires qu’approuvent tant le FMI ou les agences de notation.

Les frais d’université ont frisé l’exponentielle et les étudiants se sont révoltés.
Le premier ministre, James Cameron, peut ouvrir de nouveaux tribunaux, ériger des centres pénitentiaires, recruter des militaires. Cela pourra créer des emplois.

Encore faudra-t-il former les futurs juges, soldats, matons !
Avec des écoles privées ?


Les casseurs vont saquer les culs saints sur les quais
Les sans cœurs lancent en chœur le son cru de l’aigreur
Sous les coups conséquents c’est le souk à chaque heure
Ici Londres, un Anglais parle de peur aux Anglais…

Les caciques ont conçu des secousses classiques :
Policiers, pull d’acier, pression, canons à eau
Caméras qu’amarra Cameron ! Sus, Haro
Aux vandales dévalant dans des villes civiques.

Les casseurs inconscients dissidents incendient.
Et la flamme sans flemme rend bobby bouche bée.
Puis le flegme se flingue et chargent policiers
A cheval. Coups virils, walkyrie, cavalerie !

Mater les émeutiers, ameuter l’émotion
Prôner l’autodéfense contre les fous d’offense.
Mais feindre aussi l’affront des coupures de dépenses
Or l’aide aux miséreux a subi restrictions !!

L’hostile austérité a semé l’insoumis
Jeune à jeun, désœuvré, au loyer impayé.
Précarité patraque fait pratiquer l’épée
Et la haine s’ahane à saigner sans répit.

La privatisation des services appauvrit
Les défavorisés. Vagissante vengeance
Frappe dru les cités, intense violence
Fruit d’exaspération aux pépins aguerris.

jeudi 11 août 2011

ETE MEURTRIER


Dans le manifeste qu'il a diffusé sur internet juste avant de perpétrer ses massacres, Anders Behring Breivik explique qu’il a utilisé des stéroïdes anabolisants. Mais avait-il besoin de ce type de drogue pour tuer, le 22 juillet, 85 jeunes parmi les 700 qui s’étaient réunis sur l’île d’Utoya (près d’Oslo en Norvège) ?

Gavé de jeux vidéo à haute dose belliciste, nostalgique des croisades anti-islamistes et, on peut le supposer, avide lecteur de Mein Kampf, Anders Behring Breivick a froidement assassiné, avec préméditation, des jeunes comme lui, Norvégiens comme lui, donc « ethniquement similaires » à lui.

Mais ils étaient de l’autre bord : trop démocrates donc trop zélés à laisser s’installer l’étranger, l’émigré, l’indésirable…

Cela, Monsieur Breivik ne pouvait le tolérer…

Le monstre n’est qu’un avatar de la recrudescence du nationalisme qui gagne les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique, la France et fait le lit de la xénophobie violente.


Dans le cerveau de cet Anders
Il y un champ où s’étendent herses
Pour faciliter les semences
Des idées noires de renaissance...

Dans les neurones de Brejvik
Scintillent la cybernétique
Des jeux guerriers que la console
Attise en vivante hyperbole.

Dans le norvégien céphalo
S’immiscent d’effroyables halos
Au parfum de xénophobie
Encens létal, néonazi.

Dans le mental du blond Brejvik
Bouillonne un volcan satanique
Abreuvé d’anabolisants
Lave mortelle au goût de sang.

Dans le cœur du faux policier
Glace le flux rouge damné
Une méthodique froideur
Puis le doigt qui presse l’horreur.

O Utoya, île martyre
De cet ineffable délire !
Pour tout linceul des tentes rouges
Les cris de peur, la mort qui bouge...

L’effroi, le froid de l’agonie
Les corps fauchés par la tuerie
Et du canon le feu toujours
Se cacher, fuir ; nage au long cours...

Enfin le monstre désarmé
Après l’immonde éternité
Et la torpeur des survivants
Sous la pluie de l’endeuillement.

0 Utoya, si près d’Oslo
Mais tant baignées de froides eaux
Echevelées de vagues folles
Adieu la Paix, la joie s’envole…

Peur de l’Islam, fourbe alibi
Pour saigner la démocratie…
Phobie dans un cerveau malade
Qui se repeint grandes croisades.

Pleurons pour la pauvre Norvège
Celle des fjords et celle des neiges
Et que Peer Gynt sorti d’horreurs
Retrouve Solveig, sa douce fleur.

mardi 9 août 2011

OBAMAA+


Barack Obama a assuré lundi que les Etats-Unis restaient un "pays triple A" même si l'agence financière Standard and Poor's a dégradé d'un cran la note de leur dette souveraine, la ramenant de AAA, le maximum, à AA+. Wall Street a cependant continué à chuter après l'intervention présidentielle.

"Les marchés grimperont et chuteront. Mais ce sont les Etats-Unis d'Amérique. Peu importe ce que peut dire telle ou telle agence, nous avons toujours été et serons toujours un pays triple-A", a lancé M. Obama, qui s'exprimait publiquement pour la première fois depuis la dégradation de la note de crédit des Etats-Unis vendredi soir.

Standard and Poor's justifie sa décision par le plan, "insuffisant" à ses yeux, de rééquilibrage des finances publiques américaines, voté cette semaine pour permettre de relever le plafond de la dette de plus de 14.500 milliards de dollars du pays et lui éviter le défaut de paiement.

Toutefois les Etats-Unis pourront continuer à se financer sur les marchés sans difficultés, même si cela doit se faire à un coût plus élevé. Les bons du Trésor américain sont en effet le véhicule d'investissement le plus répandu sur la planète.

La Chine en est le principal détenteur (22%). C’est le premier créancier des Etats-Unis avec quelque 1.160 milliards de dollars de bons du Trésor américains. Elle ne peut se passer du dollar à court terme. Elle se contente juste de donner des leçons de bonne conduite économique à l'oncle Sam (ne recourez pas au crédit, ne vivez pas au dessus de vos moyens...) pour éviter que son débiteur ne plonge davantage.

On a quitté le triple A
Pour Monsieur Barack Obama
Demeurent deux A par trop lisibles
Du AA+ ; c’est d’un risible !

Car le colosse aux pieds d’argile
Traine son dollar putrescible
Depuis déjà nombre d’années
US go home : trop endettés !!

Pour de lointains conflits plombés
L’oncle Sam a Bourse crevé
Prix de la guerre, faim de l’espace
Les factures s’empilent et s’entassent.

Le billet vert s’est déversé
Dans la mer des liquidités
Bien plus que de raison, sans doute...
Mais qui pouvait changer sa route ?

Le dollar régnait sur les eaux
Des transactions, des capitaux
Il payait l’or et le pétrole
Et se targuait du premier rôle.

La planche à billets des yankees
A turbiné pour les pays
De notre Europe aux Emirats
Elle a mondialisé l’achat…

Que la devise américaine
Ait sublimé l’épicurienne
Envie de nous embourgeoiser
Chacun s’accorde à l’accepter.

Mais la monnaie se déprécie
A proliférer sans souci
Ainsi qu’une taxifolia
Sur le sable mou des achats.

Trop de monnaie tue la monnaie
Crédit révolving, flots de prêts
Ont explosé le déficit
Retirez du feu la marmite !!

Standard and Poor’s ont dégradé
Le chroniquement endetté
On s’y attendait, soyons francs
Banqueroutier vit le géant !

Mais pour autant la Chine tient
Aux bons du Trésor des Ricains
Dont elle s’est bourré un coussin
Plus de mille milliards incertains.

Elle les conserve à contre cœur
Car le dollar partout demeure
Bon gré mal gré monnaie d’échange
Entre les nations qui se mangent.

Aussi la bannière étoilée
Pourra comme sous le voile acter
Des gouffres abyssaux budgétaires
Au nom du salut de la Terre.

Financer la guerre jugée juste
Fat débiteur forçant le buste
L’américain paie à crédit
L’écho de sa démocratie.

L’agence engeance à notation
Ne brouillera pas l’opinion
Les USA bombent le torse
On se remettra de l’entorse...


samedi 16 juillet 2011

JOLY GEINT...PERD ??

Le défilé militaire de la fête nationale du 14 juillet a-t-il vocation à s’éterniser ?

Les siècles défilent et les us se délitent ! Un jour, sûrement, le défilé des armées ne vivra plus de son immanence. Il n’ira plus de soi ! Mais ce jour n’est pas encore venu et, sans doute, Eva Joly s’est montrée précocement visionnaire en souhaitant remplacer le défilé martial par un défilé citoyen !

Que n’avait-elle pas dit là !! Montée de boucliers immédiate ! Stupéfaction ! Indignation ! Propos sans complaisance voire assassins à l’endroit de la toute nouvelle représentante des Verts pour l’élection présidentielle de 2012.

Vendredi, le premier ministre François Fillon, en déplacement à Abidjan, s'en est pris à la bi-nationalité de la candidate franco-norvégienne :

- Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises. Ce défilé est d'abord le symbole d'une armée qui défend la République. Chaque année, nous rendons hommage à cette armée parce que cette institution défend les valeurs de la République et de la culture française. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de Français qui partagent l'avis de Mme Joly…

Le député UMP Lionel Tardy avait déclaré, ce même vendredi, à RTL qu’il serait temps que Madame Joly rentre en Norvège !

Ambiance !

Le Parti socialiste s'est démarqué de la proposition d'Eva Joly, tout en dénonçant les propos de la droite. "Il est indigne de la part d'un Premier ministre mettre en cause l'identité française d'un responsable politique et de le faire, de surcroît, depuis l'étranger", a déclaré le patron par intérim du PS Harlem Désir !

Le monde peut s’écrouler, notre petit microcosme politique se complet, sans retenue, sans dignité, dans le verbiage pestilentiel !!

Tout cela pour une proposition qui n’a rien de saugrenu ! Rien n’empêche que, parallèlement à un défilé militaire dans certaines villes, on assiste à un défilé citoyen dans des petites bourgades écolo, antimilitaristes et soucieuses des deniers publics !!

Mais voilà ! En bonne Norvégienne d’origine Madame Joly a voulu vérifier l’adage : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs !!

Elle n’aurait pas imaginé à quel point les œufs étaient pourris !!

Et tandis que l’Europe est râpée sans répit
Que sa monnaie minée par les spéculateurs
Cherche un plan de secours et secoue l’Italie
Madame Eva Joly braque les projecteurs !

Et pendant que nos forces dans l’Afghane galère
S’immolent au gré du vent de sottes stratégies
Erigeant l’étendard des honneurs de la guerre
Madame Eva Joly alimente l’écrit.

Tandis qu’abondamment de la chair à canon
Nourrit l’avide bouche du grand ogre syrien
Et que saigne l’envie de briser l’oppression
Madame Eva Joly l’attention nous retient.

Pendant que Mouammar pérennise folie
Acculant nos avions à prolonger l’orage
Pour des millions d’euros empreints de gabegie
Madame Eva Joly aux esprits fait ombrage.

Et tandis qu’Obama fait des pieds et des mains
Pour lever le plafond de la dette ricaine
Contre levée d’impôt que fuient Républicains
Madame Eva Joly joue de calembredaines.

Ca fait jaser Fillon, courroucer la Marine
Déraper l’UMP par la voix de Tardy
La moutarde s’étend, elle irrite narines
Polémique pollen, politique allergie !!

Quel joli défilé en ce quinze juillet
Revue des régiments en tenue de débats
Légionnaires UMP, dragons verts excédés
Hussards des roseraies faisant feu de tout bois.

Parade au paradis pour des mots pas radins
De fiel exacerbé, érigé en microbe
Qui renvoie à l’impie son français incertain
Et fait de Sieur Fillon un fieffé xénophobe !

lundi 11 juillet 2011

QUIPROQUO ALIMENTAIRE...


C’étaient de bons présents
Tout sortis du terroir…
De très bons arguments
Qui sauraient l’émouvoir !

Elle m’a dit : « Sors d’ici
N’me prends pas pour une conne ! »
Mais pourquoi m’a-t-on dit
Qu’elle était au « Bleu-Rhône » ?

samedi 9 juillet 2011

RAQUETTE ET REQUETE

Lundi, Novak Djokovic est devenu le nouveau roi de la planète tennis, le 25e numéro un mondial de l'histoire. Depuis le début de l'année, le Serbe de 24 ans courtise l'invincibilité : il n'a perdu qu'une fois en 48 matches. C’était en demi-finales de Roland-Garros face à Roger Federer.

Le Belgradois vient de gagner le tournoi de Wimbledon face à Nadal.

Parallèlement, l’ex-chef des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, a protesté tout au long de la deuxième audience à La Haye. L’ancien tortionnaire, instigateur des massacres de Srebrenica (1995) a été arrêté le 26 mai. Depuis il se présente à diverses audiences du TPI (Tribunal Pénal International) de La Haye comme un chien dans un jeu de quilles. Hargneux comme un pitbull, le vieux soldat fustige les juges qui lui présentent les 11 chefs d’accusation qui pèsent sur lui (dont génocide et crime contre l’humanité).

La beauté du geste d’un tennisman plein d’avenir et les rictus pitoyables d’un criminel de guerre : deux visages d’une Serbie qui a rarement l’occasion de faire la une de l’actualité.

Novak, par la beauté de son jeu, peut redonner la fierté à ce peuple serbe que l’Histoire récente avait plongé dans l’opprobre de l’hégémonisme sanguinaire…

Il vit en son Eden des filets consacrés
Au bout de sa raquette une gloire dressée
Lui prodigue un sourire de guerrier victorieux
Dans ce combat de court qui éblouit nos yeux.

Il vit sur le terreau des utopies fanées
Aux étraves sanglantes, au sillage de feu
Sa grogne puérile avilit le damné
Qui a marqué sa vie d’un sceau noir et hideux.

Que chantonnait Novak du haut de ses huit ans
Pendant que son ainé Ratko le tout puissant
Décimait le croissant de la Srebrenica
Et de Sarajevo avait brisé l’éclat ?

Chantait-il à la gloire de sa douce Serbie
Au cours de ses tournois de gamin prometteur ?
Tandis que les canons prodiguaient la tuerie
Le petit Belgradois corrigeait ses erreurs.

Que n’a-t-on insufflé à Ratko la ferveur
Pour la mère Patrie sous de chaudes clameurs
Sur le vert d’un terrain, sur l’argile d’un court
Par des coupes dorées, médailles et beaux discours !

Le sport sait pimenter chaque nationalisme
D’un soupçon de respect pour toute adversité
La fierté d’un pays n’y perd aucun sophisme
Et l’amour d’une terre ne voit pas sang couler.

D’un service gagnant Novak a sublimé
La fierté d’être Serbe, si longtemps complexée
Une balle liftée a frappé l’opinion
Sans dégâts ni martyrs,  mais nullement sans passion...

vendredi 8 juillet 2011

jeudi 7 juillet 2011

UN FILM QUI PROMET...



Un film qui ne raconte pas une vie en rose.

Un scénario cousu de fil noir, à la sauce piquante.

Pour envenimer la sauce y'a liste..de candidats qui se disputent comme des gamins en Primaire !

mercredi 6 juillet 2011

IL VAUT MIEUX RAMER SUR LA LESSE QUE... (contrepèterie)

Si vous aimez le cas Noé et son déluge, si vous aimez l’eau et tout ce qui est aqueux (ah que !) si vous aimez ramer et si l’été vous semble long et si, qui plus est, vous n’êtes pas très loin de la Belgique alors venez faire un peu de kayak sur la Lesse.

La Lesse est une jolie rivière ardennaise mais qui parle flamand avec un accent wallon. Son cours d’eau est de 89 km et sa source se trouve à Auchan, heu, à Ochamps soit près de Libramont-Chevigny ! Si vous ne voyez pas où cela se trouve utilisez Google Maps ! Je ne vais quand même pas vous joindre une carte. Un peu d’initiative que diable !!

Près de Han-sur-Lesse, au Gouffre de Belvaux, le cours s’engouffre sous la terre et se fraie même un petit passage à travers les Grottes de Han. On peut visiter ces grottes moyennant finance ! Mais là n’est pas le problème. Sauf si on est fauché ce qui est facheux !
Dehors, sous le soleil d’été, loin de l’humidité des stalactites, on peut louer un canoë (et Dieu aussi pour qu'il fasse beau temps) et descendre la Lesse. Ah quel plaisir ! Pas obligé de ramer comme Ben-Hur dans sa galère romaine à traction avant et conduite assistée ! Le courant s’avère suffisamment véloce pour vous permettre de vous relaxer ainsi que le ferait un coureur cycliste que l’EPO abandonne et qui trouverait son salut sur une petite pente montagneuse à 10 % de dénivellation !
Se laisse saouler de Lesse, si lascive mais sans silences salaces. Quel enchantement tant qu’il ne pleut pas ! On longe de jolies forêts en parcourant les méandres de la rivière. Voyage, voyage, c’est bien ce que désire Lesse. Ah y naviguer sur son cours, tel un chevalier, ne lasse pas Lesse…
Lestement Lesse te met à l’aise. Nul besoin de maîtriser les lois de la physique ou l’axiome de ta Lesse ; le courant œuvre pour toi sauf pour deux petits barrages de niveau 2 qu’il te faudra quand même bien négocier à la fin du parcours !

Mais, honnêtement, tu ne pourras jamais te dire que Lesse t’a miné !
Lesse est riche, y’a cool lit ! Une vraie détente pour les rameurs néophytes !!

- Je préfère Lesse qu’Allier, m’avouera une habitante de Moulins à paroles exaltées !
- Lesse compte, renchérit son mari banquier, j’y trouve beaucoup d’intérêt en son espace de
  liquidités…

Alors, si votre existence jamais n’a vie gaie, naviguez sur la Lesse sans attendre !!

lundi 4 juillet 2011

BANON BANON TI TI BI DI BI, BANON BANON TI TIT TI TI...


Il semblerait qu'un cas Banon se greffât sur celui de l'ex femme de chambre, alias prostituée de New-York !!

Encore un complot en vue ? Qui cette fois ci ? Le Quai d'Orsay ? Matignon ? Le Secrétariat d'Etat de David Douillet ? La chancellerie ?

Mais ça n'arrête plus !!

AH YINGLUCK, COMME TU RAVIS THAI !!


A Bangkok se taille l’an des militaires ! Les vieux généraux tout acquis à la cause du Premier Ministre Abhisit Vajjajiva devront se faire une raison : une page se tourne !

Et oui ! En Thaïlande aussi la femme est l’avenir de l’homme ! Et non plus seulement pour les massages !

Yingluck Shinawatra on l’aima sage ! Désormais on devra l’aimer combative car elle vient de gagner les élections législatives dans son pays !

-         Elle débute mais comme elle hait nos vices il nous faudra nous racheter une conduite, lance un vieux colonel décrépit aux faux airs de Chou en Lai qui aurait adopté la coupe de Yul Brinner.

La Commission électorale locale a d’ores et déjà pronostiqué une large victoire de la formation politique de la gente dame : le Puea Thaï (Pour les Thaïs) remporterait 264 des 500 sièges au parlement.

-         Elle va nous sortir des Thaïs de l’histoire, lance notre Marine nationale qui suit, non sans une certaine jalousie, la victoire de la jeune thaïlandaise !

Le Premier ministre sortant, Abhisit Vejjajiva, a reconnu sa défaite au troisième coup d’œil et a tenu à féliciter la très gracieuse Yingluck Shinawatra pour son ascension politique. L'armée thaïlandaise, a suivi :

- Il nous faut prendre royalement une nouvelle rame à neuf ! Abhisit est à bout, zut !! 

Yingluck est la propre sœur du banni Thaksin Shinawatra, l’ex Premier Ministre, chassé par un coup d’Etat en 2010 et réfugié à Dubaï. Aussi, le scrutin aura fait gagner la frangine qui représentait son propre frère !
A présent, l'ancien Premier ministre, autant attendu comme le Messie que DSK par les meutes socialistes françaises,  a estimé depuis son exil de Dubaï que son retour n’était pas prioritaire :

-         Il faut d’abord une réconciliation nationale. Puis il faudra remettre sur pied notre économie ! Moi j’ai du fric ! Je suis milliardaire ! Mais je suis bien à Dubaï ! Un doux bail ! Je pense que ma frangine est capable de réaliser ce que je lui demande à distance !

Petite dernière de neuf enfants, Yingluck tentera de conforter la confiance des chemises rouges, ces insurgés anti-Vejjajiva qui appellent Thaksin au son du tocsin :

-         Thaksin, reviens !! On t’aime ! Rejoins ta frangine !! 

Ces chemises rouges n’ont pas oublié que Thaksin a vendu toutes ses parts dans la société de téléphonie mobile de Shin Corp en se récoltant un joli magot net d’impôt !! C’était lors du putsch de 2006 qui précipita son exil ! Ils espèrent qu’il n’a pas dépensé les 2 milliards de dollars de l’époque ! Le pays en aurait tellement besoin depuis le Tsunami de fin 2004…

En attendant on fait quand même la fête : porc-thaï et porto ! Bète, ail, riz thaï, coq thaï !!

Les mots d’espoir sortent des bouches avinées : ils décollent en tas !!

samedi 2 juillet 2011

LETTRE ET MAL ETRE...



Rebondissement à Manhattan ! DSK vient de retrouver la liberté mais pas encore son passe-porc, heu, son passe-port que le juge a voulu conserver. Poils aux pieds (dixit Tron !).

Mais fini l'entretien d'un gardien hautement payé ! Terminé le bracelet électronique fabriqué à Taïwan ! Gommée la résidence surveillée au loyer prohibitif !! Récupérée la caution ! Bingo !!

La femme de ménage, présumée victime des déviances strauss kahniennes, a craqué ! Elle aurait menti devant le grand jury ! Elle aurait fait de fausses déclarations lors de sa demande d'asile aux USA ! Elle aurait téléphoné le lendemain de son agression pour demander à un ami taulard comment gagner le jackpot avec une telle affaire cousue de fil d'or ! Elle aurait triché avec le fisc !

Mais les griefs contre DSK demeurent ! Les chefs d'accusation peuvent s'arcbouter sur les expertises médicales qui prouvent une "relation sexuelle". Mais la thèse du viol pourrait faire pschitt comme dirait l'autre ! Il n'empêche ! Même si le non-lieu semble imminent il n'en demeure pas moins que DSK va trainer longtemps une casserole libidineuse !

Mais quelqu'un me disait qu'on récolte toujours ce qu'on a semé !

En attendant DSK chantonne dans sa baignoire une oeuvre magnifique (Anne se met les boules Quiès) à l'attention de cette France qu'il aime.

Cette France où les femmes victimes de viol pourront légitimement ressentir la crainte de ne plus être prises au sérieux quand elles viendront se plaindre...

Cette France où plus de 75 000 femmes sont violées chaque année, dans 8 cas sur 10 par un homme qu'elles connaissent...

Cette France où Martine Aubry se fait violence pour se représenter aux Primaires Socialistes tout cela parce qu'un jour DSK...


Depuis que je suis loin de toi
J’ai tous mes sens en émoi
Puis je repense au coup bas
Qui me cloue ici, las !
Je m’endors bien dans de beaux draps
Mais New-York c’est pas ça !!

Ma bile est rance
Et mon silence
Parfois ronge le foie.
Tu vis toujours ton bordel, oh
Quelquefois dans les journaux
Je mesure que le Sarko
Te laisse sans voix
Je vis dans un flou juridique
New-Yorkais et dramatique
Cauchemar d’Amérique

La différence,
C'est mon silence
Qu’Anne me tue parfois.
Elle restera toujours la plus belle
Pourtant  lui fus infidèle
Mais j’aurai à l'avenir
De moins déviants plaisirs
Puis j'ai le mal d’Etat parfois
Même si je ne le dis pas
DSK c’est comme ça.

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !

Depuis que je suis loin de toi
Du socialisme en émoi
Qui déprime, erre, restent coi

Oui, j’ai le mal des voix  parfois
Quand la Martine au combat
Semble mal aidée ; est-ce cas ?

Il était une fois
Toi et moi
N'oublie jamais ça
Toi et moi !

vendredi 1 juillet 2011

BUZZ A DEUX OTAGES...


Nos deux otages favoris ont enfin été libérés ! Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont retrouvé le sol français après un long séjour en Afghanistan (province de la Kapisa) sous la surveillance des Talibans. Enlevés le 30 décembre 2009 les deux acolytes de la télévision publique française vont goûter l'arôme inénarrable de la liberté après que l'Etat a négocié leur libération moyennant quelque paiement de rançon inavouée...

Hervé Ghesquière aura, pour sa part, vécu seul durant 8 mois. Loin de son compagnon caméraman et de leur traducteur Reza.


Des jours et des nuits, seul, à attendre la délivrance...


Hervé vient de passer sa 40ème journée dans ce taudis. Il a mangé sobrement le met-talibans, bête aliment ! Puis il est passé du banc au lit, du lit au banc, état « lit-banc » perpétuel ! Dehors le soleil brille, brille, brille !! Puis décline ! Il pense à sa femme, à sa mère et à son ami Stéphane. Le caméraman Stéphane Taponier ! Ils se sont fait prendre à deux ! Puis les ravisseurs les ont séparés !

La nuit tombe. Difficilement Hervé s’endort. Depuis quelques nuits l’activité onirique est délirante. Cette fois ci le sommeil l’emporte dans la France des années 30 ! Celle-là même qu’évoque Woody Allen dans son dernier film dont il ignore l’existence ! Hervé est coupé de tout ! Cette nuit là, donc, le captif se retrouve dans le Paris d’entre deux guerres. Il est assis sur une marche d’un perron d’église. Un vieux tacot ridicule s’arrête. Une dame ouvre la porte du vétuste véhicule. Elle l’invite à monter. Hervé s’exécute. Il se retrouve face à une jolie dame qui ressemble à Ségolène Royal mais en pire. La dame porte une extravagante guêpière :

GUEPIERE et TACOT NIAIS…

Puis l’image se brouille et le tacot se délite. Des spasmes fiévreux secouent le crane d’Hervé. Le reporter remue dans sa couche de fortune et se transporte dans le Paris de 1870 ! C’est la commune en simultanée avec le siège de Paris exercé par les Prussiens. Le Président Adolphe Thiers veut tuer la révolte dans l’œuf. Hervé se retrouve sur les barricades ! Les gardes républicains ont des têtes de taliban barbus. Ils tirent dans la foule ! Les insurgés cognent à leur tour ! Ils scandent : « Thiers ; tu vas payer pour tes crimes !! » :

« PAIE THIERS !! »… ET GARS COGNAIENT…

Hervé reçoit un coup de baïonnette et perd de son sang abondamment. Il se meurt sous le ricanement d’un Mollah qui lui brandit un Coran tout en lui souhaitant l’enfer. Mais à défaut d’enfer il se retrouve chez saint Pierre ! Le gardien du temple d’habitude jovial s’en prend à un catholique quelque peu demeuré ! Hervé sent pointer de la haine chez le premier Pape de la chrétienté !

GAI PIERRE HAIT CATHO NIAIS !!

Saint Pierre secoue l’abruti sous les yeux horrifiés de Hervé ! Le pire se dessine sous les traits de la victime du premier Pontife ! Hervé reconnaît le visage de son compagnon d’infortune : Stéphane Taponier. Il veut lui porter secours mais le sol se dérobe sous ses pieds. La chute est longue mais Hervé se retrouve sans mal sur le quai d’un port. C’est sûrement obsessionnel mais le quai est baptisé « Pierre » ! Il est le théâtre de manifestations déclenchées par des syndicalistes thoniers qui hurlent contre les quotas de pêche !

QUAI « PIERRE » et GARS THONIERS…

Un des manifestants lance au visage de Hervé un pavé au saumon d’Ecosse ! Et ça fait splash dans sa tête. Mille étoiles gravitent autour de son crane endolori. Il ouvre les yeux quand une voix suave lui susurre à l’oreille tout en reconstruisant sa chevelure :

TE QUIERO GARS PEIGNÉ !

Cet accent espagnol…Mais bien sûr c’est, c’est…

C’est alors que le vrombissement d’un drone le tire de son sommeil agité. Ce n’était qu’un rêve ! Et là haut, dans le ciel, un faux-bourdon est en train de repérer son lieu de séquestration ! L’espoir lui revient droit au cœur !!

Il s’en sortira ! Dans quelques heures il retrouvera RFI et des messages de soutien !!

C’est le seul lien qui lui reste avec la vie ! Il s’y accroche !

Il pense encore à Stéphane… Ecoute-t-il RFI lui aussi ?

Les heures s’écoulent, longues, longues, trop longues…

jeudi 30 juin 2011

FEMME DES GOUTS LAGARDE REJOINT AINSI FONDS...




Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a désigné la Française Christine Lagarde directrice générale du FMI le mardi 28 juin !


Voilà donc la Marquise de Bercy propulsée pour cinq ans à la tête du noble établissement et à la suite de celui qui, par son absence judirico-médiatique, a forcé Martine Aubry à se lancer dans l’arène des Primaires socialistes (voir mon article précédent).

Lagarde rit de ses dents blanches dont les teintes émaillées se disputent l’éclat de la chevelure. La Chine qui songeait la bouder vient de l’adouber ! Désormais elle a les commandes en mains pour diriger l’énorme navire sur les eaux tumultueuses des liquidités anarchiques. Lagarde avoue que la tâche ne sera pas facile !

Lagarde bout d’impatience de prouver ses qualités d’économiste polyglotte ! Elle va continuer l’œuvre de son prédécesseur en appliquant des remèdes de cheval à une Grèce exsangue qui finira par guérir mais…morte !

-         Les Grecs doivent se serrer la ceinture. Demis Roussos ne doit plus être considéré comme le modèle à suivre ! La belle Hélène doit suivre une cure d’amaigrissement basée sur des diminutions de dépenses publiques, des hausses d’impôt, des privatisations. C’est ainsi qu’elle pourra rester dans la zone euro et nous éviter de  nous entraîner dans sa chute !! Une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro serait  un scénario du pire et il impérativement et par tous les moyens éviter !

Mais pour l’instant la grande Dame ne souhaite pas se rendre à Athènes pour y recevoir quelques salades horiatiki défraîchies sur le visage avec des risques de pandémie de la fameuse Escherichia Coli ! En effet, comment pourrait-on envisager qu’en l’état actuel des choses Lagarde raie publique haine ?
La grande Christine devra également se pencher sur les problèmes du Magreb en reconstruction et sur le cas des pays émergents qui souhaitent prendre plus de poids dans son organisation. Il faudra bien que la mère gère l’émergence…

Si Lagarde pèche par expérience elle aura tôt fait d’axer les rets de son pouvoir sur des bancs de poison menaçants qui prolifèrent dans les eaux territoriales de paradis fiscaux.
Mais si elle ignore le pauvre mendiant qui geint elle pourrait se voir tancer par la menace suivante :

-         Attention, Lagarde, hère ira a toi ! 

Christine devra donc, comme ses prédécesseurs, ne pas trop oublier les pauvres sans déposséder les riches !! Ménager la fortune des uns et soulager la misère des autres sans se faire trop d’illusions dans les vertus d’un cataplasme sur une jambe de chèque en bois.

mardi 28 juin 2011

AUBRY SE DECLARE ! GARE !

                                                       double cliquer si besoin est.....

Martine Aubry s'est enfin déclarée candidate pour la Primaire socialiste.
On n'attendait plus que cela !
Elle s'engage avec beaucoup de conviction !
C'est patent !

Enfin, attendons la suite...

lundi 27 juin 2011

BIENVENUE CHEZ LES BRETONS...


La spartine est une plante invasive !

- Elle éteint vase, Yves, lance le biologiste à son fils mineur mais néanmoins écolo précoce aux alentours de Brest !

- Tonnerre de Brest, répond le fils pubère ! Dis papa, elle est vraiment menaçante ?

- Oui, les spartines, hélas partent in.évitablement partout !! Elles encombrent les estuaires bretons ! Surtout elles menacent la petite statice !

- C’est qui, papa, ta copine ?

- Non, je te l’ai déjà dit, Yves, je n’ai pas de copine mais une maîtresse ! Et rien à voir avec celle qui t’enseigne le français à défaut de d’inculquer le breton !! Non, la statice c’est la lavande de mer ! Elle est super belle avec ses teintes bleues et violettes ! Tiens, tu en vois là-bas ! C’est un massif !!

- Ah, oui ! Je vois ! On en voit pas beaucoup, dis papa ?

- Ca tu peux le dire ! La statice est statice..tiquement de plus en plus rare ! Il faut la protéger ! Elle est en voie de disparition !

- Ah ? On pourrait en planter davantage ?

- Oui, mais surtout il faut arracher les vilaines spartines et les bouter de la rade de Brest !! Crois-moi c’est du sport ! Si on ne fait rien la rade de Brest sera envahie !

- Déjà qu’elle est infestée de sous-marins !

- Oui fiston, c’est bien triste !!

PETER FOLK RETROUVE SES AILES...

Peter Falk vient de nous quitter ! L’inspecteur Columbo a tiré sa révérence après un long combat contre Alzheimer. Beaucoup d’hommages ont été tissés sur la toile pour honorer le souvenir que laissera ce grand acteur. Je ne reviendrai pas sur les épisodes de sa vie. D’autres le font mieux que moi. Je ne retiendrai de Peter Folk (oui comme la musique !) qu’il était un très grand acteur ! Et que le septième art ne s’est pas suffisamment penché sur toute la gamme chromatique de ses talents.


Je suis un fan de Columbo, comme beaucoup ! Mais il faut avouer que l’inspecteur à l’imperméable gris a grignoté l’acteur. Heureusement certains metteurs en scène l’auront repéré : Cassavetes, Capra et puis Wenders. Dans « les ailes du désir », de Wenders, on trouve un Peter Falk émouvant, attachant, loin de ses oripeaux de lieutenant de police. Un ange devenu humain qui joue la mélodie du bonheur à un ange amoureux d’une jolie trapéziste. Un poète, à sa façon, qui loue l’humanité mortelle car elle est digne d’être vécue ne serait-ce que pour ses instants d’amour…


Un superbe rôle ! Que n’a t-on pas proposé à Peter d’autres rôles aussi magnifiques ?


Il les aurait largement mérités !!




Bien plus que Columbo dans son imperméable
Sortant l’air impavide d’une vieille Peugeot
Bien plus que le sergent, fin limier, redoutable
Je retiens de Peter d’indicibles sanglots…


Un Berlin noir et blanc d’avant la fin du mur
Un décor de Wenders où Peter joue l’humain
Ange blanc repenti et qui dans un murmure
Vante à l’ange Damiel le bonheur des Terriens.


Pour l’amour de Marion, trapéziste douée
Aux longs cheveux de blé emmêlés de mystère
Damiel renoncera à l’immortalité
Poussé par mille mots de Peter, le repère…


Qu’il est grand ce seigneur que les zèles délestent
Des gravités mystiques d’un Paradis pesant
Peter joue le gourou aux messages troublants
Pour son alter ego échappé du céleste.


Instants de poésie, suspension du sublime
Dans ce Berlin sépia que des couleurs trahissent
Quand Damiel éperdu fond dans le précipice
De l’amour défendu, au plus fort de l’intime.


Magie du cinéma dont se griment les gestes
De Peter l’insoumis au talent gaspillé
Dans le grand tourbillon des plats télévisés
Flots de fruits policiers au prosaïque zeste.


Car le borgne attachant dans son gris délavé
Rêvait dans le secret à des combats scéniques
A des scènes d’amour, des feux anthologiques
Mais que le septième art lui aura déniés.


Comme un folkeux déçu signe sur la guitare
Les accords élégiaques de son âme meurtrie
L’angelot fait humain et jusqu’à l’amnésie
Finira son chemin dans les ombres d’Icare.


Nul ne m’empêchera d’imaginer les ailes
Repousser sur le dos du génial incompris
Elles le portent déjà vers le ciel infini
Où tant d’étoiles rient de nos feux infidèles !!