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lundi 16 juillet 2012

LE CAS NEY

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Le petit Ney naît d’un père tonnelier, en 1738 et en Lorraine. A choisir il préfère la Lorraine et ses quiches aux quartiers parisiens. A l’ombre de l’obélisque nul n’aurait imaginé Ney faire titi...parisien. Etonné des tonneaux paternels il se dit que la France est vraiment le pays du vin ! Pour autant il ne suivra pas la voie de son père et s’engagera, dès que possible, dans un régiment de hussards en 1787.


Les hussards ont meilleure réputation que les Dragons (ah ! Les fameuses dragonnades, parlez-en donc aux Huguenots !) et très vite Ney se sent bien dans ce régiment ! Ney sait citer faits, lois qui ont émaillé la vie de son corps d’affectation. On l’adopte pour son intelligence mais on redoute son somnambulisme fantasque : vers 4 heures du matin Ney au lit tique ! Il se lève et fait le tour de la garnison. Il faut le bâillonner.


Le jour il brille ! Car Ney aspire à la renommée  (carnet à spirales à renommer ?). Sous la Révolution il n’étouffe pas ! Bien au contraire, il combat aux frontières où il est remarqué par Kléber (natif de Colombes) en 1794. Seul le clébard de Kléber l’abhorre mais peu lui chaut ! Tous les hommes qu’il mène au combat l’admirent ! Ils l’affublent du joli titre d’«l’Infatigable». Ney ose élans des cavaleries et bientôt les charges du corps de hussards qu’il commande en 1797 contribuent aux victoires de Neuwied et de Dierdoff.

Quand la guerre reprend en 1798, Ney s’illustre  encore en s’emparant de Manheim (Bade-Wutemberg) par la ruse, avec seulement 150 hommes. Il est promu général de division et, sans faire plus de cinéma, on ne s’émeut pas si Ney file vers la gloire. Après de nouveaux exploits dans l’Armée du Danube, il se voit affecté au commandement provisoire de l’Armée du Rhin. Ainsi Ney se rend rhénan et boit du bon vin d’Alsace. Dans quel état second l’est a mis Ney ! Mais l’homme réagit, réussit son sevrage. Ainsi, il sert sous les ordres de Lecourbe mais il prend la tangente quand il apprend le coup d’Etat du 18-Brumaire du petit Bonaparte. Bien que Républicain Ney fera acte d’adhésion au Consulat.

En 1800, sous le commandement de Moreau, Ney vêt son manteau de glace et trucide froidement l’ennemi. Lors de la d’Hohenlinden, le 3 décembre il épargnera quand même 10.000 prisonniers selon les statistiques évasives de l’époque.. Le Premier Consul, un certain Napoléon, s’intéresse alors de près à ce général :



- Il faudrait qu’on se fasse vite amis, Ney, lui lance-t-il avec un zeste d’audace.


En amour Ney semble au creux de la vague ce qui le rend amer : en tout bal Ney erre. Il s’écarte des cercles de danse et reste à l’entrée, un verre à la main. Dans le hall Ney, saoul, boit ! Il pourrait retomber dans la boisson. Il ne faut pas boire Ney ! « Boire Ney » ça ressemble à… Mais c’est bien sûr ! Aussi, Napoléon lui présente une amie d’Hortense de Beauharnais. C’est le coup de foudre ! Il brûle d’amour ; ainsi Ney raie sa mélancolie. Il épousera Aglaé Auguié ! Napoléon satisfait d’avoir casé la mégère remerciera son ami et le nommant ambassadeur en Suisse, lui sommant de lui ramener régulièrement des tablettes de chocolat. En 1803, Napoléon lui confie un travail : commander le VIème corps d’armée du camp de Boulogne : boulot naît.  L’année suivante, satisfait de son protégé il le fait maréchal. Reconnaissant pour son mentor paraît Ney.

Ney, pas laid, lève reste d’une armée pour mener les attaques avec brio. Il s’avère néanmoins pauvre stratège et l’Empereur n’aura de cesse que son Maréchal ne soit guidé. Sans être amer de cette faiblesse méditera Ney.  En 1805, Ney se lance en campagne à la tête du VIème corps. A Elchingen (14 octobre 1805), il refoule les Autrichiens vers Ulm, ville qui ignore encore qu’elle donnera naissance à un aéronef ultra léger. Cette victoire lui vaudra en 1808 le titre ducal. Il n’en revient pas !


Il brûle intérieurement ; la dimension ducale scie Ney !

Tout ragaillardi il marche ensuite sur le Tyrol d’où il chasse l’archiduc Charles.

- Casse toi, pov’ con, lui lance-t-il, de toutes façons tu n’avais qu’un petit rôle !

En 1806, il participe à la campagne de Prusse.  Présent à Iéna, le 14 octobre, il emmène ses divisions au grand galop Ney ! A l’assaut des lignes prussiennes !  Mais, emporté par son élan, il se retrouve encerclé. C’est Lannes qui le tire dare-dare de ce guêpier !  Pour ne pas voir l’année damnée Lannes aida Ney… Le lendemain sans mandat d’âme Ney prend Erfurt et quelques jours plus tard entame le siège de Magdebourg à une vitesse grand V (mach II : bourre !) ! Une simple formalité car le siège ne durera que 24 heures top chrono. Trop facile !


Il est partout ; à Eylau (8 février 1807) où il arrive en retard sur le champ de bataille tant il est habité par un petit air qui lui trotte dans la tête :
- Eylau, Eylau, I Don't Know Why you Say Goodbye I Say Eylau.
Désenvouté par un pasteur anglican natif de Liverpool il se ressaisira ! Il finira par contraindre les Russes à se replier, à Guttstadt (Pologne) ! Il va combattre 70 000 hommes avec seulement 14 000 soldats ! Il n’y a pas à se tromper : héros naît ! A Friedland, il attaque l’aile gauche de l’armée ennemie et la jette dans l’Alle. L’ennemi ne comprend que d’Alle !!


De 1808 à 1811, Ney sert en Espagne et au Portugal. Il en gardera un temps halé : il s’aime en beau bis Ney ! Après plusieurs succès et autres massacres, il entame le siège de Villa-Franca. Quand l’armée de Masséna effectue sa retraite bien avant 60 ans, il mène les combats ingrats d’arrière-gardes, avec les 6 000 hommes qui restent de son corps. Il développe un psoriasis dès qu’on lui annonce qui sera sous les ordres de Masséna ! Les querelles sont fréquentes entre les deux hommes. Dans la bouche de Ney s’amassent haineux des mots pour les asséner à Masséna.


Napoléon ne voit pas en quoi il y a problème à ce que Masséna succède à Ney :


- Il est mieux qu’un substitut, lance l’Empereur à ce mauvais esprit, si tu n’es pas content je te mute !


Dont acte !  Napoléon finit par destituer Ney en mars 1811. Renvoyé en France, il est chargé de préparer un des corps d’armée qui va envahir la Russie.

C’est un doux euphémisme que de qualifier cette campagne comme la plus grande connerie de Napoléon. Mais, elle fera l’heure de gloire de Ney !  Il participe activement à la prise de Smolensk, où il reçoit une balle dans le cou, sale coup.



- Où le coup ? Au cou ! C’est le « coup-cou » Ney, lui lance goguenard son médecin neurasthénique mais très aux petits soins.

Lors de la bataille de Borodino (7 septembre 1812), il se lance à l’attaque de la grande redoute en chantant «Borodino the trouble I’ve seen » ! Ce chant guerrier lui est décisif ! Cette prise de la redoute le fera cataloguer « Prince de la Moskova ». Et Napoléon renchérira en le surnommant le «brave des braves».


Lors de la triste retraite de Russie, il fait des prodiges. Chargé de l’arrière- garde, harcelé par les cosaques, il parvient miraculeusement à rejoindre Napoléon avant le passage de la Bérézina. Pour sauver 3 000 hommes du désastre, il n’est pas avare d’efforts et de sacrifices. Il est l’un des derniers Français à quitter le sol russe. Laminé est l’ami Ney.


Les deux années suivantes, Ney est placé à des postes clefs, présent à Lützen (2 mai 1813), à Bautzen (20-21 mai 1813), à Dennewitz (6 septembre 1813), où il est battu par Bernadotte, à Leipzig enfin (16-19 octobre 1813). Après la défaite, il juge que l’ambition napoléonienne est  la principale cause du désastre !

- Tes hommes se sont fait plumer, la guerre devient absurde et tourne au sang sot Ney (étourneaux ? Sansonnets ?) !


C’est ce qu’il se dit en boucle de façon compulsive. Aussi, en avril 1814,  finira-t-il par demander à l’Aigle d’abdiquer !

Au retour du Roi Louis XVIII, Ney lui adresse son allégeance. Louis le nomme commandant de la Garde royale et Pair de France. Il va devenir un courtisan mais un peu ballot Ney. On lui reprochera ses origines roturières ! Fortement affecté il se retirera dans ses terres !


Bientôt on apprend que Napoléon a quitté l’île d’Elbe et qu’il monte sur Paris ! Ney offre alors au Roi de ramener l’Empereur «dans une cage de fer». Mais quand il retrouve Napoléon l’homme redevient le petit enfant qu’il a toujours été, finalement ! On retrouve Ney gosse !

- O mon Empereur, je vous vénère, je suis à vos genoux !!

- Mon pauvre bougre, vous manquez de constance, tout ceci m’atterre Ney !!

Cela dit Ney servira l’Empereur durant sa campagne de Belgique (1815) jusqu’à la chute de Waterloo. Moins fringant, malhabile, Ney bafouille et ses charges s’effritent (de Belgique). Ses entreprises martiales s’avèrent suicidaires. Après la défaite, il se présente à la Chambre des Pairs pour tenter de se justifier. Mais la Chambre par dépit raie Ney !


Fouché échauffé mais pas fâché lui fournira un passeport afin qu’il se taille. Mais il ne veut pas un passe-droit de cet acabit Ney ! Il refuse de fuir ! Réfugié dans un village il se fera arrêté un 3 août 1815. La Chambre des pairs prend l’affaire en main et décrète la peine capitale (parmi les votants, Chateaubriand). Mais, en tant que « brave des braves » il ne craint pas les châtiments capitaux Ney !

Le 7 décembre, au lieu de l’exécuter sur la plaine de Grenelle, comme c’est la coutume, on l’emmène sur l’avenue de l’Observatoire, pour éviter les mouvements de foule.


- Ah, bandeau Ney ?


Ney refuse le bandeau, tonne «Soldats, droit au cœur !» et tombe, fusillé.


Le monarque qui se croit fort tue Ney. Mais l’histoire balaiera la monarchie…


En revanche une légende étaie Ney !






vendredi 13 juillet 2012

CES COUTS DE VACANCES QU'ON NE SOUHAITERAIT PAS VOIR D'UREE...


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PSA : CHRONIQUE D'UNE CATASTROPHE ANNONCEE



Le groupe PSA Peugeot-Citroën vient d’annoncer la suppression de 8.000 postes en France. Le site d’Aulnay-sous-bois, qui construit la C3, paiera un lourd tribut ! Sa suppression pure et dure est programmée pour 2014 ! Des effectifs seront réduits dans l’usine de Rennes !

Comment en est-on arrivé là ?

Le mal rongeait le groupe depuis un moment et d’aucuns pensent qu’un plan social était dans les cartons avant les présidentielles ; mais qu’on l’avait tu !

PSA souffre d’atonie aiguë ! C’est un groupe qui n’a pas su innover pour relancer ses ventes (notamment au Brésil et en Chine) et qui s’est contenté du marché hexagonal pour assurer la majorité de son chiffre d’affaires !

Quelques modèles à succès (Peugeot 3008, DS3) n’ont pu occulter la baisse tendancielle des ventes et une certaine dégringolade. De plus en plus PSA affronte des petites concurrentes (La Polo de Volkswagen par exemple) et n’arrive pas à se positionner sur le haut de gamme : la C6 est assez systématiquement balayée par la BMW 5 ou l’Audi A6 : car l’A6 tait sa rivale !

Par baisse des ventes le groupe PSA se retrouve fatalement avec une trésorerie famélique. Il supporte le poids d’infrastructures sous utilisées. L’usine d’Aulnay ne tournerait qu’à 60 % de ses capacités ! Au bout d’un moment les aides de l’état, le chômage partiel et le gonflement des stocks trouvent leur limite !

Par manque d’innovations et de modèles attractifs le groupe PSA, par la voix de son Président (du Directoire) Mr Varin, vient d’annoncer une catastrophe nationale qui met sous l’éteignoir le Tour de France et le prochain défilé du 14 Juillet.

Une sacrée épine dans le pied du gouvernement Ayrault !

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, va encore jouer les pompiers de service ! Mais avec quels moyens ?

Il fera tout pour que les ouvriers de PSA ne soient pas abandonnés à la SPA (Société Protectrice des Abattus) durant la période d’été ! Mais la tâche semble herculéenne !!


Trop petit pour songer à des rêves de gloire
Trop ancré dans le port d’une France transie
PSA d’un trait noir inscrit dans son histoire
Un chapitre béant aux éclats d’agonie.

Depuis longtemps déjà plongeait le nain colosse
Dans les abysses folles des commandes en berne
Les carnets déplumés attisaient à la hausse
Les surcapacités de productions internes.

Surclassées par l’aura des berlines teutonnes
Citroën et Peugeot dans le haut de la gamme
N’ont fait que bafouiller en ces segments atones
Qu’égayaient par instants de fragiles sésames.

Le créneau des déesses cache mal un malaise
Qui empreint la C3 ; c’est ainsi que dol naît
Sous bois dûment touché, superstition niaise
Atermoyant l’émoi d’un désastre annoncé…

Il eût fallu l’effort nu de velléités
Dans l’innovation pure, dans la quête du Graal
La voiture du futur écologique et gaie
Conceptions futuristes, idées originales…

Marchés peaux de chagrin, trésorerie fluette
Varin coupe un vérin de surcoûts pathogènes
Il se nourrit d’humains, sueurs en gouttelettes
Huit mille âmes sapées, la bolée d’oxygène ?

Derrière un alibi nommé coût du travail
PSA prône fort moins de cotisations
PS a son Ayrault qui craint l’épouvantail :
La Sécu anémiée vivra l’hypotension !

Des latences pérennes ont sapé sourdement
Depuis de trop long mois l’industrie de nos plaines
Subventions éperdues, risibles pansements
Ne pouvaient renflouer la flottille incertaine…

Il est en ce pays des gâchis sidéraux
De mauvais choix fleuris sur des branches fragiles
Des lauriers enivrants sclérosant les cerveaux
On s’y endort très vite, en repos immobiles.

La planète s’agite, des pays émergents
Exhibent l’étendard de leur force nouvelle
Et le vieil hexagone au nombril impotent
Peine à trouver la voie d’une éclaircie rebelle.

Huit mille âmes sapées en dépit des avances
Des soutiens aux chercheurs, du chômage flexible
Au valétudinaire les cornes d’abondance
Ne reste que l’aigreur et l’incompréhensible…

Ne reste que l’aigreur et l’incompréhensible…

mercredi 11 juillet 2012

lundi 9 juillet 2012

UN RESEAU HORS ANGES : C'EST L'ENFER...


Une gigantesque panne de réseau d’Orange a privé 28 millions de clients de l'opérateur de l'usage de leur téléphone mobile, en France, à partir de vendredi après-midi pendant une douzaine d'heures.

Que s'est-il passé exactement ?  L'opérateur a été «touché par une panne logicielle sur un équipement essentiel du réseau mobile», a expliqué Orange. Le matériel incriminé est un équipement de nouvelle génération, mais apparemment doté d’une obsolescence programmée de un an. Ce matériel  baptisé HLR, «Home Location Register» sert de base de données de localisation instantanée de tous les téléphones mobiles actifs sur le réseau», explique Francis Jutand, directeur scientifique de l'institut des Mines-Télécoms.  A l’image d’une tour de contrôle aéroportuaire le HLR sert à localiser, en direct, les numéros de téléphones des appelants et de leurs correspondants.

Il est encore trop tôt pour tirer les conclusions de la panne mais Orange, bien amer,  fait remarquer que le logiciel incriminé avait fait l'objet d'une opération de maintenance deux jours auparavant !

En attendant, le PDF d'Orange  Stéphane Richard (plus pour très longtemps) a annoncé samedi que tous les clients de l'opérateur téléphonique bénéficieraient d'une journée de gratuité à la rentrée ! De leur côté, les titulaires d’une offre illimitée obtiendront pour leur part 1 Go d’Internet mobile à consommer durant tout le mois de septembre. Enfin, les abonnés auront le droit à une place de cinéma gratuite.
On en fera pas plus car la marge de manœuvre est faible face à la concurrence et les dents longues de Free, le quatrième opérateur qui veut casser les prix !!


Le plan Orange s’est mis au rouge
Allô j’appelle mais rien ne bouge
Le Home Location Register
Fait le dam des opérateurs.


Le logiciel d’un fier  réseau
N’a pu gérer l’afflux de flots
De textos  ou d’élan vocal
Allô j’appelle mais l’écho cale !


Orange amère et gros pépins
Sur le réseau soudain sans gain
De réactivité factuelle
Aucun retour à mon appel !


Orphelin on s’est retrouvé
D’un trop  surpuissant messager
Démunis, nus dans un désert
De téléphonie salutaire.


Interlocuteurs disparus
Horreur des horaires inconnus
Consigne aux abonnés absents
Rendez-vous manqués, errements…


Accrochées aux portables vains
Les fourmis perdent le chemin
Le cœur des gens  bat à l’envers
Dans le silence de la Terre.


Radeau muet qui nous méduse
Flux d’interrogations camuses
Vacuité du communicant
Rendra le calme assourdissant.


Orange, ô rage, ô désespoir
Que n’ai-je vécu qu’un grand noir
Couvrît de son épais tramage
Le fécond berceau des messages ?

Appel que nul n’épaule est pâle
SMS essaime estivale
Inutilité provisoire
Nimbée de mots fulminatoires.

J’apprendrai  d’une humeur plus leste
Qu’Orange pour nous fera le zeste :
Remettre à flot tout le réseau
Et nous indemniser ;  trop beau !

Une journée de gratuité
Pluies de Texto  à volonté
Don d’une place au cinéma
Et le popcorn ? Et le nougat ?

J’aimais bien Orange mais qu’Annick
Ma voisine ainsi  le critique
Ne m’émeut plus apparemment
Et Free semblerait au courant…

Et Free semblerait au courant !

samedi 7 juillet 2012

CES DEFAUTS QU'ALI TAIT...


Flamby, lors de sa campagne, avait martelé que le gabonais Ali Bongo n’était pas un bel exemple de démocrate invétéré ! On ne s’attendait donc pas à ce qu’il se décidât d’inviter le dit Bongo à un petit lunch à l’Elysée ! C’est pourtant ce qui s’est passé ! Notre nouveau Président a reçu son hôte africain en faisant fi de ses bonnes intentions d’en finir avec la Françafrique et ses connivences avec les dictateurs de tous poils qui hantent le plus misérable des cinq continents !

Les ONG (Organisation Non Gouvernementales) pouvaient crier aux loups avec des cris d’orfraie, voire crier aux fous avec des cris  d’ « hors ! »  laids, rien n’y fit ! Fi !

Ali, le fils d’Omar, se rendit à l’Elysée dans un grand tourbillon de polémiques.

Il y a eu un Gabonais au numéro demandé, celui du Palais élyséen. Ali, le fils d’Omar est venu présenter sa vision d’un Gabon émergent et soucieux de conserver des attaches avec l’économie française. Il est vrai que l’hexagone est encore le principale partenaire économique du Gabon où les groupes Total, Bolloré ou encore Rougier sont très présents pour exploiter la main d’œuvre locale et profiter des matières premières (pétrole, déforestation…)

Mais comme le changement c’est maintenant Ali n’eut droit qu’à des morceaux de carottes en apéritif avec du  Champomy !

- Ca ne peut pas te faire de mal, a lancé Flamby à son hôte, vois comme ta surcharge pondérale te dessert ! Suis un régime, mais pas bananier ! Fais comme moi, perds quelques kilos et tu verras : on se sent mieux !!

De quoi ont pu parler les deux hommes ? Des droits de l’homme à Libreville « la pas très bien nommée » ? Des petites richesses immobilières qu’Ali emmagasine en France ? De la dernière base militaire française qui végète au Gabon ?

Allez savoir ! A sa sortie de l’Elysée Mr Bongo a dit que tout s’était bien passé ; presque aussi bien que la satiété alimentaire dont bénéficie son pays.

Ali ment !

Confirmation par notre Flamby national :

- Quand on aborde..heu…les problèmes des droits de l’Homme, heu...ça pêche un peu. Ali..heu..tique !!

Bref, on ne voit pas comment les dictateurs ou les Présidents mal élus pourraient, dans ces conditions, disparaître du panorama africain…

Bingo Bongo ! Et bang pour le Gabon aux gabegies ingambes…


vendredi 6 juillet 2012

jeudi 5 juillet 2012

DUFLOT ET L'ECOLOGIE VISCERALE...

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Chez Télécom, les règles qu'on suit sidèrent !




Les vagues de suicide ont peut être un caractère darwinien : une régulation des espèces ! Les plus faibles se tuent car ils ne peuvent supporter les contraintes des plus forts. Dans ce cas le rôle du suicide est « ôter les faunes », amputer la société d’un certain règne animal inadapté.

Le sociologue Durkheim, s’il vivait encore, aurait bénéficié d’un superbe théâtre d’investigation au sein de France Télécom. L’homme qui s’est penché sur les causes du suicide auraient pu relever 80 cas d’actes accomplis ou tentatives, au total selon les syndicats ! Un véritable laboratoire d’observation !

Qu’en aurait-il retiré ? Que les employés de la noble société se suicident de façon altruiste (mon sacrifice va servir aux autres, à faire avancer les choses dans cette boîte de M…) ou qu’ils mettent fin à leurs jours par pur dessein égoïste ou qu’ils se trucident par excès de pression et de harcèlement ?

Toujours est-il que Didier Lombard, qui n’est plus PDG de l'entreprise depuis début 2010, vient d’être mis en examen dans le cadre de l’enquête sur ce dossier des « suicidés-Télécom ».

Cette mise en examen pour « harcèlement moral » est la « première procédure pénale qui vise, en France, la politique de gestion du personnel d’une grande société », selon Reuters.

L'avocat de Didier Lombard, Me Jean Veil (J’en veille ?), a indiqué à l’agence de presse qu’après quatre heures d’audition, par deux juges d’instruction, son client a été placé sous contrôle judiciaire et a dû verser une caution de 100 000 euros.

Rappelons que le harcèlement moral est puni d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende pour les personnes physiques. Le harcèlement moral, lui, est bien défini contrairement à le harcèlement sexuel qui reste à éclaircir selon le Conseil Constitutionnel ! Mais ceci est un autre problème !

Les sociétés encourent principalement des amendes et France Télécom, en tant que « personne morale », est justement susceptible d’être poursuivie !!

Pour mémoire, l’Inspection du travail avait conclu au « caractère pathogène de la politique de restructuration et de management » mise en place par Didier Lombard. Les objectifs étaient alors de réduire les effectifs de 22 000 personnes, de provoquer un changement de métier pour 10 000 employés et de recruter 6 000 nouveaux salariés.

Ce véritable tsunami peut expliquer la présence de suicides fatalistes, selon la typologie de Durkheim. Les salariés, noyés dans une pléthore de régulations, n’ont pas résisté à la pression environnementale interne et, enfermés dans la certitude d’un non-retour à des valeurs plus humanistes, se sont retrouvés chez St Pierre, histoire de voir si ses clés ne sont pas rouillées.

En gros on s’ôta la vie en réaction à une politique dure qu’aime le management !

A moins que cela ne soit pour un autre mobile ! En terme de suicide les gazés ont leur raison et les pendus la leur !!

mercredi 4 juillet 2012

AYRAULT QUETE LA CONFIANCE...



Les éditorialistes ont la dent dure à l’égard du discours de politique générale qu’a tenu le Premier Ministre JMA (Jean Marc Ayrault) hier à l’Assemblée Nationale.

Il faut dire que ça ronflait sec dans l’hémicycle quand ça ne tweetait pas intempestivement ou que ça ne consultait pas ses textos avec fébrilité. JMA n’est pas un orateur mais peu lui chaut. Il s’est plié à cet exercice convenu : parler devant les députés pour dévoiler sa feuille de route.

A gauche, le journal Libération salue normalement «le retour du Premier ministre» dans sa fonction traditionnelle de conduite de la politique du pays, avec pour maître mot la «concertation».

En espérant que concertation ne rime point trop avec consternation.

Jean-Paul Piérot prête sa plume pour écrire un mot et retient dans L'Humanité  «que les efforts exigés pour tous seront répartis proportionnellement selon les revenus de chacun». Mais l'éditorialiste du journal communiste regrette que, «sur les dossiers sociaux les plus lourds, JMA soit resté dans les clous trop serrés du rigorisme de la chasse aux déficits».

Certes mais à aucun moment JMA n’a sorti le mot « rigueur ». Pourtant, il semble vrai que dans l’ère austère, Ayrault s’terre !

Sur la rive droite aux doux relents d’UMP chiffonné, Le Figaro juge qu'«après ce discours de politique générale, les Français ne sont donc guère plus avancés. Ils savent que la hausse de la fiscalité sera la pierre angulaire du quinquennat, mais quid du reste? Tout est flou».

Ainsi écrit Paul-Henri du Limbert en reprenant le mot « flou » qu’avait jadis utilisé Martine Aubry pour qualifier les discours de son rival Hollande, lors des primaires socialistes !

-         Quand il y a du flou c’est qu’il y a un loup, avait dit la Maire de Lille !

C’est vrai que ce discours fut flou ! On sait juste que l’impôt renfloue, mais quel impôt vraiment ? Pour certains ce flou flouera ! Les riches apparemment ! A moins qu’ils envoient des flous monétaires dans des paradis fiscaux aux rayons de soleil flous.

Dans Les Echos, Henri Gibier se fait chasseur et tire sur l’aridité du discours ! Mais quelle idée aussi de ne pas proposer un verre d’eau (à la rose) à notre brave JMA qui termina son discours la bouche en feu ! L’absence d’eau minérale mine Ayrault.

Certes le speech fut à rides ! De grosses lignes d’expression désapprobatrice dans les rangs de l’UMP.
Hubert Coudurier, du Télégramme, a entendu «une déclaration d'intention un peu terne, mais aussi un catalogue de ce qui va mal en France». Alors prosternons-nous ou est ce prose terne ?

Ni l’un ni l’autre car le moment est mal choisi pour tomber dans la grandiloquence et les tournures emphatiques. Les mots de JMA sans être  lyriques ne se vêtaient pas de ternes oripeaux. Le Premier Ministre a simplement annoncé une couleur entre gris d’austérité et rose de croissance. Il a fait du Hollande demi-vieux avec quelques trous d’imprécision…

On ne pourrait lui en vouloir ! La droite, toute regonflée de critiques, n’aurait sûrement pas mieux fait !


TOMBES TOMBENT A TOMBOUCTOU...

Les islamistes du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l'Islam) ont fracassé lundi une porte d'entrée d'une des trois plus grandes mosquées de la ville de Tombouctou (Nord du Mali), datant du XVe siècle, après avoir détruit pendant le week-end sept des seize mausolées de saints musulmans. Les fanatiques affirment agir"au nom de Dieu", et estiment que les mausolées alimentent l'idolâtrie.

Ils ont menacé de détruire toute mosquée contenant les restes de saints. Les islamistes font régner la terreur dans ce coin du Mali et ont profité d'un putsch le 22 mars à Bamako pour accélérer leur progression dans tout le nord du pays qu'ils contrôlent depuis trois mois au détriment de la rébellion touareg. Ils veulent imposer la charia (loi islamique) dans tout le Mali.

Dans un communiqué lors d’une réunion à Saint-Pétersbourg (nord-ouest de la Russie), le comité du patrimoine mondial de l’Unesco a «condamné vigoureusement les actes de destruction des mausolées à Tombouctou» et «appelé à mettre fin à ces actes répugnants», citant une résolution adoptée la veille.

Mais le mal est déjà fait. Les habitants de Tombouctou vivent, chaque jour, avec la peur au ventre : crainte de représailles, de mains coupées, de flagellations (un couple flagellé en public pour avoir eu un enfant hors mariage…).

Et Dieu dans tout cela ?? 



Nord Mali mort n’a lit que pour ses sanglots longs
A contempler d’effroi l’innommable saccage
Les Mosquées éboulées sous des coulées de rage
Des mausolées broyés par les haines d’aplomb.

Au détour du Coran dans ses sillons obscurs
Les barbus maléfiques imprégnés du bon droit
Anéantissent à vie l’héritage des rois
Les traditions des sages aux prophéties d’azur.

La plaie de Tombouctou saigne de ce passé
Séculaire et sacré que renient les vandales
Au nom de leur sacré d’aigreur professorale
Tombouctou geint de peur et d’angoisse mêlées.

Le fouet s’approprie des vertus salvatrices
Pour châtier tout impur aux yeux des justiciers
Châtiment péremptoire sur les peaux suppliciées
Chant des flagellations, ballet d’inquisitrices…

Sous les cranes le noir du néant ressenti
L’épouvante invitée dans les regards éteints
Tombouctou sous le joug de l’Islam assassin
Geint de froide terreur et de cris assourdis.

La charia d’Ansar Dine sans sourdine ainsi donne
De la voix sépulcrale qui pourfend le silence
Détruit l’idolâtrie et ses pierres d’insolence
Sous le blâme feutré de l’Occident atone.

lundi 2 juillet 2012

Quelle ère "Audit" du héros Ayrault, dites !


Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, vient de se faire remettre un petit opuscule bien écrit, rédigé avec soin par un aréopage de gens besogneux, amoureux des chiffres, sous la houlette de Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes.

Cet ouvrage dépeint un sublime audit sur les finances publiques de la France. La Cour des comptes estime notamment que l'effort budgétaire pour respecter les engagements internationaux de la France en 2012 devrait nécessiter entre 6 et 10 milliards de mesures nouvelles.

Faisons une moyenne : 8 milliards de mesures nouvelles ! Bigre, ça fait 38 000 000 de mesures par jour à voter ! Les députés ne vont pas chômer ! Le changement c’est maintenant !

Pardon ? La Cour s’est mal exprimée ? Il s’agirait en moyenne de 8 milliards d’€ de mesures nouvelles ! Ah, ce n’est que ça ! J’ai eu peur ! Mais bon sang, il faut mieux s’exprimer, l’ami Gault (sans Millau), heu, l’ami Migaud.

Migaud sans mots gais veut du magot sans mégoter !

Les Français se demanderont encore pourquoi il faut retrouver 8 milliards d’€ ! Qu’est-ce qu’on fait de tout cet argent qu’on nous retire chaque jour via la TVA ? Il s’évapore ! Trop liquide peut-être sous l’achat-leurre ?

- Cet audit confirme les analyses faites pendant la campagne présidentielle et valide les mesures et orientations que le gouvernement s'apprête à présenter au Parlement, conformément aux engagements du Président de la République, a lancé Ayrault, héros d’un futur serrage de ceinture version gauchisée,.

- La situation des finances publiques laissée par le gouvernement Fillon va nous forcer à redresser le pays, ajoute un agent des serre-vis du Premier Ministre, on va devoir faire le boulot que n’ont pas fait nos prédécesseurs !!

- La croissance en 2012 sera plus faible que les prévisions du précédent gouvernement,  fait remarquer le Nantais matignonesque,  il va falloir relancer la bêbête PIB si on ne souhaite pas que Pôle Emploi voit son audience augmenter !

En attendant le collectif budgétaire présenté mercredi pour 2012 comportera «des mesures de justice fiscale : le contribuable dit « l’aisé » se verra davantage « lésé » car Matignon prophétise déjà « l’aisé qui hèle » ! Qui hèle qui ? Une aide venant de l’étranger ? Un placement en Suisse ?

Les plus grandes entreprises participeront aussi à l'effort collectif. Les «classes populaires et les classes moyennes» seront quant à elles «préservées», promet le brave Ayrault qui ne croit déjà plus à ses promesses que des mots pressent hâtivement dans sa bouche.

Parallèlement, la dépense sera maîtrisée, conclut l’homme de Loire-Atlantique. A part certains budgets (Education Nationale, Police, Justice, Gendarmerie) la ligne de conduite sera la coupe claire et nette ! On va amputer les enveloppes de façon inversement proportionnelle aux propensions moyennes à opter pour la rose !

Si les économistes de Bercy votent à 35 % socialiste on leur rabotera l’enveloppe de fonctionnement de 2,85 % (soit 1/35). Si 18 % des éminents fonctionnaires de l’Environnement glissent  habituellement le bulletin rose dans l’urne (la concurrence EELV pouvant l’expliquer) on diminuera leurs subsides de 5 ,55 % (soit 1/18) etc…

Aussi, pour couper au mieux dans les budgets sans s’exposer à de futurs dégâts électoraux Mr Ayrault a commandé un second audit auprès d’un institut de sondage (dont je tairai le nom, na !). Il devrait permettre au Sage de situer les intentions de votes des fonctionnaires à l’horizon 2017. Avec un risque d’erreur cependant !!

La vie politique c’est vraiment l’amour du risque !!

samedi 30 juin 2012

UN PACTE, IMPACT SUR LA CROISSANCE ?

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La soupe à la grimace et à l’austérité, non, vraiment, sans façon ! Si on pouvait mettre un peu de sel de croissance Mme Merkel ! Ca grimaçait de rictus déconfits, ça psalmodiait en geignant l’ode rédempteur d’un keynésianisme rose-velte, ça larmoyait de liquidités de plus en plus acides en raison de taux d’intérêt corrosifs. La chancelière a eu pitié d’eux !

- Ya, ich bin einverstanden (je suis d’accord) ! L’UE ne doit pas être le bureau des pleurs ! On va se concocter un petit pacte de croissance !

Et dans la nuit de jeudi à vendredi, au sommet de leur gloire commensale, les chefs d’Etat de l’UE réunis à Bruxelles se sont mis d’accord pour améliorer le financement de l'économie à hauteur de 120 milliards d'euros pour des mesures immédiates de croissance !

Cette jolie petite somme (250 fois le budget du Real Madrid) représente environ 1% du produit intérieur brut (PIB) de l'UE. C’est comme si chaque ressortissant de l’Union Européenne recevait quelque 260 € pour l’année. Ce n’est pas négligeable mais parallèlement des économistes pensent que cet effort sera insuffisant pour relancer des grands travaux (infrastructures routières, énergie renouvelable…)

Ne faisons pas la fine bouche pâtissière car sans la pugnacité d’un Flamby crémeux ce pacte de croissance n’aurait peut-être pas vu le jour sauf sous la pression de jeunes grecs ou espagnols en situation de cocotte-minute explosive.

Il est vrai que François Hollande  a toujours refusé de faire ratifier le traité de discipline budgétaire adopté en mars s'il n'était pas complété par un volet croissance.

- Pas d’austérité sans croissance, pas de croissance sans austérité, eût-il pu clamer.

Rasséréné sur les bonnes inclinations de la Chancelière notre Président a indiqué que le pacte budgétaire serait soumis au Parlement français en même temps que le pacte de croissance, la taxe sur les transactions financière (voir plus loin) et la supervision bancaire.

L'adoption formelle de ce pacte de croissance s’est pourtant fait attendre car l'Italie et l'Espagne freinaient des deux pieds (dont un botté) tant que des solutions d'urgence n’étaient pas adoptées pour faire baisser les taux d'intérêt prohibitifs que leur imposent les marchés pour se financer.

Finalement, Herman Van Rompuy, le Président européen, a annoncé dans une conférence de presse que les 17 allaient mettre en place un mécanisme d'ici fin 2012 permettant de de recapitaliser les banques (les pauvres, elles crient famine !) directement via des fonds de secours et d'assouplir les conditions pour qu'ils achètent de la dette souveraine sur les marchés, accédant à une demande de l'Espagne et de l'Italie ! 

- Quand ce sera prêt (ouh, le jeu de mots !), le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques, a déclaré  Van Rompuy en terminant une glace nappée de Chantilly.


La zone euro se dit également prête à ce que les fonds de secours interviennent pour rassurer les marchés (l’ennemi selon le candidat Hollande), a ajouté Herman Van Rompuy en entamant sa liqueur de framboise, ce qui signifie que le FESF (Fonds Européen de Stabilisation Financière) et le MES pourront acheter directement des titres de dette sur les marchés.


-  Si l’Espagne veut de l’oseille elle pourra émettre des obligations d’Etat et hop, le FESF les lui achètera ! L’Espagne devra simplement se comporter en bon petit débiteur désireux de bien rembourser ses dettes par l’application de bonnes conduites budgétaires ! Du genre : suppression de fonctionnaires, gel des salaires, mise sous tutelle de grands clubs de foot déficitaires (non, ça c’est une utopie !)

Un accord a été également signé sur une "coopération renforcée de créer une taxe sur les transactions financières". La fameuse taxe Tobin reprend du poil de la bête  et il faudrait que neuf pays adoptent, volontairement, cette taxe pour qu'elle soit mise en place. On avance, on avance !

Enfin, après des années de blocus idéologique, l'Union européenne est parvenue vendredi à un accord sur la création d'un brevet unique européen. Ce BUE devrait permettre de réduire fortement le coût des inventions, au prix d'une division administrative entre Londres, Paris et Munich. On vient enfin d’instituer un système de brevet protégeant en une seule fois une invention dans tous les pays membres. On avance, on avance, mais vers où ?