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dimanche 26 avril 2009

SON PARTI, IL LA REND HILARANTE !

C’était un mercredi 22 avril 2009, à l’assemblée Nationale.

Ah, mercredi, folle journée ! Ce n’est pas Vincent Lindon qui me dira le contraire ! Dans le film de Pascal Thomas (2001) on le voit, père divorcé, en train de s’occuper de sa fille, tout en bravant les difficultés de la vie…qui continue.

Pour Rachida Dati, notre garde des sottises, ce fut aussi une folle journée.

D’abord faire garder Zohra ! Depuis qu’elle fait ses dents Zohra est très ch… ! Disons qu’elle donne du fil à retordre à Rachida. Surtout que le père n’est toujours pas là pour s’occuper de la progéniture !! Ah, les hommes !

C’est avec des grosses cernes sous les yeux que Rachida dépose la petite fille chez ses parents !
Puis elle se rend à l’Assemblée Nationale pour une réunion organisée par les Jeunes Populaires – une branche archi dynamique de l’UMP. Une sorte de pépinière de futurs Xavier Bertrand, de prometteurs Brice Heurtefeux… Ils n’ont de « populaires » que le nom car beaucoup ont conservé la particule, laquelle a bien résisté aux assauts révolutionnaires de 1789.

Ainsi, Rachida se retrouve dans l’hémicycle pour une sorte de « quiz ». Oui, je sais Jacques Toubon : c’est un vilain mot anglais ! Il faut le remplacer ? Tout de suite ? Là, maintenant, sur mon blog, dans le feu de l’écriture ? OK ! On va pas se fâcher pour si peu !

Donc, Rachida se retrouve dans l’hémicycle pour une sorte de questionnaire portant sur l’économie de la France et de l’Europe. Elle y retrouve Michel Barnier, le roi de la pêche, et Xavier Bertrand, le roi de l’UMP.

Rachida doit montrer qu’elle maîtrise tous les dossiers ! Elle a potassé la veille malgré les braillements de Zohra ! Un vrai calvaire !

Elle a passé une mauvaise nuit, mais bon ! On lui a dit que la petite réunion serait conviviale et bon enfant. Tout le public des « jeunes popu » lui est acquis ! Le questionnaire est présenté comme étant « humoristique ». Elle a donc le droit de faire le clown pour détendre l’atmosphère. Elle ne s’en prive pas. Elle sort le nez rouge et s’exécute un rapide maquillage clownesque autour de ses lèvres purpurines.

Déjà le public est hilare !

A une question portant sur le développement durable Rachida répond :

- Je récite. 77 % de notre énergie provient du nucléaire... C'est ça ? Non, électricité... On m'avait dit énergie. Mais il faut quand même se mobiliser pour développer les éoliennes. C'est ça ?"
- Oui, c’est ça, clame l’organisateur du questionnaire, un jeune Umpiste dégingandé, au faux air de François Fillon mais roux comme Hortefeux et visiblement en plein combat contre un acné récalcitrant qui tapisse son visage de comédons disgracieux.

Michel Barnier, s’étrangle.

Xavier Bertrand suffoque en voulant avaler un petit four Umpiste à base d’avocat agrémenté de caviar d’Ukraine et de gingembre de Malaisie…Malaise, hi, hi !!

Devant la Presse tout le staff de l’UMP précisera que c’était pour rire !! Moi, j’ai vraiment envie de voter UMP pour les prochaines européennes. Un vrai parti qui sait rire, et surtout de lui-même ! Oui, des vrais boute-en-train ces gens de l’UMP ! Si loin des moroses du P.S. qui, insatisfaits de s’autoflageller ont besoin de porter la repentance pour les fautes d’autrui.

CASSEZ VOUS LES VIRUS !!!

Au Mexique, aussi, il existe des pièces de théâtre, donc des acteurs et des actrices !
Il n’y a donc pas que des chanteurs, Mexiiiicoooo !

Parmi les actrices il en est une qui s’appelle Carmen Salinas.

Carmen, ça le fait pour une dame de spectacle ! On pense à Bizet et à cet amour qui, enfant de Bohème, n’a jamais, jamais, connu de loi !!

Mais au Mexique on connaît la loi. Et on l’applique. Durement, souvent !

La grande Carmen Salinas, du haut de ses 75 ans, s’est exclamée, sur scène, à l’issu de son spectacle :

- Si Florence Cassez est coupable, alors moi je suis une jeune fille ! (…) Pour moi, et pour tout le peuple du Mexique, Florence Cassez est innocente. Et je la défends car je hais l'injustice !

Et la salle… a applaudi
Ca ne faisait pas partie du spectacle.
Mais la salle a applaudi !

Qui est Florence Cassez ?
Vous ne vous en souvenez plus ? Alzheimer ??
Revenez sur quelques articles en arrière et vous verrez : sur mon blog je parle du fameux voyage des Sarkozy au Mexique !
Quand le petit Nicolas est venu au Mexique il devait parler du cas « Cassez » au président du coin, un certain Calderon.

Et puis...plus rien !

Pourquoi le cas « Cassez » c’est du caca sémantique dans le langage diplomatique entre les deux pays ?

- Parce que Florence Cassez est française mais jugée coupable par la justice mexicaine pour complicité de kidnapping et autre rapts…
- Parce que son transfèrement vers la France n’est pas dans les préoccupations premières de Nicolas. Notre cher Président est plutôt en train de réfléchir sur les futurs remaniements ministériels (Comment virer intelligemment cette volage de Rachida pour la remplacer par quelqu’un de plus fiable ? Comme éjecter la Mère Boutin sans défrayer la chronique de Radio Vatican ? Comment déplacer Rama Yade vers un placard doré sans ébruiter SOS Racisme ? Comment… ? No comments !!)
- Parce que Calderon pourrait perdre une majorité de sièges lors des élections législatives mexicaines prévues pour le 5 juillet. Donc, ce n’est pas le moment de creuser davantage sa tombe en libérant une française « coupable » aux yeux de l’opinion, dans un environnement très adhérent à la campagne « la peine de mort pour les kidnappeurs ». Brr.. Ca fait froid dans le dos !

Donc Florence est en prison, pour soixante ans !
C’est long soixante ans même quand on se sent soutenue par Carmen Salinas !
Surtout qu’elle ne la connaît pas cette Carmen Salinas !
Quand bien même la connaîtrait-elle, la peine n’en serait pas réduite pour autant !
Que peut-faire, pour elle, une septuagénaire du show-biz mexicain ? Comment pourrait-elle intercéder pour elle, cette actrice sur le retour ?

Elle ne sait rien d’elle. Sa copine de prison lui a quand même dit que Carmen avait joué dans quelques bons films mexicains comme « Le coin des vierges » :

- C’est un film d’Alberto Isaac, de 1974, tu connais ?
- Non ! Ca parle de quoi ? C’est un porno ??
- Non ! C’est un film assez corrosif qui se moque de la religion. Il évoque un groupe de femmes qui veut canoniser un charlatan faiseur de miracles.
- Ah ? Moi je connais un charlatan mais qui, pour l’instant, ne fait pas de miracles !
- Nicolas ??
- Oui, Nicolas ! Notre Président ! Je ne crois plus en sa parole !
- Tu as tord ! Je suis sûr qu’il cherche à te faire sortir ! Il a fait de même avec des infirmières bulgares !
- Non ! Tu te trompes ! C’est Cécilia, son ex, qui les avait fait sortir ! Il ne faut pas compter sur la nouvelle, cette Carla, pour me faire sortir d’ici !
- Je te trouve bien amère. Tiens, mais quelle est cette agitation soudaine qui nous échoit ?

Derrière les barreaux de la cellule qu’elles partagent, les deux femmes aperçoivent un mouvement désorganisé de matons. Ca court dans tous les sens, comme paniqués !

- Vite, prenez chacune un masque, lance un garde chiourme en faisant passer, entre les barres métalliques, deux tulles de papier bleu.

- Que se passe-t-il, demande la copine d’infortune de Florence ?

- Virus A/H1N1 partout dans le pays ! Virus mutant ! Très dangereux ! Dites le à votre franchie ! Tout le monde doit se protéger ! En attendant les vaccins ! C’est la grippe porcine !! Il faut faire attention !!

C’est ainsi que Florence Cassez entame son 41 ème mois de détention avec un masque de protection. A la cantine on a supprimé le lard et le jambon. Les détenues musulmanes y retrouvent leur compte ; sauf qu’on ne trouve pas de détenues musulmanes dans cette prison mexicaine, toute vouée au catholicisme, comme dans tout le pays !

Pour visiter des détenus musulmans : direction Guantanamo ! Pour quelques mois encore !
Mais je m’égare !

Revenons à Florence Cassez et au virus H1N1…

Florence change de masque tous les jours. Elle avait déjà le masque ! A présent elle en supporte un autre, pour des motifs sanitaires. Un port pour éviter les virus d’un porc.
Il ne manquait plus que cela dans ses ennuis. Ses espoirs semblent détruits (des truies ?)
Même si sa collègue lui assène tous les jours :

- Qui vivra verra (verrat ?) ! Tu m’as fait la promesse de tenir et cochon qui s’en dédit !

UNE SI BELLE NUIT

Le Musée Van Gogh, à Amsterdam, est tout simplement magnifique. J'y ai passé quelque deux heures en m'imprégnant du génie pictural de ce peintre hollandais qui avait terriblement aimé la France. Un véritable choc. Et un hommage bien modeste au regard de l'immense talent de cet homme qui aura vécu une existence psychologiquement fragile et quasiment programmée vers une fin tragique.
Tout est comme retranscrit dans la toile "Nuit Etoilée" (1889)



Mais à quoi rêvait Van Gogh
Devant le ciel étoilé
Qui baignait de vagues en vogues
Son esprit déboussolé ?

Mais à quoi rêvait Vincent
Qui imprégnât ses pensées
Sous le noir du firmament
De brillances constellé ?

A quoi pensait Van Gogh, hein
En peignant l’obscurité ?
A son ère d’avant Gauguin
Ou au douloureux après ?

A quoi songeais-tu Vincent
A l’asile de Saint-Rémy
Tout en peignant tes tourments
En sinueux traits de nuit ?

Repensais-tu à Millet
Ta référence en peinture
Ou à Théo, frère aimé
Confident de l’écriture ?

D’Arles rêvais-tu encore
Au sein de la maison jaune
Que des nuits multicolores
Nimbaient de leurs dieux aphones ?

De quoi rêvais-tu Vincent
Sous la gigue du pinceau
Echeveaux tourbillonnants
Dans ce nocturne tableau ?

Pensais-tu à cette mort
Qui déjà se profilait
Ce crépusculaire sort
Que tu allais te jeter ?

Pensais-tu à cette mort
Près de Paris, à Auvers
A qui tu vouerais ton corps
D’une balle de revolver ?

samedi 25 avril 2009

HOMMAGE A ANNE FRANK

De retour des Pays-Bas j'ai ramené dans mes bagages le souvenir indélébile de la maison d'Anne Frank. Cette maison, située à Amsterdam, aura été la cachette de la jeune juive de juillet 1942 à août 1944, avant sa déportation et celle de sa famille vers les camps d'extermination. Cette maison est devenue un musée, qu'on visite avec respect car, il s'agit, bel
et bien, d'un sanctuaire...


Nous étions plusieurs dizaines à attendre notre tour
Tout au long du Prinsengracht, longue file d’inconnus
Pour entrer dans ce qui fut ta maison du non retour.
Pour honorer ta mémoire dans ce printemps revenu.

Nous étions quelques dizaines mais je n’ai pensé qu’à toi
En grimpant toutes les marches de l’escalier si dressé
Un frisson me traversa en touchant les planches en bois.
Les pensées plongées au cœur de ces années de brasier

Je me voyais remontant à la suite de tes pas
Jusqu’à la porte cachette, bibliothèque trompeuse
Qui abritait derrière elle l’écrin de l’anonymat
Et cette chambre obscurcie où ton âme fut veilleuse.

Je me surpris à sentir le temps du frêle passage
Dans cette chambre recluse la présence de ta vie
Sur ces murs où tu collas des photos et des images
Pour égayer ta prison en attendant l’embellie.

Je me surpris à jeter un regard vers la fenêtre
Occultée pour éviter qu’on éveillât ta présence
Jaugeant la force inouïe qu’il faut pour voir le feu naître
Dans les lignes d’un cahier tenu dans le sombre immense.

J’ai, dans la chambre, senti le fantôme de ta grâce
La candeur de tes frissons mêlée au souffle puissant
De chaque mot déposé sur ce cahier qui retrace
Le cœur de l’humanité à l’orée de tes seize ans.

mardi 21 avril 2009

COEUR DU PALAIS A PEUR DU CALAIS...

Des mouvements de troupes sont observés par deux goélands qui survolent Calais.

- Tu penses que c’est pour dissuader les marins pêcheurs de faire grève, demande Jonathan le plus jeune des palmipèdes ?
- Non, la grève est finie, du moins je pense, répond le second tout en déployant ses ailes pour laisser s’y engouffrer le vent marin.
- Alors pourquoi tant de policiers et de gendarmes ?
- Encore ces histoires de migrants et de sans papiers. On va voir cela de plus près ! Tu viens ?
Les deux éboueurs volants se posent selon une fort jolie chorégraphie sur le corps de ballet, heu, sur le bord de Calais et constatent d’édifiantes démonstrations de force.
- Ben dis donc, dit Jonathan, si nous on nettoie les plages de leurs poissons morts on peut dire que les forces de l’ordre, elles, nettoient Calais des indésirables !
- Elles n’y vont pas par quatre chemins, Jonathan, c’est sûr !
- On dirait qu’il y a des interpellations à gogo !
Une mouette passe à ce moment là, juste au dessus de leur tête, et leur lance :
- C’est un grand nettoyage avant l’arrivée du ministre de l'Immigration Eric Besson. ! Il faut faire place nette !
- Ah ! dit Jonathan, c’est quoi un ministre de l’Immigration ?
- C’est un monsieur qui s’occupe de renvoyer dans leur pays des personnes qui ne sont pas en situation régulière ici, lui répond la mouette qui vient de se poser sur le sable mouillé, à trois becs des deux amis.
- Ah, s’étonne Jonathan, et pourquoi sont-ils en situation irrégulière ?
- T’es vraiment cave, lui répond sèchement la mouette, ils n’ont pas de papier ! Ce sont des clandestins !
- Ah !
- Oui, je viens de survoler la jungle et je peux vous dire que ça y va : ça déménage. On en a arrêté du monde : Afghans, Erythréens, Somaliens, Soudanais, Iraniens, Nigérians, Kurdes…De drôles d’oiseaux qui vivent dans des tentes de fortune !
- Ils vivent dans une jungle, s’étonne Jonathan ?
- Oui, une jungle, une sorte de campement insalubre dans une forêt. Les gens du Palais ont peur de ces oiseaux de mauvaise augure ! Alors on les chasse, sans poésie, sans sonnets !!
- Ah ??
- Venez, je vais vous y conduire !

Et c’est ainsi que les trois volatiles, survolant en pleine liberté la « Jungle », ont pu apercevoir l’activité des poulets zélés, ces coqs de combat de la République qui contrôlaient les papiers de pauvres dindons de la farce humanitaire, victimes d’un jeu de lois que nous commentent avec détachement et cynisme nombre de canards.

La mouette moqueuse résuma cette situation en parodiant un chanteur désormais disparu :

Dans la jungle, la terrible jungle
Le Besson viendra ce soir.
Les migrants peu tranquilles s’endorment
Dans la nuit du désespoir.

Rien n’est calme à Calais plage
Le Besson viendra ce soir.
C’est la rage, on craint le carnage
La police est au pouvoir.

L’indomptable, le redoutable
Le Besson viendra ce soir
S’faire la belle, passer le Chanel
Devient vraiment illusoire.

PARDON POUR LES CALCULS A VENIR



Le Conseil d’Etat, saisi notamment par François Hollande, l’ex de Ségolène Royal, a annulé, il y a quelques semaines, le refus du Conseil de l'audiovisuel (CSA) de comptabiliser le temps de parole du Chef de l’Etat.

En d’autres termes, à chaque fois que le petit Nicolas prendra la parole, on comptabilisera les minutes, voire les heures de ses allocutions radiophoniques, télévisuelles, visioconférencisées et on les imputera, c’est probable, sur le tiers réservé au gouvernement.

Car, actuellement, et depuis 1969, la règle des trois tiers divise les interventions politiques en trois parts égales: un tiers pour le gouvernement, un tiers pour la majorité parlementaire, un tiers pour l'opposition parlementaire.

Donc on comptabilisera la parole du Président et ce quelle que soit la teneur de ses propos : qu’elle paraisse honnête et pertinente ou qu’elle s’avère incorrecte ou irrespectueuse !

Mais c’est justement là, sur ce dernier point, que le bât blesse !

Car, à chaque fois que le petit Nicolas est irrespectueux, il se trouve une Sainte Ségolène, patronne du repenti tous azimuts, pour prolonger les propos disgracieux afin de les revêtir de repentance.

Autrement dit, il suffit que Nicolas passe deux minutes à dire du mal d’un Chef d’Etat étranger pour que notre chère Ségolène, affublée d’un boubou africain ou impeccablement sapée dans un tailleur Channel, rapporte les propos diffamants, les amplifie afin de mieux pouvoir les absoudre, au nom de la France, par une demande de pardon auprès de la personne supposée offensée.

Prenons un exemple qui viendra tôt ou tard.

Sarkozy, dans le nouvel avion qui le mène au Liechtenstein, est pressé par un groupe de journalistes.

Il devrait se méfier : ce sont les mêmes journalistes qui ont harcelé Benoît XVI dans l’avion qui le menait en Afrique. On connaît la suite…

Au cours de ce cours interview, le petit Nicolas, les neurones affectés par le mal d’altitude, se laisse aller à des incorrections :

- Je rends visite à ce petit pays qui mérite mieux que l’image pourrie de paradis fiscal corrompu. Je tiens à exprimer mon bonheur à rendre visite au quelque 35.000 habitants de cette Principauté dont une minorité se repaît, de manière crapuleuse, des réserves d’argent que déposent les malfrats et autres mafieux, grands bénéficiaires de capitalisme débridé.

Intervention qui dure 25 secondes (avec les temps de silence, de ravalement de salive...) !

Passage en bouche sur Internet, relais dans la presse internationale, offuscation des dirigeants du Lichtenstein, indignation du Parti Socialiste français, ricanement de Jean-Marie Le Pen, sourire narquois de Besancenot

On craint un conflit entre la Principauté et notre beau pays. Heureusement, la Suisse, pays neutre sert de tampon entre les deux pays !

Ségolène se précipite en train (économie oblige) vers le Liechtenstein. Au Landtag, devant les 25 députés de la Principauté, elle lance une demande de pardon :

- Pardon au peuple du Lichtentein, heu du Listchentein..heu du Litchenstien, enfin, bref de votre belle Principauté. Pardon pour les propos infamants qu’a tenus notre chef de l’Etat à l’endroit de votre si beau pays. Au nom de la France je demande pardon pour les paroles blessantes de M. Sarkozy ! Et moi je veux dire au Lichtentsein, heu au..bref, à votre pays que notre France ne s’en sort pas grandie d’une telle arrogance ! Oui, je vous demande pardon, vous, vaillants députés de ce si magnifique pays où j’ai placé un peu d’économ..heu un peu d’espoir ; que dis-je, beaucoup d’espoir ! Et, moi je,….
Je vous fais grâce de la suite du sermon selon Sainte Ségolène !

Durée totale : 2 minutes et 5 secondes.

Soit 5 fois plus long que la petite phrase initiale de Sarkozy !!

Alors Messieurs du CSA, comment comptabiliserez-vous le temps de parole de Ségolène ? Hum ?
La demande de pardon ségoléniste est-elle à imputer sur le tiers dévolu à l’opposition ?
Mais dans ce cas qu’en penseront les socialistes, et Martine Aubry en tête ?

Faut-il insérer ce temps d’absolution dans le tiers gouvernemental ? Mais est-ce Fillon qui gouverne mental de Ségolène ?

Faut-il l’englober dans le temps de parole de la majorité parlementaire ? Mais qu’en pensera Saint Coppé ?

Non ! Vraiment pas simple la comptabilisation des temps de parole dans un univers ségolénisé à forte implication judéo-chrétienne visant à essaimer le concept ambivalent de repentance systématique pour le compte d’autrui dans une optique républicaine de rédemption nationale !!

samedi 18 avril 2009

COTIERS CONTRE QUOTA

- Que vois-je au loin ? Est-ce cargo ?
- Non l’ami skipper, ta vue a encore baissé ! Ce sont plusieurs bateaux de pêche qui traînassent à la queue leu leu… Effectivement, de loin, avec une vue de presbyte on pourrait imaginer un énorme navire.
- Je ne suis pas presbyte mais myope, je te signale !
- Ok Patrick, on va pas se fâcher ! Bon, faudrait voir pourquoi ils nous barrent la route !
- Tu es sûr que ce ne sont pas des pirates ?
- Tu veux rire ! Des pirates au large de la Côte d’Opale ? On n’est pas dans le Golfe d’Aden ici !
- Peut-être, mais avec la crise et les séquestrations…On ne sait jamais !
- Arrête de flipper et rapprochons-nous un peu de cet étrange cortège !

Quelques minutes plus tard le petit laser, toutes voiles dehors, se rapproche du long chapelet de chalutiers qui clapotent en eau calme, sous un ciel printanier parfois troublé de petites pluies intermittentes.

- Oh, hé, du bateau ! On peut nous laisser passer ! Vous faites quoi, là, à vous suivre en file indienne ?
- On organise une opération escargot ! On joue les limaces des mers !
- Mais pourquoi ?
- Tu n’es pas au courant ? Tu viens de quelle planète ?
- Je viens des côtes belges et je me dirige vers la Normandie et…
- Ah, la Belgique, Bruxelles ! Bruxelles et sa Commission Européenne !
- Oui…Et alors ?
- Hé bien, mais, les technocrates de Bruxelles ont décidé qu’on ne pourrait pas pêcher plus de 1.409 tonnes de cabillaud par an. Ils appellent cela un quota !
- C’est pas mal 1.409 tonnes par an ! Je ne savais même pas qu’on pouvait trouver autant de cabillauds dans la mer du Nord ! Personnellement je m’en fous, je n’aime pas le cabillaud. Et toi Patrick, t’aimes ?
- De temps en temps pour faire plaisir aux gamins ; des panés, pour dépanner !
- Vous vous foutez de ma gueule ! Le cabillaud c’est notre gagne-pain ! Il faut absolument qu’ils augmentent nos TAC ! Sinon on tique !
- Vos TAC ??
- Oui, c’est encore une belle saloperie d’acronyme qu’ont pondue ces technocrates de Bruxelles. Ca signifie : Totaux Admissibles de Capture ! Les 1.409 tonnes ce n’est que 84 % du total autorisé sur la Manche Orientale ! Une misère ! Il nous faudrait les 100 % d’un total autorisé beaucoup plus conséquent !!
- Qu’est ce qui pèche dans ce système ?
- Mais vous ne comprenez pas ? Vous ne lisez pas la Presse, les entre filets ?
- Pas le temps !
- Mais bon sang ! Ce qui pèche c’est que les « gens » de Bruxelles vont nous asphyxier ! Il n’y aura pas assez de cabillauds pour tout le monde ! Certains membres de notre profession vont mettre la clé sous la porte, enfin, je veux dire, vont jeter l’ancre définitivement !
- Mais pourquoi ils vous font cela, les « gens » de Bruxelles ?
- Parce qu’ils sont sous l’emprise de scientifiques qui leur disent qu’une pêche anarchique et trop intense épuisera la faune. Donc ils fixent des quotas, ces fameux TAC, pour permettre le renouvellement des stocks de poissons. Ainsi, disent-ils, on pérennise l’espèce ! On nous assure une activité sur du long terme ! Ils disent que c’est une décision ad hoc !
- C’est pas idiot ! C’est vrai que les poissons ne doivent pas être tous pêchés et mangés si on veut qu’ils se reproduisent en nombre !
- Vous êtes scientifique, vous ?
- Ben, heu, non, pourquoi ?
- Alors fermez la ! Quand les TAC se fixent là, ça t’asphyxie ici ! Les scientifiques ignorent nos conditions de vie !
- Bon, vous fâchez pas…Heu, vous nous laissez passer ?
- Ouais, c’est bon parce que c’est moi et que ma colère ne peut enfler tant ! Car les coronaires ne résisteraient pas ! Je suis cardiaque ! Allez-y !
- Merci, et chalut quand même !!

vendredi 17 avril 2009

QUELQUE HULOT !!


Mais qu’est-ce qu’il leur a pris aux penseurs de Métrobus ? Pourquoi cette régie publicitaire de la RATP a-t-elle supprimé la pipe de M. Hulot ?
Nicolas Hulot, descendant du célèbre héros, en est tout retourné !!

Recadrons l’histoire : une exposition Jacques Tati est programmée à la cinémathèque de Paris (présidée par notre cher Costa-Gavras).
Comme à l’accoutumée, les stations de Métro parisien sont pressenties pour être des vecteurs de diffusion de l’évènement culturel ! On va donc coller des affiches sur les murs souterrains qui parleront de cette manifestation. Le mieux est de choisir une scène d’un des films de Tati. On n’a que l’embarras du choix. Un cadre de Métrobus choisit une scène qui montre M. Hulot (alias Jacques Tati) sur un solex, en train de remonter une artère parisienne en cosolexisant (on ne peut dire covoiturant) un gavroche.

- C’est ringard, lance son collègue, un solex !!
- Oui mais c’est de l’époque ! Tati a filmé une époque révolue à présent !
- Non, finalement, ce qui gêne, vraiment, c’est... le gamin !
- Pourquoi ?
- Enfin regarde : un solex qui remonte une voie c’est déjà poussif ! Quand tu rajoutes un môme de 25 kg à l’arrière, ton solex il n’avance plus !!
- Oui, c’est vrai !! Il faudrait imaginer une énergie supplémentaire qui booste le moteur c’est cela ?
- Ben oui mon neveu ! Tiens, on va imaginer une énergie éolienne de complément !
- Comment cela ?
- Ben, ben ! Ca y est ! Je suis génial ! On attache un moulin à vent sur le chapeau de M. Hulot ! Le vent fait tourner une turbine qu’on devine dans le chapeau. La turbine procure un courant électrique qui alimente un moteur auxiliaire qu’on imagine à gauche du moteur à essence et...
- Ridicule !
- Pourquoi ?
- En cas de tempête le chapeau s’envole et la petite éolienne aussi !!
- Ah, ah ! C’est vrai ! Tu as raison !
- Par contre, pourquoi ne pas imaginer que M. Hulot tienne entre ses dents le manche du petit moulin à vent ?
- Hé, pas con cela !
- Hein !!
- Ouais, mais...
- Mais quoi ?
- Ben, tu vois pas : M. Hulot a déjà un tuyau de pipe entre les dents !
- C’est pourtant vrai ! Tu as raison ! Alors, on fait quoi ?
- Ben...
- J’y suis ! On supprime la pipe et on la remplace par le petit moulin !
- Pas mal ! Oui, génial ! Et en plus on éradique un méchant symbole du tabagisme ! C’est très tendance !!
- Surtout que, je crois, je n’en suis pas sûr, mais il y a, je crois, mais je ne l’affirmerais pas, mais il me semble que..
- T’accouches !?
- Il me semble qu’il y a une loi qui interdit l’affichage de symboles tabagiques !
- Ah bon ?
- Oui, mais bon, peu importe. On fait comme cela ?
- Ok ! On soumet le projet à la commission de publicité.

Et c’est ainsi que sur l’affiche a été adoptée, exposant aux yeux du public halluciné un Mr Hulot flanqué d’un ridicule moulin à vent jaune !!

Les auteurs de l’affiche ne croyaient pas si bien dire en subodorant l’existence d’une loi qui interdit de faire de la publicité pour les cigarettes, cigares et autres pipes !

Sans le savoir, retranchés derrière leur alibi « moteur de complément », ils ont appliqué la loi. Il l’ont respectée, à l’insu de leur plein gré, comme d’autres, en des temps plus anciens, l’avaient appliquée en ôtant de la bouche de Lucky Luke son affreuse cigarette pour la remplacer par un brin d’herbe.

Dans la même série des substitutions, nous retiendrons :

- La suppression de la longue brune de la bouche ministérielle d’André Malraux
- La suppression du mégot des lèvres poétesses de Jacques Prévert
- Le retrait pur et simple de la longue pipe philosophique des organes lippus de Jean Paul Sartre.
Dans la même optique, nous pourrions imaginer dans un futur proche et pour d’autres célébrations commémoratives :

- La suppression du hideux mégot de Gainsbourg, remplacé par une sucette à l’anis.
- L’extirpation de la Gitane des doigts de Françoise Sagan et l’apparition d’un gros stylo Waterman...Bonjour tristesse !!
- Le retrait du cigare de la bouche en V de Churchill
- L’extraction du cigarillo de Corto Maltese au profit d’un trombone de bureau...

En voyant l’affiche de Métrobus, Claude Evin, le père de la loi qui porte son nom, n’a pas pipé mot ! Puis il a dit :

- C’est franchement ridicule ! Priver Mr Hulot de sa pipe c’est comme priver Tintin de son chien Milou ! Ma loi ne se veut pas anticulturelle ! Les Français sont suffisamment intelligents pour distinguer l’objet publicitaire du symbole culturel. Mais laissez fumer nos icônes !! Surtout qu’elles ont cassé leur pipe depuis un moment !

Evin sait évincer le méchant fumeur et vint sévèrement tancer qui pollue le voisin ! Mais il ne fera jamais outrage à l’intelligence de ses concitoyens :

- Moi-même j’ai dévoré des tonnes de Lucky Luke quand j’étais gamin. Je voyais bien que le cow-boy avait une réelle addiction pour le tabac. Je m’apercevais bien qu’il chassait les Dalton tout en s’en grillant une ! Ce n’est pas pour autant que je me suis mis à fumer !!!

Tu as raison Claude : ce genre de tripatouillage d’affiche est vain !
Ce n’est qu’un écran de fumée !
Comme me dirait un copain flic : pour éviter le passage à tabac il ne faut pas commencer !!
Et, j’ajouterai : il ne faut pas mégoter avec la santé !

jeudi 16 avril 2009

LA CRISE CRISTALLISE LA HAINE ANTI-PATRONALE CRIE STALINE.

(Pensez à double-cliquer si vous ...oui, je sais je l'ai déjà dit !)

POUVEZ-VOUS M'INDIQUER L'ALLEE THIERS ?

Jean Vermeer entend sonner les cloches de l’Eglise de Delft. Le printemps renaît d’un vive lumière dans ce petit coin de Hollande que berce une bucolique atmosphère.

Les cloches sonnent midi et les ouvriers de la faïencerie ont cessé l’ouvrage. Ils reprendront dans un heure selon les modalités d’une convention collective signée avec le MENEF (Mouvement des Entrepreneurs Néerlandais Exportateurs de Faïence). Une convention qui instaure les 60 heures par semaine ; une belle avancée sociale pour l’époque. Car nous sommes vers le début de la fin (ou plutôt vers la fin du début) du XVIIème siècle.

Jean Vermeer n’a pas le temps de manger. Il profite d’une très belle éclaircie pour capter la lumière et la retransmettre sur sa toile. En d’autres circonstances sa petite cuisine serait sombre et peu avenante à la muse picturale. Mais, par ce beau jour de printemps, le soleil généreux dispense mille rayons qui font s’éclater les tulipes et rougir les minois des jolies bataves.

Cela fait trois heures qu’il s’attelle sans tollé à sa toile sous les « chwet » des sittelles situées sur les branches d’un arbre qui jouxte sa petite demeure.

Il s’attelle à cette toile qui doit mettre en lumière une femme qu’il aime pour sa spiritualité. Cette femme est Tanneke, servante de profession, attachée à son service comme l’est la petite Griet, cette jolie dulcinée qui porte constamment une jolie perle à son oreille gauche. Jean a d’abord aimé Griet. Il l’a peinte en priorité. Jean peint les femmes qu’il aime. A Griet il avait dit :
- Tu seras ma Joconde, ma Mona Lisa hollandaise !

Effectivement il avait plutôt bien réussi le portrait de cette jeune fille à la perle. Mais elle lui en avait voulu d’avoir raté son nez :

- On dirait que j’ai fait de la chirurgie esthétique, lui avait-elle reproché ! Ce n’est pas mon nez, cela ! Tu avais bu une bonne bière ou quoi quand tu m’as peinte ?

Ils s’étaient quittés, fâchés. Avec Tanneke et son sens de l’humour, les choses iraient plus sereinement ! Son seul souci était la morphologie imposante de son sujet. Tanneke était, comme on dit, une femme gironde bien que ne connaissant pas Bordeaux. De plus, elle souhaitait un plan américain, bien qu’elle ne connût pas les Nouvelles-Colonies !
Pour ces deux raisons il fallait que le peintre prît une toile imposante et qu’il commandât à son fournisseur des kilos supplémentaires de peinture !

Mais peindre Tanneke fut un vrai plaisir !

Elle lui proposa une pose intelligente : elle verserait du lait dans un bol. S’il le fallait elle répèterait à l’envi ce geste simple et noble, pour qu’il puisse prendre le temps d’établir, au bout de son pinceau, l’équivalence du retranscrit et du factuel.

Elle réitéra des dizaines de fois ce geste et le lait se mit à tourner puis à composer comme une sorte de beurre :

- C’est amusant, dit-elle au maître, j’ai l’impression d’avoir usé d’une baratte !
- Cesse de baratiner, lui lança espiègle Vermeer, et continue de pencher la tête vers l’objet de ton désir : ce lait !
- L’objet de mes désirs, ce lait l’est, lui répliqua-t-elle, facétieuse. Sauf qu’il tourne au beurre. De plus, je fatigue. Si nous montions.. ?
- Où, demanda Vermeer, d’un air faussement ingénu ?
- A l’étage !
- Ah, ah, ah ! J’aime ton humour Tanneke !
- Oui, c’est ce que m’ont dit les tiers : tes clients !
- Ah, ah, excellent ! Mais cesse de bouger sinon ma peinture sera du yaourt !
- Mais elle se vendra, qui sait ? Tu feras ton beurre !
- Trop hilarant ! Ho, ne bouge pas, attends, je capte cette superbe luminosité. Reverse un peu de lait, veux-tu ?
- Il faut que j’en reprenne dans le pot à lait. Juste une minute…Voilà !
- Parfait ! Dis donc, Tanneke, je ne savais pas que tu avais un teint hâlé !
- Ah, ah, drôle mon maître ! Bon, vous en avez pour longtemps encore ?
- Je fignole les contrastes, Tanneke, c’est ma marque de fabrique ! Ne sois pas soupe au lait ! Reste agréable ! Ne te mets pas à râler !
- Mettre à ras lait ? Non ! Oh que non ! J’évite les débordements !!
- Voilà, c’est fini, en de brefs délais !
- Je peux voir, Maître ?
- Bien sûr, Tanneke, alors, qu’en penses-tu ?
- Je, je fais grosse… Tu m’as exagérée, non ?? Non ?
- Ben…heu, non !
- Goujat !!

mercredi 15 avril 2009

LES DROITS MAUDITS

(Double cliquer sur l'image pour savourer sans maux des rations !!)

Maurice Druon est mort !
Il allait avoir 91 ans et on ne le savait pas !
On le croyait immortel !
Il est mort à Paris (75)
Plus exactement à quelques mètres de l’Académie Française, sa seconde maison..
Il est mort le 14 avril 2009.

Saint Pierre pense que la mort s’est passée à… Non ! Saint Pierre ne pense plus à rien depuis qu’il s’est pris une gueulante de Jésus ! Ledit Jésus lui a bien spécifié que ce n’était pas son rôle d’évaluer l’heure de la mort. Le Messie a précisé qu’il devait s’occuper d’ouvrir la porte du Paradis avec une clé idoine.

Quant à St Matthieu il a été reconduit à ses chères études. Il doit revoir l’intégralité de sa copie évangélique : elle est truffée de coquilles et offre des inexactitudes au regard de la probité qui se dégage de l’œuvre de St Jean. Il faut dire que St Jean a toujours été le chouchou de Jésus, le disciple qu’il aime le mieux !

Je t’en foutrais moi de Chouchou. Espèce de Gad Elmaleh du Paradis. Fayot ! OK, je vais le revoir mon Evangile mais je vais singer St Jean. Ah, ah, ha ! Je vais travailler en singeant !! Ah, ah, ah, elle est hilarante !

- St Matthieu, au lieu de rire tout seul tu pourrais accueillir notre ami Maurice.
- Mais Maître, vous m’avez dit de retourner à mes cop..
- Justement, en parlant de copies voilà un académicien, un maître de la syntaxe, un forcené de la rhétorique, un virtuose de la sémantique, qui va pouvoir te donner quelques conseils.

Et voici comment notre cher Druon a trouvé son premier job (non, pas JOB de la Bible), disons son premier travail (pour parler français) au Paradis.

Il s’est, tout de suite, improvisé tuteur littéraire de St Matthieu. Affairé dans les tournures de phrases il n’a eu guère le temps de retrouver ses anciens potes terriens : Pompidou, De Gaulle, Malraux, Kessel, St Exupéry, Papon,..heu non, pas Papon (Papa pond et maman coud ?), Monory qui le précédait (voir article précédent).

Quand Matthieu, le temps d’un répit, lui a demandé :

- Qu’est ce que vous faisiez, exactement, sur la Terre ?

Maurice a répondu par de longues tirades en alexandrins, alternées de sonnets et de quatrains voluptueux. Il raconta sa vie en vers et contre toux (une quinte résistante même aux nues !)

Il raconta sa vie à Londres, chroniqueur à la BBC, « Un Druon parle aux Français ! »
TA TA TA TA !! Sa façon à lui de faire de la résistance… car démobilisé !!

Il raconta sa rencontre avec Kessel avec qui il allait écrire « le Chant des Partisans ».

- Kessel avait un R dans la tête, mais ça aurait fait Kressel, donc pas très audible ! C’est une copine, Anna Marly, qui composa donc la musique !!

Il raconta ses créations littéraires : La dernière brigade (1946), la volupté d’être (1954) et les 6 volumes des « Rois Maudits » (1955-1960) adaptés pour la télévision…

Il raconta son entrée sous la Coupole dès 1966 !

Il raconta sa vie au Ministère des Affaires Culturelles dans le gouvernement Messmer (1973-1974).

Il…Mais déjà Matthieu s’était endormi…

mardi 14 avril 2009

TROUVAILLES ET RETROUVAILLES

Jean-Michel André a retrouvé Elise
Sa fille adorée de trois ans et demi
Elle se trouvait loin, en Hongrie, quelle surprise
Avec Irina, sa maman de Russie.

Le couple Obama a trouvé un bon chien
Chien d’eau portugais, cadeau de Kennedy*
Bo est son prénom parce qu’il le vaut bien
Pour sûr il est noir mais un peu blanc aussi…

Ségolène Royal a trouvé de bons mots
Pour la repentance des mots de Sarkozy
Ca fait déverser l’encre des éditos
La reine du Poitou jubile et en jouit.

Nicolas a trouvé vingt-six milliards
Pour relancer notre chère économie
Tout en allégeant l’impôt, ce cauchemar
Mais le taux du livret A s’en est réduit !!

PSA a trouvé un nouveau patron
En Philippe Varin, manageur endurci
Vendeur de Corus à des Indiens gloutons**
Vendra-t-il Peugeot pour quelques bons profits ?

Qui recherche trouve dit Valérie Pécresse
Mais son Ministère de la Recherche plie
Sous les désobéissances à la prêtresse
L'Université veut garder ses acquis.

L’histoire se construit de trouvailles en tous genres
Qui trouvent un salut ou la vraie gabegie
Mailles détricotées ou filets à retendre
L’histoire n’est tissu que de fils infinis…

* Il s'agit de Ted Kennedy
** Varin a vendu Corus (Sidérurgie), aux enchères , au groupe Tata Steel (t'as, t'as style ?)

lundi 13 avril 2009

LES MOTS NOURRIS DE MONORY



René Monory est mort !
Il avait 85 ans et on ne le savait pas !
Il est mort dans la Vienne (86)
Plus exactement à Loudun, dans sa maison familiale.
Il est mort entre minuit et 1 h dans la nuit de vendredi 10 à samedi 12 avril 2009.

Saint Pierre pense que la mort s’est passée à minuit 15, le temps que l’âme monte au ciel. St Matthieu, qui n’arrive toujours pas à faire pousser un second cheveu sur son crâne, pense que le décès peut être daté à minuit 26, heure d’été.

La polémique s’instaure entre les deux saints.

- Hé, mes deux saints, lance Jésus, c’est comme cela qu’on accueille un brillant élément de la République Française ! Bonjour MONSIEUR MONORY ! Bienvenu chez nous !

René Monory, ou plutôt ce qu’il en reste, soit une âme de 35 grammes (36,8 rétorque St Pierre ; non c’est du 37,3 insiste St Matthieu), se sent tout « chose ». Il ne reconnaît pas les lieux. Il se souvient d’un long couloir lumineux, un sorte d’aspiration vers un univers au-delà ! Transporté ailleurs dans un univers à trois dimensions comme dans un film diffusé au Futuroscope. Mais il n’est pas à Poitiers, sa ville. Il n’est plus à Poitiers où son bébé, le Futuroscope, a vu le jour. Il n’est plus à Poitiers, où, par un 31 mai 1987, son enfant chéri a ouvert ses portes au public, pour la première fois !!

Il ne reverra plus Poitiers. Il est loin à présent…

Devant lui c’est l’infini. Des âmes s’affairent autour de lui. Il reconnaît celle de Malraux, du Grand Charles. Ce sont les premières éternités à être venues à sa rencontre. Et bien sûr il y a Jésus qui n’a pas trop le temps de le voir car les fêtes de Pâques sont très proches. On le sent énervé par les préparatifs. De nombreuses prières seront dites sur Terre et il va devoir assumer quelques miracles pour bien montrer qu’il existe, 2009 ans après sa mort...et sa résurrection.

Une foule de victimes du séisme des Abruzzes se rue vers son bureau.

- Non, non, Jésus crie, non ! Ce n'est pas le bureau des pleurs ! Pour porter plainte contre les dysfonctionnements de la planète veuillez consulter mon Père qui est, lui aussi, aux Cieux. C'est le dixième bureau sur la droite. Suivez la foule !

Oui, on le sent très énervé Jésus ! Doux Jésus !

René n’a pas le temps de deviser avec ce Christ surbooké. Déjà André et Charles se pressent autour de lui.

- Alors René, te voilà ! Le voyage s’est bien passé ?
- Oui Charles, c’est rapide ! Bien plus rapide que le TGV qui mène au Futuroscope !
- TGV ? Futuroscope ?
- Ah oui, tu ne peux pas savoir ! Ca n’existait pas à ton époque !!

Et René de raconter sa vie à ses deux amis. Il leur rappelle qu’il a été mécanicien.

- Je bricolais sur des bagnoles. J’étais garagiste. Je ne savais pas qu’un jour je deviendrais le deuxième personnage de l’Etat en tant que Président du Sénat !
- Tu as été Président du Sénat ? demande Malraux admiratif.
- Oui, tu te souviens que j’étais rentré au Sénat en 1968 ?
- Oui, bof, Charles tu t’en souviens, toi ?
- Ah, André, 1968, la chienlit ! Oui, je m’en souviens…Mais pas de René !
- Je suis resté un certain temps chez les vieux du Sénat. Puis en 1977 je suis rentré au gouvernement de Raymond Barre, premier Ministre de VGE !
- J’étais déjà mort, lance André, j’ai quitté la Terre en 1976. Ca alors, t’as été ministre ? Quel portefeuille ?
- Ministre de l'Economie !
- Ministre de l’Économie ? T’avais passé un doctorat en Économie entre temps ?
- Que nenni ! Même pas un diplôme en poche ! Même pas un CAP de garagiste ! Je suis un self made man !
- Pas d’anglicisme René, lance péremptoire le Grand Charles ! Et qu’as tu fait pour notre chère économie française ?
- J’ai créé des SICAV !
- Des six quoi ? interroge perplexe le Grand Charles
- Des SICAV ! Ce sont des placements de bon père de famille. J’ai instauré le système des SICAV pour drainer l’épargne des Français vers la Bourse, et même vers la Bourse des actions françaises. Grâce à moi les Français sont devenus des petits capitalistes boursiers.
- On est loin de l’esprit de mai 68, se lamente Charles.
- Et de la flamme de la résistance, soupire André. Rentre ici, Jean Moulin, ah, quelle belle époque !!
- Pour moi c’était : rentre à la Bourse petit Français moyen !!
- Bon, à part cela, quoi d’autre ?

René passa toute la journée à narrer le fil de sa vie : Présidence de Poitou-Charentes, création du Futuroscope, plan de réforme foireux des universités quand il était ministre de l’Éducation

Il termina son exposé en laissant devant lui un Malraux endormi et un Grand Charles assoupi…

samedi 11 avril 2009

DES OEUFS HIER POUR DES SANS LENDEMAIN


Puisque quelques ministres ont des œufs sous les bras
Comme un coq ambitieux, il s’y met Nicolas
Il ergote en mettant les taiseux sur le plat
Dans son costume tout neuf, il remplit l’agora.

Oui mais cher Nicolas, la crise vint te brouiller*
Tous les jolis concepts neufs de pool financier
Tu marchas sur des œufs pour que réforme brille
Et des discours durcis tu gommas les coquilles.

"On ne fait pas d’omelettes sans casser quelques œufs"
Tu disais aux Français ! Mais ils te médisent, eux !
Ils te voient trop nanti : le petit coq empâte
Même s’il fait des efforts pour rester démocrate…

* vingt œufs brouillés !

vendredi 10 avril 2009

HADOPI RESTE A DOPER !!!



- Bon, Chantal, tu viens pour le vote de Jeudi ? On compte sur toi !
- Désolé Jean François, je tiens une permanence à la Mairie. Mais, ne t’en fais pas ! C’est dans la poche ! Le texte passe comme une lettre à la Poste !
- Oui, tout dépend qui se charge de la lettre ! Si c’est un Besancenot, j’ai quelques craintes.
- Téléphone à Alain, je crois qu’il sera disponible.

Jean François Coppé, en bon chef UMP, rameute ses troupes et appelle Alain C….
- Alain, c’est JF, tu pourras venir Jeudi pour le vote de la loi
- Impossible, je suis en campagne européenne ! Tu devrais le savoir quand même !
- Ah, oui… C’est exact. Bon je vais essayer avec Eric C….

Jean François Coppé est d’un naturel persévérant même quand il perd ses verrous, ceux qui vous cadenassent un vote à l’Assemblée !

- Eric, salut, c’est JF tu …
- Désolé, Jean François, je suis occupé en ce moment ! Je télécharge le dernier album d’Olivia Ruiz. Tu peux me rappeler dans dix minutes s’il te plaît ? Merci !
- ……

Jean François Coppé a cessé toute séance tenante. Inutile de gaspiller son forfait Bouygues Telecom. Après tout, jeudi, il aura la majorité assurée. Le vote du projet de loi HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet)
Ne devrait pas poser de souci ! Il est très confiant !

Ce projet de loi, porté haut et fort par Mme Albanel, Ministre de la Culture, va faire très mal aux vilains pirates internautes. Déjà adopté par l’Assemblée Nationale, le 3 avril, il passera en Commission Mixte Paritaire au Sénat le 7 avril.

La CMP en fera un texte commun qui sera présenté au Sénat le Jeudi 9 avril. Sûr, le Sénat votera le texte et l’enverra à l’Assemblée Nationale, dans la foulée. A nos chers députés de parachever la procédure. Et hop ! Une belle loi adoptée. Une belle loi qui fera plaisir aux vendeurs de disques (Fnac en particulier), aux maisons de disques et à toute une flopée d’artistes qui ne vivent que sur des droits d’auteurs quand bien même ils écrivent des conneries alors que de parfaits inconnus (j’en fais partie) s’échinent à tenir des blogs, gratuitement, exerçant leur plus belle plume pour la simple beauté du geste, de l’art voire du cochon !!

Mais, bon, ne polémiquons pas !

Le texte est effectivement voté par le Sénat en ce Jeudi 9 avril.

Puis on l’envoie respirer l’air confiné de l’Assemblée Nationale.

Le texte se sent mal ! A côté de lui les travées sont quasi vides !

L’hémicycle est quasi désert : 16 députés de la majorité et 8 de l’opposition !
Non mais pour qui le prend-t-on ?

Moi, un texte si redoutable, si défendu par Mme Albanel, comment suis-je accueilli ?
Mais regardez-moi ce néant, cette vacuité parlementaire ?

Jean-François Coppé soupire ! Il aurait aimé que ses amis UMP soient un peu plus mobilisés. Mais bon !
Il fait contre mauvaise fortune bon cœur ! Aucun quorum n’est requis pour le vote et qu’il sache on a bien 16 > 8 ! Le texte sera voté à moins que…

Un léger soupçon s’insinue dans ses neurones juridico-politiciens. Et si jamais un de ses « amis » s’abstenait ? Ou pire : s’il votait contre !!

A peine est-il en train de cogiter toutes les éventualités que 13 membres de l’opposition, tels des « Deus ex Machina », bien camouflés derrière les colonnes de l’hémicycle ou en dessous de l’escalier ou encore dans les WC fermés de l’intérieur, regagnent les travées, à leur place respective. Jean Marc Heyraut, déjà présent, a lancé le signal du « viendez, c’est le moment ! » et il a comme téléchargé, de façon éhontée, toute une colonie de socialistes bon teint, qu’on n’attendait plus.

- Le vote peut commencer ! Lancent-ils avec jubilation.
Jean-François se sent mal. Des perles de sueur pointent sur son large front. Il sent ses mains moites. Il saisit désespérément son portable pour appeler un ou deux députés ! C’est l’énergie du désespoir ! Ce n’est plus l’énergie dans son portable : la batterie est à plat !!

Et zut, se lance-t-il dans l’inconscient tétanisé.

Le vote a lieu. Sans surprise. L’opposition rejette le texte par 21 voix « défavorables » contre 15 « favorables ».
Sur le banc des Ministres, Madame Albanel est frappée de coliques. Elle se précipite tout droit vers les toilettes. Ses colons doivent être un bouillon de culture !! Mais le stress et le désarroi ont précipité l’anarchie intestinale !

Jean François Coppé est blême ! Sûr que le petit Nicolas va lui passer un savon !!

CE QUI S'EST REELLEMENT PASSÉ A STRASBOURG

Pendu au téléphone portable, dès sa sortie de voiture, le chef du Parlement italien, Silvio Berlusconi, n'a pas daigné saluer Frau Merkel comme tous les autres dirigeants invités par le petit Nicolas, à l'occasion du grand show de l'OTAN. Il a continué sa conversation, "comme si de rien n'était". Il a, ainsi, forcé la chancelière à donner l'impulsion pour que le groupe des chefs d'Etat se dirige vers la France sans l'attendre. Il a rejoint ses petits camarades bien plus tard, après avoir raté la photo de groupe prise sur la passerelle !!
Que s'était-il donc passé qui scotchât ainsi le bronzé, liftinguisé Berlusconi, à son portable à carte forfaitaire ?

- Allô, Silvio, ma ma mia, où tu es ?
- Qué, je suis à Strasbourg pour le sommet de l’OTAN ! Je t’ai dit de ne pas m’appeler sur mon portable personnel ! C’est quoi le problème !
- Ecoute, je pense qu’un terrible séisme menace le pays ! D’après mes prévisions il frapperait les Abruzzes !
- Comment ça Gioacchino ? Tu délires !! Attends, je baisse un peu la voix car il y a la grosse Merkel qui est en train de me fusiller du regard ! Je crois que j’ai dû oublier de la saluer. A moins que ce ne soit parce que je gueule comme un putois. Bon tu disais ?
- Que de fortes concentrations de radon se trouvent actuellement près des zones sismiques qui flirtent avec notre beau pays. C’est notamment le cas dans les Abruz..
- Attends, tu peux répéter ? Je t’entends très mal ! Attends ! On me fait un signe. C’est la grosse Merkel qui me dit de suivre le groupe des chefs d’Etat. OUI J’ARRIVE ! Elle mène tout un troupeau sur la passerelle qui relit Kehl à Strasbourg et vice-versa. Il va falloir que je les rejoigne. Donc fais vite ! Tu disais ?
- Je disais qu’il y a une forte probabilité que les Abruzzes deviennent incessamment un puzzle à reconstruire ! Un violent tremblement de terre se prépare autour de l’Aquila. Il faudrait d’ores et déjà avertir la population !!
- Hé, Gioacchino, on ne te paie pas pour faire des poissons d’avril. C’est fini le premier avril. Bon écoute, je vais devoir te quitter car là, vraiment, je fais une sacrée entorse au protocole ! Je vois la mère Merkel qui trépigne du pied au milieu du pont et je distingue, oh là ! Mais il a encore rétréci…Oui, je distingue le petit gaulois nerveux… Oh, là, ils me regardent tous. Je vais devoir te laisser sinon je vais rater la photo de groupe !
- Encore une minute, Silvio, il faut absolument que les habitants des Abruzzes déguerpissent !! Il y a risque imminent ! Je t’assure ! Prépare des paquets de tentes de campagne et une logistique de crise aiguë ! Ca va faire mal !!
- Ok, on en reparle de mon retour de Strasbourg. Je dois vraiment te quitter car je pense que le repas va bientôt être annoncé. Bon, au pire, effectivement, on disposerait quelques tentes si tes prévisions s’avéraient fondées. On conserve en réserve un stock de grandes tentes bleues ! En cas de destruction massive de maisons, les gens pourront s’y blottir ! Ils auront l’impression de faire du camping auprès des cimes enneigées ! Bon, scusi , mais là, vraiment il faut qu’on se quitte. Ciao !!
- Mais, Silvio, Silvio, SILVIO !!!

CRISE OÙ JE, NOUS, À GENOUX, VENDONS BIJOUX, JOUJOUX

Joliment coiffée d’un étrange boubou
Notre Ségolène fait un petit coucou
A la métropole qui est à son goût gou-
vernée sans bémol par un sacré loulou.

Et du Sénégal elle dit : l’Etat vous voue
A l’échec total par manque de sous sous
Le sabot d’un cheval et l’angoisse nous noue…
A ne plus apprécier le beau mois d’août doux !

Et sus aux banquiers qui sont des ripoux pous-
Sés par le profit, quand tourne la roue rou
tinière des prêts revolving qui, fous, fou-
droient les endettés perdant de partout tout !

Séquestrons les, jusqu’à les mettre en joue, jou-
ons de fermeté pour tirer des mous mou-
lins de blé, d’oseille ! Que ce soit le Pérou
Pour tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts !

Pour tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts…

jeudi 9 avril 2009

ADOPTIONS

Madonna n’a pas pu adopter la Mercy
Elle croyait bien pourtant avoir à sa merci
La justice ! Voilà : elle a du mal, ah ouiElle devra faire appel, consolé par Ritchie !

Nos braves députés n’ont pas pu adopter
La loi « Création et Internet », manqué !!
Par défaut d’UMP les téléchargements
Ont répit assuré, le PS est content !

Ségolène Royal n’a pas pu adopter
Attitude sereine chez les Sénégalais
Elle brandit sa colère et son cri pas doux, doux
Pour fustiger Sarko et son discours ripoux.

Il y a réellement des problèmes d’adoption
Dans ce monde imparfait, très ouvert aux tensions
Il faudrait adopter une conduite saine
Pour que règne la Paix et que meure la haine.

LE VIEIL HOMME ET L'AMER...

Mr Bouteflika, sans aucunes surprises
Gèrera son pays jusqu’à la mort comprise
Il est, en Algérie, l’unique référence
Le grand-père, le papy, la mono présidence.

Dans ce coin du Magreb où coule à flot l’or noir
Bouteflika régit sans un contre pouvoir
Si ce n’est l’abstention ; elle est hypothétique
Au regard de l’aura de ce charismatique.

En dépit des carences de la scolarité
Et des hordes de jeunes trop souvent désoeuvrés
Malgré les pénuries, l’envie de s’évader
Mr Bouteflika gardera le sommet.

Comme un pantin usé que l’armée manipule
Il sera le garant de pratiques crapules
N’en déplaise à tous ceux qui peignaient l’embellie
Sur les tombes du FIS, après la tragédie.

Comme un chiffon rougi par le sang des victimes
Comme un vieil étendard d’un trop ancien régime
Le géronte s’accroche, sous les saluts bien bas
De l’armée, de la force. Comment bouter flics, ha ?

Comme un convalescent d’ulcère hémorragique
Que la France opéra par ses soins antalgiques
Mr Bouteflika entame sa retraite
A soixante-douze ans, sans tambour ni trompette.

Pas de gloire affichée : succéder à soi même
Dans de telles conditions, n’est qu’épiphénomène !
Mais la crainte de voir tâche d’huile s’épandre
Sur les terres des voisins n’est pas thèse à pourfendre.

En effet, ce modèle d’autocratie larvée
Pourrait bien s’ériger en Edits décrétés
Ben Ali en ferait ses fourches tunisiennes
Et Mohamed, le VI, sa règle marocaine...

mercredi 8 avril 2009

LES CAUSEURS SANS CAUSE (ou avec, c'est selon..)

Que ne ferait-on pas pour qu’on parlât de vous ?
Parler au nom de tous, sans gêne ni tabou.
Condamner sans ambages le discours du voisin
Surtout quand ce dernier a le pouvoir en mains.

Ainsi la Ségolène, affublée d’un boubou
Loin de ses mornes plaines de Charentes-Poitou
A cru bon de railler le discours de Dakar
Que le sieur Sarkozy brandit en étendard.

Ce discours, à l’époque, avait plus que froissé
L’amour propre de ceux que l’Afrique nourrit.
Ecrit par un Guaino à la plume acérée
Il peignait l’Africain comme un être endormi.

Il disait que le drame de ce grand continent
Trouvait l’explication dedans ses habitants :
Pas assez entrés dans l’histoire, timorés
Il voyaient le monde changer sans s’alerter.

Devant même tribune, pour marquer la raison
Ségolène la frondeuse a demandé pardon
Pardon pour ces paroles humiliantes, dit-elle
Pas dignes de la France, notre France éternelle !

C’était beau et lyrique, de Gaulle on aurait dit :
Africains de tous bords, oui, je vous ai compris !
Quitte à rendre furieux Nicolas polémiste
Et à embarrasser le parti socialiste !

Que ne ferait-on pas pour qu’on parlât de vous ?
Parler sans réfléchir, par morgue ou mauvais goût !
Minimiser l’effroi d’une page d’histoire
Transformer la Shoah en détail dérisoire.

Ainsi le Jean Marie, au front moins populaire
Si loin des gris embruns de Trinité sur mer
A cru bon dégueuler à nouveau cette phrase
Que tout négationniste commente avec emphase.

Je n’en dirai pas plus, ça frise la nausée !
Et j’arrêterai là, n’en soyez pas choqués
Si d’elle j’ai parlé bien plus longtemps que lui
J'ai mes affinités, vous l’aurez bien compris !

mardi 7 avril 2009

CHOMAGE : AFFRONT NATIONAL

Tant de français, tant de sang frais
Que l'ère assiste car trop maigre est
L'aire de l'emploi. Comme ça le gêne !
De voir ces gens marris le peine.

OBAMA, CONSTANT ET NOBLE

Quelques minutes avant que son avion ne pose ses roues sur le Tarmac d’Ankara, Barack Obama contempla à travers le hublot le bleu turquoise du ciel, que ne rayait nul nuage. Dans les haut-parleurs la sono diffusait la marche turque de Mozart, interprétée par Ivo Goporelich pour le compte de la Deutsch Grammophon.

Obama prit tendrement la main de Michelle qui somnolait à ses côtés.

Une bien belle journée s’annonçait.

Obama était heureux d’avoir quitté l’Europe. Tous ces sommets plus ou moins bien franchis avec des premiers de cordée pas toujours fiables, qui ont comme nom Brown, Merkel ou encore Sarkozy…

Tous ces sommets sous haute surveillance et où les discours s’enchaînent, tandis que, dehors, les pacifistes s’enchaînent en signe de mépris à l’égard du G20 impérialiste et de l’OTAN belliciste...Tous ces sommets il les avait redoutés. Puis finalement il s’en était bien sorti, sans hors piste…

Le pays ottoman l’attendait bras ouverts. Il souffla sereinement sur les franges noires de sa femme qui se réveilla.

- On arrive Michelle, c’est la Turquie !!

Dans les yeux de Michelle brillèrent mille petites étoiles parmi lesquelles on pouvait deviner celles échappées du drapeau américain et une, plus grosse, évadée du drapeau turc, loin plus loin que le croissant de lune qu’elle côtoie, par habitude...

A Ankara, Obama commença sa journée sur une musique symbolique, en visitant le mausolée de Mustafa Kemal Atatürk. Atatürk c’est un peu le père spirituel de l’Etat turc moderne. C’est lui qui l’a laïcisé juste après la première guerre mondiale. Sans Kemal qui sait si la Turquie n’en serait pas encore à l’état de République islamique !

Puis Barrack fit un discours devant le parlement et déclara : "Les Etats-Unis ne sont pas en guerre avec l'islam."

Et tout cela pouvait signifier mille choses : la destruction de Guantanamo, la main tendue vers le grand peuple Turc et le souhait de le voir adhérer à l’Union Européenne, la reconstruction de l’Irak défiguré par la Bushrie, le développement de l’Afghanistan et sa détalibanisation, le retour au processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

Au dessus des cheveux crépus du grand métis volèrent, comme des spectres lumineux, des colombes de la paix qui arboraient dans leur bec des rameaux d’olivier.

La fin de la journée se passa agréablement avec dégustation de loukoum, prestation scénique américanisée de derviches tourneurs sur fond de disco remixé à la sauce Mikaël Jackson.
A un moment, le grand président américain susurra à l’oreille de son hôte, Abdullah Gül, le Président truc, heu, turc :

- C’est pas mal comme musique, c’est plus rythmé que du Charles Aznavour ! Vous savez cet arm.., cet harmonieux personnage qui a fait beaucoup pour la chanson française ?

- Oui, j’en ai vaguement entendu parler, lança laconiquement monsieur Gül.

Obama se mordit les lèvres. Il avait failli gaffer ! Surtout ne pas évoquer le mot « Arménie ». Une vieille histoire turque à ne pas ressasser ici ! Surtout ne pas gâcher une si belle journée !

Après s’être relaxé dans un hammam tout en sirotant un gin (pas un ginn, qui est un esprit qui habite dans l’eau des sources…et des hammam), Barrack termina la journée par un bon restaurant où il engloutit 4 kebab à la crème d’aubergines ! Je vous dis pas l’appétit !!

Le lendemain il se rendit à Istanbul. Une ville qui bosse fort et qui croit à l’adhésion à l’Europe.
Devant les étudiants stambouliotes (habitant Istanbul) il conforta leur dessein :

- Vous avez raison de croire en l’Europe ! Vous êtes quasiment des européens ! Grâce à Attatürk vous êtes devenus pratiquement des occidentaux laïcs ! Bon, d’accord, le petit Nicolas il ne vous sent pas en Europe. Et ce vieux croulant de VGE non plus ! Mais, croyez-moi ! Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Ils vireront leur cuti, vous verrez ! Cependant, je vous mets en garde. Ils faut absolument que vous reconnaissiez que, par votre faute, les Arm…les armées de l’OTAN n’ont pas toujours reçu les troupes nécessaires. Vous devez davantage vous investir dans le traité de l’Atlantique Nord !

Barrack sentit l’adrénaline lui grimper le dos. Il avait failli gaffer. Une fois de plus…

Mais personne ne le remarqua. Un des étudiants de l’ancien Califat le qualifia même de grand apôtre de la paix. Un sourire en banane s’esquissa sur les lèvres de Barrack.

Regonflé à bloc, le grand basketteur de la Maison Blanche se rendit à la Mosquée bleue. Comme le veut la tradition il ôta ses chaussures taille 48, et déambula pieds nus dans le sanctuaire musulman. Puis il visita la basilique Sainte-Sophie (ancienne mosquée). Pris par un appel de la nature il dut se précipiter dans des toilettes…turques ! Il remarqua, ainsi, qu’en terme de lieu d’intimité ce n’était pas Byzance ! Les kebab ne devaient pas être de qualité supérieure ! Les salmonelles sont légions dans nombre de boucheries turques se dit-il en substance, à moins que les aubergines n’aient été lavées dans l’eau du Bosphore !!

Il alla se coucher avec des spasmes intestinaux. Il fallait pourtant être en forme pour le lendemain. L’Irak attendait le Président américain. Une visite surprise, comme ça, sans que personne ne le sache ! Un bonjour aux troupes de l’Oncle Sam qui en ont marre de bivouaquer à Bagdad sans prendre le café.Ah les voyages ! Ca forme la genèse d’un grand homme d’Etat.

lundi 6 avril 2009

T'AS VOULU VOIR RONFLEUR ET ON A VU RONFLEUR...


C’était en juillet 2000. Ca remonte, c’est vrai. La France allait gagner sa coupe d’Europe dans la foulée de la Coupe du Monde de 1998.

L’année 2000 !

Tout un symbole.

A l’époque il y avait déjà des G8 !
Ce jour là, le G8 avait lieu à Tokyo. Bien sûr, Chirac, notre Président de l’époque, fidèle admirateur de la culture nippone, n’avait pas raté ce rendez-vous.
Il allait pouvoir suivre en direct un combat de Sumo ! Le régal pour notre Jacquot National !
Mais avant le régal : le supplice. Et oui, se taper des discours longs et fastidieux alors que le décalage horaire vous imposerait une sieste !

Qu’importe ! Lors d’un discours du secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, notre brave Jacquot, n’en pouvant plus de lutter contre le sommeil, s’est renversé sur sa chaise.
Puis, la tête en arrière, il s’est mis à ronfler bruyamment !!

La scène est racontée par Alastair Campell, ancien chef de la comm’ de Tony Blair, dans ses mémoires. Campell alla se taire, allait s'taire, puis finalement se ravisa. Il allait raconter cet épisode croustillant !

Mais à quoi pouvait-rêver notre Jacquot national, tout en ronflant ?
J’ai une petite idée sur la question…
Il devait déjà rêver à ses mémoires. A savoir :

La vie sut m’obliger à résister à Bush impétueux
La vie sut m’oblitérer les regrets et l’esprit malheureux
La vie sut m’autoriser à briguer l’honneur après défaites
La vie sut monnayer de pièces jaunes l’effort de Bernadette
La vie sut modérer mon énergie pour mener loin la France
La vie sut mobiliser mes roueries pour quelques manigances
La vie sut m’offrir des bonheurs au salon de l’agriculture
La vie sut molester les opposants à mon investiture.
La vie sut mo

- Hé, Monsieur Chirac ?
- Hum.. ?
- Vous ronfliez !!
- Pardon ?
- Ah, c’est vrai ! Les portugaises un peu ensablées.. VOUS RONFLIEZ !
- Ah !! Putain ! Et c’est quand le début du match de Sumo ?

dimanche 5 avril 2009

NOUS DEVISONS DE DELERM IN !!


Un spectacle de Vincent Delerm est un ravissement. Il maîtrise bien ses effets, le bougre. Bon, d'accord, ce n'est pas un chanteur à voix et ça se saurait ! Mais il met du rythme et du swing dans sa musique. Il joue du piano avec dextérité tout en chantant une autre partition.

Au théâtre Sébastopol de Lille il a été impérial en ce 1° avril 2009.

Bon d'accord, il est ultra sponsorisé ! Aussi, il se doit de citer toutes les marques, qui le financent, dans ses chansons. Il colle aussi plein d'autocollants sur son piano.

Mais bon, en ces temps de crise toutes les ficelles de financement sont bonnes à prendre.

Allez Vincent ! On t'aime !

BOLLORE ET LAGARDERE, SUR LES DENTS, VEULENT QUE RATE HEULIEZ !!



Ségolène Royal s'est interrogée sur le rôle dans le dossier Heuliez de «deux amis» du petit Nicolas, Lagardère et Bolloré, qui se positionnent aussi sur le «créneau» de la voiture électrique ! Elle a dit redouter de voir l'équipementier automobile «dépecé». Ségolène fait la promotion du développement de la voiture électrique dans sa belle région de Poitou-Charentes. L'équipementier Heuliez, aujourd'hui menacé de cessation de paiement, a construit un des prototypes (voir photo) !


Le pays brûle en bien des lieux
Dit Ségolène d’un ton hargneux
Dans ma région la boîte Heuliez
Va sous paillasse poser clé !

Pourtant ce bel équipementier
M’a construit un joli jouet
Un prototype de voiture
Tout électrique et qui assure !

Mais je soupçonne Lagardère
De profiter que Lagarde erre
Dans les méandres de Bercy
Pour nous réduire à sa merci.

Car le grand chef de Matra qu’est
Ce Lagardère va matraquer
L’esprit de Sarko, son ami
Pour qu’il ne fasse rien ici !

Pour qu’Heuliez ne soit pas nourri
Par quelques fonds de stratégie !
Ainsi, exsangue, il va sombrer
Sera repris pour une bouchée !!

Je redoute aussi Bolloré
Qui, par ces faits, du bol aurait :
Avec Lagardère, son compère
Il pourrait racheter l’affaire !

Il ne faudrait pas, Dieu m’entende
Que cet homme de poids touchât rente !!
Qu’il se nourrisse sur la bête
Dépecée et criblée de dettes.

Qu’avec Lagardère son ami
Ils se confortent des profits
En produisant cette bagnole
Dansons, dansons la carmagnole !

Vive le son, vive le son
Du canon de la rébellion !
Si le feu brûle sans arrêt
Je serai le premier pompier !!

samedi 4 avril 2009

OGM AU BILLOT ET VIVE LE BIO !



Michelle Obama, non contente d'être la première dame des USA, se veut porte-parole de l'agriculture bio. Elle veut montrer l'exemple en cultivant son propre potager. Elle a réquisitionné un morceau de pelouse de la Maison Blanche et la voilà qui sème des graines de radis et autres laitues. Cette leçon d'écologie citoyenne vaut bien une chanson, isn't it ?


C’est la mère Michelle qui a peur du soja
Elle crie pas la fenêtre à Barack Obama :
- L’OGM, l’eusses tu cru, est cancéreux, sais tu ?
Je m’en vais cultiver mon bio potager !

Refrain :

Sur l’air du trop las, là, la
Crise a fait des dégâts, gars !
Sur l'air du Trader ridé râle
Il est très pâle !!


C'est la mère Michelle qui fait pousser laitues
Prés de la Maison Blanche, poussée par la vertu
De la proximité ; c’est son propre marché
Autoconsommation, dollars non gaspillés !

(Au refrain)


C’est la mère Michelle qui prône les bienfaits
Du « bien manger » qui rime avec « bon potager »
Jean Pierre Coffe, l’eusses-tu cru, lui serait dévolu…
José Bové séduit applaudit deux fois plus !!

EDDY FUMEUR ET FI D'HUMEUR...

Vrai, en six clopes Eddy, l’impressionnant fumeur
Comble pause-café entre deux gros labeurs
On a beau lui redire : « Tu soignes ton cancer »
Il nous rétorquera : « On meurt de trop d’hier ! »

Oui, en six clopes Eddy, fumeur impénitent
Comble le temps passé accroché au volant
Le temps du court trajet entre boîte et maison
Sa caisse est frelatée d’odeur de combustion.

Puis, en six clopes Eddy, fumeur invétéré
Remplira le quart d’heure consacré au dîner
Comme tous ses aliments ont goût de nicotine
On le voit grommeler, inculper la cantine.

Vrai, en six clopes Eddy, fumeur incontrôlé
Comble à qui mieux mieux le temps d’intimité
Qu’imposent, chaque jour, siège et constipation.
Il manque quelques fruits dans l’alimentation !!

Oh, en six clopes Eddy, fumeur incorrigible
Relit deux trois feuillets de son énorme Bible !
Depuis qu’il s'est amouraché de douce Lise
Tout accro comme lui, mais qui va à l’Eglise !

Ah ! En six clopes, Eddy dit à Lise : je t’aime
Et en six clopes Lise lui répond : moi de même !
Depuis qu’ils vivent à deux, le vieil appartement
Sent le tabac trop noir, le menthol et l’encens !!

Sent le tabac trop noir, le menthol et l’encens !!

Puis en cent cigarettes, Eddy et Lise comblent
Tralalala…. (etc.…)

vendredi 3 avril 2009

AUTANT QUE STRASS BOURRE LE SARKOBAMA CIRCUS !!



Nicolas a quitté le sommet du G20 (qui n’est pas une montagne londonienne) avec des aigreurs d’estomac. Toujours ce fameux pudding qu’il n’arrive pas à ingurgiter. Il a failli claquer la porte de la cantine et scandant le mot de Jean-Pierre Coffe : « c’est de la merde ! »

Il s’est retenu car dans le regard de Carla pointait de la désapprobation.

Et puis, il devait faire bonne figure car, le lendemain matin, c’est lui qui inviterait le plus grand de ce monde : celui qui était en train d’engloutir une superbe part de pudding de l’autre côté de la table. Un grand métis au nom d’Obama. Un personnage qui impose le respect. Une pointure. Un champion de basket…

Oui, Nicolas sait que demain sera un autre jour. Demain il sera sur ses terres. Ca sentira bon la France, de nouveau !

Demain, c’est lui qui régale. Il invite le grand Barack à Strasbourg.

En lever de rideau du sommet de l'Otan, il va tout faire pour afficher un visage de bon aloi et maîtriser ses tics encombrants. Il va se contrôler de A à Z pour dialoguer en toute sérénité avec Obama.

Il lui réitérera sa satisfaction de voir la France rejoindre le commandement intégré de l'Alliance Atlantique.

Il n’a pas le temps de lui parler durant ce G20. A Strasbourg, si les manifestants sont bien quadrillés par la police revigorée de choucroute garnie et de bière mousseuse, il pourra deviser avec ce phénomène international qu’est Obama.

Il osera même lui demander un autographe...

Il lui présentera sa femme, Carla. Il attend, en retour, qu’il lui présente la sienne. Elle s’appelle Michelle. Elle est très grande ! Mais avec les talonnettes « version Himalaya » il devrait pouvoir lui faire la bise sans se dresser sur la pointe des pieds !

De quoi parleront-ils ?

De l’Afghanistan. Nicolas sait que le retour dans l’Otan nécessitera que la France contribue à l’effort de pacification de cette région du monde. Le retour à la normale, la détalibanisation, la transformation des champs de pavot en champs de cultures vivrières requerra le soutien logistique des frenchies. Il le sait. Il s’y prépare…

Ils évoqueront aussi Guantanamo : cette prison Bushienne où l’on a incarcéré des pseudo coupables d’attentats contre les USA. Tout cela parce qu’ils se font pousser la barbe, qu’ils lisent le Coran et que leur faciès ne ressemble pas à celui d’un petit Suédois...

Il évoqueront Guantanamo car la France souhaite adopter un prisonnier dont se porte garant Bernard Kouchner.

- Il est propre sur lui, a confirmé le Ministre des Affaires Etrangères, il est super sympa et aucune charge ne peut être portée à son encontre ! Il faut l’adopter ! S’il te plaît Nicolas, adopte le, il est trop mignon !!

Oui, il parlera de tout cela avec Barack.

Demain sera un autre jour !!

UNE HISTOIRE A COUCHER DEHORS

Je me nomme Annie Malliez.
Je suis chercheuse au CNRS et spécialisée dans les études des souris.
Au labo ils m’ont surnommée la miss « souris » ; rapport au grand fleuve américain !
Ce sont vraiment des boute-en-train mes potes chercheurs !

En ce moment la Valérie Pécresse, Ministre de la recherche, leur cherche des poux dans la tête. Je ne crois pas qu’elle puisse en trouver. On est strict avec l’hygiène et la discipline. En revanche, si elle veut adopter une souris, il y a le choix…
Je profite de la crise qui frappe le monde universitaire pour prendre des vacances hors saison…

Avril ouvre son mois, les alpages sont jolis, les cimes enneigées hospitalières. L’air est pur.

Certes, je ne trouverai pas de souris dans les parages mais, avec un peu de chance, quelques marmottes daigneront sortir leur museau du terrier.

Le col est raide. La voiture peine. Pas une première main, assurément. Le métier de chercheur devrait être revalorisé. Bien la peine de se crever dans des études Bac + 6 pour galérer autant ! Franchement, une occasion à 8.000 € avec, au compteur, quelque 50.000 Km déjà effectués !

La voiture peine. Si je mettais la radio pour connaître les actualités du jour.

Scratch, scratch....

Ah oui, j’oubliais, je suis en altitude et les montagnes m’entourent ! Pas facile de capter France Inter dans ces conditions. Je tourne le potard ! Il s’agit de trouver la bonne fréquence.

Scratch, scratch....Le point sur l’actualité avec Angélique Bouin.

Bonjour, tous les regards se portent vers le sommet du G20, à Londres où....scratch, scratch...

Zut, fichue radio, ou fichu relief, voire fichu temps ! Car je subodore une pluie imminente. Mais regardez moi ces nuages gris qui prospèrent à l’horizon ! J’espère que toute la semaine ne sera pas saucée ! Je n’ai même pas pris mon Kway ! Bon, c’est quoi cette histoire de sommet du G20. C’est une montagne le G20 ? Que je sache je n’ai jamais entendu parler de montagnes ou de monts dans la capitale britannique !

Scratch , scratch...et la montagne risque d’accoucher d’une souris si...scratch..

Ah, putain de radio ! Mais c’est quoi cette information ? Une montagne britannique et qui plus est londonienne et qui accoucherait d’une souris ?? C’est quoi ce délire ? Y’a quand même pas des cinglés qui ont cherché à implanter dans le corps d’une montagne un embryon de souris ? Comment peut-on faire correspondre un élément minéral avec une entité animale ? Et pourquoi une souris ? Et en quoi c’est un risque ? Ces chercheurs à la con ne recherchaient pas forcément une parturition aussi orientée vers la famille des rongeurs ? Alors que recherchaient-ils ? J’espère au moins qu’ils ont respecté la durée de gestation de 20 jours qu’on retrouve chez la majorité des souris !! Ah, la radio reprend...

Scratch, scratch... Ce soir les Français ne peuvent pas rater le coche face à la Lituan….scratch, scratch.

Bon OK, on est dans la page sportive et puis on passera aux chiens écrasés. Bon j’éteins. Je rallumerai dans une heure. Avec un peu de chance je roulerai, à ce moment là, sur terrain plat. Capter les ondes sera alors une sinécure et je pourrai en savoir plus sur cette affaire bizarre !

Franchement, dans quel esprit s’est programmée une telle expérience ! Mais pourquoi le conseil de la Bioéthique ne s’est pas prononcé contre cette expérimentation contraire à l’ordre naturel ? Ca dépasse tout entendement !!

Une montagne qui pourrait accoucher d’une souris ?? Et pourquoi pas une table en formica qui deviendrait mère porteuse d’un embryon canin ? Et pourquoi pas un volcan à qui on implanterait un utérus de phacochère, ledit utérus se faisant le réceptacle d’un embryon de suricate à poil dur importé de Papouasie par des voies détournées à l’insu des règles du commerce international instaurées par l’OMC !

Mais franchement il faut arrêter avec cette science qui joue les apprentis sorciers !
Ca me déglingue moi !! Oh, tiens, que se passe-t-il ? J’ai un cadran qui s’allume au dessus de mon volant !? Ben, ça alors ! Ben ça alors ! Depuis que j’ai acheté ce tas de boue c’est la première fois que j’aperçois autant d’indications en digital ! Un mauvais contact… ? Sûrement ! Et il dit quoi ce cadran ? Ah oui, l’heure… Et là, le nombre de kilomètres que je peux encore parcourir. C’est utile ça ! Et bien sûr la date, là, près de l’heure. On est bien le 1° avril 2009.

Le premier avril 2009 ?
Le premier avril 2009 !!

Ah ! Les petits coquins de France Inter ! C’était un poisson d’avril ?

Quelle conne je fais !

Evidemment, je suis vraiment crétine. Croire une telle sornette : un sommet d’une montagne qui se nommerait G20 et qu’on pourrait trouver à Londres et, qui plus est, pourrait accoucher ! Et qui accoucherait d’une souris par-dessus le marché !!

Non, vraiment n’importe quoi !! Mais c’est bien !
France Inter a raison de perpétrer la tradition des grosses blagues !

Un premier avril il n’y en a qu’une fois par an !
J’espère que le futur patron de Radio France pérennisera les coutumes !!

Allez, en route vers la station !!

jeudi 2 avril 2009

ASTRES ET DESASTRE

Durant quatre jours et quatre nuits, des mordus de l’astronomie vont se rassembler pour scruter les étoiles. L’objectif est clair : initier le grand public aux mystères de l'univers.

A la cité de l’Espace de Toulouse (Ô Toulouse !) de gentils organisateurs, astronomes et astrophysiciens rencontrent leur public.

Un groupe de vieux mâles mariés, le bouc blanchi et le crane chenu, ont réquisitionné les deux plus gros télescopes du centre. Ils sont venus sans femmes, qui préfèrent regarder les huitièmes de finale, match aller, de «Nouvelle Star" avec Lio, aux seins clairs, à la manoeuvre !

- La science des étoiles lassent trop nos mies, lance l’un d’eux, au faux air du professeur Tournesol.

Les scientifiques mettent à la disposition des personnes ce qu’il reste d’instruments d’observation.

- Regarde Maman, j’ai Saturne en ligne de mire, lance un gamin pubère atteint d’acné purulente et dans la graisseur des cheveux serait à même d’alimenter un friterie de Wazemmes (c’est chez les Chti !)
- Fais voir mon chou, lance la maman qui piétine derrière son grand dadais qui la dépasse de 41 cm 12 mm.
- Voilà, mais pas pour longtemps. Je veux voir aussi les anneaux, la Lune, Vénus..
- Oui, bon, d’accord ! Ne sois pas égoïste ! Laisse un peu ta pauvre mère se délecter des beautés du cosmos !
- Bon, bon, concède le grincheux
- Ca alors, qu’est-ce que c’est ?
- Fais voir m’man, fais voir !
- On dirait une fusée, ou bien un satellite ?
- Fais voir m’man, fais voir !
- Oh, ça a passé vraiment vite, comme un OVNI ! Mais ce n’était pas une soucoupe volante non, pas une soucoupe ! Ca j’en ai déjà vu avec la Série « David Vincent les a vus » comment c’était déjà ce feuilleton ?
- Tu me montres maman, oui ou non ?
- Tiens fiston, de toute façons elle n’est plus là la fusée, enfin, le bidule ! Punaise que ça allait vite dans l’obscurité de la nuit.
- C'était peut-être une étoile filante, m’man ! Là je vois plus rien ! Ah si, la Lune ! Elle est fichtrement belle. M’man, j’crois que ton portable est en train de sonner !
- Tu crois ? C’est pourtant vrai…Oui, ah c’est toi ?
- Oui ma chérie, écoute, ici au Japon on est sur le pied de guerre. Mon journal me tanne pour que j’en sache plus sur le risque que fait courir la Corée du Nord sur l’archipel. A Tokyo on ne parle que de cela !
- Mais de quoi, mon chou ??
- Mais de cette espèce de fusée que les Coréens vont lancer. Ils disent que c’est une fusée pacifique qui va placer un satellite dans l’espace ! Les Nippons redoutent une supercherie : ils pensent que la fusée est un missile qui aurait pour cible Tokyo, ou Kyoto, comme savoir ! Ces Coréens, ils ne nous disent pas tout !
- Ah, c’était donc ça ??
- Quoi ? AH !
- Quoi !??
- Je, je…Je vais devoir te quitter ! Les Japonais viennent de déclencher le plan antimissile à partir de destroyers qui croisent en mer du Japon ! Je te rappelle dès que j’en sais plus !!
- ………
- C’était papa, m’man ?
- Oui…